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Decompression- Jude
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Charlie White
froid et détaché
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froid et détaché

Mar 30 Oct - 22:49

I made a mistake


Merde.
….Merde et merde et encore merde.
Jude est en colère. C'est clair qu'il est grave en colère.
Et je sais pas si je devrais pas prendre ma caisse et me planquer chez mes parents, ou à l'autre bout du pays pour évité qu'il m’éviscère ou si j'devrais attendre sagement, que la mort frappe à la porte.
Si tant est qu'il frappe, parce que ça à jamais été trop son truc, à Jude...
Et puis l'attente est infernale. Je ne sais pas à quelle sauce je vais être manger , ni quoi penser du bref échange que l'ont à eut. Il me dit qu'il partira pas. Qu'il me laissera pas tomber. Mais dans un même temps, il me dit aussi, qu'il veut m'insulter de tout les noms. Je sais pas trop quoi dire à vrai dire.
Je ne sais pas non plus quoi faire.
J'ai à peine envoyer le premiers sms que déjà je le regrette. Je me dis que je risque de perdre Jude. Pour de bon, cette fois. Que je risque de le perdre entièrement. Qu'on pourrait bien ne plus jamais être amis. Est-ce que c'est même, possible ? J'en sais rien du tout. J'ai peur que maintenant qu'il sait que j'ai fais, la seule chose que j'avais promis, juré et craché de ne jamais faire, Jude ne me regarde plus jamais de la même façon. Je sais qu'il va m'en vouloir, Jude. Je sais qu'il va m'en vouloir, qu'il va me détester. Qu'il risque même, de plus jamais être capable de me regarder dans les yeux.
Comme si je lui en avais pas déjà fait voir de toutes les couleurs, j'en rajoutes. Je lui ajoutes encore des raisons de me détester. À croire que ces derniers mois, j'ai vraiment décidé de mettre fin à notre relation. À croire que ces derniers mois , j'fous tout en l'air, pièce par pièce. Comme si ça m'amusais quelque part, de foutre la merde dans ma propre vie. Comme si c'était drôle, quelque part d'me prendre la tête , de vieillir prématurément à force de jamais être capable de réglé les situations. Qu'est-ce que je suis en train de faire , putain ? Qu'est-ce que je suis en train de faire subir à tout le monde , là ?
Et si Mary perdait définitivement son frère , à cause de ça ? Et si après notre trahison à tout les deux, il décidait de ne plus jamais nous parler ? Et si cette fois, je perdais définitivement mon meilleur ami ? En même temps que je perd Mary. Et si je me retrouvais sans personne ? Est-ce que je serais capable de me remettre de ça ?
Rien que l'idée me donne envie de me flingué.

Et les heures passent, pas de nouveaux sms de Jude, il est donc déterminé à venir me parler en personne. Et je sais que j'suis en train de perdre toutes mes couilles. Peut-être bien que j'aurais du enduré la soirée avec Mary, aller me coucher tôt et sur le canapé et puis que j'en aurais parler plus tard à Jude. Quand Mary serait marié, qu'on le serait tous, d'ailleurs, qu'on aurait tous des enfants et que tout ça, toute cette situation merdique, s'était fini depuis longtemps. Peut-être que j'aurais du laisser du temps au temps, que j'aurais du faire preuve de patience. Peut-être que j'aurais du attendre, être un bon garçon, être convaincu que je pouvais y arrivé, passer à autre chose , me concentrer sur des femmes plus à ma porter. Des femmes qui sont aussi intéressée par moi, que je le suis par elle. Moyennement, physiquement et d'une façon charnelle. J'aurais fini par en engrossé une et j'aurais éduquer le gosse, même séparé. Mais, non. Je ne veux plus mentir à Jude. Je ne veux plus avoir de secrets, de non dits. Je ne veux pas que Jude l'apprenne de quelqu'un d'autre. Ce serait tellement mais alors, tellement pire. Ce serait même, la pire chose qui puisse m'arriver. Et puis je ne veux plus mentir. Je ne veux pas avoir à mentir sur une relation qui le concerne tout de même un peu. Après tout, c'est sa sœur. Alors j'attends, patiemment. Je roule comme il me l'a demander. Pas un mais, six joints. Un septième que je fume tout seul. Je prépare, ou plutôt j'essaie de préparé , ce que je vais bien pouvoir dire à Jude , sans trop savoir comment je dois lui dire ça. Et je sors mon chien. J'marche , en fumant ma cigarette, m'arrêtant seulement lorsque lui en a besoin. Et puis quand on rentre , je fume encore. Jusqu'à ce qu'il soit vingt heure trente, que Jude passe la porte du salon , Grump se levant de mes genoux pour aller faire une fête folle à Jude. Et moi aussi, je me lève. Je me tiens droit, raide comme un piquet et je crispe mon visage dans un sourire interrogatif. Est-ce que je dois sourire ? Avoir l'air piteux ? J'en sais rien du tout. «- Avant que tu dises quoi que ce soit, saches que je suis vraiment profondément désolé. » Je dis, levant les mains , l'air innocent. « - J'voulais pas me mettre à avoir des sentiments... Enfin je voulais pas essayer de la choppé sans sentiments non plus hein... C'est pas ce que je veux dire. Tu sais que je ferais jamais ça, hein ? Juste... Quand ça allait pas avec Maxine et avec toi, j'ai beaucoup parler à Mary et … On s'est rapprocher et... c'est arrivé comme c'est arrivé mais... » Je me gratte la tête grimaçant , ne sachant pas quoi dire , n'étant même pas sûr de savoir quoi ajouter. « - Je veux pas te perdre. Je veux pas la perdre non plus. Je t'en prie me déteste pas. J'ai roulé 5 joints. »


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Jude Miller
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libre et spontané

Mer 31 Oct - 0:05
Décompression


Journée de merde.
Vraiment.
Journée pourrie, du début à la fin.
A commencer par son réveille en fanfare grâce à ses connards de voisins toxicomanes et bruyants. Cri d’un homme seul se lamentant de la toxicité de la gente féminine après son énième shoot de la journée. A 7h du matin.
Suivit de près de l’aboiement de la femme du deuxième l’envoyant se faire foutre. Imité par un couple au quatrième qui leur sommait de fermer leurs sales gueules de merde avant de réveiller toute la ville.
Trop tard…
Jude, en tout cas, était bien réveillé.
Et une fois de plus, il se prit à penser qu’il devait éplucher avec plus d’application encore les offres de locations immobilière qu’il trouvait sur le net ou en ville. Voir dans les journaux, le cas échant.
N’importe ou, en faite, tant que ça lui permettait de se tirer le plus rapidement possible d’ici.
Car depuis qu’il était avec Soledad, Jude semblait comme s’être réveiller d’un long rêve. D’un déni vieux de cinq ans dans lequel il ne voyait rien. N’entendait rien.
Ni les cris, ni les coups, ni les odeurs nauséabondes et les nuisible rampant un peu partout dans l’immeuble.
Ou plutôt. Il en était conscient, mais il n’y prêtait aucune once d’attention.
Mais maintenant… Ses voisins semblaient crier plus fort qu’avant. L’odeur qui jusqu’alors lui faisait plisser le nez lui filait aujourd’hui la nausée. L’avait forcé à arpenter les couloir avec son t-shirt relever sur le nez. En parfait apnée.
Et les rats, les cafards et les araignées… il avait l’impression que toutes ces bestioles c’étaient comme démultipliées.
Comme sortie de leur cachette pour sauter devant ses yeux. Ramper à ses pieds à chaque virage. A chaque fois qu’il descendait ses poubelles.
Non… Il ne pouvait décidément pas rester ici.
Pas s’il voulait pouvoir inviter Soledad à venir le voir. A passer du temps ensemble ailleurs que chez elle.
Et comme la maladie de sa petite amie avait coïncidé parfaitement avec la perte de son emploi, il avait été forcé de reporter ses projets de déménagement au profit d’avoir de quoi finir son mois sans ni crever la dalle, ni manquer d’essence pour aller voir Soledad à chaque putain de journée de libre qu’il possédait. Chaque putain d’heure de répit qu’on lui laissait. Accordé par une vie bien trop remplie à son goût.
Comme s’il devait rattraper en un mois, cinq années de glande la plus totale.

Alors il avait chercher un nouveau travail, Jude.
Envoyant lettre de motivation et CV un peu partout, mais surtout nul part.
Profitant de chaque soirée en solitaire pour rédiger et rédiger encore ces putain de courrier papier ou électronique. Pour les corriger. Les rectifier. Les envoyer.
Encore, et encore, et encore. N’obtenant pour la plupart aucune réponse, sinon des refus purs et durs.
Mais il ne baissait pas les bras, Jude. Jamais.
Il alternait entre ses journées passée à la clinique et ses nuits sur son ordinateur à pianoter frénétiquement ses courriers. A parcourir les petites annonces et à s’inquiéter pour Charlie. Charlie qui, apprenant son chômage, lui avait une fois de plus proposé de travailler pour lui. D’être sa secrétaire sexy.
Poste qu’il avait si souvent refusé, mais qu’il avait fini par accepter face à la nécessité monétaire de son quotidien.
Il n’avait plus le temps d’être égoiste. De jouer au fier refusant d’être privilégié. Pistonner par un frère bien trop gentil pour son propre bien.
Aujourd’hui, il avait des impératifs à tenir. Il avait un loyer, une voiture, une petite amie malade… Et, plus que tout encore, il tenait là une occasion de garder un œil sur Charlie sans que cela ne paraisse trop invasif tout en le soulageant ne serait-ce qu’un peu dans son travail.
Car il savait que son frère était un bourreau du travail. Toujours, mais encore plus lorsque le moral ne suivait pas. Lorsqu’il voulait s’évader.
Alors Jude lui avait offert de faire chez lui quelques extra. Quelques heures par semaine. Par ci par là. Lorsque Charlie avait besoin de lui.
Plus histoire d’arrondir ses fins de mois qu’autre chose. D’avoir de quoi payer le putain de loyer de son putain d’appartement ne valant pas même un pécule.
Misérable train de vie d’un homme partagé entre les deux amours de sa vie. Sa famille et sa petite amie.
Charlie et Soledad.
Parfois Miranda, Mary, Misty et tous les autres.
Et au bout de seulement une semaine de chômage, il avait finalement décroché un entretien fructueux. Un putain de boulot de cariste. La nuit. De 21h à 7h du matin. Trois jours par semaine. Un boulot qu’il n’avait entreprit que depuis quatre jours, mais qui l’avait déjà partiellement réduit à l’état de loque.
Zombie ne prenant pas même la peine de dormir entre deux service. Passant directement de chez Soledad à son boulot et de son boulot à la clinique.
Deux nuits passées à agir de la sorte pour une soirée resté à larver sur le canapé de son frère. Joint aux lèvres alors qu’il s’endormait à moitié sur le cuir de son sofa. Entendant à peine ce que Charlie lui racontait.
Et si aujourd’hui, Jude ne travaillait pas, ses connards de voisin ne l’avaient en rien aidé à prendre du repos.
Et demain rebelote…
Trois jours. Seulement trois putain de jours sur une semaine complète. 30H. C’était rien 30h. Rien du tout. Et pourtant…

Et pour finaliser le tout. Vomit sur le tas de merde qu’était sa journée, Jude venait de recevoir un SMS de son meilleur ami lui annonçant qu’il avait manqué de se faire sa petite sœur et que, semble-t-il, cette dernière l’intéressait plus qu’il ne l’aurait souhaité…
Intérêt qui, si Jude n’était pas bien sûr d’en comprendre tous les tenants et aboutissant, lui fit monter le rouge aux joues.
Colère sourde manquant de peut de créer une nouvelle crise à sa petite amie se rhabillant de rapide, mais tendre ébats.
Comment avait-il pu faire un chose pareil ?
Comment, après toutes les promesses qu’il lui avait faite de ne jamais ô grand jamais toucher à sa sœur avait-il pu l’embrasser ? Pu la désirer au-delà de cette amitié qu’il leur avait concéder ?
Il le savait pourtant, Jude, qu’il ne pouvait rien leur imposer.
Qu’il n’avait aucun droit ni sur la vie de sa sœur, ni sur celle de Charlie. Et pourtant… Pourtant, il avait toujours posséder cette crainte tout au fond de lui qu’un jour peut-être Mary et lui puisse avoir une relation plus poussée que de simple amis. Plus malsaine aussi.
Car Charlie ne savait pas aimer. Pas de manière simple en tout cas. Pas d’une manière heureuse et sans douleur…
Et Jude ne voulait pas ça pour sa sœur.
Pas plus qu’il ne voulait que Charlie ne profite de son corps voluptueux pour satisfaire ses plus bas instincts.
Mais le simple fait que son frère lui ai demandé de l’aide pour faire partir Mary de chez lui. Ai pris la peine de lui raconter par sms ce qu’ils avaient fait et ses doutes concernant ses sentiments étaient la preuve qu’il était sincère.
Qu’il était réellement perdu sur ce qu’il attendait de Mary et qu’il ne voulait plus lui mentir comme il l’avait fait par le passé.
Alors Jude tentait de temporiser.
De calmer la colère sourde grondant en lui. Dévorant son coeur à l’instant même où Mary les rejoignit. Les yeux bouffis et un sourire factice étirant ses lèvres maquillées de beige.
Il aurait voulu insulter Charlie. L’envoyer se faire foutre et, pourquoi pas, lui coller son poing dans sa gueule, mais il ne le pouvait pas.
Déjà car ce connard avait choisi le SMS comme moyen de le lui annoncer, ce qui limitait grandement son champ d’action. Mais aussi et surtout car Jude savait que son frère en avait assez subit pour le restant de l’année. Avait assez souffert de sa relation avec Maxine pour ne pas lui faire une telle annonce sans y avoir un minimum réfléchi.
Ce qui, au lieux de le rassurer, ne faisait qu’inquiéter encore un peu plus un Jude au regard perdu.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi si tôt après sa rupture ?


