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You miss me... so much [PV Charlie]
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Mary Miller
ouvert et patient
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ouvert et patient

Mar 23 Oct - 19:18
You miss me... so much


Le plus compliqué, ce n’étaient pas les cours. Non.
Pas même le réveil. Encore moins le sommeil.
Non.
Le plus dur pour Mary, c’était de convaincre son père de la laisser découcher pour la sixième fois en tout juste un mois.
Elle avait beau avoir 21 ans. Être majeure universelle. Pour Callum elle était et resterait sans doute toujours sa petite fille chérie. Sa petite fleur. Son unique enfant.
Petit ange arrivé sur terre pour la purifier. Un peu. Juste un peu plus.
Petite merveille au sourire doux. Future épouse. Mère de magnifiques enfants. Excellent parti qui excellait en tout point.
Générosité. Sagesse. Patience. Respect. Tâche ménagère et même études. Ces études qu’il avait longtemps hésité à lui permettre d’entreprendre. Bien conscient qu’ici bas, une femme trop instruite ne plaisait guère.
Nul homme ne souhaiterait épouser une femme plus intelligente que lui. Mieux diplômée. Mieux payée…
Non. Vraiment. Aucun homme digne de ce nom n’accepterait de se sentir rabaisser par une femme, aussi belle soit-elle.
A plus forte raison encore si elle était belle.
Et Mary l’était, belle.
Il en était conscient, Callum. Peut-être même trop conscient.
Elle était belle. Comme sa mère avant elle. Comme sans doute sa grand-mère encore avant.
Avant le mariage. Avant les enfants. Avant le laisser aller d’une femme au foyer se cantonnant à la sécurité financière et sociale de son époux.
Elle était belle, Mary. Peut-être trop pour son propre bien. Être d’innocence lâchée dans un monde bestial. Dans un monde qu’elle avait appris à gérer par ses propres moyens. Sa propre sensiblité.
Mais il le savait, Callum. Il savait que si en plus d’être à ce point désirable aux yeux pécheurs de certaines hommes elle finissait diplômée, elle aurait bien du mal à se trouver un mari convenable
Un mari capable d’accepter une femme aussi parfaite que ne l’était sa fille chérie.
Existait-il un tel homme ? Il n’en était pas sûr.
Pour lui, nul ne méritait ce petit ange. Et pourtant, il rêvait du jour ou elle s’envolerait fonder sa famille avec un membre de leur communauté.
Ou elle se marierait et ou elle leur offrirait de beaux petits enfants.
Petites merveilles dont elle s’occuperait avec toute la douceur qui la caractérisait.
Mère exemplaire avec comme seul vestige de son passé, ce diplôme accroché au mur de leur chambre à coucher.
Caché aux yeux des gens. Des amis. De toutes ces personnes sensées admirer les exploits professionnel du père et la douceur de la mère.
Il rêvait de ce jour, Callum. Et plus le temps passait, plus il s’inquiétait de voir sa fille unique se tourner vers ses études plutôt que vers le mariage. Regrettant à chaque seconde un peu plus de l’avoir autorisé à les entreprendre. A ne pas avoir raffermi son refus face aux supplications raisonnée de son enfant.
Il les voyait,  tous ces garçons s’offrant à elle à chaque procession. Tous ces frères de paroisse l’admirant de leurs yeux avides.
Êtres de foi que le patriarche Miller se plaisait à observer. A trier. Espérant que dans le lot, l’un soit suffisamment bon et respectueux pour un jour ne serait-ce que penser lui demander sa petite princesse en épousailles.
Alors pour l’heure, il observait son enfant de toute sa hauteur. Inspectait son maquillage discret lui tirant une grimace de mécontentement. Mascara et rouge à lèvre beige, à pleine une teinte au dessus de celle naturelle de ses lèvres.
Il observait son pantalon bien trop moulant. Révélant les cuisses galbées et les hanches généreuses de cette mère en devenir. Il ne comprenait pas pourquoi les femmes d’aujourd’hui désiraient à ce point porter des pantalons plutôt que des jupes. C’était si… vulgaire.
Mais il n’avait pu refuser ce droit à sa fille lorsque, à l’entrée au collège, elle était venu lui demander de sa voix la plus pure si elle pouvait en acheter un. Que ses petits camarades s’amusaient à soulever sa jupe et qu’elle n’en pouvait plus de ne savoir se défendre de telles attaques.
Et Callum l’avait cru. Offusqué.
Odieux mensonge proféré par une enfant ne rêvant que d’un peu d’émancipation. Que d’un peu plus de liberté. Liberté d’action et liberté de mouvement.
Elle avait prit exemple sur son frère, mais en plus doux. En plus insidieux. En moins frontal.
Alors son père l’observe, là. De son regard intransigeant.
Il observe ses baskets d’un blanc immaculé. Aussi pure que le serait sa fille dans sa robe de mariée. Vierge de tout péché.
Il observe son pull ample. Montgolfière rehaussé par sa poitrine trop volumineuse. Bien trop volumineuse laissant apercevoir son débardeur juste en dessous. Coincé dans son jean.
Et il soupire. Il se tâte. Il fronce les sourcils.
Mais le regard innocent de Mary fini par le dérider alors que, d’une voix autoritaire, il céda. « Exposé ou pas exposé, c’est la dernière fois que tu passes la nuit dehors. C’est compris ? La prochaine fois, ce sera à Maria de passer la nuit ici si vous voulez travailler ! »

A peine la sonnerie annonçant la fin de son dernier cours de la matinée retentissant dans tout l’amphi, Mary attrapa son sac déjà rempli avant de se lever d’un seul bon. Quittant parmi les première l’immense salle contenant plus d’une centaine d’élève. Fourmilière de cris et de rires. De tout âge et de tout genre.
D’un pas pressé, elle slalomait entre les élèves marchant en contre sens dans le minuscule couloir menant à la sortie. Bien trop serré pour une faculté acceuillant autant d’élèves.
Architecture d’un autre âge qu’ils devraient sérieusement penser à remettre dans les normes.
Elle courait presque, Mary, alors qu’elle s’approchait du bâtiment contenant le restaurant scolaire. Réservé aussi bien aux étudiants qu’aux personnes extérieur. Seule différence : les prix proposés.
Elle trottine, son sac ballottant contre ses flancs à chaque pas. A chaque inspirations alors que, stressée comme jamais, elle ne désirait plus qu’une chose. Le voir le plus rapidement possible et crever l’abcès.
Arrêter de stresser. De compter les heures. Les minutes. Les secondes la séparant de lui.
Elle ne voulait plus penser, Mary. Elle avait déjà passé sa nuit à ça. A retourner tout les scénarios possible dans sa tête.
A ce demander ce qu’elle pourrait bien lui dire, après autant de temps sans se voir. Après son mutisme. Après… leur dernier tête à tête.
Une nuit passé se ronger les sangs. A pianoter plusieurs SMS d’annulation avant de finalement éteindre son téléphone et se rouler en boule dans son lit. Paniquée.
Elle avait envie de le voir. Vraiment. Elle crevait d’envie de le revoir.
Mais là était bien le problème, justement. Elle avait peur que de croiser son regard ne la tue sur place.
Que de voir le dégoût ou pire, l’indifférence dans ses yeux lorsqu’il comprendra à quel point elle était faible face à lui ne lui crève le coeur.
Alors elle marchait vite. Très vite. Le plus vite possible afin de ne pas avoir le temps de penser à faire demi tour. A poser un lapin à cet homme capable de la mettre dans de tels états.
Elle ne pouvait pas fuir.
Elle ne le pouvait plus.
Charlie… avait été déjà tellement patient. Déjà tellement… Adorable face à son rejet.
Elle avait passé la nuit à relire leurs SMS. A se demander si elle rêvait ou si le tatoueur lui avait bien et bien fait quelques crises de jalousie qui, ignorées sur le moment, lui avaient sauté à la gueule en les relisant.
Peut-être bien qu’elle l’avait imaginer. Qu’elle réfléchissait trop.
Sûrement.
Mais elle ne pu s’empêcher de sourire à cette idée.
Charlie jaloux… Idée absurde, mais tellement attendrissante.

Alors elle accélérait le pas. Évitant plusieurs coups d’épaules alors qu’elle voyait peu à peu se dessiner l’entrée du réfectoire et, à sa droite, un homme droit. Un homme grand tout vêtu de noir. Ses trois couches de vêtements désormais plus si incompréhensible et ses éternelles Dr Martens surmontant un jean brut.
Une main dans la poche alors que, de la seconde, il portait une cigarette à ses lèvres sous le regard curieux de plusieurs jeunes femmes.
Et Mary sourit à cette vision. Sourire emprunt de fierté qui se fana à l’instant même ou sa raison la rappela à cette triste réalité : Sans doute que plusieurs de ces filles avaient déjà couchés avec lui…
Elle grogna. Chassa de son esprit cette pensée parasite alors que, d’un signe de main, elle se rappelait à lui.
Là, de voir cet homme lui faire face. Son visage aux traits si doux tourné vers elle, elle ne stressait plus tant que ça.
Plus de la même manière, tout du moins.
Franchissant les derniers centimètre la séparant de lui, elle se jeta littéralement dans ses bras. Manquant de peut de se brûler avec sa cigarette alors qu’elle enfuyait son visage contre son torse, s’écriant d’une voix pleine de joie et de soulagement. « Chachou » Son sourd, comme étouffé par l’épaisseur de ses vêtements. Vibrations contre le torse du garçon alors qu’elle se reculait lui sourire. Et elle l’observe, Mary.
Elle observe son visage si parfait. Son regard sans doute plus encore.
Et elle sent son coeur battre plus fort. Marteler contre sa poitrine. Criant à lui. Pour lui. Comme heureux de le retrouver enfin. « Je suis contente de te voir » Elle dit, sincère. Lui offrant un plein sourire alors que, doucement, elle se détache de lui et ouvre la marche jusqu’à la caisse.
Caisse presque vide en ce début de repas. Quelques élèves seulement. Arrivés à temps. Juste à temps avant le rush du midi.
Et alors qu’elle s’approche pour payer, prête à offrir son repas au garçon, elle sent sa main la repousser alors qu’il tend de lui-même l’argent nécessaire à leurs deux consommations. Son regard ne souffrant d’aucun refus.
Alors elle se contente de lui sourire, gênée, mais flattée alors qu’elle attrape un plateau qu’elle rempli de quelques plats tout fait, mais loin d’être dégueux avant de s’installer à l’une des tables vides. Bientôt rempli.
« Comment tu vas ? » Elle demande. Politesse emprunte de curiosité. Son regard allant de son corps caché par ses vêtements à son visage sur lequel il s’arrêta. Lequel elle admira.. « Je… Tu m’as vraiment manqué »
Murmure à peine audible. Vérité lui explosant en pleine gueule alors qu’elle lui sourit. Piquant le coeur lourd dans son plateau.
Se faisant violence pour ne pas s’excuser. Encore. Pour ne pas fixer trop longtemps son corps. Ses bras de peur que Charlie ne déforme ses pensées.
Pensées qui pour l’heure se résumait à cette simple vérité : Sa simple présence la rendait heureuse.
Stressée. Mais heureuse. Presque apaisée.

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Charlie White
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froid et détaché

Mar 23 Oct - 23:12

KEEP IT SIMPLE


Les événements de la semaine passé n'avaient pas arrêter de tourner dans ma tête. Une culpabilité qui m'avais prit au tripes. Ça et puis de la déception. Ça et puis un peu de peur aussi. D'être abandonné par une nouvelle personne. Les silences m'avaient fait réaliser que je pouvais plus supporter d'être seul. Que je pouvais plus supporter d'avoir personne autours. Que la solitude ça m'pousse à faire des trucs qui sont pas bien. Des trucs qui font mal aux autres. Alors j'évite même si je rêve de rester tranquille chez moi. Même si en vérité, j'me sens toujours aussi vide et fatigué, je vais mieux. Et alors je fais des efforts pour supporter le comportement de Jude. La façon toute particulière qu'il a de me montrer qu'il me laissera plus jamais faire quelque chose comme ça. Qu'il a de vouloir me voir. Tout le temps. Qu'ils ont tous de vouloir me voir, tout le temps. Comme si je transpirais la tristesse. Comme si je transpirais le mal être à un point tel qu'ils ont tous peur pour moi, même ceux qui savent pas. Le coach n'arrêtes pas de me répété que j'ai perdu le feu. Que pour le moment je pourrais pas faire de match. Ma mère n'arrête pas de passer comme par hasard, prétextant qu'elle a oublier quelque chose, qu'elle a fait trop à manger. Que les réserves du restaurant sont pleines de trucs périssable et que du coup, elle s'occupe en faisant à manger pour moi et pour Jude, pour ne pas avoir à jeter de la nourriture. Donnie me dit qu'elle va passer pour me réconforté. Je passe ma journée à travailler et recevoir des sms de la part de tout le monde me disant qu'ils veulent me voir. Habituellement, on me fout la paix. Habituellement, on ne me contacte même pas. Parce que tout le monde sait que je ne réponds jamais au téléphone. Là, si je me permets de ne pas répondre, particulièrement à Jude, je peux être certain de voir débarquer le samu chez moi en moins de quinze minutes. Alors j'essaie de me montrer patient. De rassurer mon entourage comme je le peux. Qu'ils ne s’inquiètent pas de mon comportement étrange. Qu'ils ne s’inquiètent pas trop, si j'ai du mal à me mettre à rire comme avant. A faire l'imbécile. Je me laisse du temps. Je me laisse un peu de temps pour me remettre. Pour me réhabituer à ma vie d'avant. Pour reprendre mes habitudes qui me semblent pourtant si lointaines. J'ai presque oublier comment me comporter comme moi-même. Et peut-être que j'y arriverais mieux si on me laissais du temps pour me retrouver un peu seul. Mais , ça semble compromis.

Et puis c'est peut-être aussi pour ça que j'ai pris un chien. Pour me donner l'excuse de pouvoir rester chez moi. Pour avoir de la compagnie , juste un peu. Pour rassurer les gens quant au fait que j'avance. Même si c'est vrai que j'ai toujours voulu un chien, le fait de le prendre annonce clairement , que je vais mieux. Ou que j'essaie en tout cas. J'essaie d'avancer. J'essaie de reprendre ma vie là où je l'avais laisser. Même si le cœur y est pas vraiment, je me dis que si j'essaie très fort, je réussirais. Et pourtant, les événements de la semaine passé me tournent dans la tête. La seule personne que j'ai vraiment envie de voir, malgré tout, malgré la soirée catastrophique. Et même si elle m'a vu au pire moment. Même si elle a eut ce visage dégoûté. Même si elle m'avait regarder avec des yeux effaré en voyant mon corps. Parce que je crois que c'est ça, qui me perturbe le plus. C'est ça qui m'effraie le plus dans la relation que j'ai avec Mary. Elle a vu, tout ce qui se cachait en dessous. Tout ce que j'avais tenter de camouflé. Au plus profond de moi. Ce que moi je ne voulais pas voir. Parce qu'en le cachant, ça rendait le truc moins réel aussi. Si personne le voit, peut-être que ça existe moins . J'en sais rien. J'voulais pas que Mary le voit. Surtout pas elle. Surtout pas une fille aussi gentille. Aussi douce. Et j'ai eut beau en cauchemarder toute la semaine , de me rappeler cette scène , gâchant les moments les plus intimes, les souvenirs les plus agréable de ma tête entre ses cuisses, m'empêchant même d'accomplir mes besognes dans le calme et la sérénité. Seule façon pour moi de me soulager , visiblement. J'ai beau avoir cauchemarder toute la semaine, j'ai tout de même envie de la revoir. J'ai quand-même eut envie de la retrouver.

Et pourtant, Mary m'avait rejeté. Clairement, sans équivoque. Elle m'avait rejeté. Silence et puis rejet. Le genre de combo qui tue. Mais, je veux pas perdre Mary, moi. Je veux pas perdre une amie. Au delà des sentiments qui me guettent , qui attendent , tapis au fond, que je leurs laisse l'espace pour ressortir. Mais il est trop tôt pour moi. Trop tôt, ou trop tard. Trop tôt parce que j'ai déjà trop vécu avec Maxine. Parce que me jeter corps et âme dans un nouvel amour, sans oublier l'ancien me semble être fondamentalement une mauvaise idée. Mary m'avait rejeté et si j'avais réussi à ne pas trop en souffrir, à être assez clair avec moi-même pour passer outre et chercher à reprendre une relation amicale sans ambiguïté c'est surtout parce qu'au delà de tout ça, Mary était une amie précieuse. De ceux qu'on a pas envie de perdre pour des histoires comme celles-là. Une très vieille amie, n'en déplaise à Cal. À Jude et au monde entier. Malgré nos différences, on avait réussi à trouver un équilibre nous permettant de nous entendre. De passer du temps ensemble. D'avoir de vrais souvenirs. Et je ne voulais pas tout biaisé. Je voulais pas tout gâcher avec elle pour une simple partie de jambe en l'air. Parce que c'est juste ça. Elle s'est rendu compte qu'elle n'avait pas envie d'aller jusqu'ici avec moi. Elle a été déçue de voir que je suis incapable de la satisfaire. Et les choses ont dérapé. Mais si aujourd'hui, elle acceptait de me revoir c'est sans doute qu'elle en était arrivée à la même conclusion que moi, une conclusion simple. Logique implacable. Logique simple, pour une fois , venant de moi.

Une seule erreur ne vaut pas le prix de douze ans d'amitié. Une seule humiliation , ne vaut pas le prix de douze ans d'amitié. Et même si moi j'ai parfois envie de plus. De laisser tomber le côté amicale de la chose, je sais qu'on est pas prêt tout les deux. Que je ne suis pas prêt, en tout cas. Alors j'ai pris un chien , et je suis rester gentil et compréhensif avec Mary. J'lui ai laisser le temps de digéré le truc. Jusqu'à ce qu'on décide de se revoir. Et aujourd'hui, justement, nous déjeunons ensemble. Alors je fais des efforts pour paraître naturel. Ne pas mettre plus de parfum que d'habitude, pas de tenue plus chiadée. J'ai pris mon temps pour ne pas être trop en avance. J'ai câliné Grumpy, le laissant tout seul pour la première fois à la maison. « -Tu vas être sage , monsieur grognon ? » Je lui dis alors qu'il me saute dessus , dans toute la fougue de sa jeunesse. Et je le serre contre moi, espérant un tout petit peu que cette journée allait se passer calmement.

