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I'm back [Pv Charlie]
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Mary Miller
ouvert et patient
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ouvert et patient

Dim 14 Oct - 18:43
I'm back


Attrapant la casserole pleine de riz entre ses mains gantées, Mary l’approcha de la table basse sur laquelle elle la posa au dessus d’une pile de vieux magazines. Sous plat de fortune d’un homme n’ayant même jamais pris la peine d’en acheter.
Observant Jude la suivre en portant à bout de bras sa poêlée de légumes bio, une moue septique étirant ses traits fatigués, elle ne put retenir un rire franc d’étirer ses lèvres en regardant son frère s'en débarrasser des mains et retomber mollement sur son lit.
« Quoi ? Qu’est c’que j’ai fais encore ? »
Ne put-il s’empêcher de demander, le regard contrit alors qu’il observait sa sœur avec curiosité. « Rien… Je suis juste en train de me dire que ton expression lorsque tu vois des légumes est la même que celle que tu avais quand tu avais dix ans... »
Il grogne, Jude. Grogne pour toute réponse alors qu’il sert le riz dans les deux assiettes d’un blanc cassé laissées à moisir dans son armoire depuis trop longtemps déjà.
À force de ne rien se préparer d’autre que des plats tout fait à manger, il en avait presque oublié la notion d’assiette et de couverts.
Et elle sourit, Mary. Attendrit par son frère au visage terni, mais serein.
Et elle sourit d’autant plus lorsque son regard parcourt son appartement.
Pour la première fois depuis qu’il habitait seul, ce dernier semblait ranger et ne sentait ni la clope, ni la weed ni même la sueur. Enfin un peu, sûrement. Mais la fenêtre entrouverte et le désodorisant qu’elle devinait embaumaient encore les lieux d’un doux parfum sucré.
Même ses toilettes avait retrouvé une blancheur qu’elle ne leur avait jamais connu. Que Jude ne leur avait sans doute jamais connu non plus, d’ailleurs. Abîmés qu’ils étaient par leur ancien propriétaire pas plus soucieux du ménage que ne l’était son frère.
Et si Mary n’avait rien dit en découvrant ce changement drastique chez son frère, elle comprenait parfaitement où Charlie voulait en venir lorsqu’il lui avait dit que Jude était plus amoureux que jamais. Ce même Charlie qu’elle irait voir d’ici quelques heures. Celui avec lequel elle avait écourté sa nuit. Le meilleur ami de son frère. Son frère, mais qui n’était en rien celui de Mary. Qui ne pourrait sans doute jamais le devenir..
Jude devait aimer Soledad comme jamais il avait aimé quiconque. Oui. Clairement. Pour réussir à faire en sorte que son frère apprenne à se servir d’une serpillière de d’une éponge, il fallait vraiment qu’il soit fou de cette femme que la cadette Miller n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer.
Ce n’était pas n’importe qui qui pouvait le mettre au ménage d’un simple regard.
« Du coup, tu vas faire quoi ? » Qu’elle demande, servant la poêlée de courgettes, poireaux, carottes, oignons et tomates.
Et il hausse les épaules Jude, attrapant sa fourchette pour en piquer une première bouchée.
« Du coup, je retourne la voir demain matin. Peut-être aussi après-demain et aussi longtemps que mes finance me le permettent. C’est pas donné, le train. Et puis c’est long »
Qu’il répond, le plus naturellement du monde avant de piquer une deuxième fourchette.
Et Mary vit à son sourire en coin qu’il appréciait le repas.
Jude était un enfant. Un enfant grimaçant à la vue de légumes même lorsqu’il les appréciait et finissait par tous les dévorer avec un appétit non feint.
C’était un enfant avec des problèmes d’adultes. Des soucis qu’il n’avait sans doute jamais imaginé vivre et qui le forcerait sans doute à grandir. Qu’il le veuille ou non.

Lorsque Mary retrouva la fraîcheur de sa voiture sous les coups de 22 heures, elle observa une dernière fois l’immeuble de son frère sans doute assoupi alors qu’elle démarrait en direction du salon de tatouage d’un Charlie l’attendant sans doute.
Se garant une fois de plus juste derrière la voiture du tatoueur, elle coupa le contact avant de sortir de l’habitacle confortable et frissonner désagréablement sous le vent fait de cette nuit enveloppant la ville.
Son chemisier blanc trop court pour son jean taille basse révélait sa peau à l’air glaciale de cette rue qu’elle avait tant de fois arpenter.
Ce n’était sans doute pas la tenue la plus adaptée, mais elle l’a trouvait jolie et, lorsqu’elle avait quittée la demeure familiale, elle ne pensait pas qu’il ferait aussi frais… De toute manière, elle n’avait pas même une minute à marcher pour arriver à destination. Elle survivrait.
Serrant son corps de ses bras, elle franchit à pas pressés les derniers mètres la séparant du salon de Charlie avant d’y pénétrer après quelques coups portés à sa porte d’entrée.
De toute manière, une chance sur deux pour que le tatoué soit à son canapé et qu’il ne l’entende même pas frapper.
Voir qu’il l’ignore purement et simplement, comme il aimait à le faire.
Alors elle rentre, Mary. N’attendant pas que Charlie l’y invite pour ouvrir cette porte toujours ouverte lorsque le tatoué était présent chez lui. De jour comme de nuit.
Et elle franchit la salle mal éclairée la menant jusqu’à l’appartement luisant au rythme de la télévision allumée de Charlie.
« Mission accomplie. Jude a mangé ses légumes et il m’a même aidé à faire la vaisselle… Quand j’suis partie, il était déjà à moitié endormi » Sourit-elle, un pouce en l’air alors qu’elle se laissait tomber aux côtés de Charlie sur le canapé, son sourire doux étirant sempiternellement ses lèvres charnues. « T’as mangé toi, Chachou ? Ou tu veux que je fouille ton frigo à la recherche de quelque chose à te préparer rapidement ? »
Qu’elle se propose le plus sérieusement du monde, tout sourire alors que son regard charbonneux cherchait celui du garçon.
Une fois encore, ils avaient parlé au beau milieu de la nuit et, une fois encore, ils s’étaient échangés des clichés que Mary n’avait jamais envoyé à aucun autre homme que lui. Du moins, pas de manière aussi régulière et aussi maîtrisée. A la fois pudique et impudique.
Si elle se doutait que Charlie avait l’habitude de ce genre d’échange, pour elle, c’était quelque peu plus compliqué.
A part avec Jack et à la limite Kevin, le dernier en date, elle ne s’était jamais montré à ce point… Aguicheuse.
Et ces honteuses actions l’étaient encore plus sachant que Charlie était le meilleur ami de son frère. La seule personne qu’elle ne pouvait espérer un jour connaître plus intimement sans risquer de briser une amitié.
Une amitié et le cordon déjà fragile la reliant à son frère.
Et elle ne voulait pas de ça. Surtout pas.
Malgré ça, à chaque fois que son regard se posait sur le tatoué, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir comme attiré par lui.
Physiquement, oui. Mais pas que.
Malgré ça, elle s’était toujours refusé à chercher plus loin ce qu’elle ressentait pour lui. Sachant qu’ignorer ses sentiments étaient sans nul doute la meilleure chose à faire si elle ne voulait pas faire souffrir Jude. Ni même elle-même.
Elle n’était pas prête à assumer un garçon tel que Charlie. Pas autrement que comme un ami.
Il était trop instable. Trop brûlant.
Un brasier que seul son frère savait contenir sans jamais l’éteindre.
Car si Maxine ne semblait pas avoir brûlée, elle avait fait bien pire. Elle l’avait éteint.
Mary, elle, avait peur de finir brûlée vive.

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Charlie White
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froid et détaché

Dim 14 Oct - 22:26

2 Days


Il y'a deux jours :

« - Alors c'est comme ça , Charlie ? Tu m'abandonnes sans même pas avoir les couilles de me regarder ? Tu me laisses sans me regarder ? Tu me retires ma fille et tu me laisses crevé ici ? » Elle dit , Maxine , alors que j'observe, essayant de garder mon calme , la table , le verre brisé éparpiller sur le bois clair de la cuisine épurée, assez noble, finalement de la jeune femme qui ne s'énerve plus, maintenant. Elle a reprit son regard que j'aimais, Max. Celui qui me faisait fondre, quand elle était paumé, quand elle me suppliait des yeux , de lui montrer au moins un instant , dans quel sens tourne la terre. Elle donne envie qu'on la prenne par la main , Maxine quand elle est malheureuse comme ça. On lui donnerais le bon Dieu sans confession , on sacrifierais tout.  On lui donnerais tout , tout , tout.  Et c'est ce que j'ai fais , d'ailleurs, depuis des semaines. J'ai tout offert. J'ai offert ma virilité et mon intégrité. J'ai offert ma patience , j'ai abandonné ma colère. J'ai laisser tomber , un par un tout mes principes, j'ai laisser tomber mon frère. J'ai menti, j'ai caché. J'ai caché les blessures qu'elle infligeait. J'ai menti les coups qu'elles donnait. J'ai caché son existence , j'ai voulu enterrer toutes les émotions, j'ai pas voulu parler autours, des mensonges qu'elle me servait , elle aussi. J'ai pas voulu trop parler non plus ,de ses menaces de suicide pour me terrorisé plus en encore. Non. J'ai rien dit à personne et j'ai tout donner. Et Maxine à tout prit , et quand il restait plus rien à prendre de moi , elle fuyait voir un autre garçon. Et je me suis rendu compte que je suis Eliott, depuis un moment. Que j'suis Eliott, depuis que je me suis mis avec Maxine. Je me suis rendu compte que lui aussi , il était fatigué, lorsque je l'ai croisé, encore adolescent , jeune et puis tellement plein d'espoir que cette femme m'aime.  Il m'avait regarder avec cet air si bizarre. Ni en colère, ni même surpris. Il m'avait regarder avec un air calme, un air que je connaissais pas vraiment à l'époque. Que j'aurais pas reconnu y'a encore quelques mois.  C'est la résilience qu'il avait dans les yeux. C'est la résilience, que j'ai aussi dans les yeux , quand j'y pense.