Il le savait, Jude, que sa sœur éprouvait un intérêt certain pour le tatoué.
Il l’avait remarqué il y a bien des années déjà. Lorsqu’ils étaient encore jeune et innocents. Même Charlie. Lorsque son regard d’enfant se posait sur Charlie pour ne jamais s’en détourner. Qu’elle souriait à chacune de ses conneries tout en prenant soin d’ignorer le plus superbement du monde son frère tentant de capter ne serait-ce qu’un peu son attention. Modèle dépasser par un garçon plus beau. Plus intéressant.
Un garçon que Mary n’avait jamais complètement cessé d’observer, même après toutes ces années.
Cela voulait-il dire pour autant qu’elle attendait quelque chose de lui ? Rien n’était moins sûr. Il pouvait simplement être un fantasme. Un premier amour innocent reléguer au simple rang de souvenir nostalgique.
Et pourtant… le simple fait de les savoir s’être embrasser remettait tout en question.
Les mots de Charlie lui annonçant que Mary était son crush bousculait tout ce qu’il avait battit dans son esprit. Toutes ses certitudes que jamais Charlie ne s’intéresserait à Mary comme elle s’était intéressée à lui. Que jamais il ne lui trouverait plus d’intérêt que son corps. Ce corps qu’il retrouverait chez d’autres femmes. Dont il pourrait se passer.
Car si Charlie était un queuatard de première, Jude le savait complètement capable de se refuser aux femmes lorsqu’une chose importante était en jeu.
Leur amitié. Par exemple.
Alors il savait que, si ce n’était que physique, il n’avait rien à craindre du châtain.
Il lui faisait confiance. A tort ou à raison.
Mais là… De lire qu’ils s’étaient embrassé. Que Charlie avait des… vues sur elle. Ca remettait réellement tout en question.
Et Jude ne savait pas comment réagir.
SI encore ils avaient baisé, sans doute qu’il aurait frapper Charlie et moraliser Mary de toute sa suffisance de frère ainé. De frère présent seulement lorsque cela l’arrangait.
Mais non. Non. Il ne s’agissait pas de ça, là. Ils n’avaient pas baisé. Ils n’avaient pas succomber à leurs bas instincts. Ils… Ils quoi, au juste ?
Il n’en savait rien, Jude. Et c’était sans doute ça qui l’énervait le plus.
Il ne savait ni ce que Charlie entendait par crush, ni encore moins ce que sa sœur pensait de tout ça.

Alors, lorsqu’il l’a raccompagna jusqu’à sa voiture après avoir passé deux bonnes heures à éviter son regard, la demi-heure de trajet fut sans nul doute la plus longue de sa vie. « Ce mec.. C’est qui ? » Avait-il finalement lâché au bout de presque dix minutes de silence. Faisant doucement se lever un sourcil à sa petite sœur. « Ce type… Celui dont tu parlais avec Soledad… Cet… Arthur ? C’est qui ? »
Il demanda, la voix voulu calme, mais cassante. Cachant difficilement son accusation sous jacente.
Et elle hausse les épaules, Mary. Baissant les yeux sur ses mains. Les entortillant telle une enfant prise en faute.
Et il ne comprend pas, Jude. Pourquoi elle réagit ainsi.
Il ne comprend pas plus pourquoi elle avait accepté d’embrasser Charlie si c’était pour voir un autre homme tout de suite après.
Il ne comprenait pas. Et ne pas comprendre avait tendance à l’énerver. « C’est… un ami… Il est en troisième année de droit et on a… quelques cours en commun »
Qu’elle s’explique, Mary. Son regard évitant toujours celui de son frère. « Il te plait ? » Il insiste, le regard alternant entre la route et sa petite sœur prostrée à ses côtés. Semblant désirée se retrouver partout plutôt qu’ici. Avec lui. « Il est… gentil… Pourquoi toutes ces questions Jude ? … T’es bizarre » « Je veux simplement m’assurer que ma sœur sache ce qu’elle fait »
Il répond, se concentrant sur la route alors que, à ses côté, Mary le regardait avec curiosité. Ne comprenant pas très bien où il voulait en venir, mais décidant de ne pas chercher plus loin pour l’instant. Bien trop secouer elle aussi par les évènements de la journée pour se pendre la tête avec son frère.

Lorsqu’il fut garer devant l’appartement de Charlie et qu’il eu franchit les quelques mètres l’en séparant, il n’eut pas même le temps de claquer la porte derrière lui que déjà il entendait le froissement du cuir du canapé lui indiquer que son frère l’avait entendu arriver. Saluant d’une caresse l’animal venu l’accueillir.
Et il s’approche, Jude. D’un pas lourd. Fatigué.
Les sourcils froncés alors que, un premier pied posé dans le salon de son meilleur ami, ce dernier l’agressait presque de ses excuses et explications sans queue ni tête.
Il parlait de sentiments. D’absence de sentiments. De baise. De Maxine. D’à quel point il était désolé et sans doute plusieurs heures informations qui lui avaient échappé sous le flot intarissable de parole du châtain. Ne restant de ses dernière phrase que cette seule info : des joints l’attendaient.
Alors, sans même prendre la peine de répondre à Charlie, il le contourna et attrapa l’un des cônes consciencieusement roulé pour le porter à ses lèvres et l’allumer. Se laissant tomber sur le canapé aux côtés d’un Grumpy battant frénétiquement de la queue. Trop heureux de voir son copain de jeu lui rendre visite.
Mais il n’est pas là pour jouer, Jude. Pas ce soir.
Tirant fortement sur son joint, il soupira un nuage de fumée avant de tourner son visage vers Charlie. Le regard dur alors qu’il s’enfonçant encore un peu plus dans le cuir du canapé, flattant l’animal venant s’installer contre lui de sa main libre.
« On reprend depuis le début Cha. C’est quoi cette merde ? Il c’est passé quoi avec Mary et ça dur depuis quand ? Pourquoi tu m’en parle que maintenant et surtout, pourquoi tu sembles ne t’y intéressé qu’après douze putain d’année passées à ses côté et tout juste deux semaines de célibat ? »
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Mer 31 Oct - 0:47

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Jude entre , le visage fermé. Il m'observe avec des yeux durs. Un regard qu'il ne porte pas Jude quand il me regarde. Il a déjà eut ce regard, pourtant. Il a déjà regarder Maxine comme ça. Il a déjà regarder son père comme ça, aussi. Il a déjà regarder son patron, de cette façon. Mais jamais moi. Jamais. Jamais il m'a regarder avec un regard si dur. Il m'avait déjà regarder avec de la déception dans les yeux, avec de la colère aussi. Tout un tas d’émotions que je reconnais par cœur. Mais jamais avec ce regard-là. Parce que j'ai pris à Jude la seule chose que j'avais promis de jamais prendre. Est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Clairement. Clairement ça fait de moi, la pire personne existante sur cette putain de planète.
Je veux pas perdre mon frère. Je veux pas le perdre.
Je veux plus jamais, ressentir le vide que je ressens quand il est pas là. Plus jamais ressentir la solitude comme je l'ai ressenti , pendant toute une longue semaine, lorsqu'il avait décidé de ne plus me parler. Je veux plus jamais vivre la journée que j'ai vécu ensuite. Juste...Perdre mon frère me paraît insurmontable. Alors j'me fige, quand je croise ses yeux. Son regard, si particulier. La mine défaite par la fatigue.
Je lui en rajoute alors qu'il se débat déjà tellement avec la vie, obligé de cumuler deux emplois, de passer toutes ses soirées à la clinique dans laquelle résidait sa petite amie malade. Et c'est déjà assez, en fait. Rien que de savoir que l'amour de sa vie est malade, ça devrait être suffisant pour détruire Jude. Ça devrait être largement pour le foutre à genoux. Ça avait suffit à me foutre à genoux, moi. Rien que de savoir que la femme que j'aimais était malade. Gravement malade, ça m'avait éteint. Je peine encore aujourd'hui à maintenir la toute petite flamme qui brûle encore en moi. Flamme qui avait été un jour, un véritable brasier, feu de forêt en plein été, période sèche , où tout se mets à brûler. J'en était arrivé à essayer de m'ôté ma propre vie.  Mais pas Jude, non.
Jude est fort. Il est extrêmement , extrêmement fort. Nan, Jude il profite de cette panique pour se réinventer. Il profites de cette tragédie pour se sortir les doigts du cul. Pour devenir meilleur. Il en profites pour changer d'appartement. Pour cumuler deux emplois , à peine dormir pour se tuer à la tâche.  
Parce que c'est comme ça, avec lui. C'est juste une personne extraordinaire,  une personne forte. Solide. Un putain de pilier , le seul putain de pilier dans ma vie. Si Jude s’effondre, alors irrémédiablement, les fondations même de mon être s’effondrent elles aussi.  

Alors je me demande, au fond. Je me demande depuis une semaine... Est-ce que ça vaut vraiment le coup de risquer de perdre ma seule béquille dans la vie ? Est-ce que Mary vaut le coup ? Et là, comme ça, je dirais non. Non, pas du tout. La vérité c'est que personne ne vaut le coup que je perdre Jude. Personne. Sauf ma maman. C'est même pas une question. C'est même pas une option. Non. Je ne fais pas ça pour Mary. Ce n'est pas pour lui faire plaisir à elle. Ni pour essayer de la conquérir. Je ne fais pas ça pour elle. Je fais ça pour nous. Pour Jude et moi. Pour notre amitié. J'ai vu, ce que ça faisais de mentir à Jude. J'ai vu les dégâts que ça pouvait causé. Je le sais. Alors je préfère lui dire la vérité. Parce qu'il l'a mérite. Plus que tout.
Mais je regrette presque lorsqu'il baisse les yeux et me contourne, pour aller s'asseoir sur le canapé et s'allumer un joint. Je grince des dent et serrent les poings au fond de mon sweat-shirt.  Faites que Jude me pardonne. « On reprend depuis le début Cha. C’est quoi cette merde ? Il c’est passé quoi avec Mary et ça dur depuis quand ? Pourquoi tu m’en parle que maintenant et surtout, pourquoi tu sembles ne t’y intéressé qu’après douze putain d’année passées à ses côté et tout juste deux semaines de célibat ? » Il dit , d'une voix calme. D'une voix froide. Je hoche la tête et puis j'inspire, fort , fort de l'air par mes narines. « - Je... »  Je me mord la lèvre. Par où commencer ? Je n'oses même pas m'asseoir sur le canapé, toujours droit et raide comme un piquet, espérant qu'il me dirait quelque chose pour me rassurer. « -  Ok puisqu'on est dans les vérités... Euh...Techniquement ça dure depuis que j'ai genre... Plus ou moins seize ans. Dix-sept ans , peut-être. » Je me mord la lèvre. « - On s'est embrassé... » Je continue, fermant les yeux, m'attendant à me prendre un poing dans la gueule. « - Juste une seule fois... Et après... On est redevenu amis. On a décidé qu'on te ferait pas ça.. M'enfin. Tu le sais. Ça crève les yeux qu'on s'aiment bien... » Je souffle , me grattant la tête. « - Juste... Ce soir-là j'étais ultra bourré. Elle est venu chez moi car je voulais pas rester seul, et les choses se sont enchainé, on s'est embrassé... Ensuite Il s'est passer un truc et la soirée à mal tourné. Vraiment mal...Et … écoutes... Juste... » Je me pince les lèvres et joint mes mains, geste de supplication , alors que d'un air piteux, je lève les yeux vers lui. « - Jude... Juste... Dis-moi d'arrêter. Dis-moi que tu refuses que j'tombe amoureux d'elle et je te jures... Jude je te jures que j'parlerais plus jamais à Mary. » Et c'est vrai. Ça me briserais le cœur, d'avoir à le faire. Sans doute que j'en chierais , pendant encore des siècles. Sans doute que ça finira comme avec Maxine, s'il me demande une chose pareil. Mais je le ferais. « - J'voulais pas que ça arrive mais c'est arrivé. On s'est embrassé, on a grave dépasser les bornes.. Mais demandes moi d'arrêter et j'arrête.  Sans toi , j'suis foutu, mec. J'préfère me flingué que vivre sans mon frère. » Je dis, serrant mon poignet de mon autre main, grimaçant imperceptiblement. Sérieux, pourtant.