Et j'attends devant la cafétéria. Pourtant persuadé que j'allais être en retard, je suis largement en avance, j'essaie étouffer l'odeur de mon parfum avec celle de la troisième cigarette depuis que je suis là. J'attends tout droit, stressé comme un adolescent à son premiers rendez-vous. Mettant à part que ce n'est pas un rendez-vous, que je ne suis plus un adolescent. « Chachou » J'entends la voix de Mary, me tourne vers elle , sourire légers aux lèvres. Discret. Celui que je portais avant. Je me suis entrainé à le faire. Pour qu'il ai l'air vrai. Pour pas avoir l'air bizarre quand je le fais. Et elle se jette littéralement dans mes bras, la jeune femme. Me laissant un peu gêné. Je l'entoure de mes bras, doucement, comme si de rien n'était, avant de la relâcher, assez vite. Elle souffle qu'elle est heureuse de me voir et je lui fais un sourire, sincère. Je paie le repas, et on s'installe. « Comment tu vas ? » Je hausse les épaules, incapable très sincèrement de répondre. Je ne sais pas. Mieux, j'imagine. Ça va. Globalement, ça va. J'ai eut pire. Alors c'est que ça doit aller , pas vrai ? Je hausses les épaules et puis j'inspire longuement, me concentrant sur mon assiette pour pas avoir trop à parler. Trop à la regarder, surtout. Parce qu'elle est belle Mary, que je veux pas cédé à mes tentations les plus malsaines. Alors j'essaie d’éviter ses yeux. J'essaie de me promettre que je vais rester correcte. « - Et toi ? Ça a été les cours, ce matin ? » Je dis lorsqu'elle me réponds que je lui ai manquer, je lui fais un grand sourire. « -Mais, toi aussi, Maymay. Qu'est-ce qui t'arrives aujourd'hui ? T'es super affectueuse. » je dis pour cacher la gêne de ses regards trop persistants qu'elle tente de cacher. De ce regards-là. Le même que celui de son frère. Affection mélangé à une inquiétude qui leurs bouffe littéralement le visage. « -J'suis content d'avoir un chien, si tu savais. J'suis pressé de te le présenter. En plus il est tellement mignon que toutes les filles veulent le toucher. » Je dis , pour faire la conversation. Détourner l'attention sur moi. « -Ma mère a fait des lasagnes. Ce soir on mangera des lasagnes... »

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ouvert et patient

Ven 26 Oct - 22:50
You miss me... so much


Elle ne le remarque pas tout de suite, Mary. Le regard fuyant du garçon.
Elle ne remarque pas non plus immédiatement cette gêne s’installant entre eux. Discrète. Légère. Enveloppant leurs deux êtres éloignés depuis de trop nombreux jours déjà.
Elle est bien trop heureuse, bien trop emportée dans l’euphorie du moment pour les remarquer, tous ces signes. Et ses yeux charbonneux se plaisent à observer le garçon lui faisant face. Son corps immense et sculptural caché sous plusieurs couches de vêtements. Son visage si doux étiré dans un sourire rassurant. Ersatz de ce qu’il avait toujours été.
Un sourire se voulant sincère. De circonstance. Le genre de sourire qu’elle lui avait toujours connu, mais qui n’était qu’une pâle copie de l’original. Tout semblait faux, forcé chez Charlie. Mais Mary ne le voyait pas. Pas encore.
Elle était… juste heureuse de le revoir.
Elle qui avait peur de ne pas savoir quoi dire une fois face à lui s’était finalement jetée dans ses bras avec toute cette sincérité la caractérisant. Toute cette émotivité qu’elle ne parvenait plus à cacher. Pas même à elle-même.
Il lui avait manqué. Putain ce qu’il lui avait manqué.
Pourquoi avait-elle refusé de le voir jusqu’à présent ? Pourquoi avoir gâcher autant de jours à l’ignorer ? A filtrer ses messages et à lui offrir des silences pesant tous plus blessant les uns que les autres au lieu de juste écouter ses envies les plus profondes et lui répondre ?
Elle n’était plus bien sûre de savoir elle-même…
Par peur, oui. Mais peur de quoi ?
Ici ou ailleurs, ses sentiments resteraient les mêmes.
Ca ne servait plus à rien de se mentir.
Que Charlie soit à ses côtés ou à des milliards de kilomètres, ça ne l’empêchera jamais de penser à lui. Et chaque pensée qu’elle lui consacrait avait tôt fait de la mettre dans tous ses états.
C'était fou, quand même, comme un seul sourire de lui suffisait à la rendre heureuse lorsque ses larmes et sa colère lui serraient le coeur plus que tout autre chose dans sa vie.
Il était le maître de ses larmes et de ses sourires...

Elle était amoureuse. Indéniablement amoureuse. Irraisonnablement amoureuse même.
Si on lui avait demandé d’expliquer pourquoi ses sentiments allaient vers lui plutôt qu’un autre, sûrement qu’elle aurait été bien incapable de répondre.
Certes, elle lui reconnaissait des qualités. Oui. Elle n’était que trop consciente que Charlie en possédait des tas.
Il était gentil, drôle, attendrissant, intègre, généreux. Du genre à faire passer ses proches avant lui-même et, pour être tout a fait sincère, même ses conneries avaient un quelque chose d'attendrissant aux yeux de la jeune femme. Qualités souvent incomprises.
Mary avait toujours admirée cette liberté de vivre qu’il possédait. Ce m’en foutisme constant de ce que les autres pouvaient bien penser de lui. De ce qu’ils en attendaient. N’écoutant que les personnes chères à son coeur. Et encore.
Elle admirait sa sincérité. Cette timidité qu'il tentait de nier. Ce côté un peu rustre qu’il surjouait pour ne pas laisser paraître ses faiblesses.
Car des faiblesses, il en était pourvu. La jeune femme n’était pas assez naïve pour penser le contraire. Pour croire que le tatoueur était cet homme d'une virilité parfois exacerbées et intouchable qu’il aimait paraître. Non.
Et si elle avait vu une partie de ses failles, elle savait qu’elle était loin d’en connaître toute l’étendue. Mais elle ne s’attendait pas à les connaitre un jour. Non. Toute personne avait le droit à son jardin secret. Jamais au grand jamais elle ne demanderait à Charlie plus qu’il n’était capable d’offrir. Ni à elle, ni à qui que ce soit d’autre.
C’était en partie pour ça qu’elle se refusait à lui faire part de ses sentiments.
Car elle le savait inapte à les entendre. Trop immature, mais aussi bien trop sensible pour les assumer.
Elle était son amie et elle devrait se contenter de ce rôle. Après tout, c’était encore la meilleure des choses à faire.
Un jour peut-être qu’il sera en capacité de l’entendre. Ce jour là, sûrement qu'elle réfléchira à lui en faire part. ou pas. Seul l'avenir le leur dira.
Pour l’heure, elle voulait se convaincre encore un peu plus longtemps que son amour pour lui n’irait pas plus loin que cette amitié qu’elle était parvenu à maintenir douze années durant.
Se persuader qu’elle n’en attendait pas plus de lui que cette relation de confiance qu’il lui avait accordé. Lui qui n’avait au final pas tant d’amis que ça.
Du coup, en attendant un jour qui n'arriverait sans doute jamais, elle l’observait en souriant s’installer face à elle. Se délectant de son visage qu’elle ne demandait qu’à caresser du bout de ses doigts. Traçant les boursouflures presque entièrement cicatrisés déformant sa peau si douce.
Même ainsi, il était beau, Charlie.

Et alors que son regard coulait de ses prunelles d’acier jusqu’à son torse, glissant le long de ses bras, la chrétienne sentit son coeur rater un battement.
Elle ne les avait pas oublié, ces marques. Cette violence imprimée sur sa peau. Ces bleus et brûlures ne trouvant pour seule explication que cette femme. Cette horrible bonne femme.
Et Mary sentit son sourire mourir sur ses lèvres à cette pensée.
Charlie ne méritait pas ça. Non.
A dire vrai, sûrement qu’aucun être humain ne le méritait. Mais surtout pas Charlie.
Charlie était… Bien trop gentil pour ce monde.
Mais elle ne devait pas lui montrer, Mary. Ne surtout pas lui montrer qu’elle se rappelait. Lui laisser apercevoir son trouble. Cette inquiétude voilant son regard énamouré.
Alors elle sourit, Mary. Elle répond d’un hochement de tête à la question du châtain lui demandant si ses cours s’étaient bien passer. Hausse les épaules lorsqu’il demande d’une voix teintée de gêne « -Mais, toi aussi, Maymay. Qu'est-ce qui t'arrives aujourd'hui ? T'es super affectueuse. » « Je suis juste… vraiment trop contente de te voir... » Répondit-elle, le plus sincèrement du monde alors que, une fois encore, elle se demandait pourquoi elle avait prit tant de temps avant de le recontacter. Avait attendu de finir presque ivre morte pour le faire…
Alcool ingurgité dans le vain espoir de le chasser rien qu’une soirée de son esprit, mais ayant finalement eu tout l’effet inverse…
Elle ne pouvait juste pas l’oublier.
Alors autant faire avec.
« -J'suis content d'avoir un chien, si tu savais. J'suis pressé de te le présenter. En plus il est tellement mignon que toutes les filles veulent le toucher. » Qu’il dit, l’air de rien, faisant imperceptiblement grimacer la jeune femme.
Tu m’étonnes que les femmes voulaient toutes le toucher !
Pas que Grumpy d’ailleurs…
Un beau mec avec un beau chien. Arme de séduction massive…
Grinçant des dents, Mary se contenta de lui sourire sans un mot. Trouvant soudain un intérêt tout particulier à son plat pourtant des plus banal. Aux relants soudain des plus insipides.
Tout valait mieux que d'écouter Charlie lui détailler toutes ces filles à qui il avait offert son numéro pour le simple plaisir d’être complimenter en pleine rue.
#balancetonporc ne s’appliquait de toute évidence pas à Charlie…
Le harcèlement de rue semblait réellement être un concept réservé aux femmes.
Tu m’étonnes que les hommes ne comprenaient pas ce qu’on leur reprochait si eux-même s’enorgeuillaient de telles pratiques…. « C’est… cool pour toi si Grumpy te permet de faire de nouvelles rencontre… Et moi aussi je suis pressé de le connaître ce petit trésor ! »
Sourit-elle, sincère sur la dernière partie de sa phrase seulement. Un air attendri éclairant son visage de poupée alors qu’elle s’imaginait déjà prendre cette boule de poils dans ses bras.
Qu’importaient tous ces femmes l’ayant fait avant elle. Grumpy n’y pouvait rien lui. Petite boule d’amour...
Et lorsque Charlie lui parla des lasagnes de sa mère, elle lui offrit un tout nouveau sourire. Plus amusé par celui du tatoueur que par la phrase en elle-même.
Pas même besoin de le connaître pour voir à son air ravi que ce repas suffirait à faire sa soirée.
Pouffant doucement, Mary lâcha dans un souffle « Promis. Je mangerais pas tout » avant de lui sourire, taquine, et terminer son repas.

Le repas terminé, Mary quitta Charlie assister à son dernier cours de la journée. La tête partout sauf à ce que le professeur racontait.
Elle se demandait comment allait Charlie.
Comment il allait pour de vrai. Au delà de ses sourires.
Et elle se demandait ce qu’il pouvait bien penser d’elle. De ce qu’ils avaient fait. De sa réaction... De ses réactions, même. Disproportionnées. Ingrates.
Elle avait honte, Mary.
Elle avait honte, mais elle savait que si c’était à refaire, elle le referait. Tout simplement car elle était comme ça. Bien trop sensible. Bien plus égoiste que ce que la plupart des gens voudraient bien croire.
Petite fille parfaite si pleine d’imperfections.
Et plus elle pensait au garçon, plus elle sentait son coeur se serrer dans sa poitrine.
Qu’avait-il de plus que les autres ? Etait-ce parce qu’il était l’ami de son frère qu’il l’attirait à ce point ? Etait-ce car il était le premier garçon en dehors de leur famille avec lequel elle avait parlé ? Le premier à lui avoir montrer autre chose que cette bulle de confort dans laquelle elle avait vécue ?
Peut-être… Sûrement même… Mais entre temps, elle avait connu d’autres choses. D’autres personnes.
Des êtres qui avaient terminé le travail que Charlie avait commencé lorsqu’il avait 12 ans.
Elle n’était plus cette enfant timide, portant de longues jupes et incapable de regarder un homme dans les yeux plus de trois secondes. Non.
Et pourtant… Pourtant, l’effet que Charlie lui faisait semblait n’avoir jamais diminué. Bien au contraire même.
Elle l’avait simplement fait taire. Enfuie au plus profond de sa mémoire. Le reléguant en simple souvenir d’enfance.
Mais il était là, ce désir. Cet amour qu’elle ressentait pour lui. Ce désir de possession. D’appartenance.
De le prendre dans ses bras et de le bercer pendant des heures. De s’abandonner entre ses bras puissant. Sous ses baiser. Sous ses coups de reins capable de la briser en deux d’un simple mouvement.
Elle voulait bien être brisée, si c’était dans ses bras.
Si c’était lui qui la réduisait en l’était de poupée disloquée le temps de quelques ébats.
Il était sa pomme, et elle mourrait d’envie de la croquer.
Être affamée d’amour et de luxure ayant passé la semaine à tenter de le combler, sans succès.

Lorsque la sonnerie retenti et que Mary quitta la classe, sac sur l’épaule et dernier clin d’oeil à Maria, elle retrouva Charlie d’un pas pressée devant sa voiture. Une boule au ventre alors qu’elle s’y engouffrait.
Mieux valait qu’elle laisse sa voiture ici.
Elle retournerait la chercher demain.
De toute manière, plusieurs bus passaient par chez Charlie et arrivaient jusqu’à la fac. Ce n’était pas un problème.
« Tu sais… » Commenca-t-elle, les lèvres pincées alors que le tatoueur démarrait son vieil engin rempli de son odeur. Tabac froid et herbe. Alcool et Charlie. « Je suis… désolé pour pas t’avoir donner de nouvelles plus tôt… » Susurre-t-elle, la voix basse, comme prise en faute. « Je le ferais plus… Jamais… Tu… m’a vraiment manqué... »
Elle baisse la tête, piteuse. Se laissant conduire sans un mot de plus jusqu’au salon du tatoué.
Et lorsque la porte s’ouvrit sur eux, elle eu tout juste le temps de franchir le pas de la porte qu’elle vit une immense boule de poil se jeter sur eux. Sautant dans les bras de son maitre avant de l’observer de son regard curieux.
Boule d’amour que Mary s’empressa de venir embrasser. Toujours dans les bras de Charlie « Coucou toi… Qu’est ce que t’es mignon… t’es adorable » S’émerveille-t-elle, des étoile dans les yeux alors qu’elle passait sa main dans le pelage soyeux de l’animal. Effleurant sans le vouloir le bras de l’homme. La faisant doucement rougir.
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Charlie White
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froid et détaché

Lun 29 Oct - 13:57

Crush, Crush, Crush



Ça me plait , ou plutôt ça m'a plu, ce sentiment de calme. De vide profond et silencieux avant que Mary me reprenne . Ça m'a plu , de n'avoir comme compagnie que moi-même. D'être accompagner par le silence, assez épuisé pour plus avoir à rien ressentir. Assez vidé de tout, pour plus avoir à ressentir tout ces trucs.  Ça m'a plu d'avoir un peu de temps, pour oublier les regards de tout le monde, de ceux qui s’inquiètent. Parce que j'aime Jude. Et j'aime ma mère. Et j'essaie de faire de mon mieux pour ne pas avoir à les inquiéter. Mais quoi que je fasse, quoi que je dise, peu importe combien j'essaie de rassurer mon entourage, les regards sont toujours les même. C'est toujours un air inquiet qui leurs bouffe la gueule. Parce que depuis que je me suis séparer de Maxine, je n'ai rien montrer d'autre qu'un sourire de circonstance. J'me suis enfermer dans le travail, plus que de coutume. Dans le seul but de pas avoir à affronter les autres. Des relations seulement professionnelles ; ne m'obligeant à aucunes interaction sociales et même de cette façon, tout mon entourage ne semblait pas prêt à me laisser ne serait-ce qu'un peu plus de liberté. Je m'étais senti un peu emprisonné, par leurs bon sentiments. Un peu forcé de faire avec, trop coupable pour ne serait-ce que me défendre, pour ne serait-ce qu'essayer de leurs expliquer que la seule façon qu'ils auraient pour m'aider, c'était me laisser un peu d'espace.  Juste un tout petit peu. Ça m'a plu quand j'ai pris le chien. Que j'ai décider de prendre un chien pour avoir un peu plus de tranquillité. Ça m'a plu de passer une soirée, une seule, seul avec mon chien.  Ça m'a fait du bien de me retrouver. D'avoir le temps de réfléchir à moi. À ce que je fais. À où je vais.

Ça m'a plu d'avoir pu lui claquer que moi, je suis pas un garçon comme ça, que j'suis pas un toyboy, que je sais faire des choix. Que je me laisserais plus marcher sur les pieds. Par sms on a toujours un peu plus de couilles. Ça m'a plu d'avoir su rester calme. De pas avoir craquer. Peut-être parce que depuis que j'ai eut un peu plus de temps pour moi, pour rester tout seul dans ma tête. J'en sais rien. Je me retrouve peut-être un peu. Commences à me souvenir de qui je suis. Même si j'suis toujours que l'ombre de moi. Même si tout me paraît encore futile. Et j'ai toujours plus vraiment envie de m'amuser. Toujours plus vraiment envie de sortir. Il a disparu, Charlie White. Ils ont disparu, ses sourires charmeurs , son esprit libre et le chaos qu'il laisse derrière lui. Les femmes ont trouvé d'autres garçons pour leurs tournée autours. Et les hommes , d'autres garçons avec qui se bagarrer. Parce qu'il s'est endormis , ce Charlie White. Celui à l'esprit libre , qui fait que ce qu'il veut. Il n'est plus. On se demande si on le reverra, il est pourtant si jeune. Encore des années devant lui pour semer le chaos. Des années et des années à être libre et stupide. Des années et des années à hurler de rire quand faudrait peut-être penser à être triste. Parce que Maxine l'a éteint, ce garçon. Il s'est fait avoir, il s'est fait brisé. Et moi, j'suis plus que l'ombre de ce que j'étais. Le sourire factice accrocher aux lèvres pour pas montrer que je suis perdu entre deux émotions. J'sais pas si je devrais sourire ou pleurer, et j'me pose la question à chaque secondes de chaque journée. Et c'est peut-être malheureux , un peu ridicule, même. Mais j'suis un peu pommé. Un peu perdu dans mon propre univers.  Comme si tout avait changer.