Non , je regardes pas Maxine dans les yeux. Je veux pas voir l'air qu'elle a, parce que je le devine, parce que je sais que je pourrais encore me faire avoir. J'suis beaucoup trop fragile quand il s'agit d'elle. « -Rends-moi, ma fille, Charlie. Je t'en supplie. Rends-moi mon bébé. » Elle dit et je baisse encore plus les yeux. Il est venu plus tôt, Eliott. Il m'a regarder avec de grands yeux. Il m'a pas reconnu tout de suite. J'avais attraper le cabas de sport que j'utilise depuis des années et puis j'avais remplis de fringues , de jouet, de livres , de tout ce qui trainait dans la chambre de la petite. J'avais pris tout ses jouets préféré. J'avais pris le livre de princesse que je lui avait acheter. Je lui avait écris un mot dedans. Juste une note. Pour lui dire que je l'aime, même si elle se souviendra sans doute pas de moi en grandissant. Je l'avais embrassé , partout sur le visage , l'avait serrer contre moi , sous les yeux d'Eliott, son regard aussi perdu que le mien. La peur qu'il avait de faire une chose pareil. « -Tu devrais aller loin , Eliott. Prends Cara avec toi. Et je t'en supplie, tires-toi. » J'avais dis. Et il avait soupiré. J'avais trouver son numéro dans un carnet prêt de la table basse. Tout les numéro écris avec soin dans un petit carnet, comme les adultes le font pour pas perdre leurs numéros même s'ils perdent leurs téléphone. J'avais entendu une voix faible , hésitante, à l'autre bout du file. Et j'avais réfléchis vraiment longtemps avant de l’appeler. J'avais peur de le faire. Que ce soit une erreur. Qu'il me dise qu'il n'en veut pas. Mais il m'avait simplement dit « -Maxine m'a dit que ce n'est pas la mienne. » Et je comprends. Je comprends très bien. Mais, on s'en fout. Sur les papiers, c'est son père. Sur les papiers , il a des droits sur elle. Alors, tant pis. Tant pis si elle est pas de son sang. Et les mots étaient venu tout seul. Il était arrivé avec des sacs et la gamine s'étaient jetée dans ses bras , elle avait pleurer pour son papa. D'enfin le retrouvé. Et moi , je m'étais senti , tout petit. Un peu jaloux aussi. Parce que j'aurais aimer être son père, moi aussi. Me tiré avec la gamine et puis dire à Maxine de plus jamais s'approcher de nous. « -Rends-moi mon bébé, Charlie. » Elle avait dit , la voix qui vrille sous la colère. Celle qui devrait être la mienne, pourtant. « -Elle est avec son père. Et elle sera bien mieux avec lui. Tu devrais te faire soigné, Maxine. » J'avais dis , d'une voix calme , vrillant sous l’émotion alors que d'un geste, elle avait arracher le grille pain et me l'avait éclater dessus, me tirant un râle de douleurs, il s'écrase contre la table , le toasteur ,éclatant les verres par la même occasion. « - TOUT ÇA , C'EST DE LA FAUTE DE TON PUTAIN DE JUDE. TU DISPARAS TROIS JOURS AVEC LUI ET MAINTENANT TU DONNES MA GAMINE À ELIOTT. » Elle hurle et moi , je baisse les yeux. « -C'est moi ou ta famille, Charlie. »  La condition de trop. L’exigence de trop. Une décision bien trop simple pour moi.

Aujourd'hui :

Je m'en veux , évidemment. Je m'en veux d'avoir quitter Maxine. Je m'en veux qu'elle soit malheureuse. J'ai peur pour elle. J'ai peur qu'elle succombe à son propre enfer. J'ai peur de succomber au mien. J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose. J'ai peur de tout , ces temps si et quand je l'annonce à Jude , j'ai peur qu'il vienne me voir. Parce que je suis ivre, le premiers soir. J'suis ivre, vide et vidé. Et c'est exactement comme je le pensais. Il ne se passe rien. Il ne se passe rien du tout, maintenant qu'on est séparé. C'est vide à l'intérieur , vide dans mon appartement. J'me sens seul alors je provoque Mary , tard le soir. Je l'invite à venir me voir, connaissant ma faiblesse. Peut-être que je vais sombrer de nouveau dans le chaos.  Peut-être que ma colère va revenir. Peut-être qu'elle sera de nouveau bienvenue à l'intérieur. Mais pour le moment , il n'y a vraiment, vraiment rien. Rien que des cigarettes et de la weed qui remplissent l'espace. Rien que moi-même perdu dans moi-même.
L'appartement de bain à l’air si petit et pourtant , je suis quand même perdue. Là, au milieu des larmes qui ne tarissent pas. Putain de flot incontrôlable, j’ai presque peur de me noyer. Je ne sais plus pour qui je pleure. Je ne sais plus pourquoi je pleure. Si c’est pour la crise de Maxine où si c’est pour Cara. Je ne sais pas si je pleure parce que j’ai mal ou si j’ai mal parce que je pleure. Je crois que je pleure pour moi. Je crois que je pleure parce que j’ai tout raté, parce que y’aurais la photo de moi dans le dictionnaire à côté du mot échec. Je pleure parce que y’a plus rien d’autre à faire, je n’ai plus de solutions. J’arrive plus à garder tout en moi , à encaisser, y’a plus de place , y’a plus du tout de place. Y’a plus de place pour la peine à l’intérieur. Ça tombe aux coins de mes yeux, ça tombe à flot et pourtant je me fait silencieux, bloque mes lèvres de ma paume, tends l’oreille pour entendre les pas , les grognements, les soupirs aussi. Et y’a ses mots qui me trottent dans la tête.  Ceux qui m'disent que je suis en train de lui volé son enfant. Ceux qui m'disent que je suis qu'un lâche. Un fils à maman. Et c'est ce que je suis. J'quitterais pas ma mère pour une femme alors peut-être qu'elle a raison. Peut-être que j'ai jamais été un homme. Juste un gamin qui chiale quand il décide lui-même de mettre fin au jeu. J'ai invité Mary mais,  Je suis bien ici. Je veux pas sortir, je veux pas l’entendre. De voir , la  tendresse de Mary. C’est bon. J’ai compris. J’ai pas besoin qu’il me le dise. J’ai pas envie qu’on en discute.  De mes échecs et de mes peines. Et alors que j'sais qu'elle va arriver , j'finis par arrêter de pleurer. J'décide que ça suffit. Que j'suis peut-être un pauvre type sans virilité qui arrive à se faire taper dessus par une femme qu'est même pas la sienne, mais j'me montrerais pas aussi faible.

Je retrouve ma douche cassé, le jet d'eau qui déconne. C'est facile de partir, au final. Pas plus difficile que ça. J'ai l'habitude de partir, on ne me laisse jamais vraiment le choix , de toute façon. Alors autant effacé la peine ou la couvrir. Je frotte la crasse, je nettoie tout, tout mon corps meurtris et puis je recouvre de sweat-shirt et d'un slim noir , je me coiffe et puis je reprends l'attitude qui est la mienne. Nonchalant sur mon canapé. Autant continuer de sourire à mes proches, continuer de vivre parce que j'ai pas le courage de mourir. Le courage de rien , en vérité. J'anesthésie la douleurs sourde avec beaucoup trop de drogue et quand Mary passe la porte, je suis affalé dans mon canapé.

« Mission accomplie. Jude a mangé ses légumes et il m’a même aidé à faire la vaisselle… Quand j’suis partie, il était déjà à moitié endormi » Elle me dit , en entrant , alors que je l'observe, que je m'attarde sur ses yeux, sur ses cheveux sur les courbes que j'ai trop longtemps essayer d’ignoré.  Que j'ai toujours eut du mal à ignoré d'ailleurs. Si ce n'était pour Jude, j'aurais déjà goûté à Mary un nombre incalculable de fois. Je l'observe, silencieux. J'me perd, un peu trop foncedé pour être discret, j'fais un sourire en écoutant ce qu'elle raconte. « -Bravo, maman. » Je lui réponds , d'une vois las.  Elle se laisse tomber à côté de moi et j'observe. Son cou, découvert, ses lèvres pleines, sa taille fine et son cul. Oh merde, faut vraiment pas que je pense aux fesses de Mary. J'avais toujours penser que quelque part, le Seigneur m'en voulait d'avoir arraché Jude à sa bonne famille chrétienne. Il m'en voulait et Il me le montrait , en jouant de ma plus grande faiblesse, m'imposant la vue d'une si jolie fille, que je n'aurais jamais, au grand jamais le droit de toucher. Quelle torture. Il y en a pleins, des belles filles. J'en connais pleins. C'est pas le problème , non.  Beaucoup de femmes sont belles mais,  ne sont pas à mon goût. L'ex de Jude était jolie. Mais pas à mon goût. Non. Mary était exactement mon type. Exactement.  Si c'est pas un signe de torture divine, ça. Et pour couronner le tout, on avait commencer cette drôle d'habitude , de se chercher l'un et l'autre. Augmentant évidemment , la tentions sexuelle me frustrant déjà bien assez comme ça.
Et j'ai beau être malheureux, j'ai beau me sentir tétaniser par l'idée même qu'on puisse toucher à mon corps , qu'on puisse me voir , tel que je me vois en ce moment , j'ai beau me cacher derrière ma capuche, j'ai beau avoir envie de pleurer, encore une fois , penser au cul de Mary me fait tout de même de l'effet.

Putain de taré. Je suis un putain de taré. « T’as mangé toi, Chachou ? Ou tu veux que je fouille ton frigo à la recherche de quelque chose à te préparer rapidement ? » Je hausse les épaules. Laisses tomber ma tête contre son épaule et puis je fais un sourire faible. « -J'ai été à Burger King, tout à l'heure. » Je dis, un sourire aux lèvres. « - Comment va Jude ? » Je change de sujet , les yeux mi-clos , vu plongeante sur le décolleté de la jeune femme, à peine honteux de demander à la sœur de mon meilleurs ami comment il allait , alors que j'observe distrait , la rondeur de la poitrine de la jeune femme. Et ce n'est pas si étonnant. Si je veux agir comme le Charlie normal , il faut bien commencer par quelque part. Alors je fume beaucoup , j'bois beaucoup et puis, je suis aussi censé me consoler dans le sexe. Laissez-pas vos meufs dans les parages quand j'suis malheureux. «- J'ai rêver de toi, hier soir. » Je dis , avec un sourire caché par le tissus de ses épaules contre mes lèvres. « - J'ai rêver de toi nue allongée dans un champ de weed. » Je dis , allumant distraitement une clope.



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Mary Miller
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Dim 14 Oct - 23:21
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Elle sent, Mary. Sitôt entrée dans l’appartement de Charlie, elle ne sent que trop bien ce mélange de cigarette, de drogue et d’alcool. Une odeur qui, si elle ne lui plaisait pas particulièrement, lui était devenue coutumière lorsqu’elle s’aventurait chez le tatoueur. Parfois même chez son frère, dans une moindre mesure.
Une odeur typique d’un Charlie qu’elle ne connaissait que trop bien. Mieux en tout cas que celui qu’elle avait croisé à sa dernière visite.
Alors elle se laisse tomber sur le canapé, Mary. Laisse basculer sa tête contre le dossier de ce dernier alors qu’elle sourit en réponse à la boutade du châtain et lui demande s’il avait manger.
 « -J'ai été à Burger King, tout à l'heure. »  Qu’il répond, son haleine empestant la weed alors qu’il bascule sa tête contre son épaule et qu’elle glisse sans même y réfléchir une main dans sa masse de cheveux chatains.
Caresses discrètes. Caresses légère le long du crâne du garçon.
Il sent fort, Charlie.
Il sent le shampoing, le gel douche et la beuh. La cigarette et un mélange d’alcool ayant tôt fait d’agresser ses narines vierge de tout désagrément.
« - Comment va Jude ? »
Elle hausse les épaules, lui répondant d’un sourire alors qu’elle l’observe plonger dans son décolleté sans aucune pudeur. La mater comme il ne l’avait encore jamais fait.
Ô, bien sûr qu’elle l’avait déjà remarqué zieuté de manière plus ou moins discrète ses seins et surtout ses fesses. Plus d’une fois d’ailleurs. Sûrement même plus de fois qu’elle n’était capable de les compter. Mais jamais de manière aussi éhonté et aussi rapide.
Jamais en se pressant à ce point contre son corps.
Alors Mary reste là, coite. Sans bouger durant plusieurs longues secondes.
Elle ne sait ni quoi dire, ni quoi faire face à une réaction aussi soudaine. Aussi inattendu de la part d’un garçon. Même de Charlie White. Surtout de Charlie White, d’ailleurs.
Même de cet être libidineux ne souffrant d’aucun complexe. D’aucune gêne lorsqu’il s’agissait d’assumer tout haut ses envies les plus folles.
Elle le savait, Mary, qu’il n’était pas homme à se cacher. Mais s’ils leur arrivaient de s’envoyer des messages et des photos quelque peu tendancieuses, jamais encore elle ne l’avait prit à la mater de la sorte lorsqu’ils se retrouvaient en face à face.
Jamais.
Alors elle est perdu, Mary. Partager entre curiosité, flatterie, offuscation et inquiétude.
Il était souriait, Charlie. Ses yeux rougit par la drogue l’observant avec appétit alors qu’il se laissait à demi retomber contre son corps.
Il souriait, mais elle voyait bien que quelque chose n’allait pas.
Elle voyait bien que ses yeux gonflés n’étaient pas dû qu’à la drogue. Que son état globale n’était pas seulement jovial.
Mais elle ne dit rien, Mary. Se contentant de répondre à sa question d’une voix douce. Sa main caressant toujours ses cheveux alors qu’il admirait sans manière son décolleté. « Il va bien. Il m’a dit qu’il passerait voir Soledad demain et m’a dit que tu étais assez fou pour vouloir lui acheter une voiture... » Qu’elle lâche, jetant un regard en biais au garçon. Au meilleur ami de son frère. A ce soutien inébranlable capable même d’aller jusqu’à lui acheter une voiture si cela pouvait aider Jude à avancer dans sa vie.
Et elle lui sourit, Mary, à cette pensée.
Charlie était un gentil garçon. Un gentil garçon un peu perdu voir un peu con et manquant parfois cruellement de manières, mais un gentil garçon quand même.

