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I'm here [PV Charlie]
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Mary Miller
ouvert et patient
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ouvert et patient

Jeu 11 Oct - 22:51
I'm here


Verrouillant son téléphone portable du pression sur un bouton, Mary se leva d’un bond du lit sur lequel elle était postée depuis près de trois heures, bouquins et feuilles éparses tout autour d’elles, recouvertes d’une écriture fine et légère. Une écriture de fille. Des ronds à la place des points sur ses i et des arabesques à chaque début de phrase.
Pas qu’elle appréciait particulièrement ce style d’écriture, non. Simplement qu’elle s’était vite rendu compte que de styliser ses cours éveillait en elle une envie d’apprendre plus importante que lorsqu’elle se contentait de les relire de son écriture plate et insipide habituelle.
Alors elle avait pris l’habitude de les réécrire ainsi. Prenant ses notes et les développant sitôt rentrée chez elle les soirs où elle ne sortait pas, sinon les week ends. Comme aujourd’hui, par exemple.
Boulot au restaurant, bénévolat et sortie entre copines comblaient ses soirées.
Une vie bien remplie pour une jeune femme de 21 ne rêvant que d’émancipation.
S’observant rapidement dans la glace, elle passa un coup de brosse dans ses cheveux bruns bouclés lui arrivant au dessous des épaules avant de sourire à son reflet.
Elle n’était pas maquillée, ni même apprêtée, vêtue d’un jean simple et d’une chemise blanche fermée jusqu’au cou qu’elle s’empressera de déboutonner sitôt quitté le champ de vision de ses parents.
Tant pis. Elle n’avait le temps ni de se changer, ni de se recourir de toutes ces fioritures censés l’embellir.
Elle avait promis à Charlie qu’elle serait là en moins de vingt minutes et, pour ce qu’elle avait cru comprendre de leurs échanges, le garçon ne souffrirait d’aucun retard.

Elle ne comprenait pas, Mary. Ne comprenait pas cette histoire entre Charlie et son frère.
Enfin… Elle avait compris que Maxine, l’ex et apparemment nouvelle petite amie du tatoueur s’était immiscé dans l’équation, mais guère plus.
Il semblerait qu’une dispute ait éclatée entre Charlie, ses parents et Jude à propos d’elle et que, en réponse à celle-ci, le châtain n’ai pas osé révéler à son frère qu’il s’était remis avec cette femme qui, Mary ne le savait que trop bien, n’était pas du tout au goût de Jude.
Ni aux siens, d’ailleurs. Mais la jeune femme se garderait bien de faire le moindre commentaire la concernant.
Après tout, elle ne savait d’elle que ce que Jude et Charlie voulaient bien lui raconter.
Elle ne lui avait jamais parlé, à Maxine, Mary. Elle ne l’avait croisé que de loin. De très loin. De si loin qu’elle n’avait vu d’elle qu’une femme de grande taille à la peau mâte.
Une femme élégante, chaloupé comme elle savait que Charlie les aimait.
Une femme au corps généreux, plus encore que ne l’était le sien. Qu’il ne le serait sans doute jamais.
Mais ce que Mary ne comprenait pas par dessus tout, c’était les raisons ayant poussé son ami à lui filer autant d’argent.
Trois milles dollars, à ce qu’il lui avait dit. Soit plus que ce qu’elle avait gagné les quatre derniers mois avec son petit boulot. Plus que ce que lui avait coûté sa voiture d’occasion.
Pourquoi Charlie avait-il accepté de lui offrir une telle somme ?
Elle n’en savait rien, Mary. Elle ne comprenait pas, mais, comme souvent, elle se refusait à juger une situation qui ne la concernait en rien.
Pas sans en connaître tout les éléments, tout du moins.
Si le garçon avait jugé qu’il était bon lui offrir cet argent, alors c’est qu’il devait avoir ses raisons.
Ce n’était ni à elle, ni même à Jude ou à Miranda de le juger là-dessus.
Mary ne se le permettrait pas.
Il avait beau dire, Cha, il n’était pas idiot.
Il n’était ni un idiot, ni même un connard, quand bien même nombre de ses choix de vie restaient discutables. Il n’était rien de tout ça. Elle le savait très bien, Mary, qu’il était bien plus que ce qu’il avait toujours laissé paraître.
Elle l’avait remarqué déjà enfant, qu’il était spécial, Charlie.
Lorsque son frère l’avait ramené à la maison et les avait présentés.
Il lui avait souri, ce garçon d’alors tout juste 11 ans. Et Mary l’avait instantanément trouvé mignon.
Mignon dans un sens large. Allant bien au-delà de son simple physique alors sommes toutes banal. Un physique enfantin, bien loin de ce qu’il était aujourd’hui. De son mètre quatre vingt dix de muscle et de tatouages la faisant doucement fantasmer au première lueurs de la nuit.
Il était mignon, Charlie. Déjà à cette époque.
Il lui semblait pourvu d’une belle âme et, du haut de ses 9 ans, Mary nourrissait déjà l’envie de le connaître plus amplement.
Sans doute que, consciemment ou non, Jude avait ressentit la même sensation en sa présence. Peut-être était-ce pour ça qu’il s’était à ce point accroché à lui, plutôt qu’à ses autres amis pourtant tout aussi présent et bien plus présentable à cette époque.
Sans doute qu’il avait senti la profondeur de son âme et cette fervence caractérisant le tatoueur. Cette fidélité en ceux qu’il aimait.
Mary l’avait ressentit, elle.
Elle l’avait ressentit et, alors qu’ils grandissaient et que leurs corps changeaient, elle s’était rendu compte que son attirance allait bien au-delà de cette curiosité simpliste.
Il l’intriguait Cha. Il l’intriguait vraiment
Depuis toujours.
Et si durant une période, elle l’avait légèrement mis de côté, il avait recommencé à l’intriguer sitôt leurs conversations reprises. Photos à l’appui.
Il était le meilleur ami de son frère et, pour être tout à fait franche, il était un très bon ami à elle également.
Un ami tabou, parfois. Résultant de leurs échanges.

Traversant le salon d’un pas pressé, elle enfila une paire de snickers blancs avant d’attraper sa paire de clefs de voiture et se faire arrêter par son père au sortir de leur demeure familial.
« Puis-je savoir ou tu vas, jeune fille ? » La coupe le patriarche Miller, son regard inquisiteur porté sur elle alors qu’il observe la tenue de sa fille unique.
« Chez Maria. Elle vient de m’appeler pour me dire qu’elle a besoin de moi. Elle va pas fort »
Répondit-elle du tac au tac, un naturel déconcertant étirant ses lèvres nues, rassurant quelque peu son paternel ne remarquant dans l’apparence de sa fille nul signe d’ostentatoire. « Ne rentre pas trop tard. Ta mère a invité les grands-parents à dîner ce soir » Conclu Callum, un dernier regard autoritaire porté sur sa progéniture avant de retourner à sa lecture du livre sacré, faisait imperceptiblement soupirer une Mary attrapant ses clefs avant de quitter la maison.
Il était tabou, ici, de parler de Charlie ou de Jude.
S’il arrivait à la brune d’évoquer son frère avec sa mère, la rassurant sur la santé de ce fils qu’elle n’avait plus vu depuis six ans, il était beaucoup plus compliqué de le faire en présence de Callum.
Quant à Charlie ? Même pas la peine d’y penser.
Pour son père, ce garçon était le diable. Sa réincarnation la plus probable, tout du moins.
Le diable lui ayant volé son fils, trop faible pour résister au goût du péché.
Alors Mary n’en parlait pas. Jamais.
Elle se contentait de lui écrire et de le voir en cachette. Ravis que ses parents lui fassent suffisamment confiance pour ne pas fouiller dans ses mails ni jamais la pister lorsqu’elle sortait dehors parfois jusqu’à très tard le soir.
Une confiance gagnée à force de sacrifice pour aujourd’hui pouvoir espérer grappiller ne serait-ce que quelques brides de liberté bien méritées.
Pénétrant sa voiture, elle répondit rapidement au dernier SMS de Charlie avant de démarrer le contact et, d’une pression sur l’accélérateur, démarrer jusqu’au domicile du tatoueur.