Et pourtant, ma vie est la même. Ma vie, mon entourage, ma famille. Toujours les mêmes personnes. Toujours le même quotidien, les mêmes clients, le même boulot. C'est toujours le même supermarché dans lequel je vais faire mes courses. Les mêmes bars dans lesquels je vais boire, celui qui nous laisse fumé et les mêmes filles que je vois.  Toujours les mêmes histoires avec Kaylin. Toujours les mêmes discussion avec Donnie. Les mêmes blagues vaseuses avec Alice. Elles défilent chez moi, comme si j'avais jamais arrêter de les invitées. Comme si , tout était comme avant. Elles me parlent de leurs copains et on flirte, souvent. J'ai tenu la main pour la première fois à Kaylin, cette semaine, comme si de rien n'était. Mais tout à changer. Je ne vois plus les choses comme avant. J'ai l'impression que tout le monde s'efforce d'oublier , de mettre en parenthèses le mois que j'ai passer avec Maxine.  Comme si , le fait de l'ignorer allait l'effacer. Et j'ai l'impression d'être le seul à ne pas en être capable. Qui ne le pourra jamais. Jamais vraiment en tout cas.  Et dans toute la sincérité qui avait toujours qualifié Donnie , sa franchise aussi , elle m'avait dit ,  assise sur mon canapé , le cône entre la bouche, ses cheveux brun tombant sur le côté de son visage, me tirant un sourire presque soulagé. « - Charlie, c'est pas parce qu'on dit rien , qu'on voit pas. Moi et Rayan.  T'es plus comme avant. » J'avais hausser les épaules, sans trop savoir quoi répondre. « -C'est pas parce que t'es plus comme avant qu'on t'aime plus. » Et puis de toute façon. On pouvait pas vraiment changer le truc. C'est là. C'est là et puis ça finira sans doute par aller mieux. C'est qu'une mauvaise période, avait dit Fred en me tapant sur l'épaule. C'est qu'une mauvaise période, t'en aura d'autres.

Je sais pas trop si s'en est une, très sincèrement. J'suis passé assez vite à autre chose. Même si je veux pas trop me l'avouer. Même si j'ai peur d'en espéré trop.  Même si je sais, en vérité, que j'en espère trop. Parce qu'elle s'est montrée assez claire pour ne pas avoir à le répéter. Parce que Mary est la sœur de Jude et que j'ai aucune emprise sur elle. Qu'elle vit trop loin de moi. D'une façon bien trop différente. Elle n'a pas trop besoin d'un garçon comme moi , Mary. Tout comme Maxine n'avait pas besoin d'un garçon comme moi. Et je sais que j'ai ce goût des femmes inaccessible. De celles qui pourraient jamais m'aimer. Je sais, que je suis incapable d'assurer, même si elle voulait bien. On est trop différent. Y'a toutes les raisons du monde pour qu'elle veuille pas de moi. Pourtant elle me répète que je lui manquais, qu'elle me laissera plus tomber alors que mollement , j'hausse les épaules. Putain d'habitude quand je sais pas quoi répondre. Quand j'sais plus vraiment quoi dire. Peut-être qu'elle essaie d'être gentille, en me disant ça. J'en sais trop rien. Je sais plus vraiment grand chose, quand elle est à côté, Mary. J'suis comme un gamin pommé quand elle est tout prêt. J'me demande combien de temps ça fait , que je me sens comme ça avec elle ? Depuis combien de temps, mon regard à changer sans que je sois capable de l'accepter ?  Parce que je crois pas que ce sois si récent que ça. Parce que je crois que y'a toujours eut un truc. Que j'ai refuser de toutes mes forces. J'voulais pas le voir et je voulais pas l'entendre. Et entre temps y'a eut Maxine. J'me suis concentré sur elle pendant longtemps. J'ai mis toute mon énergie à aimer une seule personne et j'ai éteint tout le reste autours. Tout les sentiments, même ceux qui auraient pu naitre pour d'autres. J'ai tout éteint. J'ai voulu arrêter d'aimer toutes les autres.  Alors je sais pas. Peut-être que tout ressurgis en ce moment. Peut-être qu'être aller si loin avec elle , ça m'a rappeler qu'elle m'a jamais laisser indifférent. Bien au contraire. Bien au contraire. J'ai   toujours réussi à le contrôler en restant à une distance de sécurité.

Et maintenant ? Maintenant j'suis en roue libre , sur l'autoroute, en contre sens. J'fonce dans le mur. Je la sens arrivé, la gamelle douloureuse, j'peux plus l'évité , c'est trop tard.


On sort de la voiture et j'ai à peine ouvert la porte que le gros chien vient se jeter dans mes bras , de toutes ses forces et je l'attrape au vol, sourire aux lèvres. Peut-être le seul vrai sourire que j'porte aujourd'hui quand il lèche de sa grosse langue râpeuse , ma joue et ma mâchoire. « -Doucement Grump' » Et le visage de Mary s'illumine tout prêt de moi , j'me tourne vers elle , alors qu'elle observe, les yeux brillants, le chien tout fou qui bat frénétiquement de la queue. Et j'crois que je suis fasciné, parce que je l'observe, du coin des yeux, que les courbes de son sourire me font raté un battement, parce que je retiens ma respiration quand elle est tout prêt.  J'arrête de sourire , juste une seconde.
Merde.
Merde... J'suis en train de tomber amoureux.
Ça pue la merde , cette histoire. Parce que j'ai vraiment personne avec qui la partager. Parce que j'suis dans une merde noire. Parce que tout est en train de partir en couille , là. Parce que c'est déjà perdu d'avance. Je m'en rend compte , pourtant . J'souris plus , quand elle regarde ailleurs , que moi j'me perd sur son épiderme. J'ai des flash de son visage contracté sous mes doigts, d'elle toute nue , dans cette pièce ,y'a déjà quelques jours. J'suis en train de tout perdre , là. J'suis en train d'me perdre moi-même et Mary me donne des envies qu'il vaut mieux taire. Elle m’effleure et moi je me recule un peu.  Je dépose Grumpy au sol, referme la porte derrière moi alors qu'il court déjà vers le canapé , ayant déjà prit l'habitude de venir s'y asseoir avec moi. Alors je le suis , je me laisse tomber sur mon canapé, commence à roulé , comme si de rien n'était. « - Fais comme chez toi, si tu veux euh... Te faire un thé ou autre chose. » J'ai l'impression d'être con. Vraiment con. J'ai l'impression que j'ai plus rien à dire, que j'suis devenu idiot. J'essaie de garder ma distance de sécurité mais la vérité c'est que j'suis complètement pommé. Et à chaque fois qu'elle s'approche un peu trop, je m'enfuis, j'essaie de pas la toucher , de pas être ce genre de garçon qui profite de la première occasion. Parce que de toute façon, ça mènera à rien. « - Désolé, c'est le bordel un peu. J'ai pas eut trop le temps de ranger. J'ai vu Jude hier soir et puis après Kaylin m'a rejoint tard , j'ai eut tellement de boulot ce matin , j'ai rien eut le temps de faire. » Je hausse les épaules et puis j'me lève , pour essayer de ranger un peu , les deux verres de vin à demi entamé sur la table, mon t-shirt qui traine , sur un coin du canapé et puis le cendrier qui déborde de deux marques de cigarettes différentes. J'me presse , un peu honteux. Peut-être parce que je veux pas trop qu'elle se fasse d'idée. Petit papier sur la table qui dit qu'elle revient bientôt, qu'elle veut pas me réveiller parce qu'elle me sait déjà assez fatigué.

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Lun 29 Oct - 18:01
You miss me... so much


« Regarde papa, le joli toutou… Est ce qu’on peut en prendre un nous aussi ? Dit. Dit ! »
Avait réclamé Jude, sept ans, sa petite soeur trépignant d’impatience à ses côtés.
Des étoiles dans les yeux, Mary sautillait sur place à cette idée, sa petite main potelée lâchant celle de son frère pour frapper sa jumelle avec frénésie. Un immense sourire aux lèvres.
« Qu’est ce que je t’ai déjà dit Jude ? Pas de caprice ! Tu sais très bien que ta mère est allergique aux animaux. Je te l’ai déjà répété cent fois. Alors maintenant tien toi bien et reprend la main de ta sœur. Je ne veux plus t’entendre jusqu’à la maison ! »
Le visage piteux, Mary observait son frère baisser les yeux, le regard humide alors qu’il mimait du bout de  ses lèvres un « T’es qu’un sale menteur d’abord... » avant de se murer dans le silence.
Lançant un regard à sa mère à demi cachée derrière son époux, elle n’obtenu aucune réponse.
Comme souvent, cette dernière fuyait son regard, se contentant d’observer loin devant elle. Droite et fière dans son habit de dimanche. Ses cheveux longs attachés en un chignon révérencieux et son visage encore juvénile semblant comme vidé de toute substance.
Elle souriait, Lyneda, mais ses sourires sonnaient creux.
Du haut de ses cinq ans, Mary l’avait déjà bien compris.

Observant l’immense bête sauter dans les bras de son maître, la brune ne pu retenir un petit cri attendri de franchir la barrière de ses lèvres alors que, d’un pas léger, elle s’approchait de lui passer sa main dans sa fourrure soyeuse.
Il était beau, Grumpy. Son regard intelligent la fixant alors qu’elle glissait ses doigts dans son pelage. Qu’elle déposait ses lèvres sur le haut poilu de son crâne. Rêvant de s’y enfuir tant la sensation de douceur qu’elle y retrouvait était agréable.
Et elle sourit, Mary. Elle sourit à s’en décrocher la mâchoire.
Elle le trouve adorable, ce chien. Petite bête dans les bras de son maître. Dans les bras d’un Charlie tout aussi attendrissant. Tout aussi adorable que son animal.
Alors elle se rapproche encore un peu plus des deux mâles. Se rapproche de cet animal au pelage si doux qu’elle comptait bien papouiller toute la soirée. Toute la nuit même. Petite boule d’amour qui léchait le visage du tatoueur avec toute l’affection dont il était capable.
Si mignon… Grumpy comme Charlie d’ailleurs.
A cette vision, Mary sentit son coeur manquer un battement.
Ils étaient si… adorable tous les deux.
A les voir ainsi, elle ne rêvait plus que de se coucher à leurs côtés sur le lit et passer la soirée à les câliner tous les deux. Maître et chien. Amant espéré et ami à quatre pattes.
Alors en attendant, elle sourit à Charlie et glisse une nouvelle fois ses doigts contre le poil doux de l’animal. Caresse son dos, son cou, son crâne.
Elle se sent apaisée à son contact. Apaisée à la vue de sa langue pendante, de son regard curieux.
Et lorsque ses doigts effleurent par inadvertance le bras du tatoué, le caressant avec légèreté, elle se sent rougir.
Rougissement qui s’intensifièrent en sentant le mouvement de recul du garçon qui, sans un mot, libéra son nouvel ami courant s’installer sur la canapé. Haletant son maître à venir le rejoindre.
Ce qu’il fit. Laissant à la jeune chrétienne tout loisir de l’observer.
Il était étrange, aujourd’hui, Charlie…
Étonnement calme. Étonnement… Normal…
Ce n’était pas normal qu’il le soit autant, après tout ce qui s’était passé.
Après… la dernière fois qu’elle avait franchi la porte de cet appartement. Le quittant dans un silence de mort après avoir passé une bonne heure à retirer toute trace de sa présence.
Après avoir passée une nuit prostrée dans le lit du châtain à pleurer ce qu’il venait de se passer. Ce qu’elle avait vu. Ce qu’il adviendrait d’eux après tout ça…
Une nuit solitaire, froid, dans cet appartement imprégné de son odeur à lui.
De l’odeur de Charlie.
Une odeur qui, mélange de plusieurs flagrances désagréable à plus d’un, avait le pouvoir de faire battre son coeur plus fort. Plus rapidement. Plus douloureusement aussi.
Une nuit passée à serrer ses draps tout contre elle. A inspirer ce qui restait de lui sur l’oreiller pour se sentir un peu moins seule. Rien qu’un peu moins seule.
A s’imaginer qu’il était là, tout près d’elle, lorsqu’il était chez elle ne savait trop qu’elle femme sans doute bien plus intéressante qu’elle ne le sera jamais à ses yeux.
Petite sœur de son meilleur ami.
Petite prude qui ne l’était au final pas tant que ça, mais pas suffisamment digne d’intérêt pour lui permettre de maintenir son érection éveillée…
Une femme instable, ne sachant pas ce qu’elle voulait.
Tantôt désireuse de s’enfuir. Tantôt le suppliant de rester. Invasive jusqu’au point d’avoir vu ce qu’il avait passé la soirée à tenter de lui cacher. A voir ces marques de coups, témoins des mauvais traitements de cette femme.
Ces horreurs qu’elle aurait pensée ne jamais voir. Ne jamais exister sur un être tel que Charlie.
Mais des horreurs pourtant bien réelles lui soulevant le coeur à chaque fois qu’elle y repensait. Qu’elle fermait les yeux et que ce qu’elle avait vu lui revenait en mémoire. Image rémanentes d’une réalité crue se rappelant à elle aujourd’hui encore à chaque fois que son regard se posait sur l’homme.
S’imposant à elle à cet instant précis, alors qu’elle observait son dos s’éloigner d’elle.
Et une boule obstrua sa gorge à cette pensée.
Elle ne comprenait pas. Non. Elle ne comprenait pas…
Et elle avait envie de pleurer à chaque fois qu’elle y pensait.

Ce n’étaient pas les blessures en elles-mêmes le soucis. Non.
Si Mary se doutait qu’elles devaient être douloureuses, elle savait également que Charlie possédait une tolérance à la douleur assez élevée. Des années de pratique en boxe et bagarre en tout genre obligent.
Ce qui inquiétait le plus la jeune femme, ce n’étaient pas les marques, mais bien ce qu’elles semblaient avoir entraînées.
Ce refus qu’avait eu Charlie de se dévêtir devant elle. Devant même Jude, pour ce qu’elle avait compris de ses sms. Ces couches de vêtements bien trop importante pour une journée au temps aussi doux. Ce regard craintif qu’il avait eu lorsqu’elle l’avait vu torse nu. Une crainte qui, cachée sous une colère plus que palpable, lui avait glacé le sang.
Jamais en douze années à le côtoyer plus ou moins régulièrement Mary ne lui avait encore vu un tel regard.
Et les échanges qu’elle avait eu avec lui la veille n’étaient en rien là pour la rassurer.
Savoir que son frère avait accru sa surveillance de Charlie ne présageait rien de bon…
Si elle savait que Jude était parfois sujet aux excès de zèle, elle savait également que jamais il n’aurait prit le risque de fâcher le tatoueur en lui imposant sa présence si la situation n’était pas critique. « - Fais comme chez toi, si tu veux euh... Te faire un thé ou autre chose. »
Qu’il dit, ne prenant pas même la peine de la regarder alors qu’elle s’approchait à son tour du canapé et se laissait retomber à ses côtés. Grumpy comme seul rempare entre leurs deux êtres.
Elle a tout juste le temps de tendre le bras pour caresser l’animal, effleurant volontairement la main de l’homme se faisant qu’elle le sentit se redresser d’un bon, quittant le cuir de son sofa pour attraper un T-shirt y traînant et s’en emparer avec empressement.  « - Désolé, c'est le bordel un peu. J'ai pas eut trop le temps de ranger. J'ai vu Jude hier soir et puis après Kaylin m'a rejoint tard , j'ai eut tellement de boulot ce matin , j'ai rien eut le temps de faire. » « Pas de soucis »
Répondit-elle du tac au tac. Un sourire crispé étirant ses lèvres à l’entente du nom de cette femme.
Et son sourire se fait de plus en plus forcé tandis que ses yeux jusqu’alors fixé sur Charlie et Grumpy balayaient la pièce. Observant les deux verres de vins à demi entamées laissé en plan sur la table. Le cendrier plein à ras-bords témoignant du temps que cette femme avait passé ici et, pire que tout, ce mot griffonné à la hâte que Mary eut tout juste le temps de lire avant qu’il ne l’arrache à se vu, débarrassant la table. « Elle a dormi chez toi Kay ? … C’est cool… Vous avez l’air de vous êtres bien amusés tous les deux... »
Lâche-t-elle d’une voix égale, pointant les deux verres à pieds du doigts alors qu’elle caressait le pauvre animal allongé à ses côtés comme pour se donner contenance.
Observant Charlie de son air le plus neutre, elle se leva le rejoindre. L’aidant à débarrasser le reste des affaires traînant ici et là avant de se faire chauffer de quoi se préparer un thé.
Hors de question de lui montrer à quel point savoir qu’il avait passé la nuit avec une autre femme l’a blessait.
Après tout, il ne lui devait rien. Rien du tout. Elle le savait… Elle le savait même très bien. Après tout, c’était justement pour ça qu’elle avait arrêté de lui parler toute une semaine durant.
Il ne lui devait rien et, plus que tout encore, elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle était une entrave à son bonheur.
Tant mieux si cette femme avait réussi là ou elle-même avait échoué.
Car elle avait forcément réussi, non ?
Il avait beau dire que personne ne devait voir, Charlie, la vérité restait que ce T-shirt traînant sur le rebord du canapé n’était pas arrivé tout seul ici. De même que ce mot témoin de la "fatigue" de Charlie et que ces verres…
De là à imaginer qu’ils avaient passé la nuit ensemble à baiser comme des bêtes, il n’y avait qu’un pas.
Un doigt de pied même, quand on connaissait la réputation de ces deux personnes…

Se laissant retomber sur le canapé en compagnie de son thé, elle glissa sa main libre dans le pelage de l’animal toujours allongé et le caressa d’un geste distrait. S’apaisant une nouvelle fois à son contact.
C’était fou, quand même, ce pouvoir apaisant qu’avaient les animaux.
Portant la tasse à ses lèvres, elle observa du coin de l’oeil à Charlie semblant regarder partout sauf dans sa direction avant de lâcher d’une voix douce. « Tu veux qu’on se regarde un film ? »
Proposition basique, insipide, mais capable de relancer la conversation tout en proposant un fond sonore à cette après-midi sous le signe de la gênance.
Tout valait mieux pour Mary que d’entendre l’homme lui parler d’autres femmes.
Pas maintenant. Pas encore.
Pas avant qu’elle ai eu le temps d’assimiler complètement qu’elle n’était rien de plus pour lui qu’une amie l’ayant un peu trop chauffée.
Une vérité qu’elle comprenait, mais qu’elle avait un peu de mal à assimiler.
« En tout cas, il est vraiment beau Grumpy ! Il ressemble ni à un ourse râté, ni encore moins à une serpillière ! »
Elle s’insurge, un demi sourire en coin alors que ses doigts retrouvaient les poils de la bête, effleurant une fois de plus ceux du garçon, les caressant avec timidité.
Tant pis si ses sentiments n’étaient jamais partagés. Juste… elle avait besoin de sentir un peu plus de Charlie. Juste un peu plus…
Elle ne lui demanderait jamais rien de plus que ce qu’il était capable de lui offrir.
Elle s’en fit la promesse.
Elle ne lui demanderait jamais rien.
Et elle continuera de sourire lorsqu’il lui racontera ses exploits. Comme avant.
Elle pouvait y arriver. Ce n’était qu’une question de mental, elle le savait.
Alors elle sourit, Mary. Caressant les doigts de l’homme tout en fixant un point fixe à l’horizon.
Putain ce qu’elle rêvait de le prendre dans ses bras.
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froid et détaché