Et elle lui sourit lorsqu’il lui annonça qu’il avait rêvé d’elle la nuit dernière. Qu’il lui résumait l’intégralité de son rêve.
Et elle rit, Mary. S’imaginant nue sur une montagne de weed. Sans doute l’apogée du plaisir pour le garçon. Une femme nue et de l’herbe. Ses deux péchés.
Alors elle rit, Mary. Elle rit et elle ébouriffe affectueusement les cheveux de Charlie avant de glisser une main à sa joue indemne qu’elle caressa du bout des doigts.
« Et c’est quoi qui te donnait le plus envie ? Moi ou la weed ? » Demanda-t-elle, taquine, alors qu’elle observait cet homme totalement foncedé à moitié avachi contre elle.
Et elle caresse sa joue, Mary. Caresse son épaule et caresse sa nuque alors qu’elle se recule lentement pour le forcer à lui faire face. A quitter de ses yeux son décolleté pourtant discret.
Et elle l’observe, Mary.
Elle lui sourit timidement alors qu’elle glisse une nouvelle main à sa joue et l’effleure tendrement.
« Moi aussi j’ai rêvé de toi, Chachou… J’ai rêvé que tu avais mis tes messages a exécution et que tu étais venu à la maison me chercher. J’ai rêvé que mon père s’énervait tellement à ta vue qu’il était devenu tout rouge et avait fini par exploser. Par véritablement explosé. Comme un ballon qu’on aurait trop gonfler »
Elle raconte, fataliste. Haussant les épaules d’un air nonchalant alors que ses doigts parcouraient toujours la peau du garçon. « T’étais pas nu, cela dit… J’ai du mal à imaginer quelque chose que je n’ai jamais vu… A fortiori lorsque ce quelque chose est recouvert d’autant de détails »
Sourit-elle, traçant les tatouages à ses mains des siennes avant de lui sourire, son regard charbonneux cherchant celui de Charlie.
« Je vais aller me préparer un thé, je reviens »
Qu’elle lui dit, son sourire doux étirant toujours ses lèvres alors qu’elle observait le visage cerné du garçon.
Il aurait beau sourire, la mater de manière exagérer ou feindre le m’en foustisme, la vérité restait qu’il faudrait encore du temps à Charlie pour aller mieux.
Mais elle ne désespérait pas, Mary. Elle savait qu’il finirait par aller mieux. Car il était fort, Charlie. Il parviendra à aller de l’avant, qu’importe le temps que ça lui prendra. Qu’importe les chemins qu’il choisira d’emprunter pour y arriver.
Qu’importe si cela impliquait de l’alcool, de la drogue et du sexe en pagaille.
Peu importait, au final, tant que le tatoueur était heureux.

Alors Mary ravala ses craintes, cette possessivité qui la prenait parfois lorsqu’elle pensait à Charlie pour fouiller dans ses placard à la rechercher d’un quelconque sachet de thé avant de mettre l’eau à chauffer tout en gardant un œil sur l’homme habitant les yeux.
Tout en continuant de couver Charlie de son regard. « Tu veux quelque chose ? »
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Charlie White
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Lun 15 Oct - 17:01

2 minutes



J'ai oublier comment être moi-même, dans les bras de Maxine. J'ai oublier, la sensation que c'est, d'être moi. Charlie White, le garçon en colère, libre plus que tout. Celui qui pourrait bien laisser le monde brûler , si ça lui permettait de rigoler un peu. J’ai oublier comment on faisait, pour être marrant, pour rire de mes propres conneries. J’voudrais bien retrouver ce type, celui qu’est aimer par sa famille. Qui est assez en forme pour donner le change même quand il est malheureux. Il me manque, ce charlie-là. J’voudrais le retrouver. Il manque à tout le monde, à vrai dire. Il manque à Jude, qui me regarde toute la journée comme si j'étais prêt à m’effondrer. Et je pensais que je m’effondrerais. Que ça finirais par arriver. Que je tomberais , que j'arriverais pas à me relevé de ça. Que j'tomberais dans une dépression sans fond. Mais, la vérité est peut-être pire. J'suis juste à la frontière. Pas assez malheureux pour tomber, trop malheureux pour aller bien. J'suis dans un climat tiède, qui me protège même pas. Nan, c'est juste  tiède, désagréable. C'est juste vide , ici. Remplis de vide. Du vide à m'en faire exploser. Du vide jusqu'à mourir étouffer de rien. C'est comme je le prévoyais. C'est plus dur que de se laisser sombrer. Parce que quand on sombre, on à la tête bien au fond sous l'eau. On voit pas , on voit plus la lumière. Moi j'suis tétanisé à deux pas de la sortie. J'suis incapable de la rejoindre, elle est là , pourtant.  Je la vois , je peux l’apercevoir , je le sais. Il suffirait que j'arrêtes. Que j'arrête tout ça. De me prendre la tête. La culpabilité, le pire des sentiments. Parce que je me suis jamais senti coupable de rien. Jamais de mes bagarres. Jamais de mes conneries, à l'école, jamais de mes disputes. J'avais toujours tout fait comme je le voulais, j'avais toujours assumer mes conneries , toujours assumer les choses que d'autres n'auraient peut-être pas assumer à ma place. Mais, j'étais rester fidèle à moi-même. J'avais fais mes choix en connaissance de cause. À chaque fois. Maxine m'avait forcé à faire un choix, y'a deux jours. Un choix que j'aurais jamais voulu faire. Jamais, au grand jamais. Non. J'voulais pas choisir entre elle et ma famille. Parce que malgré tout ce qu'elle m'avait fait subir. Toutes les disputes, toutes les coups , les hurlements, les absences, les tromperies, j'avais toujours eut pour cette femme, un amour inconditionnel.

De ceux que personne ne comprendrait jamais. Une obsession peut-être.  Un sentiment que j'avais désespérément rechercher partout. M'offrant à qui me voulait , juste dans le doute. Dans le doute que je tomberais pour quelqu'un de nouveau. Entre deux présence fugace de la femme. Mais aujourd'hui je n'aime plus Maxine, nan. J'ai plus de sentiments. J'ai juste un cœur brisé. J'suis juste en miette, j'suis juste comme le petit gamin que j'avais été un jour. Délaissé sur un banc , abandonné d'une personne qui aurait du nous aimer. Nous aimer vraiment. Ouais, je sais, je sais qu'il est mort mon père. Qu'en vérité, il m'a jamais vraiment abandonné. Je sais que c'est pas de sa faute , à Arthur, s'il était malade. Mais, il a fait ce choix , de nous laisser tomber avant de mourir. Il est mort prêt d'un an et demi après être parti. C'est un abandon, quoi qu'en dise ma mère. Quoi que tout le monde en dise. Ouais. Je sais, je suis pas indulgent Elle m'a obligé à partir, Maxine. C'est elle qui a fait ça et je lui en veut. Parce que je voulais ne jamais avoir à faire ce choix là.  Ça me perds , d'essayer si fort de me retrouver. Ça me perd complètement de pas être capable d'y arriver. Alors j'bois beaucoup. Du gin et de la weed. Pour contenter l'appétit de néant, trou noir au creux de mon torse , qu'aspire tout. Les bons et les mauvais sentiments. Il aspire tout , jusqu'à ce qu'il reste plus rien. Et c'est le cas. Il reste plus rien du tout. Rien que moi et le Gin. Noyé dans l'alcool, plus qu'il en faut. Ivre à demi. J'me permets des choses que j'aurais jamais du tolère de moi. Jamais Charlie White n'aurait fait ça. Cachez vos sœurs , cachez vos mères , Charlie White est en détresse. Valve pulmonaire éclatée , j'suis qu'un putain de tas de cendre, ce soir.  Espérons que le vent souffle pas trop fort. Je tolère de me laisser regarder, sans gêne, la poitrine offerte à mes yeux.

J'parle de mes rêves, qui n'en sont pas vraiment. C'est pas des rêves endormis, quand je visualise Mary nue. Ils occupent mes nuits, pourtant , ces rêves-là. J'me comporte comme ça pour essayer de me retrouver un petit peu. De me vider la tête, de penser à autre chose. J'veux pas me focaliser là dessus et j'ai besoin de repos. J'ai besoin d'une pause de toutes les merdes qui nous arrive à tous ce dernier mois.  Elle me parle de Jude, doucement. Me parle de la voiture que je compte acheter à mon frère, comme si c'était vraiment important. Je ne prends même pas la peine de répondre. Ce dont Jude a besoin, et s'il est en mon pouvoir de le lui offrir, je lui offre. Sans même me poser quelconques questions à ce propos. C'est une évidence , qui en a toujours été une. « Et c’est quoi qui te donnait le plus envie ? Moi ou la weed ? »  Qu'elle me demande lorsque je lui parle de mon rêve. De mon fantasme , plutôt. Celui que j'ai souvent quand j'pense à Mary, tout seul le soir. Il n'est pas si neuf, ce rêve. Image mental que j'ai monté de toutes pièces. « -J'aime pas les choix. »  Je réponds , sourire entendu. Et elle glisse ses mains contre mon visage pour m'obliger à l'observé, la clope coincé entre mes lèvres, elle regarde, elle aussi. Elle se demande quand est-ce que je vais craquer. M'effondré, pleurer comme la dernière fois. Mais, je pleurerais plus. Plus devant Mary, plus devant Jude. Plus devant personne d'ailleurs. Je garderais pour moi , tout ça. Je vais bien maintenant. Je vais bien. Je suis revenu. Charlie White est revenu. Et s'il est un peu cassé, ça ne se voit pas trop. Juste quelques changements, maintenant. Mais ce n'est pas grave. Pas vrai ? Elle me dit , qu'elle aussi , elle a rêver de moi. Qu'elle a imaginer que je venais la rejoindre. Et l'idée me plait. Parce qu'on me charme si facilement, moi. J'suis si facile, comme garçon. Si facilement détournable, ce soir, particulièrement. Peut-être parce que je plane. J'ai fumer beaucoup, alors que je n'avais pas fumer depuis longtemps. Et ses doigts glissent contre ma peau, me font me tendre, imperceptiblement. J'voudrais lui dire de pas me toucher. Que j'veux pas qu'on me touche. Les irrégularité de la peau, la peur qu'elle découvre ce qu'il y a en dessous. J'veux pas qu'elle voit, qu'elle sente. J'veux laisser le doute.