Tirant sur le frein à main défaillant de sa voiture en âge de rentrer au collège, Mary se gara à la place libre à côté de celle plus adulte du tatoueur avant de franchir les quelques mètres la séparant du salon de ce dernier et pénétrer les lieux sans même prendre la peine de sonner.
« Chachou ? T’es là ? »
Qu’elle demande, traversant à grandes enjambés la salle de tatouage vide de monde pour se rendre jusqu’à l’arrière boutique où elle retrouva le garçon affalé sur son canapé, une immense balafre encore fraiche fendant sa joue en deux.
S’arrêtant nette à cette vision, Mary l’observa quelques instants, muette, avant de se laisser retomber à ses côtés sur le canapé et lui offrir un sourire doux et compatissant.
Est ce que c'était son frère le responsable d'une telle blessure ? Impossible. Jude était beaucoup de chose, mais certainement pas un garçon violent. Bien au contraire même.
Cela dit, Charlie lui avait bien parlé d'une dispute différente des autres. Capable de le faire douter de leur amitié. Etait-il possible que... « Qu’est ce qui t’es arrivé, Cha ? C'est Jude qui t'as fait ça ? »

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Charlie White
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froid et détaché

Ven 12 Oct - 1:38

DISCONNECT



Je voulais juste une étreinte , un semblant de douceur , qu'on me dise que tout ira bien. Je voulais juste qu'elle m'accepte , juste une fois. Après je me serais apaisé. Je me serais apaisé pour de vrai. J'aurais été rassuré un peu. J'me serais apaisé. Un peu d'amour , c'est tout ce que je voulais. Qu'elle me prenne dans ses bras , qu'elle me dise que ça ira. Que je vais aller bien. Ça fait des années qu'on m'a pas dit ça. Ça fait des années qu'on m'a pas dit que ça irait. Ça fait des siècles que j'ai pas quémander quelque chose. J'ai plus la force de demander qu'on me comprenne. C'est devenu trop difficile. Je me comprends pas moi-même alors, comment je pourrais demander à quelqu’un de le faire à ma place ? Non, je voulais pas qu’elle comprenne, Maxine. Je ne lui aurais jamais demander quelque chose d’aussi compliquer. Je ne voulais pas qu’elle comprenne, pouvait-ont vraiment comprendre de toute façon, la nature de notre relation ? Elle était si particulière que nous étions sans doute les deux seul à comprendre les tenant et les aboutissants de notre amitié étrange. Les parents de Jude n’avaient pas compris. Mary n’avait pas compris. Mes exs n’avaient jamais compris. Maxine n’avait jamais compris et ma mère non plus d’ailleurs. Comment pouvaient-ils comprendre une relation aussi fusionnel ?
Une relation si fusionnel et pourtant, n’engageant aucun sentiments amoureux , aucune attirance sexuelle ni aucune ambiguïté. Rien d’autre que l’une des amitié les plus profonde que le monde ait vu naître. Ça avait toujours été lui et moi contre le monde. Le monde contre lui et moi. On avait jamais ne serait-ce que douté  l’un de l’autre. Et toutes les épreuves de la vie, nous les avions traverser ensemble. Toutes les difficultés, les heures de colles, les gamelles en skate. Et puis notre vie avait été pleine de pilules multicolores et de bonbons acidulés. Le jus de pomme qui pique que Jude aimait pas mais qu’il se forçait à boire pour qu’on partage tout. Et nos rigolade. Le fantasme de la prof d’espagnol en première. Celle qui avait des seins qui le fascinait tellement qu’il arrivait à peine a lui parler dans les yeux. Qui avait un si joli cul que je me laissais tomber par terre à chaque fois qu’elle passait sous le regard hilare de Jude et Rayan. A tel point qu’elle m’avait dit «-J’ai un fils Charlie. Tu peux pas te comporter comme ça avec moi. » en plein cours parce que j’étais tomber bruyamment de ma chaise en plein cours. «- C’est parce que vous êtes à tomber, madame. » j’avais dis le plus naturellement du monde. Et elle avait fais un sourire la prof, ultra gênée mais, flatté. Et Jude m’avait dit avec son timbre jaloux que j’pourrais me la tapée si je voulais vraiment. Personne peux comprendre une amitié si vieille. On a nos propres codes. Nos propres habitudes. Mario kart et street fighter. Trop fort avec Chun li. Trop nul sur mario kart. Et puis j’ai connus son premiers baiser. Et les autres filles après. J’ai pris les photos les plus gênante. J’ai encore dans mon téléphone la photo où il étouffe une fille de sa langue , complètement ivre trente secondes avant de lui gerbé sur les pompes. Et quand même arriver à la ramener chez elle. Il a toujours la photo de moi qui gerbe dans une poubelle dans un jet impressionnant pour l’anniversaire de mes quinze ans, bière à la main, comme si de rien n’était. Celle de moi qui dort dans le coffre de ma voiture, parce qu’on est tous trop ivre pour rentré en voiture et que j’ai proposer à tout le monde de dormir dans la caisse. Sans qu’ils me laissent de place.  J’ai jamais demander à Maxine de comprendre. J’voulais juste du réconfort.

J’voulais juste qu’elle me prenne dans ses bras, qu’elle me dise que tout ira bien. J’voulais qu’elle comprenne que perdre un ami si précieux, c’est un coup dur.  J’avais besoin d’être rassuré. Et quand elle a commencer à hurler, je me suis mis en colère. Elle s’est mise à hurler, si fort, alors que j’avais la migraine et puis le coeur brisé d’avoir perdu quelqu’un de si important. Alors je l’ai envoyer chier. Je lui ai dit qu’elle comprenait rien que j’en avais marre. «-pourquoi tout est si compliquer avec toi, Max ? Pourquoi tu peux pas juste comprendre que je suis malheureux ? » j’avais dis. Et le coup était parti tout seul. Elle avait attraper le cendrier, me l’avait fracasser sur la gueule. Et la blessure déjà bien béante dans mon coeur s’était ouverte plus encore. Je pourrais dire que c’est la première fois qu’elle me frappe, mais ce serait mentir. Elle a une forte tendance a balancer tout ce qu’elle a sous la main, sitôt que quelque chose la dérangeait. Elle criait, pleurait, se mettait dans tout ses état. Maxine est intense, elle vit tout intensément et moi, moi plus ça avance et plus je me brise à ses côtés. Je me demandes encore pourquoi je suis avec elle. Pourquoi je donnes autant de moi-même a une femme qui n’a aucune considérations pour moi. Mais, quoi faire d’autre ? Que dire d’autre ? Je me sens piéger, maintenant. Je me sens piégé et seul.