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Mer 31 Oct - 1:31
Décompression


Il le voit, Cha, droit comme un piquet face à lui.
Et il ne l’a sent que trop bien, l’ambiance pesante de cette pièce dans laquelle il adorait pourtant se détendre. S’adonner à la paresse en compagnie de son frère. Joint aux lèvres et manettes en main. Rire gras et anecdote salace à foison.
Mais pas ce soir, non. Pas ce soir.
Là, Jude l’observait d’un air fermer. D’un air dur. Son visage aux traits tirés par la fatigue ne laissant transparaître aucune émotion. Pas la moindre.
Ce n’est pas qu’il ressent rien, Jude. Non. C’est simplement qu’il ne sait pas quoi ressentir. Quoi penser. Quoi dire.
Il est simplement perdu dans toutes ces révélations. Dans sa vie semblant prendre un tournant drastique et dans le regard suppliant de son meilleur ami.
Mais il ne répondra pas à ses supplications.
Pas cette fois.
Pas sans une bonne raison.

Alors il le questionne, Jude. Il demande à Charlie depuis combien de temps cette histoire durait. Lui demande de lui expliquer ce que lui-même ne parvenait pas à comprendre. Etait tout bonnement incapable d’assimiler. Bien trop pris de court pour ne serait-ce que penser que les mots écrient par Cha avait un quelconque sens. Que ceux prononcés par sa sœur dans la voiture en avaient un.
Non. Clairement. Rien n’avait de sens ici bas. Plus rien. Et surtout pas tout ça.
Alors il attend. Il observe son frère se tortiller devant lui, comme sa sœur plus tôt.
Et il s’enfonce encore un peu plus contre le cuir du canapé, son regard charbonneux fixant le tatoueur semblant chercher ses mots.
Mots qui, une fois franchi la barrière de ses lèvres, glacèrent le sang du brun.
Seize ans… Seize ans !
Soit Six putains d’années que Charlie et sa sœur lui cachaient des choses. 72 mois passé dans l’ignorance. A croire Charlie lorsqu’il lui disait qu’il n’avait jamais touché sa sœur. Que jamais il ne la toucherait.
Et il sent une colère froide l’envahir, Jude, à ces mots.
Il sent son corps se raidir. Son sang pulser dans ses veines alors que son coeur martelait contre sa poitrine. Que ses doigts se crispaient contre le cône et contre Grump.
Mais il ne dit rien, Jude. Il ne fait rien.
Il se contente de laisser Charlie parler. De le laisser s’expliquer. S’enfoncer de lui-même dans un bourbier qu’il avait commencé il y a plusieurs années déjà.
L’écoutant de son regard fixe, il termine son calmant maison d’une seule taf. Pas calmé pour un sous.
Et il l’écrase dans le cendrier. Se penche l’écraser de ses doigts tremblant de rage et d’incompréhension.
Il n’avait rien vu putain.
Six ans et il n’avait rien putain de vu !

Enfin… Il avait remarqué les regards. Les sourires et toutes ces choses là. Petits jeux entre eux, adolescents déjà. Adolescents surtout même.
Il les avait remarqué, mais il leur avait fait confiance. Il avait fait confiance à Charlie lorsqu’il lui avait dit qu’il n’avait jamais touché sa sœur. Qu’il ne l’a toucherait jamais…
Et si, pour être tout à fait franc, un baiser à cet âge charnier n’était sommes toute pas grand-chose, surtout compte tenu de la libido de Charlie, le brun ne pouvait empêcher cette colère sourde d’enfler dans ses veines.
Il aurait voulu savoir tout ça plus tôt. Ou jamais. Mais pas là. Pas des années plus tard. Pas alors que son frère le suppliait de ne pas lui en vouloir. De ne pas l’abandonner.
Lui assurait d’une voix piteuse qu’il était près à la laisser tomber s’il le lui demandait. S’il lui interdisait d’aller plus loin que cette limite qu’ils semblaient avoir depuis longtemps dépasser.
A quoi bon lui demander son avis si, de toute évidence, ils n’en avaient cure ? S’ils finissaient inexorablement par passé outre. Par n’en faire qu’à leurs têtes ?
C’était quoi au juste, le but de tout ceci ?
C’était que que Charlie attendait de lui, en cet instant ?
Sa bénédiction ? Ou bien son interdiction censé attiser encore un peu plus son envie de la posséder ?
A cette pensée, Jude grimace.
Il grimace et se penche attraper un second roulé. Bien décidé à ne pas craquer. A ne pas se laisser aller à ses pulsions les plus animales. Les plus brutales.
Car il n’était pas comme ça, Jude. Il n’était pas une bête.
Il valait mieux que ça…

 « - J'voulais pas que ça arrive mais c'est arrivé. On s'est embrassé, on a grave dépasser les bornes.. Mais demandes moi d'arrêter et j'arrête. Sans toi , j'suis foutu, mec. J'préfère me flingué que vivre sans mon frère. » Il dit, Charlie. Son regard gris et peiné posé sur lui. Et Jude se sent fondre imperceptiblement.
Il est toujours fâché. Oui. Il a toujours envie de lui coller son poing dans la gueule. Aussi.
Mais il ne peut tout simplement pas rester de marbre devant la détresse de cet homme. De ce frère ayant déjà tant supporter en si peu de temps.
Alors il soupir, Jude. Il tapote la place vacante à côté de lui pour indiquer au tatoueur de s’y asseoir alors que, se redressant sur le canapé, il caressa la tête de Grumpy à demi allongé sur lui. Bien indifférent à toutes leurs querelles.
Et il inspire, Jude. Il prend une grande bouffée d’air, suivit d’une grande bouffée d’herbe. Cherchant à mettre de l’ordre dans toutes ces révélations. Dans son esprit fatigué et enfumé.
Et il expire. Il ferme les yeux pour les rouvrir. Plus calme. Plus serein. Mais toujours aussi plein de rage
Alors il se lève. Il dépose son joint à demi entamé dans le cendrier et, franchissant les quelques pas le séparant de son frère, lui fait face. Et lui décoche un coup de poing en pleine poire « Je ne veux plus jamais t’entendre dire que tu vas te flinguer, Charlie. Tu m’entends ? JAMAIS ! » Qu’il dit, d’une voix sèche. Claquante. Avant de se rasseoir aussi simplement qu’il s’était lever. Frottant son poing endolori de sa main.  « Six ans… Six ans putain... » Il répète, la voix soudainement lasse alors qu’il tapotait une fois de plus la place libre à ses côtés. Y invitant Charlie. « Tu veux que je te dise quoi, Charlie ? Tu attends quoi de moi au juste ? Ma bénédiction ? Ou bien mon refus ? C’est laquelle de mes réactions qui t’empêcherais de la revoir ? Hein ? Parce que pour ce que je viens d’entendre, mes interdictions ne semblent pas avoir grand effet sur vous. Alors quoi ? Tu veux quoi ? Tu attends quoi de moi ? Tu attends quoi d’elle ? »
Il soupire, attrapant le cône entre ses doigts pour le porter une fois de plus à ses lèvres. Se détendant imperceptiblement à son contact. « Te fou pas de moi s’il te plait… juste… sois franc. Avec moi, mais aussi avec toi-même… Tu attends quoi Charlie ? Tu veux quoi ? Tu me parles de t’interdire d’en tomber amoureux, mais Cha. Pourquoi je ferais ça ? Comment ? Tu me prend pour quoi putain ? Un connard sans coeur ? »
Il grimace à ces mots. Vexé. Sincèrement blessé par ces derniers.
Il refusait que Charlie la baise. Qu’il la baise comme toutes ces filles. Qu’il lui manque de respect. Ce respect qu’il espérait sinon pour toutes les femmes, au moins pour sa sœur.
Jamais au grand jamais il n’avait été question d’amour, là dedans.
Tout simplement car jamais Jude n’aurait pensé que son frère puisse voir Mary de cette façon là.
Et le simple fait qu’il lui dise qu’il pouvait s’empêcher de tomber amoureux s’il le lui interdisait n’était pas pour rassurer le brun sur ses intentions.
S’il était capable de s’en empêcher. Alors c’était qu’il ne l’aimait pas vraiment.
Et s’il en était incapable, alors Jude serait le dernier des enculé de le brider dans ses sentiments. Lui qui en avait tant à offrir. « Tu veux quoi ? Y’a encore deux semaines, tu n’avais d’yeux que pour Maxine. Pourquoi Mary ? Pourquoi est ce que je devrais te faire confiance alors que tout me porte à croire que tu t’es simplement consoler dans ses bras et que ton désir pour elle n’est né que de ça ! De ça et… d’un bisou adolescent sorti de je ne sais ou ? »
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Charlie White
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Mer 31 Oct - 2:10

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Je frissonne , un peu, devant les yeux glacé de Jude , il est calme et pourtant. J'ai l'impression que d'une seconde à l'autre, il pourrait bien se jeter sur moi et me dégommé. Mais je reste droit, j'attends la sentence. Je sais que quoi qu'il m'offre, que quoi qu'il décide de faire, je l'aurais amplement mérité. Quoi qu'il se passe , quoi que Jude décide de faire , ce sera ma faute. Et s'il décide de foutre le feu à mon chien , je l'aurais bien chercher. Mais Jude ne dit rien, je me regarde , ile me jauge. Il fume en m'écoutant parler et puis quand j'ai fini de parler , quand je lui dis, avec toute la sincérité du monde que , quoi qu'il me demande de faire , quoi qu'il attende de moi, si je le perd, je me flingue. C'est une réalité peut-être dure pour lui. Vraiment très dur, après avoir vu ce qu'il a vu. Après l'avoir charger en plus de remords qu'il ne méritait pas de porter. Parce que c'est une vérité  simple. Sans Jude, ma vie , quelle qu'elle puisse être , quoi que le destin puisse me réservé, ne vaut pas la peine d'être vécu, sans mon frère. C'est à ce point-là, que j'aime Jude. Il se lève , Ju. Il se lève , s'approche de moi, après avoir écraser son joint dans le cendrier et puis il m'écrase son poing dans la gueule, avec une force que je ne soupçonnais pas.

Mais je ne bronche, pas.
J'ai pas le droit.
Il a tout les droits de me casser la gueule , si ça le chante. De foutre le feu à mon salon, à tout ce qui compte pour moi, s'il en a envie.
Alors je bronche pas, et puis je baisse la tête, honteux, quand il hurle :
« Je ne veux plus jamais t’entendre dire que tu vas te flinguer, Charlie. Tu m’entends ? JAMAIS ! »
Je hausse les épaules. Silencieux. N'osant pas ouvrir ne serait-ce que ma bouche alors qu'il se mets à parler, Jude.  « Six ans… Six ans... » Il souffle.  Et si j'étais tant que ça un gamin, j'me défendrais. Je lui dirait que c'est Mary , qui m'a embrasser. Que je l'ai repousser , que je lui ai dis que je pouvais pas faire ça. Que j'étais terrorisé, ce jours-là.  Que j'ai mis des mois, à essayer d'oublier la culpabilité juvénile, la honte, la peur, qui me hantais tout les jours avant d'arriver en cours. Peur que Jude le découvre. Que Mary le lui dise. Peur qu'il l'apprenne. Que je perde mon seul ami.  Le seul qui ait compter en tout cas.