Mary est une gentille fille. Elle a quelque chose de beau, d'acceptant. C'est doux, les moment avec Mary. C'est agréable, de se sentir en sûreté.  Je l'observe se levé, retombe mollement sur l'assise du canapé, aspire le tube de nicotine , il me brule presque les lèvres , je le laisse tomber mollement dans le cendrier déjà plein à craquer. Elle se prépare un thé, comme si de rien n'était. Jeune fille bien propre sur elle. Pas le genre de jeune filles que je ramène à la maison , d’habitude , nan. Les filles qui visite cette pièce, c'est des mauvaises filles. C'est des filles qui feraient peut-être bien pleurer Cal de désespoir. Il préférerait sans doute se pendre que de savoir ce que je ferais à sa fille si Jude n'était pas là, Cal. Il aurait raison de penser que je suis le diable , parce que je le suis peut-être un peu.  C'est pas moi , qui pourrait regarder le monde brûler tout autours ? « -Tu veux quelque chose ? » J'fais un sourire et j'lève les yeux vers elle. J'observe les courbes de la jeune femme, de profile, sourire entendu aux lèvres. « - Oui, mais le Seigneur regarde. Et puis ça ferait de la peine à Jude. » Silence quand j'me mets à rire, me penchant pour attraper mon grinder et ma weed, déjà pourtant bien trop défoncé et désespéré pour être avec une fille comme Mary dans cet appartement où y'a bien que le Seigneur qui peut nous voir. « -T'es une vraie torture, Mary. Vraiment. » Je soupire, les yeux fixé sur son cul quand elle se penche pour aller récupéré la petite cuillère qu'elle vient de faire tomber, j'glisse ma main contre ma poitrine au trou béant que je m'efforce de remplir d'un peu d'amour. D'un peu de mon ancien moi. « -Une putain, de torture ... » J'appuie en souriant. Et puis je roule tranquillement, pendant qu'elle prépare son thé. Je provoque. Je provoque mais j'agirais pas. J'agirais pas parce que j'ai perdu tout mon courage ces derniers mois. J'suis plus du tout Charlie white le courageux , nan.


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Live , Hate , Die


Love, Sex , Dreams

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ouvert et patient

Lun 15 Oct - 22:49
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La veille

Elle sourit, Mary, pianotant d’un geste frénétique sur l’écran tactile de son téléphone portable serrés entre ses doigts fins et manucurés. Ongles longs et durcit d’un vernis transparent. Limés. Régulier.
Elle sourit alors qu’elle appuie sur envoyer. Dernier message avant d’aller se coucher.
Et elle pose son appareil sur sa table de chevet sans même prendre la peine de le mettre sur silencieux. Vérifiant simplement que son alarme était bien enclenchée avant de se pelotonner sous sa couette, les joues légèrement rougit par l’excitation.
Allait-il le faire ? Allait-il réellement lui envoyer un message à deux heures du matin ?
Elle était curieuse, Mary. Curieuse de voir s’il allait réellement mettre ses mots à exécution. La réveiller en pleine nuit de manière consciente et délibérer.
Car s’il l’avait déjà fait plus d’une fois, jamais encore il ne semblait l’avoir prémédité, encore moins ne l’avait prévenu qu’il le ferait en amont.
En général, la cadette Miller se contentait de lire ses messages nocturnes au réveil ou, dans le meilleur des cas, directement à la réception lorsque sa sonnerie ou son vibreur la tirait de son sommeil paradoxal.
Elle était curieuse et, comme elle le lui avait promit, elle avait laissé son téléphone allumé. Prête à lui répondre si jamais elle l’entendait sonner au beau milieu de la nuit.
Car elle savait, Mary, que lorsque Charlie promettait quelque chose, il le faisait.
Même lorsque ses promesses partaient de rien. Qu’elles n’en étaient pas vraiment une. Il le ferait.
Alors elle sourit, Mary. Le coeur plein de tendresse et de désir.
Et elle repense à leur dernier tête à tête. Aux larmes du garçon. À la pression de son corps contre le sien. À la douceur de ses cheveux court qu’elle avait passé des heures a caresser. À son souffle chaud contre son ventre. Et elle se sent triste, Mary, à cette pensée. Elle espérait ne plus jamais, ô grand jamais le revoir un jour dans un tel état. Ou plutôt, elle espérait que jamais plus Charlie ne ressente un tel état de détresse, qu'elle soit présente ou non. Car si une partie d'elle s'était senti flattée qu'il se révèle ainsi à elle, elle le préférait de loin souriant. Taquin.
Elle repense à lui. A son corps grand et sculptural. À ses yeux gris, profonds, tirant parfois sur un vert discret.
Ils sont beaux, les yeux de Charlie. Ils sont intenses, aussi.
Lorsqu’il la regarde, Mary sent son coeur battre plus fort. Elle sent son corps se tendre, se tordre de manière à attirer son regard encore un peu, juste un peu plus longtemps.
Elle sait qu’elle ne devrait pas. Que ce n’était bien ni pour Jude, ni pour Charlie ni même pour elle-même. Encore moins pour elle-même.
Charlie était la pomme décrite dans la bible.
Il n’était pas le serpent, contrairement à ce que disait son père, non. Il était la pomme. Ce fruit défendu que Mary rêvait de croquer, mais qu’elle ne pouvait qu’admirer de ses yeux affamés.
Cette pomme qu’elle pouvait effleurer du bout des doigts, mais ne surtout pas cueillir.
Alors elle l’observait, Mary.
Elle l’observait avec une intensité et un intérêt qu’elle n’aurait jamais dû lui porter.
Et elle attendait son message, là, emmitouflé dans sa couverture.
Il n’était plus avec Max, qu’il venait de lui dire.
Il n’était plus avec Max et, si Mary savait qu’il devait sûrement en souffrir malgré ses messages détachés, elle ne pus empêcher la partie possessive d’elle-même de sourire alors qu’elle se laissait doucement aller dans les bras de Morphée. Ses pensées rivées vers lui.
Et lorsqu’elle fut réveillée quelques heures plus tard par le message tant espéré, elle prit un temps fou à se rendormir.
Pensée impure habitant son corps et son esprit qu’elle du chasser à grand renfort de caresses honteuses.

Aujourd’hui

Fouillant à l’intérieur des placards du châtain, Mary l’observait du coin de l’oeil, cigarette au bec et regard dans le vide, comme prit dans une intense réflexion dont-il ne lui fera sans doute jamais part.
Alors elle tente de l’en sortir, Mary. Elle lui demande si lui aussi désir quelque chose, tant qu’elle est levée, avant de mettre de l’eau à chauffer pour deux. « - Oui, mais le Seigneur regarde. Et puis ça ferait de la peine à Jude. »
Il répond, le plus naturellement du monde, lui arrachant un sourire.

Oui, le seigneur les observait. Il était omniscient et omnipotent. Il voyait tout. Partout. Toujours.
Aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. A l’intérieur des foyers et du coeur des gens.
Il avait sûrement déjà vu, Dieu, les tourments qui habitaient celui de Mary. Ces désirs à peine avouables. Ces actes solitaire ou non, censés lui coûter sa place au paradis.
Ces pensées qu’elle ne prononçait qu’à demi-mot. Entre acceptation d’elle-même et crainte de ce qu’il adviendrait après.
Il le savait déjà, le seigneur, qu’elle s’adonnait à des plaisirs lui étant interdit.
Qu’elle avait couché avec un camarade de fac le mois dernier et qu’elle s’était masturbée pas plus tard que la veille.
Il savait tout ça, le seigneur.
Il connaissait les souillures de son âme et elle savait que lorsque viendrait l’heure du trépas, elle aura des comptes à lui rendre.
Et elle s’en voulait, Mary, d’être ainsi. De ressentir ces envies. Ces désirs de libertés que son frère avait obtenu à grands coups et fracas.
Elle avait honte, parfois, de tout ce qu’elle pouvait ressentir. Mais elle avait beau essayer, essayer encore et encore, elle n’arrivait pas à s’en défaire.
Alors elle s’excusait auprès de lui pour ses péchés. Elle allait à l’église. Elle priait. Elle se repentait pour ses actes. Pour tous les mensonges servis à son père et à sa mère. Elle s'en voulait. Un temps, puis elle recommençait.
Elle recommençait car, toute chrétienne qu’elle était, elle était avant tout humaine.
Et elle voulait profiter de sa vie terrestre.
Elle ne voulait pas attendre de mourir pour pouvoir profiter d’un après lui semblant si loin. Bien trop loin de sa réalité actuelle.

Alors elle sourit à Charlie, son sourire s’étirant encore d’un cran lorsqu’elle entend la suite des mots de l’homme. Qu’elle le voit du coin de l’oeil attraper son grinder et son herbe, l’admirant de ses yeux rougit, mais toujours aussi envoûtant.
Elle en devient troublée, Mary, par ce regard. « -T'es une vraie torture, Mary. Vraiment. »

Et elle fait tomber sa cuillère, Mary. La sent glisser d'entre ses doigts alors qu’elle sort deux tasses et dépose un sachet de thé dans chacune. Qu’elle y verse l’eau frémissante et qu’elle s’apprêtait à les touiller.
Elle lâche ce couvert s'explosant au sol dans un bruit sourd, métallique, avant de se pencher le ramasser.
Et si la chute était accidentelle, c’est consciemment qu’elle se courbe plus que de nécessaire, offrant sa croupe au regard de l’homme à qui elle tournait le dos.
De sa pomme. Son plus grand péché occupé à préparer le sien.
L’un des siens.
Car Charlie n’était pas comme elle.
S’il croyait en Dieu, il ne le montrait pas. Il ne suivait que sa propre loi. Celle qu’il jugeait bonne pour lui en se moquant bien du reste.
Et si Mary péchait parfois. Qu’elle avait déjà goûté aux plaisirs de la chair et à celui de l’alcool, jamais encore elle n’avait fumé, par exemple.
Jamais non plus elle n’avait déformé ce corps offert par Dieu en le colorant ou en y rajoutant quelques artifices indéfectibles. Non.
Elle connaissait ses limites et, pourtant, dès qu’elle pensait à Charlie, elle n’était plus bien sûr d’en avoir.
C’était comme ça depuis toujours. Depuis l'enfance, pour être franche.
Depuis la première fois ou son regard s’était porté sur lui alors qu’elle n’avait pas plus de 9 ou 10 ans.
Il avait été son premier amour, Charlie. Un amour enfantin, adolescent. L'amour d’une fillette innocente, curieuse de découvrir un monde qui n’était pas le sien. De découvrir cet être si différent de tout ce qu’elle connaissait.
Alors oui. Charlie l’intéressait déjà à cette époque, même si les enjeux n’étaient pas les mêmes.
Et il l’intéressait à nouveau aujourd'hui. Maintenant qu’elle était femme. Qu’elle en connaissait un peu plus sur ce monde que ses parents lui refusaient de découvrir.
Maintenant qu’elle avait expérimenter l’amour et le sexe. Les relations qui n’en étaient pas, aussi. Qu’elle sortait un peu plus. Qu’elle élargissait son cercle connaissances. De croyances.
Et même si elle ne fumait toujours pas. Qu'elle gardait nombres de convictions et de principes parentaux et que de voir un Charlie alcoolisé et défoncé à la weed ne lui plaisait pas plus qu’à l’époque. Elle ne pouvait s’empêcher d’être irrémédiablement attiré vers lui.
Se redressant non sans garder une certaine cambrure, elle termina de remplir les deux tasses avant de les porter jusqu’au canapé sur lequel elle se laissa retomber. Sa cuisse heurtant celle de Charlie alors qu’elle se penchait poser leurs biens sur la table basse leur faisant face.
« Pour diluer un peu ton alcool »
Sourit-elle, son regard charbonneux observant le garçon à ses côtés avec calme. Sans jugement dans sa voix.
Et elle se laisse aller contre le dossier, Mary. Elle ferme les yeux alors qu’à côté d’elle, une douce odeur de weed se répand dans la pièce.
Et elle sent sa tête lui tourner, Mary. Pas bien sûr de si cela était dû à la présence de Charlie à ses côtés ou à la fumée emplissant cette pièce mal aérée.
« Tu sais... » commence-t-elle, les paupières closes et la tête basculée contre le dossier du canapé. « Une partie de moi se dit que ça aurait été bien si tu n’étais pas le meilleur ami de mon frère… mais une autre me susurre que si je t’avais connu dans d’autres circonstances, on se serait sans doute jamais adressé la parole »
Elle sourit, Mary. Ouvrant les yeux avant de basculer sa tête contre l’épaule du tatoueur sans aucune  pudeur. Épaule contre épaule. Le sentant se raidir imperceptiblement à son contact. « Et même si je te torture. Et même si tu me torture. Tu sais. En vérité… je suis contente que tu sois mon ami... »
Elle lâche, fermant les yeux, un sourire doux aux lèvres alors qu’elle se laisse doucement emporter par cette fumée nocive à ses poumons si purs.
Sentant ses muscles se détendre imperceptiblement contre le garçon. « Mais t’es quand même sacrément mignon... »
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Charlie White
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froid et détaché