Lun 29 Oct - 19:39

Hard to please


Elle cherche le contacte, Mary. C'est pas habituel mais, rien n'est habituel dans cette situation. Rien n'est comme d'habitude. Parce qu'elle a vu et ça change tout. J'ai beau essayer d’éviter son regard , je le vois tout de même. Je la voit, inquiète. Je la voit, ravaler, presque à chaque fois qu'elle me regarde, ses larmes, son angoisse et puis tout le reste. Je le sais, au travers de ses sourires qu'elle meurt d'envie de me poser des questions. De me demander , pourquoi je l'aie laisser faire ça, Maxine. Parce que c'est ce qu'ils veulent tous demander. Ils veulent me demander pourquoi j'ai fais ça. Pourquoi j'suis aussi irresponsable, pourquoi j'l'ai laisser m'faire mal sans rien dire ? Sans jamais rien dire. Sans jamais rien demander d'autre que de l'amour. Pourquoi j'ai insister ? Pourquoi j'ai pas lâcher l'affaire ? Pourquoi j'suis malheureux, maintenant que j'en suis libéré ? Pourquoi j'cache, le monstre que je suis devenu ? C'est déjà un corps plein de cicatrices que j'ai. Y'a rien à cacher de plus qu'avant. C'est pas comme si c'étaient les seules sous les tatouages. Ils se demandent tous. Qu'est-ce qu'elle a bien pu faire de si grave, Maxine ? Qu'est-ce qu'elle a pu bien faire pour tout éteindre ? Pour m'laisser comme ça , dans une marre de sang, dans un hôtel pourris de New York ? Pourquoi j'veux plus rester seul ? Pourquoi j'ai peur, maintenant que y'a plus Maxine pour m'faire mal ? J'crois que le sais au fond, qu'ils se posent tous des questions. Qu'ils cherchent tous des réponses dans mon comportement si différent. Tellement différent de d'habitude. Ils savent pas ce que je fous , ils comprennent pas. Et moi non plus j'comprends pas. J'sais plus quoi faire d'autre qu'être là, comme un con à attendre que ça passe. Seulement vingt-deux ans et déjà trop ravagé par la vie. J'sais pas combien de temps j'pourrais faire comme si tout allait bien.

J'vais de déceptions en déceptions , d'amour raté en amours raté et qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi j'ai invité Mary à dormir chez moi, alors que j'ai déjà abandonné l'idée de l'avoir. Parce que je sais au fond, que si je me lance dans cette histoire j'vais finir par tout perdre encore une fois. Parce que j'suis pas le genre de garçon qu'on aime trop facilement. Pas le genre de garçon avec qui ont se marie, avec qui ont fait des gamins. C'est pas moi qu'on aimera , pas comme ça. Nan moi, j'suis le genre qui fait brûler trop fort les passion. Le genre qu'on oublie quand on tombe amoureux. J'suis le genre de garçon qu'on appelle pour se consoler. Qu'on appelle ivre, alors qu'on vient de se séparer de son copain. J'suis le genre de garçon que Kaylin appelle quand elle est malheureuse. Quand il se tire pour ses voyages d'affaires répété , comme si elle savait pas qu'il a une aventure. J'suis le genre de garçon que Mary appelle quand elle est ivre, qu'elle dit qu'elle est ivre et qu'elle est plus avec son mec. Et la vérité c'est que, si je n'avais pas autant de respect pour Jude, j'aurais pu très bien l'être pour elle. J'aurais sans doute prit ma voiture, pour venir la voir. La niqué dans une chambre, pour le peu que j'y arrive et puis j'me serais sans doute tiré avant d'être trop malheureux. La matin pendant qu'elle dort. Parce que on attends de moi que je sois ce garçon et que je sais l'être. Je l'ai fais toute ma vie. J'ai toujours été qu'un putain de jouet, me plaisant même dans ce rôle. Qu'un putain de bouche-trou pour Maxine, pour Kaylin, pour toutes les autres. Parce que c'est comme ça, c'est ce que je suis et je sais très bien le faire. Alors j'regarde pas Mary. J'essaie de pas la regarder, en tout cas, parce que je peux pas m'en empêcher quand elle tourne les yeux, ne serait-ce qu'une seconde. Et je glisse, un peu désespéré , la main dans le peluche de Grump qui pose sa tête sur ma cuisse , m'étirant les lèvres dans un sourire attendris. « Elle a dormi chez toi Kay ? … C’est cool… Vous avez l’air de vous êtres bien amusés tous les deux... » Je hoche la tête , sans trop savoir quoi répondre. Je crois qu'elle se méprends sur ce qu'il s'est passé ici, hier soir. Mais, après tout, ce sont des choses qui ne regardent que moi. Alors je hoche la tête. « - C'est vrai, on a une relation particulière mais... Je tiens beaucoup à elle. » et c'est vrai au fond. Je ne serais jamais rester si longtemps avec une femme pour qui je n'éprouve pas de sentiments. Même une relation comme celle-là.

Je le sens, le silence s'installer. Le silence gênant de deux être qui ne savent plus trop quoi se dire lorsqu'ils sont seuls , après une situation aussi particulière. Je le sens, qu'elle cherche mes yeux, pour savoir si je suis aussi mal à l'aise qu'elle. « Tu veux qu’on se regarde un film ? » Elle coupe le silence, enfin , par une question basique. Je hoche la tête, d'un air distrait , silencieux comme d'habitude. « En tout cas, il est vraiment beau Grumpy ! Il ressemble ni à un ourse raté, ni encore moins à une serpillière ! » Et je la sens, sa main, se glisser tout prêt de la mienne. Très prêt, jusqu'à l'effleurée, à peine, se glisser contre mon épiderme, me tirant un frisson agréable. « -Oui , il est adorable. » Je souffle, pour essayer de chasser mes pensées.

Et j'ose pas bouger pendant une seconde, je m'imagine , la lui attraper sa main , la serrer entre la mienne et puis l'embrasser, Mary. Le goût du thé, chaud sur ses lèvres, son souffle contre le mien et puis , sa respiration crispée sous mes coups de reins. J'ai envie de la brisé contre moi, caressé chaque centimètre carré de sa peau, embrasser ses épaules nues, sa peau si douce contre la mienne. Les poils de mon bras se dresse et je ferme une seconde les yeux pour calmer mon cœur qui tambourine contre ma poitrine , outrageusement il tape si fort, que pendant une seconde, j'ai peur qu'elle l'entende , frappé contre mon torse. Et puis je retire doucement ma main du pelage de Grumpy , soupirant, pour ramener ma main dans mon sweat-shirt et tendre le bras pour prendre la télécommande qui traine sur le canapé et la lui tendre, d'un geste vif, retirant ma main sitôt qu'elle attrape le boitier en plastique. « -T'as la nouvelle série sur netflix, là, celle dont on avait parler je sais plus quand. La saison 2 est sortie. Tu veux la maté ? » Je souffle, baissant les yeux vers mon chien pour ne pas avoir à la regarder.

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Lun 29 Oct - 20:34
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Certaines vérités font mal, même lorsqu’on en est conscient. Même lorsqu’on les connaît. Qu’on les sait. Qu’elles font partie de notre quotidien depuis des semaines, des mois, parfois des années.
C’est l’une de ces vérités qui se rappela à Mary lorsque Charlie lui parla de Kayline. Lorsqu’il lui annonça de sa voix la plus solennelle qu’il tenait sincèrement à elle.
Elle le savait, Mary, que cette femme possédait un petit quelque chose que les autres n’avaient pas.
Un truc en plus. Un grain de folie qui, s’il n’avait suffit à lui faire oublier Maxine, plaisait indéniablement au tatoueur.
Cette particularité qui faisait que, deux ans plus tard, Charlie continuait à la voir de manière régulière, malgré le nombre exubérant de fois durant lesquelles il se plaisait à la critiquer. A la traiter de folle et à se plaindre de ses comportements.
Car la vérité, Mary l’a connaissait.
Le garçon appréciait cette femme. Il l’appréciait réellement.
Sans ça, jamais il n’aurait accepté de le revoir.
Encore. Et encore. Et encore.
Alors, de l’entendre lui annoncer ça avec autant de facilité serra le sœur de la jeune femme.
Ce grain de folie là, elle ne le possédait pas.
Elle était plate, Mary. Insipide. Une femme sans grand intérêt, sinon ses bonnes notes et son physique plutôt avantageux.
Rien de plus. Rien qui ferait que Charlie pourrait lui trouver un quelqu’un intérêt. Qui ferait en sorte qu’il l’a regarde elle plutôt que les milliard d’autre femme qui, comme elle, suivaient des études et n’étaient pas franchement dégueux à regarder.
Rien…
Elle était… Une fille basique, dans une fac basique, avec une vie tout aussi basique. Sinon plus chiante encore que celle de la plupart des gens.
Alors elle abdique, Mary. Elle n’espère pas. Elle n’espère plus.
Elle sait que ce sont les filles comme Kayline qui plaisent à Charlie. Les filles comme Maxine.
Les femmes folles. Au sens propre comme au figuré.
Les timbrées. Les exubérantes.
Celles capable de lui en faire voir de toutes les couleurs.
Pas les filles calmes comme elle.
Pas celles qui passaient leur temps à sourire et à attendre. A faire de leur mieux pour paraître sous leur meilleur jour. A ne jamais faire de vague, ou si peu.
Pas les filles gentilles. De celles qui font passer le bonheur des autres avant le leur. De celles capable de s’effacer.
Non… Charlie aimait les femmes avides. Egoiste.
Il aimait celles qu’on remarquait de loin. Celles qui attiraient le regard. Tape à l’oeil.
En gros, tout ce qu’elle n’était et ne serait sans doute jamais.
Alors elle abandonne, Mary.
Elle se contente de caresser distraitement les doigts du garçon sous couvert de caresser le pelage doux de cet animal pour lequel elle s’était prit d’affection.
Petite boule de poil à demi allongé sur son maître.
Canidé en recherche d’affection. De tendresse que Charlie semblait des plus à même de lui apporter.
Car il criait à la tendresse, Charlie.
Et Mary aussi, ne demandait qu’à lui en apporter.

Mais pour l’heure, elle fixe le mur lui faisant face. Mur couvert d’une multitude de photos. De Charlie, de son frère et de leurs amis. Photos tantôt joyeuses, tantôt témoins de leurs pires soirées. Souvenirs immortalisés. Décoration personnelle et irremplacable.
Et elle voit là, sous ses yeux, défiler les images du tatoueur.
Elle le voit grandir. Évoluer. Voit ses traits s’affiner. Sa mâchoire se dessiner un peu plus à mesure des clichés alors que les dessins sur son corps se fond de plus en plus nombreux.
Photographies éparses, sans réel ordre chronologique, mais que Mary savait dater d’un simple coup d’oeil.
Le Charlie des premiers clichés n’avait presque rien à voir avec celui qui se tenait à ses côtés.
Et pourtant, ses sentiments pour lui n’avaient pas changés.
Ils avaient évolués avec l’âge. Avaient souffert un déni de plusieurs années et s’étaient mués en une attirance qu’une enfant n’aurait jamais ressentit. Mais la pureté qui les accompagnait restait la même.
Ce désir de possession. De protection et de bienveillance était le même que lorsqu’elle avait 10 ans.
Alors elle observe cette fresque unique. Témoin de ce qu’était cet homme. De ce qu’il avait été.
Souriant à le voir sourire à l’objectif, s’en cacher ou bien le gratifier d’un simple doigt d’honneur.
Elle sourit à voir son frère ivre mort. Joint aux lèvres et vomissant en geyser dans ce qu’elle devinait être une bouche d’égout.
Tant d’instant que ses parents n’auraient jamais supporté connaître. Qu’ils n’auront jamais à connaître, étant donné que Jude était mort à leurs yeux.
A ceux de Callum, tout du moins. Ce qui revenait au même dans cette société patriarcale ou la femme n’était plus que l’ombre de son époux.
Et elle sourit, Mary, en observant toutes ces images.
Sourit tout en caressant du bout de ses doigts, ceux du garçon.
Contact fugace, mais nécessaire.
Transmission de tendresse. D’énergie vital. D’amour.

Alors, comme pour cacher l’intensité des sentiments que ce simple contact éveil chez elle, elle parle de Grump. Sujet neutre. D’actualité. Ne souffrant d’aucune gêne. Et elle se détend imperceptiblement lorsque Charlie lui répond de sa voix chaude, cassée. « -Oui , il est adorable. »
Elle est douce, la voix de Charlie. Grave. Profonde.
Basse. Si basse qu’à chaque mot, elle la sent vibrer dans tout son être. Dérégler son coeur. Le faisant battre plus fort. A chaque seconde un peu plus fort.
Et elle a envie d’attraper sa main, Mary. D’entrecroiser leurs doigts et de l’attirer à elle. De le serrer dans ses bras et de ne plus jamais de le lâcher.
De le serrer fort. Fort.
Si fort qu’il étoufferait d’elle.
Si fort que son corps immense semblerait petit. Si petit contre le sien.
Elle rêvait de parcourir sa peau de ses doigts.
De glisser sous ses vêtements. Contre son torse tatoué et maculé de coups.
De découvrir les imperfections de son épiderme. Naturelles ou faite de la main de l’homme.
Elle rêvait de ses lèvres, mélange de tabac et d’herbe.
Elles étaient si douces, les lèvres de Charlie.
Si douces contre les siennes.
Qu’importe ce que Charlie pouvait bien cacher, elle ne l’en aimerait pas moins.
Ce n’était pas une promesse, mais une certitude.
Mais, alors que Mary s’imaginait dans ses bras, elle sentit Charlie rompre le contact.
Rupture soudaine d’une béatitude quasi parfaite.
Mary sentit un froid immense l’envahir.
Elle tremblait.
Elle se sentait comme… vide.
Elle avait besoin de le toucher. Encore. Encore un petit peu.
Juste un peu.
Alors, lorsqu’il lui tendit la télécommande en lui proposant de regarder une série netflix, elle acquiesça d’un air moue. Allumant la télévision sur le premier épisode de la saison 2 avant de poser la télécommande sur la cuisse de l’homme et se maudire de ne pas s’être assise de l’autre côté.
De ne pouvoir se coller plus contre lui, séparer par Grump.
Elle aurait tant souhaité poser sa tête contre son épaule. Coller sa cuisse contre la sienne. L’effleurer de sa main.

Elle avait besoin de contact, Mary.
Besoin du sien.
De le sentir contre elle.
De sentir sa chaleur et de lui offrir un peu de la sienne.
Échange de flux invisible. D’énergie inexplicable.
Alors, fixant l’écran holographique de sa télévision, elle retourne caresser le pelage de l’animal. Espérant secrètement que Charlie retournerait l’y rejoindre.
Effleurer sa main. Peut-être la lui prendre.
Elle n’espérait rien de plus, Mary.
Elle n’attendait rien de lui, sinon d’accepter un peu de cette tendresse qu’elle mourrait de lui offrir.
Le regard fixer sur l’écran, elle se penche attraper sa tasse, buvant une gorgée de thé bouillant avant de la reposer. Sa main droite toujours nichée dans la fourrure de cette brave bête couchée sur l’homme qu’elle aimait trop intensément. Trop douloureusement.
Tendant ses doigts vers lui dans un appel muet au contact, elle n’osait même plus le regarder. « Tu sais que… mon père trouve que Netflix est un appel au péché ? … A la paresse… et à la luxure » Sourit-elle, plus pour combler le vide laisser par l’homme qu’autre chose. Sa main appelant désespérément à celle de Charlie. A défaut de pouvoir en espérer plus...
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Lun 29 Oct - 21:42

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Elle allumes la télévision et lances Netflix et moi, j'enfonce mes mains , bien au fond de mon sweat-shirt , serrant un peu la mâchoire de m'être laisser encore emporter. Est-ce qu'elle a senti que je frissonnais ? Est-ce qu'elle s'est rendu compte que j'ai rougis, comme un gamin ? J'sais pas. Je sais juste qu'elle a mis la télévision, qu'elle a les yeux fixé dessus. Peut-être qu'elle sait, qu'elle est gênée, je sais pas trop. Alors j'allume mon joint, silencieux. Je sais pas trop quoi dire. Je sais plus trop comment parler normalement aux gens. N'ayant de base jamais été très bavard, j'ai l'impression cet après-midi d'être totalement paniqué à l'intérieur . J'ai peur qu'elle comprenne, à chacun de mes regards qui croisent les siens. J'ai peur qu'elle comprenne que j'ai envie de l'embrasser de nouveau. J'ai peur qu'elle remarque que je fixe, parfois trop intensément, ses lèvres, tentatrices, peinte d'une couleurs rosée qui me donne bien trop faim. Et à chaque fois qu'elle porte à ses lèvres sa tasse chaude, je suis jaloux. J'aimerais bien être une tasse. La chance. La série commence, mais j'ai du mal à me concentré. Qu'est-ce qui m'a pris , de l'inviter chez moi ? Qu'est-ce qui m'a prit de lui dire de venir ici ? Je suis stupide ou quoi ? Pourquoi est-ce que je lui pas dis de me rencontrer dans un lieu plus peuplé ? Un lieu ou j'peux regarder quelqu'un d'autre ? Un lieu ou possiblement, j'ai pas des souvenir d'elle en train de jouir contre mes lèvres. Putain, ce que j'aimerais recommencer ça.