« - Tu veux que je te dise quoi, Charlie ? Tu attends quoi de moi au juste ? Ma bénédiction ? Ou bien mon refus ? C’est laquelle de mes réactions qui t’empêcherais de la revoir ? Hein ? Parce que pour ce que je viens d’entendre, mes interdictions ne semblent pas avoir grand effet sur vous. Alors quoi ? Tu veux quoi ? Tu attends quoi de moi ? Tu attends quoi d’elle ? »
Il souffle et moi, toujours debout, les mains enfoncés dans mon sweat-shirt, je sais pas quoi répondre. Je ne veux pas de la bénédiction de Jude. Je ne veux pas d’interdiction non plus. Je veux juste qu'il me dise qu'il m'abandonnera jamais. « Te fou pas de moi s’il te plait… juste… sois franc. Avec moi, mais aussi avec toi-même… Tu attends quoi Charlie ? Tu veux quoi ? Tu me parles de t’interdire d’en tomber amoureux, mais Cha. Pourquoi je ferais ça ? Comment ? Tu me prend pour quoi putain ? Un connard sans coeur ? » Et je hausse les épaules. Non, pas du tout. A la place de Jude , moi, je me l'interdirais. C'est vrai , c'est la pure vérité. A la place de Jude , j'voudrais pas qu'un type comme moi s'approche de sa sœur. Qui voudrait qu'un mec tout cassé , au niveau de vie médiocres , aux attentes médiocres , à l'intelligence discutable et au train de vie merdique , pour sa sœur ?  Personne. Personne ne voudrait ça pour sa sœur. Encore moins pour une fille aussi bien que Mary. Et je me mords la lèvre , un peu ému. « - Tu pourras pas m'empêcher de ressentir un truc qu'est déjà là. Mais, je te promets que si tu veux, je coupe contacte avec elle. Pour toujours. » Je souffle. « - J'attends rien de toi. J’espère juste que tu vas rester mon ami. Ça te plait peut-être pas de l'entendre mais... J'peux pas vivre sans toi. » Je souffle , serrant les poings plus fort encore , alors que Jude se remets à parler.
« Tu veux quoi ? Y’a encore deux semaines, tu n’avais d’yeux que pour Maxine. Pourquoi Mary ? Pourquoi est ce que je devrais te faire confiance alors que tout me porte à croire que tu t’es simplement consoler dans ses bras et que ton désir pour elle n’est né que de ça ! De ça et… d’un bisou adolescent sorti de je ne sais ou ? » Alors c'est ça , qu'il pense ? Je soupire , un peu , sort ma main du sweat-shirt pour aller me gratter la tête , gêné. Il pense que je suis à ce point-là, un enculé ? Que j'ai pas déjà assez de filles avec qui j'peux me consoler ? Il pense que je joue avec sa sœur ?  Ceci dit , c'est normal. Ça devrait surprendre personne. Après tout, Charlie White est connu pour être un vrai enculé sans cœur. Incapable de faire preuve d'autre chose que d'égoïsme. Alors je soupire et puis je me laisse retomber sur le canapé , la tête tombant entre mes doigts tatoué. « - Justement Ju... C'est parce que j'viens de me sortir de ma relation avec Maxine que … J'ai laisser ça , m'arriver. » Je souffle, laissant tomber mes mains sur mon jean, le pressant péniblement. « - Mary est une fille bien... Tu sais que je l’appréciait beaucoup, déjà pendant mon adolescence. Je... J'ai toujours eut des sentiments pour elle, quelque part mais... » Je hausse les épaules. « - Je pouvais juste pas me permettre de te perdre. » Et puis mes yeux continuent de fixé mon tapis. « - Mais... Là j'ai eut envie de savoir ce que ça faisait … D'être heureux. J'ai voulu avoir un peu...juste un peu une fille bien avec moi... Je... Je sais que j'ai merdé. Ça aurait pas dû arrivé. J'voulais juste... Et mes sentiments sont allés trop loin maintenant. » Je soupire , me frottant péniblement le visage, allumant une clope, dans une inspiration grave. « - J'me consolerais jamais avec ta sœur, Jude. Si j'avais voulu me consoler , j'aurais appeler tout le monde sauf Mary. C'est pas du désir. Ça a rien à voir avec tout ça. Si tu penses ça , crois-moi... Tu te trompes. J'ai juste eut l'impression qu'avec Mary, j'pouvais être un peu aimer, pour une fois. » Je racle ma gorge dans un rire faux. « - J'me suis trompé, visiblement. »

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Mer 31 Oct - 11:54
Décompression


Il ne comprend pas, Jude.
Il est perdu.
Et plus Charlie tente de le lui expliquer. De mettre des mots sur ce qu’il ressent et ce qu’il vie, plus Jude semble se perdre dans toute cette histoire. Dans toutes ces révélations qu’il aurait espéré ne jamais entendre de la part de son frère.« - Mary est une fille bien... Tu sais que je l’appréciait beaucoup, déjà pendant mon adolescence. Je... J'ai toujours eut des sentiments pour elle, quelque part mais...Je pouvais juste pas me permettre de te perdre.  »
Des sentiments ? Oui. Sans doute. Une fois encore, Jude avait depuis des années remarqué toutes ces œillades et tout ces sourires qui, à l’époque déjà, le mettaient mal à l’aise. Le faisait grimacer et parler plus fort. Toujours un peu plus fort comme pour se rappeler à eux. A sa sœur et, surtout, à son meilleur ami venu là pour lui. Pour lui et pour lui seul. Pas pour Mary. Pour lui. Juste… pour lui.
Égoïsme enfantin d’un garçon qui n’avait qu’un seul véritable ami et qui comptait bien le garder le plus longtemps possible sans se le faire piquer par un tiers. Surtout pas cette gamine de deux ans leur cadette lui servant de sœur.
Cette sœur qu’il aimait de tout son coeur, mais qu’il ne voulait simplement pas voir trainer dans leurs pattes à chaque minute que Charlie passait chez eux. Comme tout grand frère digne de ce nom.
La seule consolation que Jude avait trouvé à ces regards qu’ils échangeaient s’était trouvé dans celui de Callum qui, les ayant remarqué lui aussi, devait se faire violence pour ne pas laisser sortir la bête en lui. Celle qu’il ne montrait qu’en famille. Loin du regard des badauds. Celle qu’il laissait exploser dans son bureau, seul avec son fils. Bestialité pleuvant en coup de martinets et en violence tant verbale que physique.
Alors Jude souriait, parfois, de voir son père tenter de paraître calme et civilisé lorsque ses yeux lançaient de tels éclairs. Lorsqu’il voyait au fond de ses prunelles aussi noir que son âme que son seul souhait était de défroquer Charlie et de lui filer la rouste de sa vie. D’abîmer son corps d’enfant pour lui apprendre le respect.
Sa vision du respect.

Mais aujourd’hui, nul Callum pour lui permettre de relativiser. De trouver du positif dans l’idée que son frère de coeur et sa sœur de sang puissent être plus que de simples amis.
Cela dit, il n’était plus non plus un enfant. Un petit garçon d’une dizaine d’années mort de peur à l’idée que son copain trouve mieux que lui ailleurs. L’abandonne au profit d’un(e) autre. De quelqu’un de plus intéressant que lui. De plus mignonne.
Il n’était plus non plus cet adolescent rongé par l’acné et les hormones. Mort de peur à l’idée que son meilleur ami ne succombe aux siennes en compagnie de sa sœur.
Qu’il lui manque de respect. Bafoue les sentiments qu’il savait Mary posséder avant même d’avoir eu à fouiller dans son journal intime. Qu’il avait comprit bien assez tôt. Très tôt. A cette époque où Charlie lui souriait de toute sa candeur enfantine de garçon encore si peu intéressé par l’amour d’une femme.
Amour qui, à l’heure du lycée, l’intéressait plus d’un point de vue charnel que sentimental. Du moins, pour ce qu’il en laissait paraître.
Et ce jusqu’à l’arrivée de Maxine. Cette femme qui, par deux fois, semblait l’avoir drastiquement changé.

Non pas que Charlie adolescent était inapte à l’amour. Non. Jude ne l’avait même jamais pensé.
Il savait son frère capable d’aimer. Entièrement. Pleinement.
A cette époque déjà il avait compris que le tatoué valait cent fois plus qu’il le laissait paraître. Qu’il criait à l’amour d’une manière ou d’une autre, tout en semblant l’écarter de lui à coup de blagues vaseuses et papillonnage.
Charlie semblait… effrayé par l’amour ?
Il n’en savait trop rien, Jude. Mais une chose était certaine : Maxine était parvenu à allumer quelque chose en lui que nul autre femme n’avait réussi à atteindre avant elle.
Et elle en avait usée. Abusée jusqu’à aujourd’hui.
Et rien que pour ça, Jude ne pourrait jamais lui pardonné.
Mieux valait que leurs routes ne se croisent plus jamais. Sinon, le brun ne répondait plus de rien.

« - Mais... Là j'ai eut envie de savoir ce que ça faisait … D'être heureux. J'ai voulu avoir un peu...juste un peu une fille bien avec moi... Je... Je sais que j'ai merdé. Ça aurait pas dû arrivé. J'voulais juste... Et mes sentiments sont allés trop loin maintenant. » Il le regarde, Jude. Fixe son frère de ses prunelles charbonneuses sans un mot. Le jugeant et le jaugeant dans un silence de plomb. Comme cherchant à lire en lui. A travers lui. A comprendre le sens de tout ces mots qu’il prononçait. Qu’il laissait s’échapper après des années muré dans le silence. Le déni, sans doute.
Mais Charlie ne le regarde pas. Lui. Il fuit son regard et s’allume une cigarette. Continuant à parler de sa voix grave. Presque éteinte. Supplications à peine audible, mais pourtant limpides aux oreilles du plus âgé.
La simple posture adoptée par son frère en disait peut-être plus long à Jude que l’intégralité de son discours.
Et merde…
Merde…
Charlie était sérieux.
Il était putain de sérieux lorsqu’il lui disait qu’il avait chercher un peu de bonheur dans les bras de Mary et était aller trop loin. Qu’il était allé trop profondément à l’intérieur de lui pour pouvoir remonter sans heurte. Sans transporter le poids de ces sentiments qui, semblait-il, étaient enfui en lui depuis de nombreuses années déjà.
Et Jude se sent con, tout à coup.
Il se sent con de ne pas les avoir remarqué plus tôt. De les avoir nier, peut-être.
Il se sent con de ne pas avoir penser à la possibilité que Charlie puisse voir plus en sa sœur que ce qu’il craignait. Que ce qu’il espérait sans doute aussi un peu. Car il était plus facile d’interdire à son meilleur ami de niquer sa sœur que d’en tomber amoureux.
Car Jude n’avait même jamais énoncer ce simple fait. N’avait même jamais voulu ne serait-ce qu’y penser.
Et là… là. Il se retrouvait devant un fait accomplis.
Devant une vérité toute nouvelle.
Devant un Charlie baissant les yeux. Piteux. La voix basse et le coeur lourd.