Mar 16 Oct - 18:04

2 seconds



Y'avais toujours eut une certaine ambiguïté entre nous. Je sais, depuis que je suis tout petit qu'elle est plus ou moins intéressée. Quand j'allais chez Jude, dans notre enfance et que elle venait nous parler. Me parler. Qu'elle m'observait avec ses yeux brillant, à chaque fois que je faisais des bêtises en publiques, me poussant par la même occasion à en faire d'autant plus. Oui. C'est vraiment à l'adolescence que ça à commencer. Quand Mary a commencer à être jolie et que moi j'ai commencer à m’intéresser aux filles. Et j'osais moins, quand j'étais gosse. J'avais peur de perdre mon seul vrai copain. J'avais douze ou treize ans et Jude était vraiment le seul vrai amis que j'avais. J'avais tellement peur. J'étais terrorisé à l'idée qu'il me rejette. Qu'il considère que je l'avais trahit, et ça aurait été une trahison à dire vrai. C'était le seul des gamin de l'école qui me regardait pas bizarrement. Qui me disait pas que j'ai pas le droit de jouer parce que j'suis bizarre. Même quand , déjà petit , j'me dessinais sur tout le corps avec mes feutres indélébile, je recouvrais de petits dessins , minuscules chaque parcelles de mon petit être. Et ma mère devait me foutre dans des bains pendant toute une heure entière pour espéré faire partir les feutres. Jude il s'en foutait que je me dessine dessus. Il s'en foutait que je fasses des bêtises pour attiré l'attention. Peut-être pour être un peu moins seul. Je dis pas que j'ai manquer d'amour quand j'étais petit. Loin de là. Ma mère m'a aimer . Elle m'aime, toujours d'ailleurs. J'ai toujours eut tout ce dont j'avais besoin et plus encore. J'ai eut des jouets, j'ai eut des jeux video, des anniversaires avec des beaux gâteau et des noël de ouf. Mais quand mon père est parti, ça a été plus difficile. Maman s'est mise à bosser la nuit parce que ça rapporte plus. Elle a rencontrer Fred et moi, j'avais pas de copains à l'école. Mes anniversaires avant Jude , c'était surtout tout un tas de gamins qui m'aimaient pas trop mais qu'étaient obliger de venir par leurs parents. J'me suis jamais fait emmerdé à l'école. On m'a jamais insulter ou maltraiter. On m'a jamais laisser vraiment de côté non plus. Les autres garçons avaient leurs copains attitré, les filles leurs copines et moi , j'naviguais un peu entre tous sans vraiment me sentir proche de qui que ce soit. Et c'était pas si grave. Ça m'a jamais déranger plus que ça, en vérité. C'est surtout quand j'ai rencontrer Jude que je me suis vraiment rendu compte que j'étais un peu tout seul avant. Et quand j'ai commencer à être son ami, j'ai compris que je voulais pas perdre ça.

« -Tu veux venir chez moi pour le contrôle ? » Il m'avait dit, la première fois, tout timide, première fois qu'un copain m'invite chez lui pour de vrais. J'avais hoché la tête, un grand sourire aux lèvres. Il sait pas, Jude. Je lui ait jamais dis qu'il m'avait un peu sauver la vie en étant mon ami. Il sait pas , Jude que c'est grâce à lui que je me suis ouvert aux autres. Il sait pas Jude que sans lui, je serais sans doute un garçon bien différent. Il pense que je l'ai sauver. Il pense que c'est moi le sauveur entre nous deux. Il comprendrait même pas si je lui expliquait. Parce qu'il voit pas tout ce qu'il a fait pour moi. C'est plus insidieux , c'est plus discret. C'est chaque sourire, chaque soirée, chaque délire. Chaque fois qu'on riait ensemble. A chaque fois qu'il venait dormir chez moi, j'avais le cœur qui battait fort dans ma poitrine. J'me sentait vraiment bien. Jude il m'avait sauver en étant juste là. Et il avait essayer de me sauver plus fort quand je suis tomber amoureux de Maxine. Jude il comprendrait pas. Il comprends sans doute toujours pas pourquoi je l'aime autant. Pourquoi c'est le seul qui arrive vraiment à m'approcher. A impacter dans ma vie . On s'aime lui et moi. D'un vrai amour. L'amour le plus véritable qu'on puisse connaître un jours. Je veux pas finir mes jours avec une meuf à vrai dire. J'veux pas finir ma vie avec une meuf parce que je veux finir ma vie avec Ju. Parce qu'il m'a sauver la vie. Il m'a aimer plus qu'on m'a jamais aimer. Il a peut-être été le seul, sans compter mes parents à m'aimer vraiment, d'ailleurs. Alors quand j'échangeais des sourires avec Mary, quand j'faisais l'idiot devant elle rien que pour la faire sourire, quand j'm'approchais un tout petit peu trop de son oreille pour lui parler, que j’effleurais son visage sans faire exprès, j'étais terrifié.

Et quand, ce jours-là, on s'était retrouver tout les deux, j'avais à peine seize ans, mes premiers tatouages sur le cou et les bras, que j'avais glisser mes mains sur son visage pour appuyer le baiser qu'elle m'avait donner, j'avais été terrifié. Terrifié , réellement. J'avais beau avoir une envie irrépressible de toucher, emporter que j'étais par les hormones d'un adolescent de 16 ans, j'avais beau avoir comme seul envie de fourré ma langue dans son palais, de toucher, de goûter, un peu plus , même si elle était plus jeune que moi, bien plus innocente aussi, je m'étais détacher à la hâte, glissant le dos de ma main contre mes lèvres pour retiré le goût, un peu trop sucré de son baume à lèvre des miennes. « -On peut pas faire ça. » J'avais dis , essayant de calmer ma gaule d'adolescent, me levant pour m'éloigner d'elle. « -On peut pas faire ça , Mary. » J'avais répété et elle se rendait compte , elle aussi, de la gravité de notre geste. « -On peut plus jamais faire ça. » Et j'étais parti de chez eux, pour ne revenir que quelques jours plus tard, faisant comme si tout ça ne s'était jamais passer. Jamais. J'avais été terrifié. Pendant des jours. Terrifié qu'il se doute d'un truc. Que Mary le lui dise. Qu'il le comprenne en voyant mon visage le lendemain à l'école. J'voulais m'enterrer de honte. De peur. Parce que j'avais trahis Jude. Mais, il ne l'a jamais su, Jude. Jamais en tout cas ne l'avait-il mentionner. Il n'avait jamais rien su et on avait fini par être le vilain secret l'un de l'autre. On allait jamais trop loin. On allait jamais trop profondément quand on échangeait avec Mary. Gardant une distance de sécurité qui nous était nécéssaire à tout les deux. Une ambiguïté que je venais de foutre à la poubelle en une seule phrase.

Ouais, je suis malheureux. Plus vraiment moi-même. Et je suis ivre. Vraiment ivre. J'ai la tête qui tourne sur mon canapé quand elle glisse les tasses sur la table basse, offrant à mes yeux , en se penchant , de nouveau une vue plongeante sur son décolleté pourtant discret. Elle donne faim, Mary. Un appétit que j'ai toujours eut pour elle. Peut-être parce que j'ai jamais eut le droit de toucher à ce plat-là, qu'il a l'air si bon. J'en sais rien. Mary a toujours été le genre de fille qui me plaisent. Elle a ce genre de corps qui me donne envie de devenir le diable. D'attraper et de faire fondre au creux de mes paumes. Elle a ce genre de cul-là. Ceux qui rebondissent quand tu tape dedans. Faut pas que je pense à son cul. Faut vraiment pas que je pense à son cul. Alors j'observe dans le silence qui me qualifie bien quand je sais pas quoi dire. Jamais été un garçon très bavard. Jamais plus que nécéssaire en tout cas. J'observe Mary quand elle se laisse tomber , les yeux mi-clos contre l'assise sur canapé. Je me demande à quoi ressemble son visage, lorsqu'elle jouit. Je me demande à quoi elle ressemble , sa voix cassée par le plaisir. Je me demande ce que ça fait, d'appuyer contre ses hanches pour la cambré un peu plus. Ce que ça fait de l'attraper par les épaules pour la prendre plus fort. Et je le sais qu'il regarde le Seigneur. Qu'Il entends, toutes les pensées bien trop impurs que j'ai pour l'une de ses brebis fidèles. J'suis pas fidèle à Dieu, moi. Mais, quand May est là , j'essaie d'être sage. Plus sage que ce que je suis en vérité. On sait jamais. Il me torture bien assez comme ça. « Une partie de moi se dit que ça aurait été bien si tu n’étais pas le meilleur ami de mon frère… mais une autre me susurre que si je t’avais connu dans d’autres circonstances, on se serait sans doute jamais adressé la parole » Elle finit par dire. Me tirant un sourire sans joie. Elle n'a pas forcément tort. Mais, pas parce que je n'aurais pas essayer, nan. Parce que Mary aurait jamais voulu ne serait-ce que me connaître. J'aurais essayer bien plus tôt avec elle et elle m'aurait repousser sans ménagement. Parce que je suis le loup dans la bergerie et que cet agneau n'est pas du genre à ce laisser manger par n'importe qui. La vérité c'est que Mary est attirée par moi, parce qu'elle a vu. Elle a vu au fur et à mesure du temps combien je suis capable d'amour. Quand c'est Jude qui est en jeu. La vérité c'est que Mary aurait peut-être voulu que je l'aime aussi profondément que j'aime son frère, mais que si son frère n'avait pas été là, elle n'aurait pas pu voir. Elle n'aurait sans doute vu que ce que tout les autres voyaient à l'époque. Un putain de gamin terrible. Un gamin à problème. Un gamin qu'est pas fréquentable, qu'est un petit voyous de toute façon. « -Nan, c'est clair que j'aurais essayer de te dragué et que tu m'aurais rejeter comme une merde. » Je dis , un petit rire embrumé par la weed entre les lèvres. « - T'es beaucoup trop bien pour moi, Mary. Même sans Jude, il est pas la seule raison pour laquelle j'ai jamais rien tenté. » Je dis, parce que c'est vrai. Mary est une gentille fille. Une fille sage. Une fille qu'à rien à foutre dans un appartement comme le mien. Elle dénote , ici, May. Elle dénote complètement, chambre pleine de photo affreuse de moi et de tout mes amis, qui pue l'alcool et l'herbe. C'est pas un endroit convenable pour les filles comme elle. C'est clair que c'est pas un endroit convenable pour les filles comme elle. Je suis un trop mauvais garçon pour une fille aussi pure. Aussi mignonne. Aussi bien qu'elle. Et c'est vrai que Jude est pas la seule raison. Si j'ai jamais rien tenter avec Mary c'est peut-être aussi parce que je veux pas pourrir un truc aussi bien. Aussi beau. Parce que tout pourris sous mes doigts.