Mais faut pas y penser , Charlie. Faut surtout pas y penser. Faut pas penser à ses spasmes de jouissance contre mes doigts. Pas penser à son corps qui se tends vers moi , comme désespéré d'en avoir plus. Faut pas que je pense à ses mains, appuyant mon crâne contre son entre brûlante, trempée. Faut surtout pas que j'y pense. POURQUOI J'Y PENSE , PUTAIN ? Qu'est-ce qu'il dirait, Jude ? Qu'est-ce qu'il penserait, de savoir que quand je regarde sa sœur, la seule envie que j'ai , c'est la dévoré, entièrement, sans aucune pudeur, c'est lui faire l'amour pendant des heures ? Pendant toute la nuit et jusqu'à demain, s'il fallait. Pourquoi est-ce que j'arrive pas à penser à autre chose ? J'ai les mains qui se crispent contre le tissus de mon sweat-shirt et j'essaie de me convaincre qu'il faut pas que je la regarde encore. Grump m'observe, avec ses petits yeux et je lui souris , comme s'il sentait le trouble, il appuie plus fort encore sa tête contre mon genoux. Et je sais, je sens, la main de Mary, qu'attendrait juste qu'on la prenne, que d'un geste , de mes grands bras, je l'attrape pour qu'elle retourne à califourchon sur moi. Que je la dévore entiérement. Qu'il ne resterait sans doute plus rien d'elle. Mais, non. Je ne peux pas.
Parce que je pense à Arthur. Le fameux. Je pense au fait, qu'hier encore, elle trouvait un autre homme, très attirant. Je pense au fait, qu'elle s'en fiche de moi. Qu'elle n'est pas là pour ça. Non, ce n'est pas ce genre de contactes qu'elle recherche. Elle veut simplement m'offrir son soutient , Mary. Elle veut simplement me rassurer. Et ça n'aide pas. Ça n'aide pas du tout.

 « Tu sais que… mon père trouve que Netflix est un appel au péché ? … A la paresse… et à la luxure » 
Elle souffle, brisant le silence et je hausse les épaules. C'est pas comme si Cal était réputé pour avoir l'esprit le plus ouvert du monde. L'ouverture d'esprit , c'était même plutôt une idée improbable pour cet homme. C'est d'ailleurs ce qu'on lui a toujours reprocher. C'est ce qui a détruit Jude. C'est ça qui lui a fait perdre ses parents. La fermeture hermétique de Cal, sur tout un tas de sujet divers et varié. «- Ouais, bah... sans vouloir te vexé... » J'inspire hésitant, je veux pas , blesser Mary. « -Ton père est un pauvre con. C'est pas nouveau. » Je souffle , un sourire désolé aux lèvres. « -Heureusement, il a eut la bonne idée d'avoir des enfants super. » Je termine, haussant un peu plus fort les épaules, inspirant fort ma weed.


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Lun 29 Oct - 22:26
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Et elle attends, Mary.
Inexorablement, elle attend.
Elle attend un contact qui ne vient pas. Qui ne viendra sans doute jamais…
Mais elle attend. Comblant le vide immense laissé par Charlie de mots creux. De mots fades, sans aucune saveur.
Elle veut juste… le sentir encore un peu. Toujours un peu plus contre elle. Contre ses doigts tendus, quémandant ceux du garçon.
Sauf que Charlie ne répond pas à ses attentes.
Il garde ses mains enfuies bien profondément dans les poches de son sweat. Il évite son regard, lors des quelques coup d’oeil qu’elle se risque à lui porter. Elle aussi trop gênée pour le fixer plus que quelques secondes par ci par là.
Elle a bien trop peur qu’à le fixer trop longtemps, elle craque et ne ravisse une fois de plus ses lèvres. Ces lèvres qui, quelques jours encore, étaient partie à la découverte de son corps. S’étaient perdues entre ses cuisses grandes ouvertes. Offerte à lui.
Qui l’avaient goûté. S’étaient délecté de tout ce qu’elle avait à offrir. A prendre.
Plaisir brutal qui l’avait laissé amorphe. Sans voix. Tremblant de toute part alors qu’elle revoyait encore le visage de l’homme couvert de son émoi.
Elle le savait, Mary, qu’elle était le genre de femme à afficher plus que de raison ses plaisirs coupables.
Elle l’avait remarquée déjà adolescente, lors de ses premiers contentements en solitaire. Encore plus une fois adulte, lors de ses premiers ébats. Ebat humides l’ayant fait rougir plus que de raison. Honteuse. Sale.
Se sentant anormal d’être aussi expressive. Aussi peu maîtresse de son propre corps..
Et pourtant.. pourtant, même ses plaisirs les plus coupables n’avaient rien à envier à celui qu’elle avait ressentit en compagnie de Charlie.
De ses lèvres et de ses doigts. Pas même de la totalité de son corps. Non.
Juste quelques caresses. Quelques coups de langues suffisant à la faire grimper aux rideaux.
A la faire s’abandonner entièrement à lui. Prête à le suivre au paradis comme en enfer.

Mais pour l’heure, tout ça ne valait plus rien. Ca faisait partie du passé. D’un passé révolu qui n’aurait plus jamais court.
Elle le voyait bien, Mary, que Charlie semblait bien décidé à faire comme si de rien n’était. Comme si rien ne s’était passé entre eux. Comme si les evennements d’il y a quelques jours n’avaient jamais existés. Qu’ils étaient toujours Charlie et Mary. Lui meilleur ami de son frère et elle petite sœur de son meilleur ami. Deux amis lié par un même être. Par Jude.
Par ce frère qui, Mary le savait, ne supporterait pas d’apprendre ce qu’ils avaient fait dans son dos.
Alors, à défaut de pouvoir ressentir à nouveau une telle volupté dans les bras de l’homme, au moins la jeune femme espérait-elle sentir ne serait-ce que ses doigts caresser les siens. Accepter ce contact qui lui faisait tant envie. Nécessaire à son bonheur.
Mais Charlie lui refusait ce bonheur.
Il préférait plutôt ignorer ses regards. Fixant la télévision sans un mot jusqu’à ce qu’elle n’abdique. Caressant le pelage de Grump avec toute la tendresse qu’elle aurait réservé à Charlie. Celle qu’il lui refusait.
Et elle sourit, Mary. Se rappelant qu’elle s’était promise de ne pas en demander plus à Charlie que ce qu’il était capable de lui offrir.
Alors elle ne demande rien. Elle n’attend rien. Simplement, elle espère.
Elle espère que, peut-être, Charlie ressentira un jour cette même envie. Cette même passion et cette même tendresse la dévorant un peu plus de minute en minute alors que, le regard fixé sur la télé, elle lui lâchait d’une voix monocorde ce que son père pouvait bien penser d’une telle chaine.

Non pas que l’avis de Callum lui importait, elle ne serait pas là sinon, mais simplement que, une fois encore, elle voulait mettre fin à ces silences pesant. A cette gênance que ni lui ni elle ne semblait maîtriser.
Si elle ne savait pas pourquoi Charlie semblait si distant, au moins avait-elle prit conscience de ce malaise irradiant de l’homme.
Ce n’était pas qu’il l’ignorait, mais bel et bien qu’il fuyait son regard.
Corps immense prostré sur le canapé. A distance raisonnable d’elle.
Mais enfoncées dans les poche et visage fermé.
Qu’est ce qui pouvait bien passer par la tête de cet homme ? Mary se le demandait.
«- Ouais, bah... sans vouloir te vexé… Ton père est un pauvre con. C'est pas nouveau. » Qu’il dit, hésitant. Faisant doucement sourire la jeune femme.
Oui, son père n’était pas l’homme le plus ouvert d’esprit que cette terre ai porté. Loin s’en faut. Cela dit, il n’était pas non plus le pire être qui ai vu le jour ici.
Il était… simplement en décalage avec le monde dans lequel il évoluait.
Comme sortie tout droit d’un passé révolu qu’il avait tenté de perpétué avec eux, mais sans succès.
Jude, électron libre né de son ADN, avait tout simplement court-circuité le système. Bug dans la matrice.
Il avait soulevé des questions qui n’auraient jamais du l’être et avait lâcher la main de ses géniteur pour suivre son propre chemin. Semé d’embauches et de détours. Mais un chemin plein de mystère à découvrir. Bon comme mauvais.
Et Mary l’avait regardé dévier de celui tracé par leur parents.
Elle l’avait suivit du regard alors qu’il s’éloignait d’eux. Un peu plus à chaque pas.
Et si elle ne l’avait pas suivit, au moins avait-elle pu constater grace à lui que cette route qu’on lui avait tracée n’était pas la seule existante.
Grace à Jude, il lui arrivait de faire quelques pas de côté afin d’observer les quelques bifurcations cachées par les ronces. Quand bien même ne les empruntait-elle jamais plus que quelques mètres avant de retourner sur l’artère principale. « C’est un con, tu peux le dire »
Sourit-elle, haussant les épaules d’un air fataliste. « Cela dit… Je sais qu’il tient très fort à moi… à sa façon... » « -Heureusement, il a eut la bonne idée d'avoir des enfants super. »
Et elle sourit, Mary. Attendri par les mots de l’homme alors que, distraitement, elle glissait ses doigts le long du dos de Grump.
« Que veux-tu ? On a hérédité de la sensibilité de notre mère, couplé au caractère de notre père… Ce qui donne… ça »
Dit-elle, se désignant d’un geste las avant de sourire, observant pour la première fois depuis son arrivé le garçon à ses côtés.
L’observant pour de vrai. Son regard parcourant son visage poupon. Ses yeux qu’elle se plaisait tant à contempler. Ses lèvres qu’elle rêvait de goûter. Encore. Rien qu’une fois de plus.
Et elle sourit, terminant son thé avant de s’allonger à demi sur Grumpy, embrassant le sommet de son crâne toujours posé sur la cuisse de Charlie avant de se redresser. « Toi… pour ce que j’ai vu de te mère, tu es son digne héritier… Tu es… super »
Susurre-t-elle, rosissant à ces mots alors qu’elle retournait papouiller l’animal. Détournant son regard de l’homme tirant sur son joint. Sentant lentement les effluves embaumer la pièce. Détendant imperceptiblement son organisme vierge de toute substances.

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Lun 29 Oct - 23:03

Hard to please



Impossible. C'est impossible qu'elle puisse un jour ressentir ce que moi, je ressens. Parce qu'elle est belle, Mary. C'est une fille bien, une fille correcte. C'est une fille intelligente et puis elle a tout pour réussir. Parce que c'est vrai. Si les parents de Mary étaient une paire d'abrutis arriéré , prêt à frapper leurs enfants et leurs imposer des choix de vies qui ne leurs appartenaient pas. Qui ne leurs appartiendraient jamais, Mary est une fille bien. Elle est croyante, oui. Elle est très sage, c'est vrai. Mais c'est une fille bien au delà de ses croyances. Elle est généreuse, Mary. Dans tout les sens du therme. De sa façon si adorable de s'inquiété pour moi, de toujours vouloir m'aider à ses courbes généreuse. Un délice pour les yeux, réconfort pour le cœur et je sais que c'est impossible. Au delà de Jude. Au delà de Callum. Au delà de toutes les putains de personnes vivant dans cette ville, dans ce pays, dans ce monde, dans cet univers, même, si ça se trouve. Ce n'est pas une question de personne. On pourrait très bien bravé les interdictions , si ça ne tenait qu'à nous. Ce ne serait ni la première , ni la dernière fois que je braverais les interdictions pour avoir ce que je veux. Parce que je suis égoïste, moi. Je suis le genre de type à qui on ne peut rien interdir. Je sais me donner les moyens d’obtenir ce que je veux. Alors ça n'a rien à voir avec tout ça, non. Si je n'ai rien tenter avec Mary, c'est parce que c'est simplement impossible. C'est un tout petit mot, impossible. Un mot futile. Comme inabordable, inconcevable, insensé, invraisemblable, infaisable. Que des petits mots. Les plus grands de mes interdits , pourtant. Ceux que je ne peux pas franchir, même si je le voulais. Parce que Mary vit dans un autre monde. Parce qu'elle vit avec les gens comme elle. Parce qu'elle est destinée à de grandes choses. A se libéré, un jour. De ses parents. Qu'elle sera une femme extraordinaire, intelligente et forte et douce et belle et que sa vie sera un succès. La vérité c'est que si je ne me jette pas sur elle, c'est parce que si elle s'engage avec moi, sa vie sera médiocre.

Parce que le seul mot qui réunit toute la réalité qu'est la nôtre c'est : impossible. Et que si je commence à y croire. Si je commence ne serait-ce qu'un tout petit peu à me laisser aller avec une femme comme celle-là, je sais que je vais en souffrir de ne pas être à la hauteur. Je sais que je pourrais me faire rejeté, évidemment. Mais, au fond, même si elle ne me rejette pas. Même si. Dans la supposition infime, qu'elle change d'avis et veuille finalement bien de moi. Qu'est-ce que je vais lui apporter ? Qu'est-ce qu'elle fera d'un type comme moi ? Un pauvre garçon tout cassé , même pas capable de lui faire l'amour, même pas capable de lui rendre son amour. Qu'est-ce qu'elle ferait d'un type comme moi ? Un putain de boxeur violent, qui fume trop, boit trop, qui vit dans l'arrière salle de son salon de tatouage, sans doute jusqu'à la fin de sa vie. Si tant est que j'y arrive. Que j'arrive à continuer à faire marcher ce salon de malheurs. Si ça s'trouve, dans deux ans j'serais dans la rue avec mon chien parce que j'aurais plus nul part où vivre. Et elle sera où, elle , dans deux ans ? Universitaire, presque diplômée, en phase de devenir quelqu'un. J'ai aucune chances. C'est impossible.

« Que veux-tu ? On a hérédité de la sensibilité de notre mère, couplé au caractère de notre père… Ce qui donne… ça »
Je hausse les épaules , lorsqu'elle me souffle ses mots, terminant son thé d'un geste las. Et je me mord l'intérieur de la lèvre , un peu agacé et frustré. « -T'es pas comme ton père. Loin de là. » Je grogne. Parce que ni elle ni Jude n'ont le caractère de son père. « - Tu serais pas mon amie, si ça avait été le cas. » Je dis, la voix plus basse que d'habitude, un peu agacé par le fait de devoir l’appeler amie. Mary n'est pas mon amie. Je ne veux pas de Mary comme une amie. Mais, c'est littéralement, impossible. « Toi… pour ce que j’ai vu de te mère, tu es son digne héritier… Tu es… super » Je hoche la tête convaincu.

Et puis je grimace, imperceptiblement, lorsqu'elle s'approche de moi, se laissant tomber sur Grumpy qui se frotte à elle avec plaisir. Et moi, je me décale, d'un geste peu sûr, sur le côté pour leurs laisser de la place. Et pour m'enfuir, surtout. Je leurs laisse beaucoup de place , même , tirant sur mon joint d'un air décontracté, essayant de faire semblant que le geste est naturel. Que c'est juste pour ne pas la dérangé avec ma fumée. « - J'aimerais être à moitié aussi bien que l'est ma mère. Ce serait déjà pas mal. » Je dis, sourire sincère aux lèvres , du gamin qui aime trop sincèrement sa mère. Qui n'en a jamais eut honte. Quand les gamins aux collège demandaient à leurs parents de se cacher, moi, je tenais la main à ma mère. Et le premiers qui se moquait, je lui éclatais la gueule. « -C'est la meilleure. »

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Lun 29 Oct - 23:42
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Elle l’a vu, cette fois, ce mouvement de recul qu’il a eu.
Mouvement de recul discret amorcé par Charlie alors qu’elle s’allongeait sur Grumpy le couvrir de toute sa tendresse.
Et elle ne comprends pas pourquoi il agit de la sorte. Pourquoi il semble si… gêné ? d’une approche pourtant basique. Pourtant bien trop innocente pour ne serait-ce que faire hausser un sourcil à un homme tel que lui…
Alors elle lui sourit, Mary. Naïve. Douce.
Et elle l’enlace, ce chien. Caresse ses poils longs et soyeux de ses doigts. Embrasse son crâne de ses lèvres légèrement maquillées. Tièdes du thé qu’elle venait tout juste de terminer.
Et elle inspire son odeur.
Odeur canine mélanger à celle de cet appartement. A celle de Charlie.
Une odeur qui, doucement, la fait se détendre alors qu’elle se laisse aller encore un peu plus contre l’animal. Peluche pourtant bien vivante lui rendant ses attentions.
Elle se laisse aller et ferme les yeux. Esquissant un sourire aux mots du tatoueur lui disant qu’elle n’avait rien à voir avec son père. Qu’elle ne serait pas son amie dans le cas contraire.
Amis… Oui. C’est ce qu’ils étaient.
C’était ce qu’il attendait d’eux. Ce qu’elle s’était promise de rester.
Alors elle sourit, enlaçant ce toutou tout doux qu’elle semblait ne plus vouloir lâcher. Son visage à quelques centimètre seulement des cuisses de l’homme.
Cuisse qu’elle aurait rêvé d’effleurer de ses doigts. Parcourir de ses mains et remonter de sa langue jusqu’à cette terre promise lui étant interdite.
Terre stérile sous ses doigts. Bien trop habituée à d’habiles jardinier pour ne serait-ce qu’offrir un simple bourgeon aux néophytes. A une femme qui n’en valait pas la peine.
Et pourtant… Pourtant, Mary aurait rêvée poser sa tête sur ses cuisses.
Les remonter du bout de ses doigts jusqu’à la limite de sa braguette.
Glisser l’une de ses mains sous son vêtement, effleurer son torse. Tracer les arabesques le maquillant avec douceur et légèreté avant d’empoigner son entre jambe et la libérer de son étau de tissu. La protéger de ses doigts chauds avant de la porter entre ses lèvres brûlantes. Affamées.
Affamées de lui.
Mais, à défaut, elle se contentait de papouiller Grumpy. L’irradiant de son amour. De son affection alors que, du coin des yeux, elle apercevait encore parfaitement le jean de cet homme qu’elle rêvait de serrer tout contre elle.
Pourquoi avait-elle accepté de dormir ici ? …
La nuit allait être rude, si elle devait se contenter de l’observer de loin.
Elle n’aurait jamais du dépasser les limites, la dernière fois…
Elle n’aurait pas du profiter de ce moment de faiblesse de la part de Charlie pour se laisser aller à ses plus bas instincts.
Aujourd’hui, elle regrettait.
Elle regrettait car, à cet instant précis, son unique désir était de recommencer.
De le prendre dans ses bras. De le cajoler. De glisser sa main dans ses cheveux courts et les caresser encore. Et encore. Et encore.
Toute la nuit s’il le fallait. Toute la vie même.
Elle rêvait de l’embrasser. De découvrir ce corps qu’il se refusait à lui montrer même encore aujourd’hui pour ne plus faire qu’un avec lui.
Sentir enfin son membre chaud et frémissant la combler. La déchirer de l’intérieur.
Lui tirer des salves de plaisir si souvent venter par certaines de ses amis, mais qu’elle voulait vivre de l’intérieur.
Qu’elle voulait vivre plus intensément encore.
Avec le coeur, tant qu’avec le corps.
Mais ce n’étaient là que des doux rêves. Elle en était consciente.
Douces chimères qui ne deviendraient jamais réalités. Condamner à ses nuits d’insomnie. A ses caresses solitaires que nuls ne connaîtraient jamais.