Alors, aussi vite que la colère avait enflée en lui, Jude l’a sentit redescendre. Tomber à ses pieds pour disparaître dans un écran de fumée.
Comment pouvait-il en vouloir à son frère de chercher un peu d’amour après tout ce qu’il avait vécu ? Comment pouvait-il le juger d’en chercher dans les bras de Mary qui, pendant douze ans, avait été à ses côtés. L’avait épaulé à sa manière et l’avait couverte de cet amour qu’elle avait tenté de gardé caché, mais que Jude ne pouvait manqué.
Amour qui, à en entendre Charlie, n’existait pas. N’existait plus.
Alors, sans un mot, Jude se rapprocha du tatouer et le pris dans ses bras. Sentant son frère se raidir à son contact. « Alors déjà… Tu me perdra pas, Cha. Jamais… T’es mon frère. Pour le meilleur et pour le pire » Il dit, un demi sourire en coin alors qu’il soupire de résignation dans ses bras. Frottant le dos du tatoué avec douceur avant de se décoller. « Ensuite… T’es sérieux ? J’veux dire… T’es sûr que c’est pas juste… passager ? … Je… sais même pas quoi te dire Charlie… Je… Si je t’ai interdit de la toucher, c’était par crainte que… enfin… tu vois ? Que tes hormones aient raison de tout le reste… pas… ça. Pas si tes… sentiments entraient dans l’équation… Je… je peux pas te dire que je m’en fou. Que ça m’est égal et que tu fais bien ce que tu veux. Tout comme je peux pas te dire non plus que ça ne m’étonne pas. Même si en vérité, ça ne devrait pas m’étonner tant que ça… J’les avais vu, vos regards… Vos sourires et tout ça… Mais j’aurais jamais pensé que toi tu puisse t’intéresser à elle… pas depuis… Maxine. En tout cas. »
Il se mord la lèvre, Jude. Se levant chercher deux bières dans le frigo avant d’en jeter une à Charlie et revenir s’asseoir avec la seconde. Les ouvrant d’un coup de briquet avant de porter le goulot à ses lèvres. « J’ai besoin de comprendre Cha… Il c’est passé quoi… ce soir là ? Pourquoi tu dis… que tu t’es trompé ? Que ça c’est mal passé ? ... »
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Mer 31 Oct - 13:26

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Si c'est la fin de notre amitié , alors je l'accepte. Je sais que j'aurais pas du faire ce que j'ai fais. C'est ma faute. C'est à moi d'assumer les conneries que j'ai fais.  Et puis j'voudrais expliquer clairement à Jude ce que je pense. Lui expliquer ce que je ressens, clairement. Mais la vérité c'est que je sais pas trop. Je sais pas où j'en suis. Je sais pas ce que je dois faire avec Mary. Je ne sais plus ni quoi dire ni quoi faire. Et puis l'idée même que je puisse perdre Mary en même temps que Jude , me fends le crâne en deux. J'commence à avoir une grosse migraine. Il m'est difficile de garder la tête haute, alourdie par le poids de la honte , de la culpabilité.  Et même si Jude décide de me pardonner , même s'il décide qu'on peut rester ami, à vrai dire , je ne sais tout de même pas où cette situation me mène. C'est bizarre mais, j'voulais pas trop y croire au début.  Quand elle m'a rejeté pour la première fois. Je voulais pas vraiment croire que Mary, ma May , me jetterait. J'pensais qu'elle accepterait assez facilement. Déjà parce que j'ai pas trop l'habitude qu'on se refuse à moi mais surtout parce que parmi toutes les femmes que je fréquente, Mary est la seule à me connaître. Je pensais que ça compterais un peu.
Et ça a du compter, quelque part.
Peut-être que c'est parce qu'elle me connait , qu'elle a aucune envie de se mettre avec moi ?
Peut-être que Mary sait à quel point je suis merdique ?
Peut-être que Mary n'a aucune envie de perdre son temps avec un garçon déjà brisé, pourtant si jeune. Et peut-être qu'elle a raison, aussi surprenant que ça puisse paraître , je comprends très bien, toutes les réactions de Mary. J'voudrais sincèrement dire que je lui en veux. J'voudrais très sincèrement dire à  Jude que sa sœur me fait du mal, à chercher toujours le contacte, pour le rompre le plus violemment possible. Parce qu'elle me perd Mary, alors que je m'étais lancer là dedans pour espéré avoir quelque chose d'un peu simple. D'un peu évident. Mais , non.
C'est jamais simple et évident pour Charlie White. C'est jamais simple de m'aimer , jamais trop simple de se lancer dans quelque chose avec moi. Elles préfèrent quand je dis rien , que je me laisse aller à la sauvagerie , elles se plaignent mais c'est ce qu'elles attendent de moi. Et au vu de son comportement , Mary ne fait pas exception.
J'aurais bien voulu, pourtant.

Je sens les bras de Jude m'entouré et je soupire de soulagement. Il va pas me lâcher. C'est déjà une première chose. Pas des moindre, d'ailleurs. « Alors déjà… Tu me perdra pas, Cha. Jamais… T’es mon frère. Pour le meilleur et pour le pire » Je hoche la tête, glissant ma tête un peu plus contre son épaule. Putain. Putain , j'ai l'impression d'être libéré d'un poids. Et puis il me lâche , il me demande si je suis sérieux , si c'est pas juste passager. Il me pose plein de question et pour la plupart d'entre elles , je n'ai pas vraiment les réponses coupant entre deux questionnements pour aller chercher des bières. Habitudes de deux frères qui boivent des bières , fument des joints et parlent de tout et n'importe quoi. Du boulot comme de la vie , de toutes les choses qui comptes pour l'un ou pour l'autre. « J’ai besoin de comprendre Cha… Il s’est passé quoi… ce soir là ? Pourquoi tu dis… que tu t’es trompé ? Que ça c’est mal passé ? ... »
Aie.
C'est la question qui fâche , la question auquel je voulais ne surtout pas répondre. Parce que je sais pas si j'assume de dire à Jude ce qu'il s'est passé. De perdre ma virilité auprès de Mary , c'est déjà assez compliqué à supporter pour moi mais alors devoir le raconter en plus à Jude , ça commence à faire beaucoup. Alors je soupire. Je ne sais même pas par où commencer. « -Je.. J'en sais rien , Jude. Je sais pas si tu as remarquer mais... » J'ouvre ma bière d'un geste , tournant les yeux , timidement vers lui. « - Je suis pas le genre de garçon dont les sentiments sont passagers... Mais... En vrai... J'en sais rien. » Je souffle, ne voulant pas mentir à Jude. Parce que si ça se trouve je vais arrêter d'en avoir quelque chose à foutre, demain. On sait pas. On sait jamais trop. Peut-être que ça va s'arrêter. Que j'vais arrêter de tomber amoureux. Mais ça à l'air tellement compromis.

Et puis je me racle la gorge , je sais qu'il faut que j'dise toute la vérité à Jude. Et j'ai beau essayer de trouver une bonne formulation , y'a rien qui va , dans ma tête. « - Bon. Vu que je sais du tout comment te le dire... » Je souffle, me mets une petite claque pour me motivé. « - J'arrive plus... à... enfin tu sais... » Je jette un coup d'oeil sur ma braguette. « - Ça marche plus en bas. » Je souffle , la voix encore plus éteinte. Encore plus gêné. « - Elle l'a très mal prit. Je sais pas si...  ça l'a vexé ou si juste elle a compris que je ne valait pas le coup , mais elle a voulu partir de chez moi. Il était tard et je voulais la laisser dormir chez moi. Elle était dans tout ses états , j'étais vraiment pas bien , je lui ai dis de rester dormir ici et que je partais moi. Et ...J'ai voulu me changer avant de partir... » Je fronce les sourcils, essaie de retenir la colère qui me prend , sans que je puisse trop l'expliquer. Je serre fort les poings comme pour essayer de me donner du courage. «- J'voulais pas qu'elle voit ça , Ju... » Je souffle tapant du poing sur l'accoudoir. «- Ni elle , ni toi, ni personne. »  J'avale ma bière pour la terminé cul-sec, attrapant un joint pour l'allumé. « - Elle a faillit vomir sur place. Le lendemain, elle m'envoit un sms pour me dire qu'elle veut  plus me parler.  Qu'elle a beaucoup de choses à faire , qu'elle pourra même plus répondre à mes sms... Donc... » Je hausse les épaules, impuissant. Parce que je sais que je suis incapable de faire grand chose dans cette situation.  Et même si je pouvais, j'saurais pas quoi faire. « - Le message me paraît assez clair, je crois. J'ai essayer de lui envoyer des messages , de faire comme si de rien n'était et tout , j'ai essayer de la forcer un peu à parler. Au final elle m'a avoué qu'elle voyait quelqu'un en ce moment... » Je secoue la tête , encore un peu dégoûté  par la nouvelle. « - Un type de sa fac qui s'appelle Arthur. Là, elle a accepter de me revoir aujourd'hui parce que y'a deux jours... Elle s'est disputé avec lui. Voila. J'suis...même pas sûr de ce que ça veut dire, tout ça. »

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Mer 31 Oct - 16:25
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Il l’a sentit, Jude. Son frère se laisser aller dans ses bras. Comme soulager d’un poids pesant bien trop lourd à ses épaules.
Ses épaules si large, mais déjà bien trop chargé pour un garçon de son âge. De sa sensibilité.
Alors il frotte son dos. Jude. Doucement. Comme pour le rassurer sur le fait qu’il ne le laisserait jamais tomber. Que, quoi qu’il arrivait dans leurs vies, Charlie pouvait compter sur lui.
Car il avait beau dire, son frère, qu’il ne pourrait pas vivre sans lui. La vérité restait que le brun lui aussi était tout bonnement incapable d’avancer sans Charlie dans sa vie.
Il était son frère, sa constante. Son meilleur ami. La seule personne qui, même à plusieurs kilomètres de lui, était capable de le rassurer d’un simple sms. D’un simple mot ou d’un simple regard.
Charlie était… sa boussole ? Son sextant. Celui qui lui permettait de se maintenir debout même au pire de son existence.
C’était grâce à lui qu’il avait tenu tête à Callum, à l’époque. Grace à son soutient inébranlable et à cette certitude que, quoi qu’il puisse lui arriver, Charlie ne le laisserait jamais tomber.
Et lui non plus ne laisserait jamais le tatoueur tomber.
Jamais.
Ils avaient beau avoir connu des hauts et des bas, surtout récemment, ils restaient et resteraient des frères jusqu’à la fin de leurs putain de vies. De leur putain d’existence que Jude espérait durée encore des décennies. Sinon des siècles.
Alors oui, il en voulait à Charlie pour ce qu’il avait fait.
Oui. Il lui en voulait d’avoir embrasser sa sœur par deux fois sans jamais le lui en avoir parler. En ayant garder ça secret six putain d’années durant.
Mais non. Cela ne suffirait pas à lui faire l’abandonner. Jamais.
A fortiori si, comme Charlie tentait de lui expliquer avec sa maladresse habituelle, son intérêt pour sa sœur allait au delà du simple physique.

« -Je.. J'en sais rien , Jude. Je sais pas si tu as remarquer mais...  Je suis pas le genre de garçon dont les sentiments sont passagers... Mais... En vrai... J'en sais rien. » Il dit, incertain. Son regard gris cherchant timidement à capter celui du brun.
Et il lui sourit, Jude. Comprenant parfaitement les incertitude de son meilleur ami.
Oui. Charlie n’était pas homme a éprouver des sentiments passagers. En témoigne ses amitiés, la leur, et Maxine. En témoigne cet amour touchant qu’il vouait à sa mère, femme la plus importante de toute son existence. Bien avant Maxine et bien avant Mary. Quelque puisse être l’intensité de ses sentiments à son égare. D’ailleurs.
Il était encore moins homme à parle sentiments s’il n’était pas un minimum certain de lui. A coeur ouvert sans un minimum de sincérité.
Alors oui. Ils avaient raison de douter. De se demander si l’amour ou l’ersatz d’amour que le châtain portait à Mary était ou non viable. Était ou non suffisant pour qu’ils puissent espérer la moindre relation.
C’était normal de se poser ce genre de questions. Tout à fait normal. A chaque relation, mais encore plus lorsque notre intérêt se portait sur la sœur de notre meilleur ami. Ou que l’intérêt de notre meilleur ami se portait sur notre petite sœur.
C’était légitime.
Alors Jude ne dit rien. Se contentant de hocher la tête en attendant la suite. Attendant les explications sur cette fameuse soirée passée un peu plus d’une semaine auparavant.

Il semble hésiter, Charlie. Plus encore qu’avant. Peut-être plus que jamais, même.
Et son regard le fuit. Encore.
Il cherche ses mots. Se racle la gorge. Se frappe, même. Et Jude aurait pu en rire, si tout cela n’avait pas été aussi sérieux. Si le sujet principal de leur conversation n’avait pas été sa sœur. Sa sœur et Charlie. « - J'arrive plus... à... enfin tu sais...  Ça marche plus en bas. » Il dit. La voix presque éteinte et le regard pointant son entre-jambes. Et Jude prend quelques longues secondes à comprendre la portée de ces mots.
Toute leur portée.
Et lorsqu’il écarquille les yeux de surprise en réponse à cette annonce, l est partager entre colère et inquiétude.
Colère d’apprendre que si Charlie avait été en capacité de le faire, il aurait niquer sa sœur sans la moindre hésitation. Et inquiétude de savoir que son frère, réputé queutard de première, semblait être tout bonnement incapable de bander.
Pour un peu, il aurait pu croire à une mauvaise blague, Jude. Mais il voyait au regard fuyant du tatoué que ce dernier était on ne peut plus sérieux…
Il aurait voulu lui poser tant de questions, Jude. Lui demander pourquoi ? Comment ? Depuis quand ? Si cela n’était arrivé qu’avec sa sœur, ou avec d’autres ? Si ça fluctuait ou si c’était constant ? Mais il n’en demanda rien. Pas besoin. Une fois de plus, cette honte lisible dans les yeux terne de son frère en disait plus long que les explications les plus détaillés qu’il aurait pu lui fournir.