Et c’est peut-être pour ça que je demande à l’aide aujourd’hui. A Mary, parce que c’est la seule qui ne me hurle pas dans les oreilles que j’ai foiré.  Elle regarde toujours le bon côté, m’écoute avec toute l’attention du monde et si elle n’était pas la soeur de Jude, il est possible que je me sois laisser aller depuis bien longtemps avec elle. Mary aurait été parmi les femmes privilégiée de ma vie. Et si je ne suis pas certain qu’il y aurait eut de l’amour, elle aurai été le genre de filles dont je n’aime pas les copains. Elle l’était d’ailleurs déjà. N’était-elle pas la seule de mes amies qui n’avait pas été dans mon lit ? N’était-elle pas la seule de mes amies avec qui je partageais mes véritables sentiments , sans trop les mentir ? Je ne sais pas. Mais , Mary est spéciale. Peut-être parce qu'elle est la sœur de ce qui était mon meilleurs ami. Peut-être parce qu'elle représente un interdit qui m'a toujours beaucoup trop attiré. Le seul interdit , d'ailleurs, dans ma vie. Trop de liberté que je me suis offert. Et si Rayan avait également une sœur, il s'était bien garder de me la présenter sachant pertinemment que je n'aurais aucun scrupule à me la tapée sans jamais la rappeler. Mais , si c'est la sœur de Jude, c'est pas pareil. C'était. C'était pas pareil. Maintenant que Jude ne veut plus être mon ami, je n'ai plus aucune obligation et l'idée même me paraît vraiment, vraiment étrange. « Chachou ? T’es là ? »  Elle m'appelle et je réponds pas. Les yeux fixés sur la télévision qui passe une émission stupide, dans la pénombre de mon appartement que j'ai abandonné depuis déjà trop longtemps. Je m'y sentais pourtant si bien. J'aime tellement , ici. Ma douche cassé et les capotes cachées sous le canapé pour une facilitée d’accès. Mais , maintenant , j'ai plus aucune envie de ce genre là. Maintenant , j'ai juste envie de me reposer. Maintenant , j'ai juste envie de tout oublier. Que quelqu'un me dise que tout va bien aller. Que quelqu'un me rassure. May est parfaite lorsqu'il s'agit de me rassuré. Et lorsqu'elle s'assois à mes côté , j'me sens retomber immédiatement contre elle, les yeux fermé , grand gamin perdu, j'veux juste un peu d'amour. C'est tout ce que je veux, aujourd'hui. J'en manque. Cruellement. « Qu’est ce qui t’es arrivé, Cha ? C'est Jude qui t'as fait ça ? »  Je soupire. Je ne devrais pas lui dire. Je sais que je ne devrais pas répondre à ça. Mais , j'suis fatigué des mensonges. Fatigué des excuses et j'suis fatigué de vivre cette double vie étrange. J'en ai marre de tout ça. J'voudrais juste un peu de calme. Un peu de répit. Juste une pause dans toutes ces embrouilles , dans le bordel de ma vie. Alors je cache, de ma main , ma joue. « -J'ai mal. » Je dis , comme un petit gamin. « -Elle est tellement colérique. » Je soupire , la gorge nouée , cachant mon visage dans la masse de cheveux de Mary. « -J'veux pas perdre Jude... J'veux perdre personne. J'ai déjà assez perdu de monde dans ma vie, May. Ça me fatigue. J'veux pas perdre Maxine non plus. » Je dis et je renifle , prêt à me mettre à pleurer. Mais , j'crois que j'ai assez pleurer cette nuit. J'crois que je suis trop vide pour ne serait-ce que me mettre à pleurer. J'me raccroche à la colère qui me tourne le dos , cette fois. Elle ne participe plus. Elle a décidé de prendre des vacances quand j'aurais vraiment besoin d'elle. Je suis plus en colère. J'suis plus rien du tout à vrai dire.  Rien d'autre que du vide tout autours. « -S'il te plais , le dis pas à Jude. J'veux pas qu'il se sente obliger de revenir à cause de ça. J'veux pas qu'il sache. J'veux que personne ne sache, s'il te plait. J'te demande jamais rien. Mais ça , je te le demande sérieusement. » Je souffle. Et puis j'attire Mary contre moi, glisse une main dans ses cheveux, je supplie à la tendresse. Tant pis si je dépasse les limites qu'on avait dit qu'on dépasserait jamais. J'sais pas. J'veux juste me sentir proche et un peu aimer.


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Mary Miller
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ouvert et patient

Ven 12 Oct - 8:05
I'm here


Elle l’observe, Mary.
Elle observe Charlie, silencieuse alors qu’il se colle encore un peu plus contre elle, tête basculant contre son épaule à la recherche du moindre contact. De la moindre étincelle de tendresse qu’elle voudrait bien lui offrir.
Et elle le questionne, Mary. Le questionne sur l’origine de sa blessure encore fraîche. Mélange de couleurs hideux. Du rouge, du bleu et du jaune se mêlant en une œuvre douloureuse.
Une peau abîmée, boursouflée. Mélange de coupure et d’hématome.
Elle n’était une experte en bagarre, Mary. Elle n’avait même jamais frappé personne. Malgré ça, elle voyait très bien que cette blessure n’avait rien d’ordinaire.
Elle ne ressemblait en rien à ce qu’aurait du être la marque d’une chute ou d’un coup de poing comme Jude ou Charlie en avaient déjà tant reçu.
Elle était étrange, cette blessure. Tant dans le fond que dans la forme.
Jude aurait-il pu blesser à ce point son frère ?
Non… Clairement, Mary ne pouvait pas y croire.
Et quand bien même l’aurait-il fait. Quand bien même aurait-il été animé d’une colère intarissable capable de lui retirer toute inhibition, jamais il n’aurait laissé Charlie rentrer chez lui s’en s’excuser.
Jamais il n’aurait laissé le tatoueur ainsi, seul avec ses remords.
Si elle ne parlait pas aussi souvent qu’elle l’aurait souhaité à son frère, au moins était-elle sûr d’une chose, Mary : Jamais Jude n’aurait volontairement fait de mal à Cha. Jamais.
Elle aurait pu jouer sa vie sur cette certitude.
Si Jude avait frappé Charlie de la sorte, il s’en serait voulu à vie. Il se serait fondu en excuse et aurait été bien incapable de se regarder dans un miroir jusqu’à sûrement la fin de sa vie.
Ca ne pouvait pas être lui, l’origine de cette blessure semblant toucher tant le corps que le coeur du tatoueur, son regard perdu cherchant celui de la jeune femme.
« -J'ai mal. » Qu’il lâche d’une voix piteuse. La voix d’un enfant cherchant le réconfort de son parent.
Et elle veut bien le croire, Mary. Oui. Elle veut bien le croire, qu’il ai mal. Mal au corps et mal à l’âme.
Et elle lui sourit, Mary. Elle lui offre un sourire tendre et compatissant alors que la suite de sa phrase lui glace le sang.  « -Elle est tellement colérique. » 

Les mots claquent. Brutaux. Et il faut plusieurs secondes à la chrétienne pour en comprendre toute l’étendue.
Elle est tellement colérique… Elle.
Maxine.
C’était Maxine, l’origine de cette boursouflure déformant le visage poupon de cet homme prostré tout contre elle.
C’était Maxine qui lui avait fait ça. Qui l’avait… Frappé. Il n’y avait pas d’autres mots.
Mais elle ne dit rien, Mary. Elle ne dit rien alors qu’elle sentait son corps se raidir et une douce colère naviguer dans ses veines.
Comment osait-elle lui faire du mal ? Comment quiconque osait faire du mal à un autre être humain ?
Elle était colère, Mary. Elle était colère et incompréhension.
Pourquoi cette femme était-elle allé jusque là ? Qu’avait fait le tatoué pour mérité un tel coup à ses yeux.
Elle ne comprenait pas, Mary. Mais elle se doutait que tout ça devait avoir un rapport avec Jude.
Si son frère avait appercu une telle blessure sur le visage de Charlie, nul doute qu’il ne lui aurait jamais prononcer les mots que le châtain lui avait dit avoir entendu.
Non.
Si Jude avait vu cette balafre sur la joue de son meilleur ami, jamais il ne l’aurait laissé tombé de la sorte.
C’était donc qu’elle datait d’après leur dispute.
D’après un mal-être déjà palpable chez son ami.
Pourquoi avait-elle fait ça, Maxine ? Pourquoi avait-elle ouvert la joue d’un homme qui, sans doute, lui avait ouvert son coeur ?
Elle ne comprenait pas, Mary. Ni pourquoi cette femme agissait de la sorte, ni pourquoi Charlie s’accrochait à ce point à elle.
Il n’était pas parfait, Charlie. Loin de là même.
Jamais Mary n’irait dire qu’il l’était.
Il n’était pas parfait, non, mais il méritait mieux qu’une femme qui le marque de ses humeurs. Mieux qu’une femme qui l’empêchait d’aller voir ses amis, sa famille pour le simple plaisir de le garder auprès d’elle un peu plus longtemps.