Elle bascule sa tête contre mon épaule et je me raidis, je veux pas qu'elle touche, ici non plus. Je baisse la tête, un peu confus. Ouais, je provoque, j'ai envie. J'ai vraiment envie de pouvoir me mettre nu et m'laisser aller contre le corps de cette fille. J'voudrais bien, mais j'peux pas. Même si y'avait pas Jude, j'peux juste pas. Alors je reste là, sans bouger . Je reste sage. « Et même si je te torture. Et même si tu me torture. Tu sais. En vérité… je suis contente que tu sois mon ami... » Elle dit, un sourire aux lèvres et je souris moi aussi. Moi aussi je suis content d'être son ami. Moi aussi, j'aime bien Mary tout prêt. Mais, y'a toujours un peu de frustration. Alors j'attrape sa main dans la mienne. Juste silencieux parce que je crois pas qu'elle ait besoin de savoir. Elle a pas besoin de savoir combien je suis malheureux. Combien ça m'effraie d'être tout seul avec elle. Parce qu'ici y'a bien que le Seigneur qui peut nous voir. Que j'aurais pas trop peur de lui offrir un spectacle, au Seigneur. « Mais t’es quand même sacrément mignon... » Je me mets à rire et puis je m'éloigne un peu d'elle, juste parce que je veux pas qu'elle sente la blessure du grille pain sur mon épaule. J'veux pas qu'elle sache, plus que ça. Je m'éloigne d'elle et pourtant , c'est mon visage qui s'approche du sien , tout doucement. Hésitation tremblante contre les lèvres avant de les lui glissé doucement contre la joue. J'hésite une seconde, une seule, quand mes yeux s'ancrent dans les siens qu'ils l'accroche, que mes lèvres s'approchent dangereusement. Y'a son souffle sur mon menton, presque retenu, aussi retenu que le mien peut-être. Non. Non faut pas que je pense aux courbes de Mary. Faut pas que je pense à Maxine non plus. Faut pas qu'on fasse ça. Qu'on s'aventure là dedans. Alors, en une seconde , je change de trajectoire, m'infiltre contre sa joue, l'embrasse tendrement. Je reprends mon « -Wouah. Tu viens de me friendzoné... Ça fait mal à l'égo. » Je souffle contre son oreille, un sourire fin , sourire plein d'ivresse sur les lèvres. Je l'ai pas embrasser, Mary. Parce que j'ai eut peur. Au derniers moment j'ai eut peur. « -Ceci dit, j'aime bien que tu sois mon amie aussi. » comme pour couper la conversation. Je me demande depuis quand je suis devenu aussi frileux. Depuis quand , j'ai perdu le courage et puis le feu qui m'animais. Je me demande depuis quand , je suis si faible. Je me demande pour combien de temps encore, je le serais. Je veux pas être un homme faible. Je veux pas perdre ma virilité. A peine capable de bander. J'ai pas envie d'être ce mec-là. Putain de tapette que je suis devenu.


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Mar 16 Oct - 22:55
I'm back


Elle le sait bien, Mary. Elle en est consciente, que Charlie dit vrai.
Qu’il a raison de penser qu’elle l’aurait tout bonnement ignoré si elle l’avait connu dans d’autres circonstances que celles qui furent les leurs.
Si Jude ne l’avait pas connu le premier, qu’il n’était pas devenu son ami et qu’il ne l’avait pas ramené à la maison, sûrement que tout aurait été bien différent.
S’il n’avait pas servi de lien, volontairement ou non, et qu’ils s’étaient tout deux connu à son arrivée au collège, nul doute qu Mary n’aurait pas prêté attention à ce garçon beaucoup trop bruyant. Beaucoup trop extravagant pour elle.
Sans doute même qu’elle l’aurait trouvé idiot. Méchant. Malpolie. Le genre de garçon qu’elle se devrait à tout prix d’éviter. A qui elle ferait mieux de ne jamais parler, à peine regardé dans les yeux.
Elle l’aurait exécré avant même d’avoir cherché à le connaître. A le connaître réellement. Au delà de ce qu’il laissait paraître et des on dit. Car des on dit, il y en avait des tas, sur Charlie.
Même en le connaissant en amont. Même alors que cela faisait déjà plus d’un an que Jude l’invitait à la maison de manière plus ou moins régulière, qu’il l’a faisait rire de ses pitreries, son entrée au collège fut des plus rude pour Mary.
Ce qu’elle y entendit, cette image qu’avaient son frère et surtout Charlie, ça avait de quoi refroidir les personnes les plus conciliantes.
Des idioties qui, avec du recul, n’étaient sommes toutes pas si grave que ça. Mais des idioties qui auraient sans nul doute refroidie l’enfant qu’elle était, enveloppé dans un cocon familial qu’il n’avait pu pénétrer qu’en était l’ami de son frère aîné. Qu’en ayant réussi le teste de fidélité que la jeune femme lui avait fait passé de manière complètement inconsciente.
Jude lui faisait confiance et elle-même faisait confiance à Jude. À ce grand frère. Ce modèle aux yeux de l’enfant qu’elle était, encore inconsciente de ce que devenait lentement ce dernier. À ces changements s’opérant en lui et se répercutant automatiquement sur elle. Ne serait-ce qu’un peu.
Car si Jude s'était révolté de manière spontanée. Si personne n'avait jamais compris comment son frère pourtant éduqué de la même manière que ses parents et tous les autres membres de leur famille avait pu un beau jour envoyer chier toutes leurs croyances et tous leurs principes d'un geste de la main, ce n'était de loin pas le cas de Mary. Les réflexions qu'elle avait parfois. Les remises en question sur elle-même et sur ses croyances. C'était Jude qui les lui avait induites. C'était lui qui, en remettant sempiternellement tout en question sitôt loin des oreilles de leur père violent, avait fini par l'ouvrir sur un autre monde que celui que ses parents leur avaient toujours apprit à connaître.

Elle avait honte de l’avouer, mais elle savait que c’était là la pure vérité.
Elle avait beau prôner l’ouverture aux autres et à leurs différences. L’amour de Dieu pour toutes ses créatures, même les plus imparfaites. Même celles qui, peut-être, ne trouverons jamais le salut et finirons leur vie dans un brasier ardent. La vérité restait qu’elle n’était pas parfaite. Loin de là même.
Et si Charlie était venu la voir et l’avait traité de la même manière qu’il traitait les femmes l’intéressant, nulle doute qu’elle l’aurait envoyé chier, voir aurait appeler un professeur ou son père pour se plaindre de ce garçon la souillant de ses mots et de son regard.
Oui. Elle en était persuadée. Si Charlie s’était comporté avec elle comme il le faisait avec d’autres, elle l’aurait détesté avant même qu’il n'ai eu le temps d'ouvrir la bouche.
Mais ce n’était pas le cas. Charlie ne s'était jamais comporté de la sorte avec elle, par respect pour Jude.
Et si ça lui faisait là aussi mal de l’avouer, elle savait que c’était ce qui l’avait pousser à vouloir connaître ce garçon si différent des autres. L’ami de son grand frère adoré.
Elle était curieuse et, au fil des semaines qui passaient et des visites de Charlie, elle avait fini par être purement et simplement fasciné par lui.
Par son humour, son comportement. Chacun de ses gestes et chacune de ses mimiques.
Elle était happée par ses sourires, ses rires, ces regards complice avec Jude et cette assurance semblant suinter par chaque pore de sa peau lorsqu’il parlait.
Elle était curieuse de son style atypique. De ces dessins sur ses bras. De cette façon qu’il avait de se mouvoir avec aisance et rapidité.
Il l’a fascinait, oui. C’était là le mot juste.
Elle voulait en savoir plus sur lui. Sur qui il était. Sur pourquoi son père semblait avoir tant de mal à supporter sa présence. Elle était curieuse, Mary. Et sa curiosité n’en fut que plus grande une fois arrivée au collège. Une fois avoir entendu toutes ces choses sur cet être qu’elle connaissait sous un tout autre angle que celui sous lequel le décrivait ses aînés.
Non. Le Charlie qu’elle connaissait n’était pas celui de leurs histoires.
Il y ressemblait, oui, mais ce n’était pas le même.
Tout comme le Jude de leurs rumeurs n’était pas son frère, mais sa copie diabolique.
Jude était gentil. C’était un gentil garçon qui ne ferait jamais de mal à personne. C’était un gentil garçon à qui on avait déjà fait du mal.
Son frère n’était pas ce petit con que tous décrivaient. Il n’était pas non plus ce chien, cette ombre de Charlie.
Il était son ami, c’était tout. Et il essayait d’être drôle, tout comme lui. Il était curieux. Il voulait profiter. Si même Mary pouvait le comprendre du haut de ses 11 ans, pourquoi eux ne le pouvaient-ils pas ?
Pourquoi jugeait-il de la sorte son frère et son ami ? Pourquoi la regardaient-il ainsi, lorsqu’elle venait saluer Jude et Charlie de son sourire timide ? Pourquoi l’observaient-ils comme si elle était la sœur d’un criminel ?
Elle ne comprenait pas, Mary.
Mais sa curiosité n’en fut que plus grande.

Alors elle l’observa grandir, Mary.
Elle constata de ses changements physiques et moraux. Le passage de sa voix encore fluette d’adolescent pré-pubeur en cette voix grave et profonde, presque rauque qu’elle lui connaissait actuellement.
S’ils n’existaient quelques films tournés par Jude et Miranda témoignant de cette époque, sans doute que Mary aurait même oublié que Charlie avait un jour eu une voix aussi aiguë.
Et même lorsqu’elle regardait ces films, elle était obligée de voir ses lèvres bouger au rythme des paroles prononcées pour y croire.
Elle fut également présente aux lendemains de sa première fois. À cette époque ou le sexe était un sujet tabou pour elle. Un sujet honteux dont on ne devait surtout pas parler. Un sujet que son frère finira pas aborder avec elle peu de temps après, tentant de dédramatiser cette chose que leurs parents avaient tendances à bien trop dramatiser, justement.
C’est à cet instant qu’elle compris que Jude avait lui aussi passé le cap.
Et si cette constatation provoqua en elle un léger mouvement de rejet. Si son regard avait du mal à se poser sur ces deux hommes sans les juger ni ressentir un dégoût certain. Elle avait fini par s’y faire lorsque ses propres hormones commencèrent à la titiller.
Lorsque d’entendre Charlie parler de filles avec son frère commença à l’énerver sans qu’elle ne soit en mesure de s'expliquer pourquoi.
Alors le jour où il était venu voir Jude et qu’elle était seule à la maison, elle l’avait embrassé.
Même avec le recul, elle ne comprenait pas pourquoi elle avait fait ça.
Elle si pure, si sage. Elle qui aimait tellement son frère, malgré toutes ses conneries.
Elle qui se respectait. Respectait sa famille. Pourquoi avait-elle fait ça ?
Elle n’en savait rien. Rien du tout.
Elle s’était juste… Laissé emporté par l’instant.
Il était là, Charlie. Son corps en pleine transition et ses quelques tatouages colorants sa peau.
Ils étaient là, seuls, et elle avait craquée.
Elle avait succombé à un désir qu’elle se cachait à elle-même depuis trop longtemps.
Et il avait répondu à son baiser. Un temps, avant de s’en séparer.


Installée aux côtés de Charlie sur le canapé, la tête contre son épaule et leurs mains liées dans une recherche timide d’un contact même fugace, elle sourit.
Et il rit, Charlie. De son rire rauque, profond, alors qu’elle lui dit avec un naturel presque déconcertant combien elle le trouvait mignon. Car c’était vrai. Charlie était mignon. Il était beau. Il était sexy.
Et elle entrelace ses doigts aux siennes, l’observant rompre le contact de leurs épaules pour s’éloigner d'elle. Ancrant ses prunelles grises dans celles charbonneuse de la chrétienne.
Il est beau, Charlie. Vraiment très beau.
Son visage régulier aux traits fins contrastant avec son corps sculptural avait un quelque chose de fascinant. D’excitant.