Merde.

Et alors que le brun tentait de se remettre de cette nouvelle. D’imaginer Charlie impuissant face aux corps voluptueux de femmes avec toute la difficulté d’une telle scène. Il écoutait son frère lui raconter la suite de leur soirée.
La déception manifeste de sa sœur lui tirant une grimace de dégoût irrépressible.
Il ne voulait pas savoir à quel point Mary pouvait être une affamée. Non. Il ne voulait pas, mais alors surtout pas imaginer sa sœur en attente de la bite de Charlie……
Mais il ne dit rien, Jude. Il écoute. Il tente d’assimiler toutes les informations disséminé par un Charlie bien trop gêné. Bien trop colère face à cette réalité qu’il peinait à mettre en mots.
Face à sa réalité.
Et il le laisse parler, Jude. Se mordant la lèvre lorsque Charlie lui explique que sa sœur avait vu ce que lui-même n’avait qu’entraperçu. Ne connaissait réellement qu’aux travers des SMS du châtain. De ses révélations douloureuse et de ce corps qu’il cachait aux yeux de tous.
Ce corps que, semble-t-il, Mary avait vu.
Qu’elle avait rejeté à force de nausée.
Et il a honte pour elle, Jude. Honte d’apprendre que sa petite sœur avait réagit de la sorte face à une vérité dont la seule victime était et serait toujours Charlie lui-même.
Elle n’avait pas le droit de faire ça.
Si Charlie disait vrai. Elle n’avait pas le droit de faire ça.
Quoi qu’il ai pu se cacher sous les vêtements du tatoué, ça n’expliquait en rien une telle réaction. Un tel rejet.
Et lorsque Charlie termina son récit par le soi-disant petit ami de sa sœur, Jude balaya ses mots d’un mouvement de la main avant de la déposer sur l’épaule de son frère d’un geste rassurant.
« Ok… Ok Cha » Il murmure d’une voix douce. Calme. Comme pour apaiser ne serait-ce qu’un l’homme lui faisait face. Détendre rien qu’un peu un Charlie bien trop agité. « Donc… Je résume. Tu as invité Mary chez toi. Vous vous êtes… embrassés… Et en voulant aller plus loin… vous avez pas pu et… elle a voulu partir ? Mais tu l’en a empêcher. Tu as voulu partir à sa place et alors que tu te changeais, elle a vu ce que tu tente de nous cacher depuis des semaines ? » Il demande, la voix voulu calme malgré son coeur aux bord des lèvres. Malgré sa fatigue et sa peine de voir son frère dans une telle détresse. Malgré la soupe de sentiment déferlant dans ses veines à l’entente de toute cette histoire. De toutes ces révélations qu’il lui faudrait sans doute plusieurs jours à assimiler.
Mais pour l’heure, il voulait simplement être sûr d’avoir bien compris. Avant d’aller plus loin. « Elle t’as vu et… elle t’as semblé dégoûté ? Ensuite tu es parti, je suppose sans rien dire de plus, et tu lui as écrit le lendemain matin et depuis.. rien ? Elle t’as écarté de sa vie au profit d’un certain Arthur ? »
Il répète, voulant plus que tout s’assurer qu’il avait bien compris toute l’histoire.
Soupirant, il avala sa bière d’une traite avant de se laisser retomber lourdement contre le dossier du canapé. Soudain las. « Mais du coup…. Si je comprend bien… Elle voulait partir avant d’avoir vu, c’est bien ça ? Elle te semblait étrange avant tout ça, non ? … Du coup, je suis pas sûr que sa réaction soit du à ce qu’elle a vu, Cha. Et concernant ton… problème… j’sais pas quoi te dire… je… J’veux pas savoir si c’est à cause de ça que ma sœur voulait partir… J’veux pas imaginer ma sœur comme ça putain » Il gémit, étirant ses traits fatigués de ses mains. « Je comprendrais que… fin… que ça puisse… décevoir ? Mais de là à la faire fuir… Non… C’est pas logique Cha… Je vois bien que pour toi ça semble concorder, mais pour moi rien de tout ça n’est logique. Rien dans ce putain d’enchaînement d’évènement n’a de putain de sens ! »
Il soupire, Jude. Se penchant attraper une cigarette sur la table pour la porter à ses lèvres. Petite pause entre deux péchés. « Je lui ai posé des questions sur… cet Arthur là… Apparemment c’est un élève en droit.. Sûrement un espèce de ptit bourge pétant plus haut que son cul au sourire suffisant et aux narines enfarinées » Il lâche, de toute sa mauvaise fois. « En tout cas… elle est pas avec. Du moins, elle l’était pas y’a encore une heure… Mais pour ce que j’ai entendu de ses échanges avec Sol, il lui a proposé de sortir avec elle et elle y réfléchissait… Putain… C’est quoi encore ce merdier putain ?….. »
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Mer 31 Oct - 17:50

I made a mistake



J'ai cracher dans le désordre tout ce qui me passait par la tête vis à vis de toute cette situation. Et ça fait beaucoup. Très sincèrement, ça fait énormément beaucoup. Beaucoup d’événements , beaucoup de non-dit et surtout, une réalité que je n'avais encore dit à personne. Une réalité simple et pourtant si surprenante : j'ai perdu ma virilité. J'ai perdu cette confiance presque infaillible que j'avais en mon corps. Je sais qu'il n'est pas parfait. Je ne l'ai jamais considéré comme tel. Quelques traces d'acné , des cicatrices de skate, des tatouages raté. Des bleus et des blessures de bagarres. Des cicatrices , plus qu'il n'en faut , sur mon corps. Même avant Maxine. Et pourtant , j'ai toujours eut confiance en mon corps. J'ai jamais trop peiné à me mettre à nu, et selon Jude , c'était même plutôt le contraire. Mais,aujourd'hui et surtout il y'a une semaine, je m'étais découvert une toute nouvelle faiblesse. Incapable de me déshabillé, incapable de montrer aux yeux de Mary , l'horreur qui se découpe sur mon corps. Je ne veux pas qu'on me voit. Je ne veux pas qu'elle me voit. Et surtout, je ne veux pas qu'elle touche, ça. Les immondices monstrueuses perpétré par une femme malade, que j'avais voulu protéger , offrant mon corps comme sanctuaire de sa haine, de son malêtre ,n'étant pourtant pas capable de la sauver. Malgré ça, malgré tout mes efforts. Et de mon échec , il reste que des cicatrices qui peinent à se refermées , emprisonné par la chaire douloureuse, j'ai l'âme en peine , depuis déjà un moment. Et j'voulais pas qu'elle le voit. Qu'elle pleure, comme elle avait pleurer. « Ok… Ok Cha » Il souffle, Jude , glissant sa main dans mon dos , dans un geste qui se veut rassurant. Qui se veut réconfortant. Mais , qui ne me met que plus mal à l'aise. J'ai vraiment plus l'impression d'être un homme. Et j'me sens humilié d'avoir à offrir cette vérité à la personne que j'affectionne le plus au monde. Ça me fait grincer des dents. Soupirer bruyamment.
Putain de blocage merdique , putain de corps traitre. Putain de cœur qui bat toujours trop fort pour les gens qui le font souffrir.

Il résume la situation, les événements et ce qu'il en a compris et je hoche la tête, grimaçant à l'entente de la fin de sa phrase. Oui je tente de le cacher. Et peut-être que c'est ça le soucis. Peut-être que je devrais pas. Mais j'y arrive pas. J'arrive pas à imaginer la réaction de Jude. Ses yeux paniqués et sa peur irrationnelle que je meurs , que je disparaisse sous les coups de Maxine. Comme une bombe à retardement, qui exploserait une fois découverte.  « Elle t’as vu et… elle t’as semblé dégoûté ? Ensuite tu es parti, je suppose sans rien dire de plus, et tu lui as écrit le lendemain matin et depuis.. rien ? Elle t’as écarté de sa vie au profit d’un certain Arthur ? » Je fais non de la tête. « - Non... On a discuter par sms. Mais , c'était seulement une longue discussion pour me dire que elle pouvait plus me parler et qu'elle avait embrasser ce gars. Que elle ne savait pas si elle était capable de rester amie avec moi. » J'inspire, mordant l'intérieur de ma joue, grimaçant plus fort encore. J'écoute Jude continuer son discours à tâtons , incapable de trop savoir quoi dire quand à la situation qui à l'air inextricable. Un vrai mystère, autant pour lui que moi.

« Mais du coup…. Si je comprend bien… Elle voulait partir avant d’avoir vu, c’est bien ça ? Elle te semblait étrange avant tout ça, non ? … Du coup, je suis pas sûr que sa réaction soit du à ce qu’elle a vu, Cha. Et concernant ton… problème… j’sais pas quoi te dire… je… J’veux pas savoir si c’est à cause de ça que ma sœur voulait partir… J’veux pas imaginer ma sœur comme ça putain » Je hausse les épaules. Je ne sais pas, pourquoi elle a voulu partir. Je n'arrive pas à comprendre. Elle a juste...Juste arrêter de vouloir rester. Et puis j'étais ivre, alors tout à l'air de s'être déroulé très vite , dans ma tête. Et je ne me vois pas expliquer à Jude qu'on a pas fait que s'embrasser. Même s'il a sans doute bien compris , que ce n'est pas la seule chose qu'on a fait ce soir-là. « - Juste... Elle a voulu partir quand... Elle a constater que... Et puis j'en sais rien. Quand j'ai vu que ça marchait pas... J'me suis senti frustré et j'suis parti dans la salle de bain une seconde , voir ce qui se passait... Elle m'a dit à travers la porte qu'elle partait. Et je l'ai retenu. Je sais pas pourquoi elle voulait partir. Mise à part qu'elle savait que... Enfin elle se doutait, que j'avais des choses pas belles qui se cachaient en dessous. » Je glisse une main las sur mon visage. « -J'comprends rien à sa réaction. Elle a voulu partir d'un coup , avant même qu'on ait le temps d'en parler ou quoi.. et j'te dis. Je me suis fâché. Je lui ai dis qu'elle avait rien à faire à une heure du matin dehors dans la rue , et je lui ai dis de dormir chez moi. Que si vraiment ça lui plaisait pas de respirer le même air que moi et bah... je partirais. J'ai pris des affaires , je suis allé au salon et je pense qu'elle revenait pour … Pourquoi d'ailleurs ? J'sais pas. S'excuser ou continuer de se disputer , peu importe au final. J'étais en train de changer de t-shirt. » J'inspire , attrape une mèche de mes cheveux , la coince dans ma paume, geste stressé, angoissé même , de devoir repenser à cette scène bien trop claire que passe dans ma tête. « - Elle... Elle a hurler si fort. Et après elle a mit sa main devant sa bouche pour s'empêcher de vomir. J'ai essayer de vite me rhabiller, mais c'était trop tard. Elle avait tout vu. Elle est devenu toute pâle, j'ai cru qu'elle allait tomber dans les pommes. Alors j'me suis enfuis... » Je souffle, un peu honteux d'avouer que je me suis enfuis comme un lâche. Et Jude continue de soutenir que non. Ce n'est pas logique. Que rien de tout ça est logique. « - Comment tu expliques son comportement ? J'voudrais bien dire que t'as raison mais... »

Jude se tait, une seconde. Presque hésitant. Il s'attrape une cigarette pour se donner du courage et moi , je glisse mes paumes moites contre mon jean noir.  « Je lui ai posé des questions sur… cet Arthur là… Apparemment c’est un élève en droit.. Sûrement un espèce de ptit bourge pétant plus haut que son cul au sourire suffisant et aux narines enfarinées » I Je hoche la tête, silencieux. Le visage fermé , emplis d'une colère qui est revenue maintenant. Seule chose d'ailleurs , qui est redevenu normal bien rapidement, dans ma petite vie. « En tout cas… elle est pas avec. Du moins, elle l’était pas y’a encore une heure… Mais pour ce que j’ai entendu de ses échanges avec Sol, il lui a proposé de sortir avec elle et elle y réfléchissait… Putain… C’est quoi encore ce merdier putain ?….. » Ah. Alors c'était ça. C'était pour ça , qu'elle était si étrange, aujourd'hui, Mary. Elle cherchait les mots, pour me dire qu'elle comptait voir Arthur. Et je soupire grimaçant. Si elle se mets avec un autre type, qu'est-ce que je fous encore à essayer de me prendre la tête là-dessus. J'ai déjà passer mon tour. Tant pis pour moi, alors. « -Ah... Bah... Ok. C'est pas grave, Ju. Elle... » J'inspire et tente un sourire, un peu forcé , c'est vrai. Mais , j'essaie. Il faut me comprendre , j'essaie vraiment. « - Elle a raison. » Je cherche les yeux de Jude et lui tape l'épaule , essayant comme je peux de le rassurer , alors que je sens mon cœur se serrer un peu trop fort dans ma poitrine. « - Elle a raison... C'est bien un étudiant en droit. C'est mieux pour elle. Tant qu'il est gentil. » Je souffle , la gorge serré , incapable de proféré un mensonge rassurant correctement. « - De toute façon , elle a rien à faire avec moi. J'suis même plus... Vraiment un mec. Autant qu'elle se mette avec un gars qu'à une situation. Qui va bien... De partout. » Je dis , inspirant sur le joint que je viens à peine d'allumer. « - Ouah … Merde. » Je souffle, la voix toute basse. « -Ça fait mal. »

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Mer 31 Oct - 21:15
Décompression


Il tente de s’expliquer, Charlie.
Expliquer de ses mots parfois décousus les évènement de la semaine passé. Le déroulement de cette soirée qu’il avait passé en tête à tête avec Mary.
Et Jude reste là. L’écoutant parler. Tentant de comprendre un trop plein d’informations.
D’ailleurs, Charlie lui-même ne semble pas comprendre la totalité de ce qu’il était en train de raconter. Suppositions semblant parfois sortir plus du néant que de la raison plus. Justifications de réactions incompréhensibles. De la part de sa sœur. Principalement.