Il était un être de feu, Charlie. Un être de feu vivant tout plus intensément que la plupart des gens.
Il était brûlant, Charlie. Il brûlait d’amour et de désir. D’un amour filial plus puissant que tout et d’un désir de vivre, de profiter, le consumant entièrement.
Mais il ne brûlait plus, Charlie, à l’instant ou il prononçait ces mots. « -S'il te plais , le dis pas à Jude. J'veux pas qu'il se sente obliger de revenir à cause de ça. J'veux pas qu'il sache. J'veux que personne ne sache, s'il te plait. J'te demande jamais rien. Mais ça , je te le demande sérieusement. » Elle hoche la tête, Mary. Elle hoche la tête et ouvre grand ses bras, y invitant cette masse d’un mètre quatre-vingt dix à s’y reposer. A si laisser aller au gré de son mal être.
Et elle referme son étreinte, Mary. Referme ses bras autour du corps musclé de l’homme, le serrant au plus près du sien.
Elle glisse une main sur sa nuque, à la naissance de ses cheveux qu’elle caresse du bout de ses doigts alors qu’elle trace les courbes de son échine de l’autre.
Nulle ambiguïté dans ce geste. Nulle arrière pensée non plus.
Ils n’étaient plus sur snap, là.
Ils n’étaient plus deux jeunes êtres libidineux s’amusant à braver un interdit du bout de l’orteil.
Ils n’étaient plus que Mary et Charlie. Et Charlie semblait plus que tout avoir besoin de soutien.
Alors elle le serre, Mary. Elle le serre fort dans ses bras, caressant son dos et ses cheveux courts avec douceur. Se sentant petite, si petite dans ses bras.
Il est lourd, Cha. Son corps pesant sans doute aussi lourd sur elle que sa tristesse.

Elle se recule, Mary, l’enveloppant toujours de ses bras alors qu’elle approche ses lèvres de sa joue blessée. Et elle l’embrasse, Mary. Elle l’embrasse du bout des lèvres. Baiser papillons. Baiser rassurant.
Baiser magique comme on en faisait aux enfants lorsqu’ils étaient blessés, censé chasser la douleur et la rudesse du coup porté.
« Ca va aller Charlie, hein ? Ca va aller » Qu’elle lui susurre d’une voix douce, aimante, alors qu’elle le serre encore un peu plus contre elle, sentant sa poitrine presser contre le torse du garçon. « Je dirais rien à Jude, promis. Je dirais rien à personne, mais Chachou, vraiment. Fait attention à toi s'il te plait... »
Elle caresse son dos, sa taille, sa nuque.
Elle embrasse sa tempe d’un geste maternel. D’un geste tendre ne souffrant d’aucun jugement.
Elle ne juge pas, Mary. Ou seulement dans sa tête.
Elle ne juge pas car elle sait que chaque vie est différente. Que chaque personne l’est. Elle n’a pas la prétention de savoir mieux qu’un autre ce qui est bon pour quelqu’un. Ce qui est bon pour Charlie.
Simplement, elle n’aime pas le voir dans cet état, Charlie.
Il a beau feindre se moquer de tout, Mary sait très bien qu’il n’en est rien.
Elle le sait car, si ce n’était pas le cas, jamais son frère n’aurait pu tenir aussi longtemps à ses côtés.
Charlie est sensible, même s’il ne le montre pas toujours de la meilleur des façons.
Il est sensible et, entre ses bras, elle le sent lentement s’affaisser.
Il est mignon, Charlie.
Elle l’a toujours pensée.
Elle a toujours su qu’il était plus qu’il n’en laissait paraître. Qu’il ne l’assumerait sans doute jamais.
Il était son ami et, si elle avait parfois pensé à lui plus qu’en ces termes là, elle était heureuse de savoir être là pour lui lorsqu’il avait besoin d’une présence à ses côtés.
« Jude reviendra, Chachou. Ca je peux te l’assurer. Il reviendra car il ne sait juste pas vivre sans toi… T’es un bout de lui, Cha. Vraiment. Vous êtes les deux faces d’une même pièce »
Elle sourit, caressant avec douceur le dos immense du garçon.
Si elle ne savait pas ce qu’il s’était passé avec exactitude, elle était au moins certaine d’une chose : Jude finirait par revenir.
Il finirait par revenir, à genoux s’il le fallait, simplement car il ne pouvait pas vivre sans Charlie.
Au mieux, il survivrait.
Quand à Max, par contre, elle ne pouvait rien promettre. Rien du tout. Alors elle se contentait d’offrir un peu de soutien muet au jeune homme. Le gardant contre elle aussi longtemps qu’il en avait besoin.
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Charlie White
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froid et détaché

Sam 13 Oct - 19:50

FLOW



J'me laisse aller comme un gamin qu'à déjà trop donner. Comme les enfants , lorsqu'ils ont trop jouer pendant la journée , qu'enfin , ils se calment. J'me laisse aller contre l’étreinte qu'on m'offre. Celle dont j'avais désespérément besoin. Et pourtant, je n'ose pas me laisser aller comme je le voudrais. J'voudrais être capable de m'abandonner à Mary. J'voudrais me laisser complètement aspiré par la douceur de Mary. Mais , si je me laisse aller , Mary risque de comprendre , elle risque de voir à quel point j'suis fatigué. A quel point j'suis épuiser par tout ça. Vidé de toute mon énergie , j'ai l'impression d'utiliser mes dernières ressources à ne pas montrer à quel point tout est noir autours de moi. Je sais que je vais me briser le cœur à la laisser faire, je sais que je vais me briser le cœur parce que si j'laisse encore voir mes faiblesses, qui sait ce qu'il pourrait m'arriver ? Je n'ai pas la force de me débattre , je n'ai pas la force de repousser Mary parce que lorsqu'elle me prends dans ses bras , j'me sens enfin à un endroit , sûr. Un endroit où il pourrait rien m'arriver. Et comme un gamin j'me laisse cramponner contre elle. Comme un gamin je m'abandonne. J'ai jamais été du genre courageux , je m'enfuis dés que l'occasion se présente parce que c'est plus facile de s'enfuir que d'affronter mes problèmes et je cours vite ,tu sais. J'ai toujours couru vite ,  à force d'être poursuivie , j'me suis retrouver tellement de fois à devoir fuir les emmerdes que je me créais tout seul qu'aujourd'hui , j'esquive mes problèmes en les taisant, je fais vraiment bien semblant, si tu savais , en pleurant quand je reviens ici , quand ici je suis tout seul que c'est grand et puis que c'est vide, que je me retrouve tout seul avec moi-même. J'me laisse aller dans des crises de nerfs, dans des flots de larmes intarissable. J'ai de mauvaises idées quand j'suis trop longtemps tout seul. J'ai d'mauvaises idées. De ce que personne ne devrait connaître. J'me sens seul, vraiment seul et ça me rends fou, quand j'suis seul. J'ai de mauvaises idées. De celles qui devraient vraiment rester cacher à l'intérieur de moi. De celles qui feraient pleurer ma mère à chaudes larmes. Si ma mère veut bien encore de moi. Je réfléchis aux choses sombres , beaucoup trop sombre, à ce qu'il se passe si je disparais demain. Un accident de voiture et personne ne vient réclamer mon corps. Je serais tout seul, même dans la mort. Ça fait peur , pas vrai ? De ne rester qu'une pierre que personne ne visite dans un jardin glauque où les gens ne font que pleurer. Mais personne pleure pour toi. Jamais. Ceux qui devaient pleurer pour toi , ils en ont tous eut marre de tes conneries. Et alors j'ai peur, j'ai peur que les mots de Jude soient vrai. J'ai peur que si j'meurs , mon meilleurs ami se souvienne de moi comme un connard sans cœur. J'ai peur que Maxine vienne même pas me chercher parce que je la rends pas heureuse. J'ai peur que ma mère soit fatigué de moi. De toutes les choses que j'fais, qu'on pas d'sens et qui m'foutent dans la merde. De toutes les mauvaises décisions et de toutes les bagarres. J'comprendrais qu'elle en ait marre , elle aussi. J'comprendrais qu'ils en aient tous marre. Moi-même j'en ai marre.