 « - J'aimerais être à moitié aussi bien que l'est ma mère. Ce serait déjà pas mal.C'est la meilleure.  »
Qu’il dit, un sourire niais étirant son visage juvénile. Tirant un sourire sincèrement attendri à Mary qui, se redressant, lui sourit en retour.
Il était mignon, Charlie, lorsqu’il parlait de sa mère.
Grand dadais d’un mètre quatre vingt dix. Musclé. Tatoué de partout redevenu un enfant le temps de quelques secondes lorsque son visage s’éclairait de tout l’amour qu’il portait à sa maman.
Elle elle ne pu qu’en être touchée, Mary. Son coeur fondant littéralement pour cet homme bien plus attendrissant qu’il n’en aura sans doute jamais conscience. Et il avait baiser, boire, fumer plus que de raison. Il avait beau avoir goûté à la plupart des péchés de ce monde, Mary ne pouvait s’empêcher de le trouver craquant. De lui trouver une certaines candeur au-delà de tout ses choix de vie les plus discutables.
Car elle ne jugeait pas, Mary. Pas plus ses choix passé que ceux présent. Que ce joint qu’il portait à ses lèvres et que ce mot sur sa table basse.
Elle ne jugeait pas, non, mais elle en souffrait. Un peu. De ces filles. Quand bien même ne lui dirait-elle sans doute jamais. Charlie était ainsi. Elle le savait. Elle le savait déjà bien avant d’être tomber amoureuse de lui. Elle l’avait aimé en toute âme et conscience.
« Tu l’es… » Elle lâche, le regard doux alors qu’elle se redresse sur le canapé et lui sourit. Sans plus un regard pour la télé. Concentrée uniquement sur cet homme lui faisant face. « En tout cas… je trouve que tu l’es... »
Elle se corrige, quelques rougeurs aux coins des joues alors qu’elle cherche contenance dans le pelage de Grump. « Tu… es tellement adorable Charlie… »
Putain ce qu’elle rêvait de se jeter dans ses bras…………………………………..
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Charlie White
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Mar 30 Oct - 0:20

Hard to please



« -Si un jours tu touches à ma sœur, j'te tue. » Il m'avait dit , une fois , Jude. Au beau milieu d'une conversation qui n'avait rien à voir, alors que je parlais de l'une des amies de Mary, que j'avais croisé en soirée et évidemment , que je n'avais pas pu m'empêcher de mettre dans mon lit. Le pire dans tout ça ? C'est que j'étais incapable, déjà à l'époque de me rappeler de son prénom. Je n'avais jamais pu m'en souvenir et Jude avait beau me le rappeler à chaque fois que l'ont parlait d'elle, le prénom ne semblait pas disposé à me rentrer dans le crâne.  J'avais raconter , ce jours-là, en arrivant au lycée, on devait être en seconde,  je crois ; la soirée passée avec Rayan alors que Jude, pour une raison encore obscure aujourd'hui avait été encore une fois punis de sortie. J'avais dit d'un air tout fier de moi que j'avais rencontrer toutes les copines de Mary dans cette soirée, qu'on avait discuté et que cette fameuse fille, m'avait suivi jusque dans ma voiture. Je parle de ses courbes et puis , je lâche , par inadvertance « -Elles sont super bien foutu, même si elles ont deux ans de moins. » J'imagine que ça avait du agacer Jude ou je ne sais pas trop. Peut-être qu'il pensait- à raison, en vérité.- que je parlais de sa sœur. Et j'avais éclaté de rire , un grand rire gras , tapant fort contre son dos , d'un geste amicale. « - Meeec... J'toucherais jamais à ta sœur. C'est impossible. » J'avais dis , promesse sourde mais sincère , d'un gamin effrayé en vérité à l'idée de perdre son meilleur ami. Plus que son meilleur ami, même.  Parce que Jude est tout pour moi. Encore après toutes ces années. Rien n'avais changer. Et j'fume en regardant la télévision, me répétant en boucle , les raisons pour lesquelles je n'ai pas le droit de me jeter sur Mary. Je me les répètent en boucle. Comme une prière à moi-même de laisser les idées salaces qui me traversent quand j'sens l'odeur de Mary.

Comme un putain d'loup affamé devant l'agneau éloigné un tout petit peu trop du troupeau, j'ai mes bas instincts qui se réveillent, j'affute mes crocs comme si j'étais prêt à attaquer.

Mais, c'est pas bon. C'est pas ce que je devrais faire. Non. J'suis un gentil garçon. Un qui sait se tenir. Un qui devrait se tenir. Parce qu'il a vraiment à s'en faire. Vraiment à s'en faire.  « Tu l’es… »  Comme si elle répondait à mes pensée et je me tourne, croise ses yeux. Elle me regarde. Me regarde pour la première fois, vraiment et moi j'baisse les yeux, gêné. Parce que je veux pas croisé ses yeux.  Parce que ses yeux m'donnent des envies pas belles. Des envies bien trop fortes. Et je sens , je le sens bien , tambouriné dans ma poitrine mon cœur. Mon cœur ce con. Toujours obligé de battre pour des gens qui veulent pas d'moi. Pour des gens qui sont pas bons. Mon cœur, cet enfoiré. Toujours en train de se brisé , il me laisse tout géré. Mais , moi je suis pas doué pour géré les trucs de la vie d'adulte. Parce que j'suis qu'un gamin. J'veux juste être tranquille, saleté de cœur.  J'veux juste rester sans souffrir, au moins un peu. Alors tais toi.  « En tout cas… je trouve que tu l’es... » Mais , il refuse , mon cœur et à chaque fois que sa voix se mets à sonner j'me sens battre trop fort à l'intérieur. Non, non. Faut pas que je pense à elle.  Pas comme ça. Faut pas que j'oublie Jude. Faut pas que j'oublie qu'il en chie avec sa copine, en plus. Qu'il n'a pas besoin que je lui fasse subir ça. J'résiste. Je résisterais. Parce que je le dois. Même si j'dois un peu en souffrir, ça vaut le coup. Ça vaut le coup d'être fort.  « Tu… es tellement adorable Charlie… » Je baisse piteusement la tête , enfoncé plus encore le regard contre les coutures de mon sweat-shirt.  Adorable. C'est comme ça qu'elle me voit. Comme un pauvre type attendrissant. « -Merci. » Je souffle , même si ça me fait pas plaisir. Parce que je voudrais être bien plus que ça, pour elle. Pourtant , je rougis comme un con. Et pourquoi elle cherche autant le contacte , elle ? Pourquoi elle m'oblige à m’éloigner le plus possible d'elle ?

Le premiers épisode est déjà terminé et pourtant , j'ai à peine entendu la télévision. J'ai à peine réussi à me concentré. Trop préoccupé par mes idées salaces. J'ai réussi à imposer le silence mais ça n'a pas empêcher mes idées de tourné. Et j'voudrais lui dire , à Mary. J'voudrais lui dire , que j'ai des sentiments. Que je la considère pas comme les autres.  Mais j'sais pas comment dire. Et j'ai une trouille d'enfer. « - Mary … » Je souffle , me tournant vers elle , écrasant mon joint dans le cendrier. « - Tu sais... Je.. »  J'observe la jeune femme, alors que l'épisode reprends , j'inspire fort, pour me donner du courage , mais je reste bloqué. Et elle m'observe, je sens ses yeux me regarder. « -... J'ai... Euh... Enfin  Je... TU. Euh... » C'est la panique dans mon crâne, tout est en train d'exploser mais ça marche pas. Ça sort pas. Parce que c'est juste impossible. Alors je ferme la bouche une seconde. « -J'ai... Rien compris à l'épisode. »

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Mar 30 Oct - 1:01
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Il baisse les yeux, Cha. Une fois encore, il fuit son regard alors qu’elle tente de l’intercepter. Qu’elle tente d’encrer ses prunelles charbonneuses dans celles si pâles du garçon. Et elle ne comprends pas pourquoi, Mary. Elle ne comprend pas pourquoi il fait ça. Pourquoi il refuse de la regarder dans les yeux ne serait ce qu’un instant. Pourquoi il s’éloigne d’elle à chaque fois qu’elle s’approche. Pourquoi il semble si tassé. Si crispé malgré l’objet de détente qu’il tenait entre ses doigts.
Elle ne comprend pas Mary. Rien de tout ça n’était logique. Rien ne faisait sens dans on esprit nimbé d’amour. Noyer dans des émotions incontrolable qu’elle tentait vainement de canaliser en les diluer à force de contact fugace. De coup d’oeil discret et d’échanges.
Car elle avait besoin d’un peu plus de Charlie dans sa vie, Mary. Juste un peu plus de Charlie pour l’empêcher de sombrer dans le manque. Dans l’insuffisance de lui. De cet homme qu’elle ne pouvait plus ignorait. Qu’elle ne pourrait sans doute plus jamais ignoré, maintenant qu’elle avait pris conscience de ses sentiments pour lui.
Sentiment d’adulte. Loin, si loin de ceux qu’elle avait ressentit plus jeune. Trop jeune. Facilement ignorés et rangés dans une petite boite tout au fond de son esprit marquée du sigle « amour d’enfance » Car ce n’était plus le cas, là.
Ce n’était plus une amourette d’enfant. Pas non plus une fascination pour un garçon un peu plus âgé qu’elle. Un peu différent de tous les autres garçons qu’elle avait croisé. Un peu plus mignon aussi. Plus drôle. Plus libre.
Ce n’était pas simplement ce désir de nouveauté. D’interdit. De fricoter avec le meilleur ami de son frère. Avec la Némésis de ses parents qui l’attirait. Non. Loin de là même.
Aujourd’hui, elle aurait été plus que ravis d’apprendre que Jude lui donnait l’autorisation d’aimer cet homme à sa guise, sans crainte de son jugement. D’entendre son père lui dire que oui, Charlie n’était pas parfait, mais que si elle jugeait qu’il était digne de son amour, alors c’était qu’il l’était.
Point à la ligne. Fin de la discussion.
Mais ça ne se passerait pas comme ça, elle le savait. Ca ne se passait jamais comme ça, en dehors des films et des contes de fées…
Ici, la vérité nous rattrapait toujours. Nous sautait à la gorge et nous étouffait. Nous faisait suffoquer jusqu’à temps de nous laisser à terre, inconscient, priant pour un peu de répit.
Ce répit que Mary rêvait de trouver dans les bras de cet homme lui faisant face. De Charlie.
De ce garçon fixant le sol, les murs, la télé. A peu près partout, sauf en sa direction.
Et elle se mord la lèvre, Mary. Elle se demande pourquoi Charlie l’évite de la sorte. Ce qu’elle avait fait de mal pour qu’il ne daigne même plus la regarder dans les yeux.

Avait-elle fait quelque chose de mal ? Avait-il honte de ce qu’elle avait vu la dernière fois ?
Sans doute.. C’était encore le plus probable.
Et à cette pensée, Mary sentit son coeur rater un battement. Son visage s’affaisser dans un moue désolé alors qu’elle devait se faire violence pour ne pas s’excuser. Pour ne pas craquer et lui parler de ce qu’elle avait vu. D’à quel point ça l’avait touché, mais aussi et surtout de combien il n’avait pas à s’en faire pour ça. Pas à s’en faire pour elle. Pour ce qu’elle avait vu. Pour ce qu’elle pensait. Ce qu’elle allait faire…
Car Mary n’avait rien dit à personne, pas même à Jude.
Elle avait respecté le désirs de l’homme d’être celui qui lui en parlerait. Qui lui en avait parlé, d’ailleurs.
Elle n’avait rien dit et, au-delà de ça même, elle ne le dirait jamais à qui que ce soit.
Elle ne lui ferait jamais aucun commentaire sur les raisons l’ayant poussés à se laisser faire par cette femme, tout simplement car elle savait qu’elles ne le concernaient pas.
Charlie devaient avoir ses raisons. Elle n’en doutait pas. Valable ou non, elles ne concernaient que le tatoueur. Lui et lui seul. Il était le seul à avoir son mot à dire sur ses choix. A pouvoir décider si oui ou  non, il avait fait ce qu’il fallait.
Jamais ô grand jamais la cadette Miller ne se serait permis de critiquer ses choix. Jamais non plus elle ne les aurait jugés.
Elle faisait confiance à Charlie. Elle savait qu’il était bien moins stupide qu’il le laissait paraître. Bien moins égoïste surtout.
Et si sa réaction à la vue de ces blessures avait été violente, ce n’était pas tant dû au jugement ni même au dégoût provoqué par ses quelques plaies purulentes, mais bien car et seulement car elle s’était senti impuissante à l’aider.
Car, comme son frère, elle possédait ce syndrome du sauveur qui l’a poussait à vouloir venir en aide à toute personne dans le besoin. Bon gré mal gré. Et à plus forte raison encore lorsque cette personne était une proche.
Lorsqu’elle était Charlie…
Elle ne le jugeait pas, non. Mais elle avait mal au coeur de penser qu’il ai pu en subir autant sans jamais rien dire. Sans jamais se plaindre. Gardant tout pour lui. Encore. Tout à l’intérieur. Comme si le taire allait l’effacer. Comme si de rien dire rendrait son quotidien rien qu’un peu moins douloureux.
Elle en était à là dans ses pensées lorsque, sa main perdu dans la fourrure de Grumpy, elle entendit la voix de Charlie l’en tirer. La faisant doucement relever son regard vers lui. Ses joues doucement rosit observant les prunelles grises de cet homme faisant s’emballer son coeur sans qu’elle ne puisse le contrôler. La faisant sourire d’un simple regard pour elle. « - Tu sais... Je.. » Il commence, incertain. Et elle le regarde, curieuse. Encourageante.
Le questionnant de son regard sombre, doux. Patient. « -... J'ai... Euh... Enfin  Je... TU. Euh... »
Il semble perdu, Charlie. Presque paniqué. Emprunt à une agitation qu’elle ne lui connaissait pas. Et elle ne comprend pas, Mary.
Elle aurait pu comprendre, sans doute, si cet homme en avait été un autre. S’il avait été un parfait inconnu s’adressant à elle pour la première fois ou un camarade de classe un peu téméraire après quelques rendez-vous en dehors des heures de cours.
Oui. Sans doute qu’en ces termes là, elle aurait compris.
Mais là. De voir Charlie chercher ses mots, tâtonner, hésiter. Elle ne comprenait pas.
Son esprit refusait d’accepter une évidence qui ne l’était pas pour lui.
Qui ne pouvait l’être.
Alors elle se contente de l’observer. Interrogatrice. Attendant patiemment la fin d’une phrase qui ne vint jamais.
Et lorsqu’il se décide à la finir de la manière la plus bateau qui soit, elle se décide à le croire.
Tout simplement car il était plus facile pour elle de gober ce mensonge que de réfléchir à d’autres éventualités qu’elle n’était pas en mesure d’appréhender.
Pas maintenant.
Pas après autant de temps à les nier. A les cacher dans les tréfonds de son coeur blessé. Ne s’attendant plus à rien depuis longtemps déjà. « Moi non plus... » Répondit-elle, le plus sérieusement du monde alors qu’elle souriait au garçon. Haussant les épaules avant de se morde la lèvre, son regard se perdant une seconde de trop sur ses lèvres.
Putain…
Elle crevait véritablement d’envie de l’embrasser… De sauter à son cou et de happer ses lèvres avec fougue, faire taire tout ses mensonges et ses vérités qu’il ne parvenait à énoncer à a voix haute.
Arrêter cette mascarade qu’elle jouait pour juste profiter de lui un peu plus longtemps. De ce qu’il pouvait potentiellement lui offrir.
Sinon son coeur, au moins un peu de son corps. Celui qui ne nécessitait pas une excitation trop importante.
Mais elle se refusait à se laisser aller à ses plus bas instincts. Elle ne le pouvait pas.
Elle savait qu’elle le regretterait. Qu’elle était aller creuser trop profondément dans ses sentiments pour se relever s’il l’a rejetait.
Alors elle se contente de lui sourire, se penchant attraper sa main qu’elle extirpa de sa cachette avant d’avoir eu le temps d’y réfléchir. De se raisonner. Car elle avait besoin de ça, Mary. De sentir sa chaleur rien qu’un instant. Rien qu’une seconde.
Alors elle serre se main dans la sienne, tendrement, avant de la relâcher.
Elle aurait aimé la garder plus longtemps, mais elle n’ose pas.
Elle aurait aimé le serrer dans ses bras, mais elle n’ose pas.
Elle aurait aimé se poster face à lui, s’asseoir sur ses genoux et attraper son visage entre ses mains. Le caresser du bout de ses doigts avant de l’embrasser avec fièvres, mais elle n’ose pas.
Alors, effleurant le dos de la main de Charlie, caresses discrètes à ses tatouages, elle la relâche. Détournant le regard. « Tu veux mettre autre chose ? … Quelque chose de… moins sérieux ? … »
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froid et détaché

Mar 30 Oct - 16:58

Crush, Crush, Crush



J'aurais pas du , c'est évident. J'aurais du fermé ma bouche à double tour, jamais l'ouvrir , parce que dans ses yeux y'a une curiosité. Elle me regarde et puis elle attends. Et plus je sens ses yeux m'interroger, moins je suis apte à continuer une phrase, pourtant simple pour les autres. Jude l'a dit , à Soledad, lui, pourtant. Il l'a dit sans mal, quand il en a eut envie. Il lui a dit qu'il voulait être avec elle quand il a été sûr d'en avoir envie. Il a dit à Soledad qu'il avait des sentiments pour elle, qu'il voulait être avec elle et j'avais beau m'en moqué un peu , amitié virile oblige , j'avais toujours été assez jaloux de la façon naturelle avec laquelle Jude arrivait à dire les choses qu'il voulait dire. Il avait toujours su dire aux gens qu'il aimait qu'il les aimaient. Et moi... Moi j'avais encore jamais dit ça à personne. Jamais. Jamais encore , j'avais oser dire à une fille que j'voulais qu'elle soit avec moi. Peut-être parce que j'suis timide  ? Peut-être parce que j'suis incapable de faire preuve d'un minimum de courage. Parce que j'ai tellement peur de tout perdre que je reste dans la tiédeur réconfortante du doute. De l’ambiguïté. Peut-être que c'est parce que je suis vraiment définitivement un connard sans couille. Au propre comme au figuré. Incapable d'montrer sa virilité. D'assumer les trucs les plus compliqués à avouer. Parce que j'suis nul pour ça. J'suis nul pour assumer d'être un mec. Parce que j'ai toujours été qu'un gamin. Un pauvre gosse un peu pommé qui sait pas trop où aller , qui sait jamais trop quoi dire. J'aurais pas du , m'engager à parler , essayer de dire les choses parce que c'est pas vraiment mon style de faire des choses comme ça. Parce qu'il faudrait que j'arrête. Que j'arrête de me prendre la tête et essayer. Il faut juste que je garde mes mains bien profonds dans mon sweat-shirt. Il aurait fallu que je me taise , que j'attende que ça passe. On aurait fini par redevenir amis, un jours ou l'autre, plus trop embêter par cet événement fâcheux. J'aurais pu continuer de bien l'aimer , de loin , sans jamais rien dire. Comme j'l'avais fais déjà.