Pourquoi Mary avait-elle agit de la sorte ? Pourquoi avait-elle crier à la vue du garçon torse nu ?
Il le savait, Jude, que ça ne devait pas être beau à voir, ce que Charlie cachait sous ses vêtements. Dans le cas contraire, jamais son frère ne leur aurait caché tout ça.
Il n’avait vu que ses bras, Jude. Que quelques marques de cigarette mal soignée décorant la cicatrice de ce qui était et resterait sans doute la plus belle connerie du châtain. A savoir sa tentative de suicide avortée.
Il n’avait vu que ça et, pourtant, lui aussi avait senti un haut le coeur le gagner à cette vision. Lui aussi avait vomit en y repensant. Réellement vomit. Pas juste porté la main à ses lèvres dans une vaine tentative de contenir sa nausée.
Et il en avait pourtant vu si peu… Un bras. Un seul.
Certes, il y avait les coupures à son poignée, aussi et surtout. Ces putains d’entailles enveloppées d’un bandage bien trop propre pour que le tatoueur l’ai lui-même fait. Œuvre d’une pharmacienne bien trop gentille pour son propre bien.
D’une femme qui, dans d’autre circonstances aurait pu se faire arrêter pour non assistance à personne en danger.
Si Charlie avait réitérer sa mise à mort et réussie, elle aurait été parmi les personnes fautives. Causes de la mort du garçon.
De celles sui savaient, mais qui n’avaient rien dit.
Comme lui…
En faite si. Jude comprenait parfaitement la réaction de sa sœur. Son cri et son dégoût. Choc qu’il ne pouvait décemment lui en vouloir d’avoir éprouvé.
Après tout, lui-même n’était bien certain de la réaction qu’il aurait le jour où Charlie se déciderait à lui montrer. S’il le lui montrait. Si tenté qu’un jour son frère ne se décide à arrêter de se cacher et à retrouver un semblant de vie normal. D’exhibition sinon pareille à celle qu’il lui connaissait, au moins suffisante pour ne pas avoir à sa cacher à chaque fois qu’il voulait changer de haut.

« - Comment tu expliques son comportement ? J'voudrais bien dire que t'as raison mais... »
Il hausse les épaules, Jude. Ne sachant pas très bien quoi répondre à une telle question, tout simplement car il n’en savait rien. Il n’était ni dans la tête de Mary, ni même présent lors de cet évènement. Il n’en savait que ce que Charlie avait bien voulu lui dire et, s’il ne doutait nullement de la sincérité de son meilleur ami, il savait pertinemment que nul être ne pouvait être parfaitement objectif lorsqu’il s’agissait de raconter une tranche de vie passée.
Nos souvenirs étaient forcément biaisés par nos ressentit du moment et par les sentiments présents. Par ce qu’on avait pensé à l’instant T jusqu’à ce qu’on en avait tiré les jours, les mois ou les années plus tard.
Alors oui, Jude émettait une certaines réserve quand à la réaction conté par Charlie.
Il tentait de l’analyser sous plusieurs angles. Parfois plus doux. Parfois plus aiguisés.
Mais qu’importe dans quel sens il l’a tournait, il n’y voyait pas plus clair pour autant.
Restait une vérité absolue : Mary et Charlie s’étaient vus. Ils s’étaient embrassés et avaient sans doute entreprit quelques caresses que Jude ne demanderait jamais ô grand jamais à en connaître l’étendue avant de s’arrêter nets. Stopper par… l’incapacité de l’homme à aller plus loin.
Ensuite, Charlie l’avait quitter le temps d’aller s’enfermer dans la salle de bain et Mary avait voulu partir. Il l’en avait empêché. Avait lui même prit la décision de s’en aller et s’était fait prendre sur le fait par sa sœur venue… Venue quoi au juste ? A l’entendre, Charlie lui-même n’en savait rien.
Sans doute que, prise par le choc de la vision s’offrant à elle, Mary n’avait jamais réellement eu l’occasion de le lui dire.
Et c’était là que le bas blessait. Car contrairement à ce que semblait penser son frère, Jude lui pensait que la clef du mystère se trouvait peut-être ici. Dans ce retournement d’intention de la part de sa sœur.

Les sourcils plissés sous l’effet de la concentration, Jude se prenait à y réfléchir avec un sérieux presque inhabituel.
Détective improvisé d’une situation qui ne le concernait guère. Qui aurait du l’énerver et le faire sortir de ses gongs, mais qui était devenue en moins d’une heure un terrain d’expertise qu’il passait au peigne fin. Tentant d’y déceler le moindre indice sur ce qui s’était passé.
Il n’était même plus fâché, Jude. A peine dégoûté d’apprendre que Charlie et Mary avaient manqué de peu de franchir cette limite qu’il leur avait imposé depuis douze putain d’années.
A dire vrai, après avoir entendu le tatoueur parler avec une telle intensité et une telle sincérité de sa sœur, il en était venu à se demander pourquoi il leur avait interdit une chose aussi égoiste depuis autant d’années.
Enfin… Il le savait, au fond. Pourquoi il avait fait ça. Mais il se rendait alors compte d’à quel point le faire avait été inutilement égoiste.
Non content de ne pas les empêcher de se désirer que ce soit d’un point de vu purement physique ou plus profond, il les avaient contraint au mensonge. Mensonge envers lui, mais aussi envers eux-même. Pour ne pas le blesser.
C’était en tout cas ce qui transparaissait des paroles de son ami.
Et ce simple constat lui serra le coeur et manqua de peur de le faire se fondre en excuse.
Ce n’était pas ce qu’il avait voulu. Jamais.
Alors, aujourd’hui, il ne désirait plus qu’une chose : comprendre.
Comprendre comment sa sœur qu’il savait ne pas être insensible aux charmes du tatoueur avait pu le rejeter de la sorte et comprendre comment Charlie qu’il n’aurait jamais penser apprécier sa sœur au-delà d’une amie et d’un plan cul potentiel et interdit avait pu en arriver à un tel état de détresse.

Alors il parla d’Arthur. Racontant ce qu’il en savait et ce qu’il en était de leur soi-disant relation.
Il ne faisait pas ça pour blesser Charlie. Non. Loin de là même. Simplement, il voulait avoir tout les éléments en main pour pouvoir réfléchir plus convenablement à toute cette histoire. Pouvoir apporter peut-être des réponses à son frère semblant se décomposer à mesure des mots qu’il prononçait. S’enfonçant un peu plus à chaque seconde contre le canapé. « -Ah... Bah... Ok. C'est pas grave, Ju. Elle... Elle a raison. » 
Il dit. Un sourire forcé que Jude ne lui voyait que trop souvent ces derniers temps étirant ses lèvres. Et il grimace, Jude. Se rendant alors seulement compte qu’il aurait peut-être dû garder ces informations pour lui. Qu’il avait manqué de tact. Un tact qui, d’ordinaire, n’était pas plus son credo que celui de Charlie. « - Elle a raison... C'est bien un étudiant en droit. C'est mieux pour elle. Tant qu'il est gentil. »
Il a la voix serrée, Charlie. Son visage semble se décomposer un peu plus à chaque mot. Comme écorchant sa gorge à chaque passage.
Et il se sent con, Jude. Il a envie de se frapper.
De toute évidence, Charlie ne mentait pas lorsqu’il lui avait dit qu’il avait des sentiments pour Mary. Si le brun en avait ne serait-ce qu’une seconde douter. Il ne le pourrait plus. Pas après avoir vu cette difficulté qu’avait son frère à garder la face face à ses révélations. « - De toute façon , elle a rien à faire avec moi. J'suis même plus... Vraiment un mec. Autant qu'elle se mette avec un gars qu'à une situation. Qui va bien... De partout. »  Il grogne, Jude, à ces mots. Grogne et fronce les sourcils pour toute réaction.
En quoi est ce qu’il n’était plus vraiment un mec ? Depuis quand ?
Parce qu’il allait mal ? Parce qu’il s’était laissé frapper par une meuf ? Parce qu’il n’arrivait plus à bander correctement ?
Et alors ?
Et putain de merde d’alors ?
En quoi cela faisait que cet homme que Jude affectionnait plus que quiconque dans ce putain d’univers n’en était plus un ?
En rien ! En putain de rien.
Jamais Jude ne l’avait ne serait-ce que penser et jamais ô grand jamais il ne le penserait jamais !
La seule réalité née de ces vérités crues était que Charlie en attendait beaucoup, mais alors beaucoup trop de lui-même.
Il en attendait tellement que, lorsque quelque chose n’allait pas comme il voulait, il se sentait entièrement démuni.
Si Jude ne comprenait pas vraiment pourquoi il s’était laissé faire par Maxine. Il savait néanmoins qu’il ne l’avait pas fait sans raison. Qu’il aurait pu l’arrêter, même sans violence. Qu’il aurait pu la soumettre, d’une façon ou d’une autre, mais qu’il ne l’avait jamais fait.
Car Charlie était gentil. Un putain de gentil garçon au coeur d’or dans un corps de brute. Un corps de queutard qui, semblait-il, ne fonctionnait plus correctement.
Alors oui. Jude ne comprenait pas. Mais il s’en foutait de comprendre. A dire vrai.
Car il faisait confiance à Charlie et savait que, quoi qu’il arrive, s’il l’avait fait, c’était car ça lui avait semblé être la chose à faire à l’instant T. Que c’était à ce moment précis, la meilleure des choses à faire.
Ca n’avait rien de honteux. Rien non plus pouvant laisser croire qu’il en était moins viril. Au contraire même. Il avait supporter des violences que beaucoup n’auraient jamais supporté. Auraient préféré fuir directement ou répondre par la violence dans un élan de virilité qui n’était en réalité que de la barbarie.
Alors non. Charlie n’en avait en rien perdu ses couilles.
Par plus qu’il ne les avait perdu à avoir quelques… problèmes de tuyauteries.
Le stress. Sans doute. Le stress et un trop plein d’émotion que, même avec toute la meilleure volonté du monde, Jude ne comprendrait sans doute jamais totalement.