Y'a que Mary qui en a jamais marre. Ou peut-être bien que si , mais qu'elle se garde bien de le dire. Parce qu'elle est gentille , elle aussi. Comme Jude , tous les deux trop gentil. Tout les deux trop indulgents avec mes conneries. Et peut-être bien que Dieu voulait qu'on se trouve avec Jude. C'est pas mon âme liée , c'est pas mon ami et en fait c'est indéfinissable, c'est sans limite , même si quand il est ivre , ses yeux sont clairs , ils mentent pas , lui aussi , il voulait pas être tout seul dans cette ville pourrie , où on erre tous sans but, entre les putains de riches coupés du monde et les pauvres qui triment pour crevé à la première occasion, et puis y'a ceux du milieu qui savent plus trop quoi faire de leurs vie sans goût , sans saveur , sans rien d'autre que de l'achat compulsif et des textos glauques qui appellent à ce qu'on les remarquent, comme ceux qu'on échange, May et moi. Ceux qu'on échange dans le noir , tard le soir , que y'a personne qui regarde. Les réseaux sociaux et puis le reste , tout ces trucs que je comprends pas, qui sont , je pense , pour les gens sans doute aussi seuls que nous.  Je m'enfonce un peu plus entre mes genoux , un peu plus loin contre mon jean dégueulasse , parce que ça devient dur de pas pleurer. Et y'a ta tête qui vient se coller à la mienne dans un geste tellement étrangement rassurant. Et putain, j'en avais besoin. « Ça va aller Charlie, hein ? Ça va aller » elle dit , avec sa voix la plus douce. Mais, non. Non. Ça va pas aller. Sans Jude ça ira jamais.  « Je dirais rien à Jude, promis. Je dirais rien à personne, mais Chachou, vraiment. Fait attention à toi s'il te plait... » Je hausse les épaules , me pelotonne encore contre elle.

Et elle m'observe , elle embrasse ma joue , du bout des lèvres. Elle me rassure , elle m'entoure de douceur et la seule chose auquel je pense c'est au fait que je risque de porter l'odeur de Mary sur moi quand je vais rentré. Et puis j'crois qu'elle se sent désemparer face à mon cœur un peu trop brisé. Et je le comprends. Parce que je suis pas mieux.Et je suis pas courageux mais , je suis assez bête pour arriver à me culpabiliser de tout. Assez utopiste pour rêver d'un monde où on pourra plus jamais être seul à ce point. Argent ou pas, pouvoir ou pas , on a tous besoin, d'avoir quelque chose. Et je la serre fort contre moi , fort fort, même si mes larmes mouillent son chemisier , même si je renifle contre son épaule , à chaque fois que j'suis secoué par un sanglot , je serre un peu plus les dents je me serre un peu plus contre elle.  Et je sais pas trop ce que j'attends de tout ça , ni comment soigné une peine que je n'arrive moi-même pas à diminuer. Je pleure, moi. Charlie White qu'avait promis de jamais pleurer devant une fille. Intarissable boule de tristesse qui gonfle et gonfle encore. Qui explose contre ses épaules , dans des millions de sanglots , y'a pas de sourire assez fort pour calmer la peine; la solitude qui traine dans mes yeux . « Jude reviendra, Chachou. Ca je peux te l’assurer. Il reviendra car il ne sait juste pas vivre sans toi… T’es un bout de lui, Cha. Vraiment. Vous êtes les deux faces d’une même pièce » Mais non. Pourquoi est-ce que Jude reviendrait. Hein ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je mériterais une personne aussi bien dans ma vie , si c'est pour le traiter comme je l'ai traiter ? Qui mériterait un si bon ami en étant si merdique ? Hein ? Pour quoi faire ? J'ai aucun droit. « -Mais je mérite pas qu'il revienne. J'ai pas mérité un ami pareil. Pourquoi il reviendrait ? Hein ? Tu m'as vu Mary ? Regardes-moi, putain. J'suis une épave. » Je dis , la repoussant sur le côté , me recroquevillant plus fort contre moi-même encore. Et j'me laisse sangloté contre mes genoux. J'veux pas pleurer comme un gamin devant Mary. J'me sens tellement nul. « -J'ai pas envie d'aller mieux. Je mérite pas. » Je ressers les poings pour essayer d'endiguer le flot de larmes qui se déversent douloureusement sur la plaie encore béante de la veille. J'veux pas aller mieux. J'veux être punis d'être un si mauvais amis. Après tout , c'est moi qui ait menti. C'est moi qui ait foutu la merde, dans ma propre vie. « - Il devrait pas revenir. Si il est un peu malin , il reviendra pas. » Je soupire et puis je me resserre contre moi-même encore une fois.

Il devrait pas revenir , Jude. Je le sais. Il devrait pas parce que ça ferait que rallonger l'espérance de vie déjà bien trop élevé de notre relation. Il était déjà trop rester , Ju. Il avait déjà trop subit. Pourquoi rester ? Pourquoi revenir ? Quel intérêt ? Il va revenir pour me regarder doucement coulé ? Pour me regarder m'enfoncer dans la terreur avec une femme complètement folle ? J'ai pas besoin qu'on me regarde crevé à petit feu. Pour ça ,je préfère qu'on m'laisse tout seul. Je veux pas entendre des supplications silencieuses, j'veux pas regarder le visage contrit d'inquiétude de Jude , encore une fois en voyant ma gueule déformé. J'veux pas être un poids pour les gens qui m'ont aimer. Quitte à me noyer dans la solitude. Quitte à me raccrocher à l'amour , le seul que j'ai jamais eut. Quitte à m'laisser assassiné par lui. Peut-être que si elle me tue de tristesse , elle sera enfin satisfaite. J'en sais rien. Il fait trop noir dans ma tête , plus assez d'lumière pour y voir clair alors j'ferme les yeux , pis j'pleure sans trop sangloter , j'cache mon visage déformé, la laideur dedans, la laideur dehors. Ça suffit, pour le moment. Ça suffit. « - Pas envie , putain. Pas envie d'aller mieux. »


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Sam 13 Oct - 21:34
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Elle le serre contre elle, Mary. Elle serre Charlie fort contre son corps, fort contre son coeur comme pour lui insuffler un peu de son énergie. Un peu de sa joie de vivre et de son assurance. Elle embrasse sa tempe, sa joue, son front.
Milliers de baisers papillons, baisers maternels de la part d’une femme de deux ans sa cadette.
Car elle l’entend, Mary. Elle ne l’entend que trop bien, ce cri muet poussé par l’homme lui faisant face. Cet appel à l’aide. Appel à la tendresse.
Alors elle le protège de ses bras, Mary. Le protège de son mètre soixante dix de tendresse alors qu’elle le sent s’affaisser encore un peu plus contre elle. Qu’elle sent son dos trembler sous ses doigts, sous ses caresses rassurantes.
Et elle ne comprend pas tout de suite, Mary. Elle peine à comprendre l’origine de ces tremblements vrillant le corps imposant du tatoueur. Le secouant de part en part.
Elle ne les comprend pas, non. Ou bien peut-être qu’elle se refusait à les comprendre.
Alors elle se contente de le serrer plus fort encore, Mary. Elle le serre comme si cela allait calmer les sanglots secouant son être, malmenant son âme fissurée. Elle le laisse se presser au plus près d’elle. Le laisse aspirer jusqu’à la dernière goutte de son énergie vitale.
Et elle glisse sa main dans ses cheveux, le long de son échine et de sa taille. Elle le caresse du bout des doigts, le réchauffant de sa présence.
Et elle le sent trembler, encore, et encore, et encore. Trembler contre son corps auquel il s’accrochait comme un noyé à sa bouée.
Alors elle le laisse faire, Mary. Elle ne dit rien.
Ne dit rien non plus lorsqu’elle sent sa chemise lui coller à la peau. Qu’elle sent l’humidité s’étendre à son épaule. Qu’elle l’entend renifler, ravaler son flot intarissable de tristesse.
Qui avait-il à dire, de toute façon ?
Que pouvait-elle faire d’autre que de laisser cet homme d’ordinaire si fier se laisser aller dans ses bras ? Que pouvait-elle faire de plus que de le soutenir de son corps, de son coeur et de son âme ? De ses caresses et de ses gestes tendres ?
Alors elle le serre, Mary. Elle le laisse pleurer de tout son soûl contre son épaule.
Elle le laisse craquer. Une fois. Rien qu’une fois. Elle lui permet de se laisser aller sans crainte du jugement ou du qu’en dira-t-on.