Alors Mary soutien son regard, observant ses lèvres tentatrices s’approcher d’elle. De son visage avant de marquer un temps d’arrêt à quelques millimètres seulement de ses lèvres.
Et elle se fige, Mary. Ses doigts serrant plus fort ceux de l’homme alors qu’elle sent d'un coup tout son corps se tendre. Son coeur marteler contre sa poitrine et son esprit s’affoler de mille pensées.
Que faire ? Que dire ? Comment réagir ?
Elle a peur, Mary. Elle a peur de ses propres envies. De celles qui l’avaient poussé à l’embrasser il y avait plusieurs années de cela.
Mais Charlie ne l’embrassa pas, non. Il se contenta de déposer un chaste baiser sur sa joue avant de se laisser retomber contre le dossier de son canapé. Laissant la jeune-femme coit, suffocante, le coeur aux bords des lèvres. Pas bien sûr de comprendre ce qu’il venait de se passer. Partager entre soulagement et déception.
« -Wouah. Tu viens de me friendzoné... Ça fait mal à l'égo. » Qu’il lâche, son souffle alcoolisé caressant son oreille. La faisant doucement frémir alors que son corps tendu par ce presque baisé se tordait en un long frisson d’excitation.
Comment cet homme s’y prenait-il pour parvenir à la mettre aussi facilement dans un tel état ?
Pourquoi, sur tous les êtres humains peuplant cette planète, avait-il fallu que ce soit lui qui lui face le plus d’effet ?
Amour d’enfance qu’elle était parvenue à oublier à l’adolescence, mais qui avait refait surface ces derniers mois. A force de messages et de confidences.
« -Ceci dit, j'aime bien que tu sois mon amie aussi. »
Elle se mord la lèvre, Mary, à ces mots.
Et elle fuit son regard, le coeur gros.
Son corps vibrant toujours du désir que la vision de son visage si prêt du sien lui avait provoqué.
Sa raison lui criait de fuir, oublier, ignorer. Mais elle ne l’entendait plus. Elle ne pensait plus qu'à ses lèvres. Qu'a son corps. A sa voix, ses gestes, ses sourires. A la douceur de ses cheveux et à son visage endormi tout contre elle.
Alors, ses doigts serrant plus fort encore les siens, ce fut à son tour d’approcher son visage de celui du tatoué et, l’esprit comme embrumé, déposer ses lèvres à la commissure des siennes. « Empêche m’en » Qu’elle supplie, son corps penché au dessus de Charlie. Sa main dans la sienne alors qu’elle s’approche encore un peu plus de ses lèvres. Qu’elle les effleures de son souffle chaud, sentant celui aromatisé de péché du garçon. « Empêche m’en, Charlie ». Elle répète, portant sa main libre à la joue du tatoué alors que, pour la seconde fois de sa vie, elle lui volait un baiser.
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froid et détaché

Mer 17 Oct - 15:17

Mess



J'ai peut-être trop chercher cette fois. J'ai peut-être été trop loin. J'ai peut-être provoquer trop fort. J'ai pas su me retenir. J'voulais pas provoquer, j'voulais pas me défiler non plus. J'voulais juste un peu de réconfort. De douceur et puis un peu de Mary, tout simplement. Parce qu'elle est l'une des rare personne avec qui je me suis toujours senti à l'aise, Mary. L'une des rare à ne rien me demander. Ni de changer, ni de mentir sur ce que je suis. Si qui je suis. Même si j'sais plus trop qui j'suis ces dernières semaines. Mary m'a jamais rien demander. Elle m'a toujours laisser être moi-même. Même quand ça lui plait pas. Et si Jude est mon frère, mon meilleurs ami, la personne la plus importante pour moi. Mary n'en est pas moins mon amie. Nous avions crée une complicité, une relation. En douze ans , il se passe pleins de choses. On a des souvenirs tout les deux. Des secrets qu'on partage. Qui n'appartiennent qu'à nous deux. J'ai dis des choses à Mary, que personne ne sait. Et aujourd'hui encore, Mary sait des choses me concernant , je lui ai dis des choses à voix haute, dont les autres membres important de ma vie n'ont jamais entendu parler. Personne ne sait, tout le monde se doute mais personne ne sait, ce qui m'est arrivé à la joue. Personne ne sait, ce qui m'arrive tout court. Même moi, je ne sais pas vraiment ce que j'ai. Je sais seulement que certains aspect de ma situations , certaines choses que j'ai été bien incapable de dire à tout le monde, Mary le sait. Et ce simple fait s'explique.
J'ai toujours été proche de Mary. Plus proche de Mary que de beaucoup d'autres filles. Plus proche de Mary que de beaucoup de mes amies. Parce qu'elle ne dit jamais rien , Mary. Elle n'essaie pas de juger ce qu'elle ne comprends pas. Elle n'essaie pas non plus de me remettre sur le droit chemin, non. Elle me soutient quand j'en ai besoin. Elle me donne la douceur et l'affection qu'il me manque. Sans compter Jude, sans compter les complications que ce serait de faire tout ça. Je ne veux pas lui faire du mal à Mary. C'est la raison la plus simple et pourtant la plus importante. Je me suis défilé parce que je me suis rappeler ce que c'était qu'être seulement là pour consoler une personne. Je me suis rappeler ce que c'était qu'être seul à espéré. J'me suis rappeler ce que c'était aussi, que développer des sentiments. Je veux pas que Mary pense que je ne fais que me consoler avec elle. Je ne veux surtout pas qu'elle pense que je suis le genre de garçon capable d'aller se consoler dans les bras de la sœur de son meilleurs ami. Non seulement je ne veux pas qu'elle le pense, mais je ne veux pas l'être. Je ne veux pas être ce garçon-là. Autrement , je ne pourrais même plus me regarder dans une glace. Et je ne veux pas que Mary croit que je me console dans ses bras. Je ne veux pas qu'elle pense que je remplace Maxine dans ses bras à elle.
Parce que la vérité c'est que je suis pas prêt. Je suis pas prêt du tout à tomber amoureux. Je suis pas prêt à m'engager de nouveau dans une relation , je suis pas prêt à ce qu'on me touche. Je suis pas prêt à avoir les mains de quelqu'un de nouveau sur moi.

Je suis pas prêt du tout.

Tout va trop vite et moi je suis juste pas prêt. J'en ai envie. Mon corps entier pulse d'envie. Mon corps tout entier se tends d'envie pour Mary. Mais je renonce. Je fais une blague pour faire oublier le doute qui me parcourais il y'a une seconde encore, les lèvres prêtes à la dévorée. Mais j'me suis retenue. J'me suis enfuis , parce que je suis plus un mauvais garçon, moi. J'veux pas détruire le peu qui me reste. Jude et mes parents. C'est tout ce qui me reste. Tout ce qui me reste et qui compte pour de vrai. Alors je veux pas détruire ça. Je veux pas détruire mes amitié. Je veux pas détruire toutes les belles choses qui restent dans ma vie. Je veux pas que ce soit Maxine qui motive tout ça. Je veux pas faire souffrir May comme j'ai souffert pour Max. Jamais. Je ne me pardonnerais jamais, d'avoir fait une chose pareille. Je me pardonnerais jamais de faire souffrir une de mes amies pour le plaisir d'aller ne serait-ce qu'un tout petit peu mieux. Et que penserait Jude s'il apprenait ça ? Qu'est-ce qu'il dirait en sachant que je vais me consoler auprès de Mary ? Qu'est-ce qu'il dirait s'il savait que pendant qu'il souffre le martyr avec sa petite amie malade, que pendant qu'il vit l'une des épreuves les plus difficiles de sa vie, moi j'en profites pour essayer de me faire sa sœur, sans même penser une seule seconde à si j'en suis amoureux, si j'ai des sentiments ou pas. Qu'est-ce qu'il penserait ? Sans doute que je suis vraiment, réellement le pire ami qu'il aient pu un jour avoir. Alors je l'embrasse pas. Je fais une blague. Et puis j'me mets dans la friendzone tout seul. Pour clarifier la situation. Où l'embrouiller un peu plus, c'est selon le point de vue. Mais, elle se tends, Mary. Elle détourne les yeux, elle veut plus me regarder. Et puis je comprends que j'ai été trop loin cette fois si. Parce que je le vois son regard. Perdu, un peu trop perdu. Et moi aussi j'suis paumé.

J'aurais pas du la laisser venir me voir. J'aurais du rester tout seul avec ma bouteille. Me laisser noyé dans l'alcool aussi longtemps que je pouvais me le permettre. Non j'aurais pas du. Je regrette, je ne veux pas faire de la peine aux gens qui m'entourent. C'est pas moi. C'est pas moi, tout ça. Moi je suis la colère. Moi je suis la fête et les rire. Moi je vis la nuit et puis je fais des sourires aux jolies filles. Je me montre charmant , jusqu'à les avoir dans mon lit. Mais , il reste plus rien de tout ça. Il reste plus rien du tout. Je veux pas. Je veux pas être ce genre de mec-là. Qu'est-ce qui m'arrive putain. Et elle sert fort ma main, Mary. Elle sert fort ma main dans la sienne. Elle lève les yeux vers moi. Le visage vers moi de nouveau et j'crois que je réalise pas vraiment ce que j'ai fais, un geste si peu important. Une hésitation, rien qu'une hésitation qui brisait toutes les règles tacites qu'on avait imposé. A force de frustration, de concession. A force de se dire que c’est une mauvaise idée. Qu'on pourrait tout perdre tout les deux, à faire ça. On c'était mis d'accord, on avait accepter notre sort. C'est moi, l'instigateur de tout ça, c'est moi quand elle se surélève un tout petit peu , au dessus de moi, qu'elle embrasse la commissure de mes lèvres. C'est moi, son regard troublé et la peur, qui voile ses yeux couplé à une excitation qu'on partage sans doute tout les deux. C'est moi. « Empêche m’en » Elle dit. Mais j'arrive rien à dire. J'suis fasciné, simplement. Parce que c'est un truc dont j'ai toujours envie. Plus encore maintenant que je suis un adulte. J'ai envie de Mary. Evidemment que j'en ai envie. Avant Max, déjà, j'en avais envie. Avant toutes les histoires compliquées qui sont venu nous pourrir. J'suis fasciné et en même temps tétanisé. Parce que j'ai peur, putain de tapette que je suis. J'ai peur. Il se passe quoi si on s'embrasse ? Il se passe quoi ? J'ai peur d'un coup. Et pourtant, pourtant j'en ai tellement envie moi aussi.

Je plante mes yeux dans les siens , et instinctivement ma main libre glisse sur sa hanche à demi découverte.  « Empêche m’en, Charlie ». Elle répète, mais je peux pas. Elle supplie mais, je suis incapable. J'ai jamais été très fort pour ça. Jamais été doué pour m'empêcher de faire les choses dont j'ai le plus envie. Alors quand elle glisse ses lèvres contre les miennes, j'me laisse faire. J'appuie son visage ,glissant ma main dans son cou alors qu'elle porte sa main à ma joue, que je repousse sa main d'un geste doux, tout doucement. Je veux pas qu'elle me touche. Je veux pas qu'on me touche. Alors y'a ma main qui attrape fermement son poignet. Mais je m'arrête pas de l'embrasser, non. Je m'arrête pas parce que j'suis pas capable. Même si la culpabilité me perce le crâne. Même si je sens que ce que je fais c'est mal. C'est mal et je devrais pas le faire. Je devrais vraiment pas. Je devrais vraiment pas faire ça.