Il aurait fallu que je ne sorte pas un mensonge aussi stupide. Mais, j’ai l’coeur banalisé, la tête enfumé quand elle me regarde avec ses yeux à peine maquillé. J’ai envie de l’embrasser, de lui dire que je pourrais la rendre heureuse, que je pourrais faire des efforts pour elle. Changer. Qu’elle serait heureuse avec moi, parce que j’pourrais bien me destiné à être un type correcte pour elle. J’pourrais bien la rendre sincèrement heureuse. Tout lui offrir. J’voudrais lui dire que j’l’emmènerais découvrir le monde, si elle veut bien de moi. Que je lui offrirais que des belles choses et puis qu’avec moi, elle pourrait construire sa vie, dans une liberté totale. Qu’avec moi, y’aurait personne pour l’arrêter ou la critiquer. Que j’pourrais la soutenir, dans toutes ses décisions. J’voudrais lui dire, quand elle me regarde de ces yeux-là que je suis prêt à m’engager pour de vrai. Qu’on devrait s’aimer, elle et moi. Peut-être qu’elle me croirait pas. Peut-être qu’elle se dirait que j'suis en train simplement de l'attirée dans mes draps mais au final... Au final c'est pas si grave. Parce que j'aurais avouer, ce que j'ai un peu dans ma tête. «  -J'ai... Rien compris à l'épisode.  »  Je souffle comme un abruti et puis je baisse les yeux vers mon sweater, désespéré. «  Moi non plus...  » Et je relève la tête vers elle, sérieuse, qui me regarde comme si de rien n'était. J'me demande à quoi elle joue. J'me demande pourquoi elle fait semblant de pas avoir compris mes intentions si claires. Je me mord l'intérieur de la joue , agacé. Soupirant bruyamment la fumée de mon cône.

Et elle se penche pour tiré la main de mon sweat-shirt, comme si de rien n'était, pour la prendre dans la sienne, comme si le geste était des plus naturel. Mais, il ne l'est pas ce geste. Elle n'insiste jamais trop Mary. Et moi, c'est moi qui suis perdu, d'un coup. J'inspire, glissant mes yeux contre nos deux mains qui se touche, le cœur battant trop fort contre mes tempes , serrant la mâchoire je n'ose plus vraiment la regarder. J'ai peur qu'elle comprenne. Elle caresse doucement le dos de ma main et moi , stupidement j'sais pas comment réagir. Et j'sais surtout pas comment m'enfuir, si je la relâche, elle risque de comprendre.

Mais c'est elle qui me lâche, Mary. Et ma main retourne se cacher dans ma poche pour ne plus en ressortir alors que dans une grimace gêné , j'essaie de rester pourtant bien en place. «  Tu veux mettre autre chose  ? … Quelque chose de… moins sérieux  ? …  » Je hoche la tête et change de programme, pour mettre un dessin animé , quittant le canapé pour allé chercher des bières et un paquet de cigarette neuf. Si je n'avais jamais été un petit fumeur, depuis que j'avais repris la cigarette, c'était devenu, scandaleux , presque deux paquets par jours, maintenant. Quand je me laisse retomber sur le canapé, j'glisse un coup d'oeil à Mary , soupirant de malaise. «  -Pourquoi t'es venu, Mary  ?  » Je souffle, d'une petite voix, simplement curieux. «  - Par sms t'as dis que pour le moment il t'étais impossible de me voir. Et t'as changer d'avis en seulement quelques jours. Pourquoi t'es venu  ?  »


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Mar 30 Oct - 18:01
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Elle la sent, Mary, la chaleur de la main de Charlie dans la sienne.
Chaleur fantôme d’une main l’ayant quittée. Retournée bien trop rapidement se tapir dans sa tanière. Se cacher le plus profondément possible à l’intérieur du vêtement du garçon.
Mais elle la sent encore, cette chaleur et cette douceur irradiant de son extrémité pour venir réchauffer l’intégralité de son être criant à toujours plus de proximité. Faisant se tendre ses doigts ne demandant qu’à un peu plus de contact.
Elle ne savait même pas pourquoi elle avait fait ça, Mary. Elle n’avait simplement pas réfléchi. S’était laissé guidé par ses envies. Par son désir égoïste de montrer au garçon qu’elle tenait sincèrement à lui. D’une manière certes discutable, détournée, mais de celle qui lui avait semblé être la plus à-même de lui transmettre ces sentiments qu’elle ne parvenait à mettre en mots. Qu’elle se refusait à prononcer de vive voix de peur que les dire ne les rendent plus réels encore. Ne la force à y faire face sans plus jamais lui laisser la possibilité de faire machine arrière. Des les enfuir une fois de plus tout au fond de son esprit. De les oublier ne serait-ce que le temps de quelques années. De quelques mois…
De crainte que de prononcer ces simples mots ne l’oblige à supporter le rejet. Peut-être même la pitié. Regard navré d’un homme qui l’aimait et la respectait, mais bien incapable de lui retourner son amour tel qu’elle l’espérait.
Alors elle n’avait rien dit, Mary. Elle avait simplement attraper la main de cet homme lui faisant doucement perdre la tête pour la serrer quelques secondes seulement dans la sienne.
Juste quelques secondes. Guère plus.
Elle avait simplement voulue… sentir un peu plus de Charlie tout contre elle.
Se sentir proche de lui, rien qu’un instant.
Profiter du contact de sa peau contre la sienne. Caresse légère. Électrisante. Suffisant à faire battre son coeur un peu plus fort. A lui faire monter le rouge aux joues alors que, un sourire distrait étirant ses lèvres maquillées, elle détournait le regard.
Elle l’avait sentit, la main du garçon se crispant à l’intérieur de la sienne. Imperceptiblement.
Son corps se raidir non loin du sien, séparé d’elle par un Grumpy à demi assoupi sur le canapé en cuir rouge. Son pelage soyeux l’appelant à lui alors qu’elle entendait la télévision changer de chaîne. Qu’elle sentit Charlie bouger non loin d’elle sans plus oser le regarder. Honteuse de l’impudeur de son geste.

«  -Pourquoi t'es venu, Mary  ?  » Il se décide finalement à lâcher d’une voix basse. Brisant le silence pesant s’étant installé entre eux. Entrecoupés seulement par les quelques spots publicitaires passant sous leurs yeux sans qu’ils n’y prêtent attention.
Et elle hausse les épaules, Mary. Piteuse. Ne sachant trop quoi répondre à cette question la prenant de court.
Que voulait-il dire par là ? Etait-ce un reproche ? L’avait-elle indisposé à force de chercher un contact que, de toute évidence, elle était la seule à désirer ?
Sans doute. Après tout, il ne se serait pas assis à son extrême opposé sur le canapé si ce n’était pas le cas.
Cela dit, elle ne percevait dans sa voix nul reproche. Juste une curiosité sincère la faisant doucement sourire.  «  - Par sms t'as dis que pour le moment il t'étais impossible de me voir. Et t'as changer d'avis en seulement quelques jours. Pourquoi t'es venu  ?  »
Nouveau haussement d’épaules.
Elle baisse les yeux, Mary. Elle se mord la lèvre, ne sachant pas quoi lui dire pour satisfaire sa curiosité toute nouvelle.
Elle était venu car elle en avait eu envie. C’était aussi simple que ça.
Elle avait accepté de passer la nuit ici, sachant ce que ça impliquait pour elle et pour lui, tout simplement car elle en mourrait d’envie. Ce n’était pourtant pas compliqué à comprendre. Non ?
Pour quelles autres raisons aurait-elle accepté sinon ?
Simplement que… ses envies n’étaient pas forcément toutes avouables… Là était la seule ombre sur cette réalité des plus simpliste.
« Je... » Commence-t-elle, incertaine. Sentant une douce chaleur irradier ses joues alors qu’elle enfuyait un peu plus sa main dans le fourrure de l’animal. Cherchant à y puiser ne serait-ce qu’un peu de courage. « J’avais juste… terriblement envie de te voir... »
Elle hausse les épaules, fataliste. Comme résignée à ses propres faiblesses. A son incapacité à tenir ses propre résolutions.
Ne plus le voir le temps de faire le point. D’enfouir ses sentiments dans les tréfonds de sa mémoire. Tout au fond. Là ou personne ne pourrait jamais les chercher, pas même elle même.
Mais elle en était incapable. Elle le savait.
Alors à quoi bon essayer d’oublier un homme qui, de toute manière, emplissait nos pensées matin, midi et soir ?
Elle était ici ce soir tout simplement car elle avait abandonnée l’idée même de l’oublier. De nier.
Elle… s’était résignée à l’aimer en secret jusqu’à ce que son flot de sentiment se soit tari. Déséché. Fané.
« J’avais envie de prendre un peu de… temps pour réfléchir à tout ça. A… tout ca… » Elle dit, le visage rosie. « Je voulais… prendre du recul, mais… j’y arrive pas. Je… J’avais juste… envie de te voir ? »
Les lèvres pincées, elle releva son regard. Cherchant à capter celui de Charlie. Lui adressant un sourire timide. Discret.
Elle avait chaud, Mary. Terriblement chaud.
Elle transpirait. Elle le sentait.
Tout comme elle savait que son visage devait sans nul doute avoir pris une légère teinte pivoine trahissant de sa gêne et de ses désirs les plus inavouable. Alors, sans un mot de plus, elle retira son pull qu’elle jeta sur l’accoudoir. Espérant vainement diminuer la température de son corps. Se sentant doucement suffoquer dans cette pièce pourtant suffisamment aérée.
Mais même vêtue d’un simple débardeur en coton léger, elle se sentant tout de même bouillir. Combustion spontané à chaque coup d’oeil du garçon.
Putain de corps dissident. Traître. Incapable de la défendre dans ses décisions.
« Je suis désolé pour ma réaction de… la dernière fois… J’aurais pas du… réagir comme ça… C’était puéril... »
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Charlie White
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Mar 30 Oct - 18:32

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Je ne voulais pas aborder ce sujet-là. J'voulais rester un peu dans le flou, faire comme si de rien n'était parce que c'était aussi la meilleure façon de retrouver la relation simple, qu'on avait toujours eut. Mary était mon amie. Une amie précieuse. J'avais toujours eut une relation assez spéciale avec elle. Sans parler de l'attirance que j'avais pour elle. Avec Mary, je pouvais discuter, je pouvais parler des choses qui me tracassait et elle, elle prenait toujours le temps de m'écouter. Aussi malsain que ça puisse paraître, moi aussi, j'avais pris un rôle de grand frère, quelque part. Ce que Mary ne pouvait décemment dire à Jude, elle me le disait à moi. Je faisais le pont entre elle et son frère quelque part. Et ça me plaisait bien , cette situation. J'avais l'impression de faire parti un peu , de la famille de Jude alors qu'il se refusait à faire parti de la mienne.  Même si Cal me détestait. Même si Jude n'en était pas franchement ravi, nous avions une relation spéciale, particulière, unique. Une relation dans laquelle j'arrivais sans peine à m'épanouir. Et quelque part , j'voulais retrouver ça. Ignoré mes émotions. J'me suis dis , en acceptant de la revoir, qu'elle dorme à la maison et qu'elle passe l'après-midi ici, que si j'ignorais les émotions qui me traversent, si je faisais semblant, encore et encore, je finirais par me convaincre , nous convaincre, qu'on pouvait revenir en arrière. Qu'on avait pas besoin de se prendre la tête. On peut redevenir amis. C'est pas si rare, les amis qui font une gaffe. Ça n'a rien de terrible. Ça n'a rien d'extraordinaire. Ils se sentent seuls et puis ils regrettent. Et c'est bizarre un moment mais après, tout redeviens comme avant. On finit par passer à autre chose.  A grand coup de mensonges réconfortants.  A grand coup d'ignorance et puis de faux semblant.

J'aurais pu, si j'avais été un peu plus courageux, tout arranger. J'serais rester froid et distant et on aurait repris nos vieilles habitudes. « J’avais juste… terriblement envie de te voir... » Elle souffle et moi je hausse mollement les épaules. Juste envie de me voir. Simplement. Pas vraiment de raisons particulières, elle voulait me voir, comme elle avait toujours eut envie de me voir. Mes questions doivent lui sembler étrange. Parce que c'est moi, qui cherche des signes, n'importe lequel, pour vu qu'il soit en ma faveur.  « J’avais envie de prendre un peu de… temps pour réfléchir à tout ça. A… tout ca… »  Bien sûr, c'est normal. Qui n'aurait pas besoin de temps, pour réfléchir après avoir presque coucher avec le meilleur ami de son frère, avec l'un de ses amis aussi. J'voudrais lui dire que je comprends, mais j'ai la gorge nouée. Et alors qu'elle retire doucement son haut, la laissant en débardeur, et faisant monté en moi, les souvenirs bien trop dérangeants pour la situation , de mes doigts qui retire avec empressement et agacement, les boutons de sa chemise, me faisant par la même occasion augmenter le rythme cardiaque. Palpitant qui s'agite , à l'intérieur de ma cage thoracique, j'voudrais qu'elle n'entende pas le grondement de mon cœur, qui me semble remplir toute la pièce, maintenant. Ça tambourine si fort. « Je suis désolé pour ma réaction de… la dernière fois… J’aurais pas du… réagir comme ça… C’était puéril... » Elle termine et je hausse les épaules.

Je comprends. Je comprends très bien sa réaction , j'aurais peut-être eut la même, en vérité , si j'avais été à sa place.  Je m'étire et essaie de garder mon calme. Mais , sur les bords de son débardeur, son sous vêtement dépasse, prêt à exploser de contenir trop des rondeurs de Mary. « - J'suis désolé,  Mary. » Je souffle. Glissant mon visage entre mes mains. « - Je suis pas encore prêt à te voir, comme si de rien n'était, moi. Juste... J'veux qu'on redevienne amis. Comme avant. » Je souffle, pour me justifier. Même si c'est pas vrai. J'veux pas du tout qu'on redevienne amis. J'veux qu'elle sache que je suis en train de tomber pour elle. Mais je ne peux pas. Et puis j'pense au fait, que je suis arrivé à un point où je ne peux pas le cacher à Jude. Pas à lui. Plus de mensonges, plus de cachoteries. On s'étaient promis. Donc je hausse mollement les épaules. « - J'veux juste qu'on soit amis... Simplement amis. » Je dis, j'appuie. Parce qu'en vérité, c'est bien tout ce qu'on devrait être. C'est tout ce qu'on devrait s'autorisé. « - T'as réagis comme t'as réagis, on peut pas refaire le monde. Je t'en veux pas. C'est normal. » Je dis ,la voix encore plus basse, encore plus profonde, que d'habitude. J'inspire fort et puis ferme les yeux. « - C'est pour ça , que je veux que ça redevienne comme avant. »


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Mar 30 Oct - 19:13
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Elle a chaud, Mary. Terriblement chaud.
Elle sent son ses joues la brûler. Son corps se liquéfier un peu plus à chaque mot qu’elle prononce. A chaque vérité maladroite qu’elle tente de faire parvenir à Charlie. A lui faire comprendre tout en espérant qu’il n’en serait rien. Qu’il ne les comprendrait pas vraiment. OU alors qu’en surface.
Elle avait bien trop peur, Mary. Bien trop peur de ce qu’il pourrait dire ou bien faire s’il comprenait tous les tenants et aboutissants des mots qu’elle était en train de prononcer. De toutes ces phrases qui s’échappaient d’entre ses lèvres sans qu’elle ne puisse les contenir. Comme muent d’une volonté propre.
Et elle rougit d’autant plus lorsqu’elle retire son pull et sent l’air frais caresser sa peau brûlante. Lui tirant de longs frissons alors qu’elle ne rêvait que d’une seule chose : se blottir dans les bras de Charlie.
Il n’y avait que dans ses bras qu’elle se sentirait enfin à l’aise. Enfin apaisée. Enfin… complète.
Putain ce qu’elle déraillait !
Ce n’était pas possible d’être aussi niaise. Même pour elle.
Pas possible non plus d’être aussi conne. Aussi désespérément conne.
Car il fallait bien qu’elle le soit pour penser ne serait-ce qu’un instant qu’elle avait encore le droit d’espérer une telle chose lorsque l’homme lui avait très clairement fait comprendre qu’il ne voulait plus qu’elle le touche.
Lorsqu’il fuyait chacun de ses regards et chacun de ses contacts. Se forçant à ne pas la rejeter trop brusquement sous peine sans doute de la blesser.
Elle devait vraiment être la dernière des putain de conne de cul bénie bien trop niaise pour ce foutu monde. Pour cette foutue réalité dans laquelle la seule chose qu’elle pouvait espérer de cet homme qu’elle ne vaudrait sans doute jamais était cette amitié qu’elle avait eu l’immense honneur de posséder.
Car être amie avec Charlie, c’était déjà quelque chose d’exceptionnel en soit. Elle en était consciente.
Elle le savait pertinemment que le garçon n’ouvrait pas son coeur à n’importe qui. Même en parti.
Que ses amis se comptaient sur les doigts d’une seule main.
Ses amis. Les vrais. Pas ceux servant à occuper ses soirées et à lui faire passer le temps. Non.
Ceux avec qui Charlie pouvait parler de tout et de rien sans crainte d’autre jugement que celui qu’il se portait à lui-même.
Car elle le savait, Mary, qu’il n’y avait pas pire juge que le tatoueur lorsqu’il s’agissait de lui-même.