Et elle à mal, Mary. Elle souffre de voir cet homme sur lequel elle avait tant de fois embelli ses nuits souffrir de tels sentiments. De ne rien pouvoir faire pour endiguer ces larmes qu’elle n’aurait jamais penser voir un jour. Qu’elle n’avait même jamais imaginer apercevoir.
Il était fort, Charlie.
Il jouait les durs, tout le temps. Depuis aussi longtemps qu’elle le connaissait.
Il passait son temps à sourire, Charlie. A chasser les problèmes à coup de rire gras et de blagues vaseuses. De vulgarité et de m’en foutisme constant.
Il ne prenait rien au sérieux, Charlie. Jamais.
Ou du tout du moins, c’est ce qu’il faisait croire. C’est ce qu’il aimait à laisser penser aux autres.
Il souriait à la vie pour la croquer à pleines dents. Jetant les morceau pourri de cette dernière pour se concentrer sur ceux plus sucrés. Plus à même de lui procurer du plaisir quel qu’il soit.
Mais il ne souriait plus, Charlie.
Il ne croquait plus rien alors qu’il se laissait aller contre le corps de la jeune femme. Se laisser bercer entre ses bras rassurant.
Alors elle ne dit rien, Mary. Elle le laisse s’épancher tout contre elle, sans un mot. Sans jugement.
Elle ne le juge pas, Mary. Si elle souffre de le voir aussi mal en point, elle n’en ai en rien ni déçu ni dégoûté.
Elle n’est pas son père, non. Elle n’est pas Callum persuadé qu’aucun homme digne de ce nom n’avait le droit de montrer ses faiblesses mêmes à ses enfants. Même à la femme avec lequel il partagera l’intégralité de sa vie.
Elle n’était pas cet homme aux principes arriérés cause de la plupart des mal être de son frère.
Elle le savait, Mary, que Jude avait manqué de cette attention qu’il avait toujours quémandé à coup de sale tour et de vulgarité.
Il avait crier à l’attention. A la tendresse d’une mère et à l’amour d’un père. Il avait hurler, encore et encore. Il s’était égosiller jusqu’à même en perdre la voix. Jusqu’à comprendre qu’il aurait beau s’époumoner des années durant, personne n’entendrait jamais ses plaintes.
Alors il avait baissé les bras, Jude. Il avait abandonné toute idée d’exister aux yeux de ses parents autrement que comme eux voulaient le voir.
Il avait abdiqué à l’idée qu’ils puissent un jour l’aimer comme lui nécessitait d’être aimé.
Alors il était partie, Jude. Il était partie vers d’autres horizon. Vers une famille plus à-même de lui offrir ce qu’il avait toujours recherché. Consciemment ou non d’ailleurs.
Et alors qu’elle serre toujours Charlie contre son coeur, elle tente de le rassurer de ses mots.
Jude reviendra. C’est pour elle une certitude.
Il reviendra car l’amour qu’il porte à Charlie est plus puissant que tout. Plus puissant que l’amour qu’il ne porterait sans doute jamais à personne. Mais à ces mots, elle sent le châtain la repousser.
« -Mais je mérite pas qu'il revienne. J'ai pas mérité un ami pareil. Pourquoi il reviendrait ? Hein ? Tu m'as vu Mary ? Regardes-moi, putain. J'suis une épave. »
Qu’il cri, sa voix éteinte alors que son visage blessé et congestionné de larme lui faisait face.  Cri du coeur et cri de l’âme.
Et elle l’observe, Mary. Elle l’observe de son regard doux alors qu’il se recroqueville un peu plus sur lui-même, nichant son visage humide entre ses genoux.
Immense masse d’un mètre quatre vingt dix prostré sur le canapé. Semblant d’un coup si petit. Si minuscule. « -J'ai pas envie d'aller mieux. Je mérite pas.  Il devrait pas revenir. Si il est un peu malin , il reviendra pas. »
Que répondre à ça ? Que répondre à un homme se révélant si triste ? Si vulnérable ?
Elle n’en sait trop rien, Mary. Elle a peur de le briser.
Pour le première fois de sa vie peut-être, elle a peur de Charlie.
Pas de son corps imposant. Pas de ses bras musclés de boxeur capable de la broyer à la force de ses mains nues et encore moins de ses tatouage maculant sa peau. Non.
Elle à peur de sa souffrance. Peur de cette douleur qu’elle lit dans ses yeux, dans ses gestes et qui la tétanise complètement.
Elle ne connaît pas ce Charlie là, Mary. Et sûrement que peu de gens doivent le connaître.
Elle a peur qu’au moindre touché, au moindre mot il puisse se briser sous ses yeux. S’évaporer comme un doux rêve duquel elle devrait se réveiller après douze année assoupie.
Un rêve tantôt comique, tantôt érotique et aujourd’hui bien trop dramatique.

Elle ne sait pas quoi faire, Mary. Sait encore moins quoi dire.
Elle ne le connaît pas assez pour savoir les mots capable de soigner ses blessures inconnues à ses yeux.
Elle aurait aimé que Jude soi là. L’appeler à la rescousse et lui demander de sauver son frère sur le point de se noyer. De le soutenir comme lui seul savait le faire.
Mais il n’était pas là, Jude. Et c’était bien là le problème.
Il n’était pas là et, dans tous les cas, elle n’était pas même sûr que lui soi en capacité de gérer ce Charlie là.
Alors elle improvise, Mary.
Elle n’écoute plus sa raison, mais son coeur.
« Il reviendra, Cha… Parce que c’est pas une question de mérite. Parce qu’il t’aime envers et contre tout et parce qu’il a raison de le faire »
Elle dit, le pensant sincèrement alors qu’elle s’approche de lui et dépose une main tout contre son genoux, le caressant de la plante de ses doigts. « Il t’aime, Cha. Tu m’entends ? Il t’adore et il est pas le seul »
Elle s’approche encore, glissant ses doigts le long de la cuisse de l’homme, effleurant son visage avant de franchir les derniers centimètres et l’attirer une fois de plus contre elle.
Tant pis s’il la rejetait. Tant pis s’il lui demandait de partir et qu’il l’envoyait se faire voir chez les grecques.
Qu’importe tout ça, au final.
Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il sente au moins un peu qu’il n’était pas tout seul.
Qu’il ne l’avait jamais été.
Jude reviendrait, c’était certain.
Quant à Maxine… Si Mary n’avait jamais trop su quoi penser d’elle sinon une légère jalousie adolescente lorsqu’elle avait appris qu’elle lui avait ravis son amour enfantin, elle se découvrait aujourd’hui une haine certaine pour cette femme capable de blessé à ce point un homme si fier.
Elle en voulait à Maxine et, surtout, elle en voulait à son frère d’avoir ce point blessé le tatoueur.
Mais pour l’heure, elle encerclait le corps convulsant de ce dernier entre ses bras, embrassant le haut de son crâne. « T’es pas tout seul, Chachou. J’suis désolé si tu voulais l’être, mais tu le seras sans doute jamais »
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Dim 14 Oct - 1:14