 « - Ouah … Merde. -Ça fait mal. »  Conclu finalement le tatoué. La voix basse. A peine audible. Et Jude soupire face à tant de détresse. A cet homme qui semblait bien incapable d’aimer sans souffrance.
Et une fois de plus, il le prend dans ses bras. Conscient que ce n’était pas forcément au mieux pour le faire se sentir plus viril, mais ne trouvant rien de mieux à faire face au regard perdu de son frère. « Je suis… désolé Charlie... » Lâche Jude d’une petite voix, tout contre l’oreille de son frère avant de s’en reculer et lui faire face. Un sourire navré étirant ses lèvres pleines. « Je suis vraiment désolé d’avoir été un tel con pendant toutes ces années. De… vous avoir bridés ? D’avoir essayer d’interdire une chose sur laquelle je n’avait aucun contrôle. Sur laquelle vous n’en aviez pas non plus… J’suis vraiment un putain de connard putain... » Il crache, plus énervé contre lui-même qu’autre chose. « J’suis désolé de vous avoir forcé à mentir et… j’suis désolé que tu te sente aussi mal d’avoir à m’en parler »
Il soupire, Jude. Se reculant de Charlie terminer sa cigarette avant de l’écraser dans un cendrier déjà plein à ras-bord et glisser sa mains dans le pelage de Grumpy. Sagement allongé à leurs côtés.
« Tu sais… Mary… Elle tient très fort à toi. Vraiment. Je suis pas sûr de grand-chose, mais ça je le sais… Elle… t’avais jamais trop vu comme un simple ami… C’est pour ça que je comprend encore moins sa réaction… Cet Arthur… Ca aurait été une autre fille, je t’aurai sûrement dit qu’elle essayait de te rendre jaloux, mais là… Mary… J’suis plus sûr de rien putain… Je suis vraiment désolé de vous avoir foutu une telle pression putain… Vraiment putain de désolé Cha... »
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froid et détaché

Ven 2 Nov - 14:53

I made a mistake


Mes paroles plaisent pas à Jude. Et pourtant elles viennent du cœur. Je me sens plus tout à fait homme depuis Maxine. J'me sens incomplet et vide. J'me sens merdique et stupide. J'me sens incapable, aussi. Peut-être que tout ça serait pas arrivé , si j'avais réussi à faire l'amour à Mary.  Peut-être que j'aime trop la frustration. Peut-être aussi que à chaque fois que Mary me parle, j'ai l'impression de redevenir un gamin, innocent et perdu. Peut-être que mes sentiments qui se développent m'effraient, que c'est à cause de tout ça, que j'perds ma virilité. J'en sais rien. Je sais pas d'où vient tout ça. Je sais pas d'où vient la peur irrationnelle, celle que j'ai de me retrouver seul, aimer de personne. Je sais pas d'où vient la peur qu'on me voit sans mes vêtement. La peur qu'on sache, à quel point j'ai laisser toute cette histoire aller trop loin. Et puis je voudrais que Mary m'aime. J'aurais voulu qu'elle m'aime un peu. Je sais que c'est stupide d'attendre de quelqu'un qui a toujours été notre ami de changer d'avis, d'un coup, comme ça. Parce que tout ça c'est pas vraiment à propos du sexe. Je peux avoir des relations sexuelles avec mes amies en principe , ça ne me dérange pas du tout. Ça m'arrange, même. Parce que je ne suis pas le genre de garçon qui s'attache facilement. Parce qu'elles veulent toutes être spéciales, les femmes qui ne le sont pas. Mais lorsqu'elles le sont, j'me retrouve seul a attendre qu'on m'aime un peu. Avant, j'avais juste l'impression d'être un physique avantageux, maintenant, j'ai juste l'impression d'être un putain de fantôme sans vie. Alors je sais pas où j'en suis. Je sais même pas ce que j'attends, de toute cette histoire.
Je sais juste que ça m'fait mal, quand j'apprends que vraiment, elle réfléchis à un autre garçon.
Et je sais ce que ça veut dire, pour Mary.
Ce n'est pas le genre de filles qui se mettrait avec un type sans sentiments. Surtout que... Elle m'a rejeté pour lui.
Ça veut bien dire qu'elle est passée à autre chose avec moi.
Si seulement ce que Jude dit est vrai.

« Je suis… désolé Charlie... » Je hausse les épaules. C'est pas de sa faute. Il peut pas contrôler les sentiments de sa sœur. Ça a jamais été de sa faute. Et je pourrais jamais lui en vouloir. Parce qu'au fond c'est lui qui avait raison. C'est lui , qui avait raison de nous empêcher de nous fréquenter. « Je suis vraiment désolé d’avoir été un tel con pendant toutes ces années. De… vous avoir bridés ? D’avoir essayer d’interdire une chose sur laquelle je n’avait aucun contrôle. Sur laquelle vous n’en aviez pas non plus… J’suis vraiment un putain de connard putain... » Je grimace, et lui attrape l'épaule alors qu'il souffle qu'il est désolé , encore une fois. Qu'il pense que c'est de sa faute si j'ai du mal à en parler. Encore une fois, Jude culpabilise d'un truc sur lequel il n'a effectivement aucun contrôle... C'est pas pour me surprendre. Il est comme ça, ju. C'est aussi pour ça, que je voulais pas lui en parler... Pour ça , et parce que j'avais peur qu'il m'immoles. « - Non. Ju. Non. C'est toi qui avait raison. C'est exactement pour ça qu'on aurait jamais du faire ça. Tu voulais nous protéger. Protéger Mary et protéger notre amitié. Et regarde maintenant ? On t'a pas écouter. JE t'ai pas écouté. Et maintenant j'en chie. C'est toi qui avait raison. À cent pour cent. » Je souffle et puis je me mets à rire. « -Arrêtes. On sait tout les deux que je suis pas doué de toute façon pour parler. » Je hausse les épaules, impuissant. Qu'est-ce qu'on peut dire de plus ? Qu'est-ce qu'on peut faire de plus mise à part attendre que ça passe. J'inspire fort sur le cône et puis me laisse retomber sur l'assise du canapé en expirant.

Et puis j'me tourne vers grump', lui glisse une main sur la tête alors qu'il soupire fort , son museau humide qui se glisse contre mon jean. « -Tu sais… Mary… Elle tient très fort à toi. Vraiment. Je suis pas sûr de grand-chose, mais ça je le sais… Elle… t’avais jamais trop vu comme un simple ami… C’est pour ça que je comprend encore moins sa réaction… Cet Arthur… Ça aurait été une autre fille, je t’aurai sûrement dit qu’elle essayait de te rendre jaloux, mais là… Mary… J’suis plus sûr de rien putain… Je suis vraiment désolé de vous avoir foutu une telle pression putain… Vraiment putain de désolé Cha... » Je hoche la tête. Bien sûr que je le sais. J'en ai même jamais douté. J'ai toujours été le bon amis des gens qui m'aiment. Et c'est pas grave. Être l'ami de Mary c'est bien aussi. C'est déjà mieux que d'être rien du tout. « - Je sais... J'en ai même jamais douté, tu sais ? Juste... Je sais pas si je suis capable d'être son ami pour le moment. Enfin... Pas capable d'être un vrai ami. Et c'est pas le style de Mary de faire ça. C'est pour ça que … Je l'aime bien. Parce qu'elle rentre pas dans ces jeux de manipulations et de jalousies et d'autres conneries. J'irais m'consoler chez d'autres filles. C'est pas si grave. »  je souffle en grimaçant. Et puis je tapote la tête de Grumpy. « - Ce p'tit bonhomme c'est un aimant à filles. J'abandonne avec Mary. Vaut mieux que j'abandonne maintenant plutôt que je sois plus capable d'abandonner. »  Et puis j'me lève pour sortir le plat de lasagne du frigo et allumer le four. « -N'en parlons plus, hein ? J'suis juste content que … Tu me laisses pas tomber. Que ton regards change pas. Lasagnes et street fighter ? » Je me tourne vers Jude, a demi avachit sur le canapé, à travers la piéce , alors que Grump se lève pour suivre l'odeur. « -Hey... Jude. Je t'aime. » Je dis, rougissant.


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Ven 2 Nov - 23:54
Décompression


Malaise palpable dans une garçonnière remplie d’une odeur de weed et de transpiration. Mélange d’effluve humaines et canine. De vices et de far niente.
Assis sur le canapé en cuir rouge faisant face à la télévision, Jude se pencha écraser sa cigarette dans le cendrier débordant de ses prédécesseur avant de basculer sa tête contre le dossier de ce dernier.
L’esprit doucement embrumé, il écoutait Charlie parler sans rien dire. Réfléchissant à chacun de ses mots. Les tournant et les retournant dans tous les sens.
Tentant de comprendre comment ils avaient pu tous en arriver là.
Comment une telle chose était possible.
Si Jude avait renié Dieu à l’instant même ou il avait quitté le domicile familial, il ne pouvait s’empêcher de se demander si une puissance supérieure ne régissait pas véritablement leur monde. Sauf que plutôt qu’un Dieu d’amour, il s’agissait plutôt d’une créature abjecte prenant un malin plaisir à les malmener. A les torturer à sa guise et à les faire galérer même alors que tout aurait pu être si simple…
Car Mary aimait Charlie. Il n’en doutait pas, Jude. Et même si le tatoueur semblait avoir déformé ses propos lorsqu’il lui avait dit que sa sœur le considérait comme plus qu’un ami, nul doute que lui-même devait s’en être douté à un moment ou un autre.
Sans ça, Jude ne voyait pas trop comment ils auraient pu en arriver à… là ou ils en étaient arrivé.
Non… Décidément. Il ne comprenait pas pourquoi Mary se serait ainsi offerte à lui s’il n’y avait nul sentiment derrière cet acte. Ce n’était pas logique.
Pas venant de sa sœur. Pas avec lui.
Mettons même que Mary soit… en manque… Qu’elle ne soit pas aussi innocente que Jude semblait le penser. Même là, elle n’aurait jamais pris le risque de combler ce manque avec Charlie. Jamais. Ca n’avait aucun sens. Ce n’était en rien une sécurité, compte tenu de ce qu’ils risquaient s’il le découvrait.
De ce qu’ils pensaient risquer, tout du moins…
Non.
Même si Mary était du genre à… se payer des coups d’un soir. Elle aurait eu tout loisir d’en choisir un parmi tout les autres foutus mecs de cette foutu terre et n’aurais jamais choisi un ami. Pas un ami comme Charlie. Aussi beau puisse-t-il être.
Ce n’était pas logique.
Rien de tout ça n’était logique.
Et Jude commençait doucement à en avoir la migraine.

Grognant son incompréhension, il se pencha attrapa un nouveau cône qu’il porta à ses lèvres avant de soupirer d’impuissance. Observant du coin de l’oeil Charlie se lever chercher le plat de lasagnes qu’il enfourna suivit par un Grumpy semblant plus attiré par l’odeur de viande hachées que par les caresses du brun. Ce qui eu tôt fait de faire doucement soupirer ce dernier « Traite… Serpillière à ventre sur pattes » Il lâche, tirant son sa roulée alors que ses lèvres s’étiraient en un sourire amusé et qu’il se laissait doucement aller contre le canapé. Soudain las.
Trop de nuits écourtées et trop de weed pour un seul début de soirée.
Mais il était bien. Là.
Il était toujours bien, chez Charlie. « -N'en parlons plus, hein ? J'suis juste content que … Tu me laisses pas tomber. Que ton regards change pas. Lasagnes et street fighter ? » Haussant les épaules à cette demande, Jude se contenta d’un hochement de tête pour toute réponse. Se redressant joint aux lèvres pour lui sourire. Son regard rougit par la drogue planté dans le sien.
Ouais. Ca ne servait plus à rien d’en parler pour ce soir… De toute façon, c’est pas en restant ici à parler dans le vide qu’ils trouveraient la réponse à toutes les questions que ces révélations avaient soulevées.
Les femmes étaient un mystère et Mary n’en faisait pas exception.
« Je t'ai dis, Cha. Pour le meilleur et pour le pire. A la vie à la mort. Tout ça tout ça »
Pouffe-t-il, pourtant le plus sérieux du monde.

Les yeux à demi clos, il se laissait doucement aller à la douce torpeur toxique parcourant son corps.
Soupirant des ronds de fumée, le regard dans le vague en attente d’une nourriture bienvenue, Jude fut tiré transe par des mots qui, instantanément, illuminèrent son visage d'un des sourires les plus sincère qu'il n'ai jamais eu. « -Hey... Jude. Je t'aime. » Il dit, Charlie. Et le Jude l'observe sans un mot. Apaisé. « Moi aussi je t’aime mec. Vraiment. »
Réponse simple. Sincère alors qu'il se redresse sourire à son frère, attendri par ces rougeurs qu’il se garda bien de lui faire remarquer. Se contentant de se lever chercher d’autres bières au frigo avant de se laisser retomber sur le canapé tout en décapsulant la sienne d’un geste expert. « Je t’aime, mais compte pas sûr moi pour te laisser gagner. C’est mort. J’suis pas encore assez foncedé pour ça... Peut-être d'ici une petite heure... Tente ta chance »
Esquisse-t-il dans un sourire. Attrapant les deux manettes avant d’allumer la play.
Une soirée pareil à tant d’autre.
A cela près que maintenant, Jude savait.
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