Elle savait qu’elle aurait du s’en contenter, de cette amitié.
De ces sentiments que l’homme lui portait. De leurs échanges et de cette proximité qu’ils avaient toujours eu. Qu’ils n’auraient jamais du dépasser.
Ils avaient merdés.
Réellement merdé.
Maintenant, Mary était tout bonnement incapable de se rappelait comment elle faisait pour être son amie. Pour passer la soirée avec lui, à sentir la chaleur de son corps assis contre le sien sans jamais l’avoir prit dans ses bras.
Sans jamais l’avoir serré tout contre elle. Avoir ravi ses lèvres avec passion. Glisser ses mains sous ses vêtements partir à la découverte de son corps et ce bien avant l’épisode Maxine. Bien avant leur dernière soirée ensemble durant laquelle ils avaient franchi cette limite qu’ils s’étaient fixé et qu’ils avaient toujours respecté.
Du moins, jusqu’à ce fameux soir.
Et depuis, Mary n’arrivait plus à faire semblant.
Elle n’arrivait plus à nier ses sentiments. A se raisonner. A se persuadé que son coeur battant la chamade à chaque regard qu’elle lui portait n’était en réalité qu’une expression de sa tendresse. D’une amitié améliorée. De cette douceur qu’elle lui avait toujours voué.
Elle n’y arrivait plus, non.
Tout simplement car elle savait pertinemment que cette douceur et cette tendresse qu’elle avait toujours voué à Charlie étaient en réalité les expressions de son amour le plus pur. Le plus innocent.
De celui encore plus inavouable aux oreilles du garçon que ne l’était son désir de lui. De son corps. De son sexe brûlant que tant de ses amies lui avaient venté. Brisant un peu plus son coeur à chaque ragot. A chaque anecdote sur ses performances au lit…
Car si Mary parvenait à en sourire. Si elle réussissait encore aujourd’hui à trouver cet homme tout aussi attirant qu’au premier jour, elle ne pouvait nier que de le savoir avoir baiser près de la moitié des femmes de cette ville lui faisait du mal. La faisait crever de jalousie. Etouffer de rage de ne pas savoir être suffisamment femme pour lui suffire. Pour lui donner envie de s’intéresser à elle. Rien qu’à elle.
Pour être pour Charlie ce que Maxine avait été.
Une femme qu’il regarderait plus qu’aucunes autres.
Mais elle ne le serait jamais. Elle le savait.
Et les mots du tatoué ne firent que la confirmer dans cette idée.

 « - J'suis désolé,  Mary.  Je suis pas encore prêt à te voir, comme si de rien n'était, moi. Juste... J'veux qu'on redevienne amis. Comme avant. » Il lâche. La tête enfuie entre ses mains alors que la jeune femme l’observait avec curiosité. Pas bien sûre de comprendre pourquoi il s’excusait.
Si quelqu’un ici devait présenter des excuses, c’était bien elle.
Elle pour l’avoir embrasser dans un moment de faiblesse. Pour avoir profiter de sa récente rupture pour assouvir des fantasmes qui auraient du en rester. Ne jamais devenir réalité.
Elle qui avait fuit. Qui l’avait vu, mais qui l’avait laissé partir.
Qui n’avait même pas été foutu d’assumer ces putains de sentiments lui serrant la gorge. Lui compressant le coeur à l’intérieur de sa poitrine.
C’était à elle de s’excuser. Pas à lui.
Elle aussi aurait aimé que tout soi comme avant. Elle aurait putain de sincèrement souhaité que ce soit possible.
Mais ça ne l’était pas…
Alors, souriant pour toute réponse, elle hocha la tête.
Elle fera semblant. Encore.
A cela près que cette fois, elle était consciente que son amitié n’était qu’une converture. Que ce qu’elle ressentait pour le tatoueur allait bien au delà de ça.
 « - T'as réagis comme t'as réagis, on peut pas refaire le monde. Je t'en veux pas. C'est normal. » Elle secoue la tête. Refusant cette réalité qu’il énonçait.
Non. Ce n’était pas normal. Elle n’aurait pas du réagir de la sorte. Jamais.
Elle n’aurait pas du le laisser tomber. Elle n’aurait pas du fuir après avoir elle-même induit le premier geste. Après avoir été elle-même demandeuse de ce qui s’était produit.
Elle avait été faible. Elle avait préféré fuir plutôt que combattre.
Elle avait été lâche. « - C'est pour ça , que je veux que ça redevienne comme avant. » « Moi aussi... » Ment-elle. Semi vérité qu’elle savait tout bonnement irréaliste.
Rien ne serait jamais plus comme avant. Il fallait se faire une raison. « Moi aussi, mais... »
Elle hésite. Entortille ses doigts. Observe ses cuisses dans un silence pesant. « Tu sais… Je… tout ça » Elle dit, désignant d’un geste tremblant le corps du garçon. Le regard fuyant. « Ca change rien pour moi… Ca… Change rien du tout. Hein ? Je… Tu restes le même et… Je… Tu… Je… Enfin… J’ai envie… » Elle suffoque, Mary. Le visage en feu alors qu’elle l’enfui dans le pelage de l’animal, tentant de s’y calmer. De retrouver ses mots. « Je suis contente de passer cette soirée avec toi… Vraiment »
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Mar 30 Oct - 19:49

Crush, Crush, Crush


Son sous-vêtement dépasse de son débardeur clair, qui laisse transparaitre, au travers du tissus léger, et je sens, tout au fond de mes poches, mes mains tremblée d'une envie ingérable de lui sauter dessus. Et j'pourrais l'attrapé par la nuque et l'embrasser fort, plus lui laisser le choix. J'pourrais arrêter de demander et puis faire de ce que j'ai envie. Arrêter d'attendre l'autorisation, comme l'animal que j'suis tout au fond. J'pourrais la forcé à m'aimer. Au moins ce soir. Lui arracher ses vêtements, les foutres en lambeaux , à tel point qu'il lui faudrait rentrer chez elle à poil. J'pourrais, d'un geste , en tirant assez fort, lui offrir le jean, dans un grognement guttural, l'allonger et puis rentré en elle, même si elle me demande d'arrêter, j'pourrais le faire. J'pourrais lui volé un peu d'elle. L'obliger à être à moi, ce soir. Et puis tant pis pour les conséquences. Tant pis, si j'finis en taule parce que je suis un putain de taré. J'pourrais dire à Mary que j'veux qu'elle soit à moi. Pas d'autres garçons. Juste à moi. À moi. Pas à Arthur et même pas à Callum, certainement pas à Jude. J'voudrais me l'accaparé alors que d'une voix monotone j'énonce des mensonges comme des vérités immuable. Mais j'suis incapable de faire ça. J'suis ni capable d'être l'ami de Mary, ni même capable de lui faire du mal. Et jamais. Jamais de la vie, j'pourrais lever la main , sur elle. Peu importe combien j'ai envie de lui faire l'amour. J'voudrais qu'elle cri encore mon prénom, dans l'extase , le visage contracté et rouge, sa respiration saccadée et l'ardeur entre ses cuisses, dégoulinant contre mon visage affamé. J'voudrais glisser en elle, j'voudrais glisser si fort en elle, qu'elle étoufferait sous les coups de reins, elle me crèverait les tympan de ses soupirs. Mais j'peux pas. Pour un millions de raisons, j'peux pas.

Et dans ma tête, y'a plus que la frustration. La déception. « - Moi aussi. » Elle souffle et ça me fait grimacer un peu , alors qu'elle sourit, elle. Elle sourit sans rien dire et j'attrape mon téléphone, demandant à Jude de venir me sauver par sms. Lui promettant que je lui expliquerait tout quand il m'aura sauver. Parce que j'ai décidé déjà depuis un moment, que je voulais plus mentir. Que je mentirais plus jamais. Plus à Jude en tout cas. C'est une situation compliquée. Pourrie jusqu'à l'os et je sais, qu'il y a de fortes chances qu'il décide que je ne suis plus apte à être son ami. J'vivrais avec si c'est le cas. Je lui dois bien ça.

Ju. Faut que t'appelles ta sœur. Inventes un mytho pour qu'elle parte de chez moi. Juste... J'peux pas rester avec elle, aujourd'hui. Fais ça pour moi. Je te jures que dès que t'en a finit avec elle, je t'expliques tout. Je te promets. Tu me fais confiance ? Stp. Je t'attends chez moi, quand elle est partie. Il faut qu'on parle.

« Ca change rien pour moi… Ca… Change rien du tout. Hein ? Je… Tu restes le même et… Je… Tu… Je… Enfin… J’ai envie… »  Elle souffle et je hoche la tête. Si c'était vraiment le cas, elle ne bégayerait pas autant. Je sais que ça a changer quelque chose. Je sais qu'elle a du mal avec tout ça. Avec tout moi. Parce qu'après tout, c'est toujours les mêmes histoires avec moi. C'est toujours mes problèmes, toujours mes embrouilles. Toujours mon chaos. Moi, moi, moi. Tous, toujours à me supporter. J'peux plus. J'peux plus supporter ça. « - J'suis désolé Mary. » Je répète parce que je le suis. Parce que j'aimerais qu'elle ait pas à mentir. Pas à se cacher, quand elle observe avec cet air inquiet, le corps que je cache sous mes gilets et puis mes pull. Mais je préfère cacher. J'voudrais qu'elle ait pas à me dire des choses comme ça. Non, je reste pas le même. Bien sur que non. J'ai changer. Fondamentalement, j'ai changer. Même si j'essaie de me retrouver. « Je suis contente de passer cette soirée avec toi… Vraiment » Je hoche la tête. J'ai plus le courage. Plus du tout le courage de passer toute une nuit avec elle. Parce que j'ai un peu le cœur brisé, si seulement il m'en restait un à brisé. Le trou béant dans ma poitrine s'est élargie et puis j'crois que ça nécrose, c'est purulent. J'ai mal à l'intérieur. J'ai mal de Mary. J'voudrais seulement qu'elle voit que j'ai mal, d'être à côté d'elle. Qu'il me faudrait un peu plus de temps pour pouvoir assimiler. Je suis pas encore tout à fait prêt à la voir. Pas prêt non plus à lui avouer. Alors c'est pas grave. Laissons tomber pour cette fois. La prochaine fois, je serais un peu plus fort. Je la verrais plus longtemps. « - Vraiment, vraiment désolé, Mary. »


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Mary Miller
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ouvert et patient

Mar 30 Oct - 21:02
You miss me... so much


Elle aimerait croire en ce qu’elle a dit, Mary. Elle aimerait vraiment le croire, mais elle en est tout bonnement incapable.
Elle aurait pourtant tant souhaité que rien n’ai changé. Que tout soit comme avant.
Avant tout ça.
Avant qu’il ne sorte avec cette femme qu’il avait attendu cinq années durant.
Avant qu’elle ne lui fasse du mal. Ne le brise d’une manière peut-être irréversible. Elle ne savait pas. Personne ne savait, pas même Charlie lui même.
Avant qu’il ne se renferme un peu plus. Toujours un peu plus.
Avant qu’elle ne se mette à nue devant lui. Qu’elle n’use de ses faiblesse pour l’attirer à elle. Pour quémander une attention qu’elle avait toujours désiré sans jamais oser la demandé plus qu’à demi-mot. Qu’à coup de SMS et de photos tendancieuse.
Ce besoin de tendresse et de possession qu’elle aurait préféré gardé caché. Tapis dans l’ombre. Enseveli sous une bonne couche de piété.
Ce putain de désir d’appartenance qui lui compressait le coeur. Qui la faisait suffoquée là, devant cet homme, sa poitrine recouverte d’un simple soutient gorgé crème et d’un débardeur en coton blanc se soulevant et se baissant au rythme de sa respiration erratique.
Elle avait chaud, Mary. Elle étouffait lorsque le regard du châtain se posait sur elle. Lorsqu’elle sentait ses prunelles grises la fixer. Même un instant.
Et elle se sentait rougir à chaque regard. A chaque attention que l’homme lui portait. Même fugace. Même exempt du moindre désir. Du moins amour.
L’effet qu’il lui faisait était… indescriptible.
Elle avait déjà été amoureuse, Mary.
Ou du moins, elle avait pensé l’être. De Jack. De son premier petit ami.
Un garçon charmant. Doux. Intelligent.
Un jeune homme avec lequel elle avait appris les rudiments de l’amour. Les plaisirs de la chaire.
Un être pieu, mais ouvert sur le monde.
Le genre de garçon avec lequel elle aurait pu faire sa vie. Avec lequel elle aurait sans doute dû la faire. Mais un homme qui… lui paraissait… insipide ?
Elle l’aimait, oui. Mais ce qu’elle ressentait en sa compagnie n’était rien à côté de ce que Charlie lui procurait d’un simple regard. D’un simple sourire. D’un simple mot.
Elle était… irrémédiablement amoureuse du tatoueur. Quoi qu’elle puisse en dire. Quoi qu’elle puisse le nier.
Et elle le serait sans doute toute sa vie, même lorsqu’elle aurait fait sa vie avec un autre homme. Un gentil garçon tout aussi sage qu’elle. Tout aussi rangé et propre sur lui qu’elle l’était.
Un homme qui, à défaut de lui apporter tout le bonheur qu’un simple sourire de Charlie lui procurait, lui offrirait une stabilité tant financière qu’émotionnel.

Elle le voit attraper son téléphone, Charlie. Pianoter de ses doigts tatoué un SMS rapide. Frénétique. Sûrement destiné à l’une de ses pouffes. De ces femmes remplissant son instagram. Sa vie de toutes leurs couleurs.
Et elle grimace, Mary. Elle fronce les sourcils d’une manière imperceptible. Glissant sa main dans les poils de Grump. Le caressant avec tendresse.
Et elle ne comprend pas lorsque le tatoueur repose son mobile. Lâche d’une voix à peine audible. « - J'suis désolé Mary. » Réitérant une fois encore après qu’elle lui ai dit peut-être l’une des seules vérités pleine de cette soirée. Sa joie de la passer en sa compagnie.
Même si elle était gênée. Même si elle avait chaud. Même si elle avait beau dire que rien n’avait changé, elle savait pertinemment que rien n’était plus pareil.
Ni elle. Ni lui. Ni même eux.
Rien. « - Vraiment, vraiment désolé, Mary. » « Arrête de t’excuser Charlie... »
Furent les seuls mots parvenant à franchir la barrière de ses lèvres alors que, une boule au coeur, elle l’observait sans comprendre.
De quoi s’excusait-il ? Elle ne comprenait pas.
Elle avait peur de comprendre, peut être.
Avait-il… comprit ce qui se cachait derrière ses mots ? Derrière ses gestes tendre. Ses caresses invasives ?
……….
Etait-ce là la manière qu’il avait trouvé de lui dire qu’il ne pouvait répondre à ses sentiments ?
Elle ne savait pas. Mais elle n’était pas sûre de vouloir savoir.
Le regard baissé, elle n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit de plus qu’elle fut tiré de son silence par la sonnerie de son téléphone portable vibrant dans sa poche. Manquant de peu de la faire sursauter.
Jude…
Et merde…
Il n’appelait jamais, son frère. Ce n’était pas habituel.
Rien que pour ça, elle ne pouvait pas l’ignorer.
S’excusant d’un sourire au tatoueur, elle décrocha. Sentant le regard de Charlie l’électriser alors qu’elle se détournait de lui au trois quarts. « Oui allô ? » Amorce-t-elle d’une voix hésitante. Entendant la voix grave de son frère au travers du brouhaha environnant.
Pas même besoin qu’il lui dise où il se trouvait. Elle le devinait au bruit et à la voix de Soledad en arrière fond.
A cette pensée, elle sourit.
Jude était parfois con, mais il était sérieux, lorsqu’il s’agissait de sentiments.
Que ce soit pour Charlie ou pour Soledad. « Quoi ? Te rejoindre ? Mais je suis occupé Jude…. Non, c’est pas important, mais… Ouais. Je sais… mais… Attend »
Jetant un coup d’oeil à Charlie, elle posa sa main sur le micro de son téléphone avant de lui demander d’une petite voix désolé. « Jude me dit que Soso aimerait bien me voir et me demande si je peux pas passer la voir ce soir… Ca a l’air de lui tenir à coeur... »
Explique-t-elle, espérant secrètement que le garçon lui dise d’emmerder son frère et de lui raccrocher au nez comme lui-même lui avait fait un nombre incalculable de fois. Frère si peu présent dans la vie de sa petite sœur. Distant sauf lorsque ça l’arrangeait. Douloureux amour filiale pour une femme qui, malgré tout, appréciait grandement son ainé.
Mais il n’en fit rien, Charlie. Au contraire.
D’une voix douce, il lui proposa d’aller la voir. De reporter leur soirée à plus tard et, par la même, rassurer son père en rentrant dormir à la maison ce soir plutôt que de découcher. Encore.
Et elle sent son coeur se serrer à cette demande, Mary. Déçue.
Elle aurait tant aimé passer la soirée avec lui. Même pour ne rien dire. Même le visage brûlant et les doigts tremblant d’envie de parcourir son corps. De l’enlacer plus fort. De lui crier cet amour qui lui brûlait les lèvres avant de ravir les siennes…
Mais les arguments de son frère et de Charlie étaient bétons. Elle devait se rendre à l’évidence…
De toute manière, ce n’était peut-être pas plus mal.
L’atmosphère commençait à devenir… étrange. Et pas forcément pour le mieux. Gênante même. Pesante… Malgré ça, Mary aurait plus que tout souhaité rester. Profiter un peu de la présente du châtain.
Mais tant pis… Ce n’était que partie remise.
Peut-être que la prochaine fois, ils seraient plus détendu. Moins… ce qu’ils étaient et un peu plus ce qu’ils avaient été.
Alors, enfilant son pull, Mary s’approcha de Charlie avec hésitation avant de se pencher le prendre dans ses bras. Câlin rapide. Fugace.
Enlacade d’au revoir alors qu’elle se décollait de lui le rouge aux joues. Lui souriant timidement avant de s’en aller dans un dernier signe de main.
Et elle prend le bus, Mary.
Moyen le plus rapide pour arriver à l’hôpital avant la fermeture des lieux.
Et elle se retient de pleurer, la jeune femme. Serrant son corps de ses bras alors qu’elle pénétrait le transport en commun jusqu’à la clinique ou se trouvait Soledad. A seulement trente minute d’ici.
Elle avait écrit à Jude pour lui dire que sa voiture était resté à l’université et il lui avait promis de l’y déposer en rentrant.
Alors, en attendant, Mary pensait à Charlie, la tête posée contre la vitre froide du bus.
Et elle sentait son coeur se serrer à cette pourtant si simple vérité : Charlie ne la voyait et ne la verrait sans doute jamais comme elle le voyait elle.
Si elle voulait continuer à être son amie, il fallait qu’elle passe à autre chose. Qu’elle l’oublie.
Alors, sortant son téléphone de sa poche, elle envoya un SMS à Arthur.
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