BLOW


Pas envie d’aller mieux. Pas envie de mentir et de dire que ça va aller. Pas envie de faire semblant ce soir. Juste envie de me laisser aller à la peine. J’voudrais gerber la solitude, la tristesse, j’voudrais hurler tellement fort, que la colère reviendrait. Je suis pas en colère contre Jude. Je suis même pas déçu. Déçu de quoi ? Je connais mes erreurs. Je connais ma façon de dire que je m’en fout, que c’est pas leurs problème si je me suis remis avec elle. Je sais. J'ai appris par cœur toutes mes erreurs , les connais par le bout des doigts, j'ai eut le temps d'y réfléchir, de retourner tout dans ma tête encore et encore. Parce que je l’oublie pas, cette façon que j’ai de faire toujours e que je veux. De ne jamais arriver à me raisonner. Ne souffrant d’aucune limites.Alors je ressasse. Je radote. J'essaie de trouver la faille tout en tentant de me convaincre que j'ai fait le bon choix , que c'est ce qu'il fallait faire. Ce serait arrivé à un moment ou à un autre , pas vrai ? Parce que , oui, je suis encore intimement convaincu que j'aurais tout gâcher. Que je me serais foiré , d'une façon ou d'une autre. C'est que je le fait si bien. C'est que j'arrive toujours a trouvé un moyens de faire des conneries.  Je trouve toujours le moyen de tout gâcher parce que j'suis toujours qu'un sale môme capricieux , que j'arrive pas à prendre mes responsabilités. Pourquoi je serais en colère ? Pourquoi je serais déçu? Je mérite chaque mots, chaque paroles. Parce qu’il subit depuis plus de douze ans.J'ai pas envie d'aller mieux et de l'oublier. Pas envie , putain. Pas envie de mentir aux gens, aujourd'hui. Pas envie de rigoler quand au fond j'suis prêt à chialer. Pas envie d'être le gentil Charlie , celui qui prends tout à la légère. Pas envie et puis pas capable. Parce que la seule personne qui me donne la force de rester toujours flegmatique , c'était Jude. Parce que je savais , au cas où. Je savais que s'il m'arrivait quoi que ce soit , il serait là.

Je le sais que mon comportement est illogique. Je le sais au fond , que si Maxine me fait autant mal , je devrais la quitter et passer à autre chose. Je le sais , que son comportement est grave. Je le sais que si je quitte Maxine , peut-être que tout ira mieux. Peut-être que Jude se dira que je suis revenu à la raison. Qu'il dira qu'il ne m'en veut plus maintenant , parce que je l'ai quitté et que j'ai su , enfin écouter ceux qui m'entouraient.La vérité c'est que j'ai honte. Que j'ai peur . Pour Cara et un peu pour moi. Et que j'arrive encore à aimer Maxine. Plus que de raison, j'arrive encore à l'aimer. J'arrive encore à désiré si ardemment qu'elle me remarque. C'est peut-être pour ça , aussi, que je mérite mon châtiment. Que je mérite d'avoir mal. Peu importe ce qu'ils pensent. Ce qu'ils croient penser. « Il reviendra, Cha… Parce que c’est pas une question de mérite. Parce qu’il t’aime envers et contre tout et parce qu’il a raison de le faire » Mais elle se trompe Mary. Non seulement elle se trompe mais en plus elle ne voit pas. Elle ne connait pas assez mon comportement destructeur, elle ne sait pas , l'étendu du chaos que je suis capable de semer, que Jude endure depuis des années , déjà. Elle ne s'imagine même pas. « Il t’aime, Cha. Tu m’entends ? Il t’adore et il est pas le seul » Je me mords si fort l'intérieur de la lèvre que j'en saigne. Je sais bien que je suis destructeur. Je sais bien , j'aurais pu faire mieux. C'est moi qui ait merdé. C'est ma faute , ce qui se passe. J'pourrais taper du pied , j'pourrais me fâcher. J'pourrais hurler à la trahison mais , tout ça. Toute la scène qui se déroule autours de moi, tout mon monde qui s'écroule sous mes pieds , c'est moi. C'est encore moi , le visage malheureux qu'il portait hier quand il m'a dit ça. C'est moi , les joues creuses. C'est moi , son air contrit , renfrogné, quand il a découvert mes mensonges.  J'aurais bien aimer pleurer comme un gosse et lui dire de pas faire ça. De pas ME faire ça. Mais non. On a dit que je serais un homme , donc j'me suis enfuis , hier. La gamine dans les bras et un sourire vide. J'ai attendu d'être seul , tard dans la nuit , pour pleurer. Elle se trompe , Mary , lorsqu'elle dit qu'il a raison de m'aimer. Elle se trompe vraiment , lourdement. « - Arrêtes de dire ça. » Je souffle , entre mes genoux. Arrêtez tous d'essayer de me faire sentir mieux quand il faudrait tout simplement me dire que je l'ai bien chercher. Ça fait des années que je pleure pour cette fille, nan ? Des années que je l'attends , amoureux transit , j'observe sur instagram les photo qu'elle poste, depuis des années. Alors quoi ? Maintenant ça devrait être la faute des autres ?

Ils ont prévenu. Ils ont hurler. Ils ont demander à ce que je les écoutent. Ils m'ont tous dis. Sans exception. Mais j'étais amoureux , moi. J'suis amoureux, moi. J'voyais pas. J'imaginais pas. Et puis , elle était si belle Maxine, quand elle souriait. Quand elle disait que j'étais mignon. Quand elle posait son regard sur moi. Elle était parfaite. Parce que tout ce qui a à dire , c'est que j'étais amoureux. J'aurais sans doute pu arranger mon erreur plus tôt Me rendre compte, écouter les autres. . J'aurais peut-être même pu ne pas la faire , cette foutue connerie J'aurais pu dire aux autres qu'ils ont tous raison. Qu'il faut que je lâche l'affaire. Mais, moi je signe des chèques et je fais le bonhomme. J'fais des sourires charmeur à Maxine , quand elle revient, intéresse.J'aurais pu ne pas la faire , cette erreur. Celle de mentir à Jude , de ne pas tout de suite assumé mes choix. Celle qui me sépare maintenant , de la personne en qui j'avais le plus confiance   Et je craque pas tout de suite. J'ai dis que je resterais digne , à mon tour. Si je craque trop facilement alors c'est que j'ai pas encore les couilles d'assumer mes conneries. Un homme , ça chiale pas quand ça fait de la merde. Un homme ça accepte ses erreurs et puis ça essaies de bricoler des solutions. Ça arrange la situation.  Et j'crois que j'ai compris finalement , d'où venait ce manque de confiance en moi. Cette immaturité. J'ai compris d'où ça venait , mais je suis pas sûr non plus d'être apte à la réparer sans Jude.  Parce que c'est vrai que je suis égoïste. Peut-être que sans moi , mon frère se porte bien mieux. Peut-être qu'il rigole parce qu'il sait , lui. Qu'il est bien heureux , de s'être débarrasser d'un boulet. Encombrant et fatiguant. Destructeur et violent. Qui voudrait de ça ? Je me suis plongé trop longtemps dans le silence , dans la colère pour seule expression. J'ai trop abuser du chaos comme antistress. Maintenant , j'me sens coincé , là dedans. C'est trop petit dans ma tête , j'voudrais laisser de la place pour quelqu'un d'autre. De la place pour Jude , maintenant que c'est trop tard. Et puis je sais que c'est même pas ma dernière erreur. Je sais que c'est jamais ma dernière erreur. C'est ce qui rends la chose plus horrible encore.

Je la laisse s'approcher Mary. Je la laisse s’infliger dans mes bras, j'ai plus la force de résister à la tendresse. J'voudrais juste m'y plonger et tout laisser. Tout laisser tomber. J'voudrais juste un peu de repos dans cet enfer que j'ai moi -même crée de toute pièce. J'ai tout fait. Tout détruit autours. Et maintenant je regarde avec une tristesse certaine le champ de bataille tout autours de moi. « T’es pas tout seul, Chachou. J’suis désolé si tu voulais l’être, mais tu le seras sans doute jamais » Je me laisse retomber sur ses genoux , le front contre son ventre , je me recroqueville doucement. Attrape sa main pour la poser sur ma tête. J'voudrais juste fermé les yeux , une minute. J'voudrais juste que tout s'arrête pendant une seconde. Un peu de calme et de compréhension. « -Je suis tout seul, ici. » Je dis , appuyant sa main sur ma tête. Oui j'suis tout seul dans ma tête , quand y'a pas Jude pour m'accompagner. J'suis tout seul à l'intérieur, quand mon frère me quitte , que j'me retrouve tout seul dans le salon, quand j'ai plus personne autours de moi. J'suis tout seul dans ma tête , quand y'a les choses sombres , beaucoup trop sombre pour un gars comme moi , qui s'mettent à bouillir dans mon cerveau. « -J'veux juste me reposer un peu, May. » Je dis , alors que je ferme les yeux plus fort encore. Essayant tant bien que mal de chasser les pensées parasites. J'veux juste sentir les caresses de Mary contre ma tête. Juste oublier que j'existe. Que je suis un être de souffrance, juste maintenant. Demain ça ira mieux. Demain , j'aurais tout ravaler et je deviendrais le même Charlie que d'habitude. Promis. Mais aujourd'hui j'ai vraiment , vraiment pas envie d'aller mieux.


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Dim 14 Oct - 2:32
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Elle le sent qui se relâche entre ses bras, Charlie.
Elle le sent alors qu’elle prononce ces mots se voulant rassurants. Mots maladroit retranscrivant une réalité pourtant bien tangible. Une réalité à laquelle Mary voulait qu’il fasse face.
Car Charlie n’était pas seul. Jamais.
Il n’était pas seul car, quoi qu’il arrive, elle était certaine que jamais ni Miranda ni Jude ne le laisseraient jamais tomber.
Peu importait au final ce qu’avait dit ou non son frère. Peu importaient les disputes incessantes et répétitives avec sa mère et son beau père et toutes ces conneries là.
On s’en foutait, au fond, de toutes ces choses.
On s’en foutait car, quoi qu’il arrive, ni Jude, ni Miranda ni sûrement même Fred ne laisseraient jamais tomber Charlie. Ils pouvaient tous s’être insulter la veille que s’il les appelaient au matin, ils accoueraient pour lui venir en aide.
Elle même avait accouru à la lecture de ses messages.
C’était ainsi et ça l’avait toujours été.
Car Charlie était un être de feu capable aussi bien de tout brûler sur son passage que de réchauffer ses proches de par sa simple présence.
Et si Charlie était le feu, Jude lui était la glace.
Deux opposés pourtant si complémentaire.
Charlie réchauffait son frère né solitaire de par sa seule présence le rassurant plus que tout autre chose et Jude permettait à son frère de coeur de canaliser ne serait-ce qu’un peu cet immense brasier qui le consumait.
Ils se complétaient. C’était aussi simple que ça.
Ils avaient trouvé leur complément l’un en l’autre et si Mary elle-même ne comprenait pas encore tous les tenants et aboutissants de leur amitié, elle restait néanmoins certaine de cette vérité unique et intangible.
Jude avait autant besoin de Charlie que Charlie avait besoin de Jude.
Alors, même avant d’avoir parler à son frère, elle savait d’or et déjà que les mots qu’elle prononçait étaient l’unique vérité. Elle n’en doutait pas un seul instant.

Se reculant doucement sur le canapé, la jeune chrétienne ne dit mot en voyant Charlie sortir lentement de sa coquille, petite chrysalide se refusant à devenir papillon. Et elle le laisse faire lorsque sa tête retombe mollement contre ses cuisses, son visage enfui au creux de son ventre. Elle le laisse faire lorsque, à tâtons, elle le sent chercher sa main de la sienne, petite souris happée par un immense cobra, et la poser sur le haut de son crâne, lui tirant un sourire attendri.
Il est mignon, Charlie. Il est mignon, mais tellement triste qu’elle n’arrive même pas à ce réjouir de cet instant de partage qu’elle aurait sans nul doute pu apprécier dans des circonstances moins tragiques.
« -Je suis tout seul, ici. »  Qu’il dit, appuyant la main de la jeune femme contre son crâne, lui tirant une moue d’incompréhension alors qu’elle réfléchissait au sens de ces mots.
Se sentait-il seul ? Tentait-il de lui communiquer son sentiment de solitude d’une manière détourné ? Elle n’était pas sûre, Mary. Rien n’était jamais acquis, lorsqu’il s’agissait de Charlie. Même les mots les plus évidents pouvaient avoir un tout autre sens lorsque c’était lui qui les prononçait.
« -J'veux juste me reposer un peu, May. »
Elle hoche la tête, Mary. Bien consciente que Charlie ne la voyait pas tandis qu’elle glissait ses doigts dans sa masse de cheveux châtain et la caressait avec une infinie douceur. Elle sentant son corps se tendre et se détendre au gré de sa respiration. Son souffle chaud caresser son ventre, la chatouiller agréablement.
Et elle le papouille, Mary.
Elle caresse son crâne de ses doigts, le grattouillant par instant alors que de sa main libre, elle retraçait la longueur de son bras et de son épaule, tantôt de sa pulple, tantôt de ses ongles. « Je reste là, Chachou, tu peux te reposer... »

Et elle reste là, Mary. Elle ne bouge pas.
Elle se contente de caresser son crâne d’un geste tendre. D’un geste automatique, lui semblant presque naturel.
Et elle caresse son épaule, son bras avec la même douceur que ses cheveux.
Elle reste là et elle attend.
Attendre quoi ? Elle n’en sait trop rien elle même, mais, dans le doute, elle attend.
Attend qu’il aille mieux. Attend qu’il lui dise de partir. Attends l’arriver de son prochain client. Attend qu’il s’endorme. Attend qu’une météorite leur tombe dessus ou que Dieu tout puissant ne se décide à leur envoyer un éclaire pour les punir de ce qu’ils avaient fait.
Peu importait, au final, ce qu’elle attendait.
Elle était là, ici et maintenant, et elle attendait.

Elle n’y aurait pas cru, Mary, si quiconque lui avait dit un jour qu’elle serait là, un Charlie White au visage rougit par ses larmes caché contre son ventre, à chercher le moindre contact. La moindre étincelle de tendresse disponible.
Elle aurait sans doute rit, Mary, si quelqu’un lui avait dit qu’elle verrait un jour cet homme avec lequel il lui arrivait d’échanger des messages quelque peu tendancieux dans un tel état de détresse. Dans un tel relâchement de ce qu’il était habituellement.
Elle n’aurait jamais pensé voir Charlie comme ça un jour. Non. Jamais.
Est-ce que cela la dérangeait pour autant ? Non. Pas du tout.
Est ce que cela le rendait moins désirable à ses yeux ?
Non plus. Il restait et resterait sans doute toute sa vie ce fantasme inaccessible qu’il était aujourd’hui et qu’il serait demain encore. Malgré les larmes et malgré les mots.
Une journée d’abandon ne rayait pas douze année de virilité exacerbé.
Charlie était beau. Il était beau même lorsqu’il pleurait. Même lorsque son visage était congestionné par une douleur indisciple.
Et il l’était aussi lorsqu’il s’énervait contre des causes inutiles. Lorsqu’il observait de haut des inconnus ayant osé croisé son regard un peu trop fier ou lorsqu’il riait de ses propres conneries.
Il l’était à chaque instant de sa vie, simplement car Charlie était une belle personne.
Un bel homme et un bel être humain. Quoi qu’il puisse en dire. Quoi qu’il puisse même en penser d’ailleurs.
Il était un homme avec ses forces et ses faiblesses.
Faiblesses que Mary était simplement en train de constater.
Alors non, ça n’allait rien changer à son désir pour lui. Ca n’allait rien changer non plus à ces limites qu’elle s’imposait vis à vis de lui. Préférant le laisser au simple rang de fantasme plutôt que de risquer de savoir ce qu’il pouvait ou non y avoir derrière.
De toute manière, ce n’était pas son fantasme qu’elle cajolait ainsi, qu’elle berçait de ses caresses.
Ce n’était pas son fantasme qui était là, prostré sur ses genoux en quête d’affection. C’était son ami qui se reposait là, contre son ventre, sa respiration écartant lentement les pans de sa chemise boutonnée à la va-vite.
Alors elle reste là, Mary, écoutant la respiration de l’homme tout contre elle, des doigts parcourant son crâne, effleurant son corps alors qu’elle le laisse se laisser aller sans aucune obligation de résultat.
Et elle sent sa respiration s'apaiser. Lentement, mais sûrement, Charlie semble se laisser aller contre son sein.
Elle sent son souffle diminuer en intensité, son corps retomber plus mollement encore contre le sien. Elle le sent lentement sombrer dans les affres d'un sommeil sans rêve.

Codage par Libella sur Graphiorum


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