Je veux pas tout foiré encore. Je veux surtout pas tout foiré encore avec Jude. Et y'a plus que lui et la culpabilité dans ma tête. Lui et puis Mary aussi. Je veux pas faire ça. Alors je recule le visage une seconde, je colle mon front contre le sien. « -Non... » Je dis , mais mes lèvres cherchent encore les siennes. L'embrassent encore, son poignet toujours emprisonné dans ma main. « -Non... » mais, j'arrive plus à m'arrêter. Putain , pourquoi je suis si faible.Pourquoi est-ce que je continue alors que je sais. Que je sais que si je continue on va arriver à un stade où il faudrait qu'elle voit ce qui se cache en dessous des couches de vêtements. On va arriver a un stade ou la trahison sera trop importante pour que je puisse encore regarder Jude dans les yeux. On va arriver a un stade ou je pourrais plus regarder personne dans les yeux. « -Je suis pas prêt May. » Je veux pas être ce garçon-là. Je veux pas. « -Je veux pas me consoler dans tes bras. T'es trop importante May. » Je dis. Mais je l'embrasse quand même. Et ma main quitte quand-même la sienne pour se glisser sous sa chemise, attraper fermement, trop fermement sa taille. « -M'obliges pas à faire ça. M'oblige pas à être un garçon comme ça. »


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Mer 17 Oct - 21:21
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Elle ne savait pas ce qui lui avait prit d’agir de la sorte, Mary.
Elle n’avait pas réfléchi. Pas du tout même.
Elle avait agi sous le coup d’une impulsion. D'une pulsion déraisonnée qu’elle tentait d’endiguer par ses paroles à Charlie. Par ses supplications lui ordonnant de l’arrêter sans pour autant qu’elle n’en supporte même l’idée. Elle ne voulait surtout pas qu’il l’arrête. Mais ils ne pouvaient tout simplement pas faire ça. Non. Ils ne le pouvaient pas. Il ne fallait pas. Il fallait qu'il l'arrête. Qu'il mette fin à ce jeu d'une manière ou d'une autre, elle le savait.
Car elle avait envie de lui, Mary. Envie depuis bien longtemps. Trop longtemps sûrement.Une envie pressante, animale, irraisonnée. Une envie qu’elle avait tenté de faire taire des années durant. Qu’elle était parvenu à étouffer en se détournant de lui. En découvrant d’autres hommes et d’autres horizons. Elle était véritablement parvenue à l’étouffer, ce désir. Ce besoin pressant d’être quelqu’un aux yeux du tatoueur. De ne pas être l’une parmi d’autres. De ne pas se cantonner à cette amie un peu coincée devant laquelle il aimait fanfaronner.
Elle ne voulait pas être juste cette fille là, pour Charlie. Mais elle voulait encore moins être l’un de ses nombreux plans cul. L’une de ces filles partageant son lit, mais guère plus.
Elle avait besoin de plus, Mary. De beaucoup plus que quelques instants d’abandon dans les bras de cet homme. Du meilleur ami et frère du sien.
Elle avait besoin de tant, lorsque son regard se posait sur lui. Elle en attendait tellement de lui qu’elle avait fini par ne plus rien attendre du tout.
Elle ne voulait pas souffrir, Mary. Encore moins le faire souffrir lui. Faire souffrir Jude.
Elle ne voulait pas non plus avoir à se questionner à chaque regard qu’ils échangeait. A chaque sourire.
Elle ne voulait surtout pas être ce genre de femme. Le genre qui collaient Charlie jusqu’à lui en filer la nausée. Jusqu’à le lasser purement et simplement.
Elle voulait juste... être un peu plus qu’une autre, à ses yeux.. Être spéciale.
Et elle l’était. Oui. Elle ne savait que trop bien qu’elle l’était. L'était de par son simple statut, celui de sœur de Jude. Mais ce n’était pas là ce qu’elle attendait. Non. Elle voulait que Charlie la considère pour elle-même. En tant que personne à part entière. En tant que femme à part entière. Pas en tant que soeur d'un tiers. Même si ce tiers était l'une des personnes les plus importantes à ses yeux.

Elle voulait simplement que Charlie la remarque, l’apprécie au-delà de sa simple affiliation d’avec son frère. Leur frère. Quand bien même n’y avait-il aucun lien de famille entre eux deux.
Et elle y était parvenue, Mary. Elle avait réussi à être plus aux yeux de Cha que la sœur de Jude. Elle était parvenue à devenir son amie. Une amie précieuse. Une personne à qui le tatoué pouvait parler sans crainte du jugement. A part peut-être celui qu’il se portait à lui-même. Car il n’y avait pas de pire juge que celui qu’on était pour nous-même.
Il l’estimait pour elle-même et elle savait qu’elle aurait du s’en satisfaire. Se réjouir de ce simple fait. Elle s’en était d’ailleurs sincèrement réjouit. Elle en avait été combler, Mary. Un temps. Avant de réaliser qu’elle en espérait plus. Qu’elle convoitait plus de Charlie que ce qu’il était capable de lui offrir. Que ce qu’elle était capable de recevoir sans heurter ni ses sentiments, ni ceux du châtain, ni encore ceux de son frère. Car ils n’étaient pas que deux, dans cette histoire. Ils étaient trois.
Il aurait été égoïste d’en demander plus que ce qu’elle possédait déjà. Elle le savait.
Ce n’était pas elle qui risquait le plus gros, s’ils dépassaient les limites qu’ils s’étaient imposés. Pas elle non plus qui risquait de tout perdre.
Elle pourrait toujours convaincre ses parents que tout ceci n’était que mensonges. Que Charlie et Jude tentaient de la faire souffrir. Culpabiliser de leurs propres blasphèmes.
Ils la croiraient. Elle le savait. Ils la croiraient car, après tout, quelles raisons auraient dit de douter de leur petite fille si parfaite. Si sage face à deux êtres noyés dans leurs péchés ?
Elle pourrait s’en sortir indemne, Mary, si ils venaient à franchir les limites et que tout explosait autour d’eux.
Les seuls risques qu’elle encourait étaient la perte de ce frère déjà peu présent dans sa vie d’adulte et une peine de coeur qui prendrait sans doute des années à se cicatriser. Et encore.
Des deux, c’était Charlie qui en ressortirait le plus mal en point. Qui risquait de perdre une partie de son âme. De perdre Jude.

Pourtant, là, ses lèvres à quelques millimètres de celles de Charlie, elle savait qu’elle ne résisterait pas. Qu’elle ne résisterait plus.
Elle sentait qu’elle allait craquer.
Elle ne pouvait juste… pas résister à cet homme lui faisant face.
A ses yeux envoûtant. A sa voix. A ses sourires tentant de cacher son propre trouble intérieur. A son regard voulu sûr, mais pourtant teinté d’une douleur dont-elle ne comprenait pas l’origine. Dont elle n’aurait jamais la prétention de prétendre connaître l’origine.
Charlie était un être complexe. Un être imprévisible et pourtant si attachant.
Elle avait envie de le prendre dans ses bras, Mary.
Envie de le serrer fort contre elle. De l’étouffer dans ses bras. De la protéger d’un monde qu’il connaissait pourtant bien mieux qu’elle, mais qui l’avait dès lors bien plus blessé qu’elle également.
Elle avait envie de recevoir ses sourires, ses rires, ses remarques vaseuses ne faisant bien souvent rire que lui.
Elle voulait être présente lorsque ça n’allait pas, mais surtout lorsque ça allait.
Elle ne désirait que de pouvoir lui apporter un peu de douceur. Un peu de stabilité et un peu d’affection. De cette affection débordante qu’il lui inspirait. De cet amour maladroit et malsain sur lequel elle n’arrivait pas à mettre de mots. Sur lequel elle ne voulait pas en mettre, surtout.
Elle voulait le serrer dans ses bras, l’y bercer, le noyer de sa douceur avant qu’il ne l’enveloppe de sa fougue et cette passion qui l’avait toujours caractérisée.
Cette passion qui semblait l’avoir quitter et que la jeune femme souhaitait plus que tout lui faire retrouver.
Elle voulait rallumer cette flamme, cette fougue qu’elle admirait tant chez lui.
Mais pour l’heure, le seul feu ici était en elle.
Elle qui, dans un dernier souffle suppliant, pressa ses lèvres contre celles de Charlie.
Délicieux péché.
Baiser au goût d’interdit. Luxure, alcool et drogue.
Cocktail dangereux l’enivrant complètement.

Un long frisson la parcourt lorsqu’elle sent les doigts du garçon pressés contre sa hanche. Tout son corps tendu vers lui. A la recherche du moindre contact.
Elle tend sa main vers sa joue blessée. Vers son visage régulier aux traits si doux. Mais elle n’a pas le temps de l’effleurer que déjà elle sent la main de l’homme attraper son poignet et la forcer à reculer.
Geste doux, mais geste ferme. Ne laissant nul place au doute.
Il ne voulait pas qu’elle le touche.
Il ne supportait pas son contact. Ni de son épaule, si de sa main. Et pourtant, pourtant, il répondait à son baiser avec passion.
Son regard perdu, teinté d’un désir coupable l’observant avec supplication. « -Non... »
C’est à son tour de supplier, maintenant. Ecartant ses lèvres des siennes seulement pour mieux y revenir.
Et Mary sent son coeur battre. Fort. Il martèle contre sa poitrine. Il lui fait mal. Il brûle.
Elle le sent battre plus fort qu’il n’a sans doute encore jamais battu, sans pour autant savoir si c’était là l’œuvre d’une excitation palpable ou de la culpabilité.
Elle rêvait de le prendre dans ses bras, Mary. De se nicher au creux des siens et de fermer les yeux. De parcourir ce corps qu’il s’amusait d’ordinaire à exposer par tous les moyens détournés possible et qu’il venait de lui refuser par deux fois de lui toucher.
Et si la jeune pécheresse comprenait qu’il puisse lui refuser l’accès à sa joue blessée, cela n’expliquait en rien ni les couches de vêtement qu’il portait, ni ses mouvements de recule lorsqu’elle avait effleurer sa cuisse et son épaule.
Si elle n’y avait jusqu’alors pas prêté attention, le fait de sentir la main de l’homme sur sa peau nue venait de lui faire réaliser que lui-même était étonnamment trop habillé pour un homme ayant passé la journée sur son canapé, à boire et à fumer. Bien trop habillé pour quelqu’un attendant une femme, même elle, à lui rendre visite.
Si son visage portait la marque de cette femme, qu’en était-il du reste de son corps ?
Elle voulait le toucher, Mary. Le découvrir de ses doigts. De ses lèvres.
Putain ce qu’elle rêvait de le toucher, cet homme. De posséder enfin ce corps fantasmé, hantant ses nuits les plus chaudes. Elle avait envie de lui, Mary. De ses lèvres, des ses bras et de son membre chaud qu’elle aurait plus que tout souhaité ne jamais désirer.  «-Je suis pas prêt May. -Je veux pas me consoler dans tes bras. T'es trop importante May. » Qu’il lâche, la voix suppliante alors que ses lèvres retrouvent les siennes, que sa main glisse sous la chemise de la belle.
Et elle se tend, Mary, à ce contact.
Elle se fige, à ces mots.
Elle se sent comme plusieurs tonnes venait de lui peser sur le coeur. Comme si le poids de la réalité la sortait de cette douce torpeur.
Et elle suffoque. « -M'obliges pas à faire ça. M'oblige pas à être un garçon comme ça. »

Ca en est trop. Beaucoup trop pour la jeune chrétienne.
Le poids de la culpabilité prend le pas sur son désir pourtant ardant. Pourtant brûlant dans le creux de ses reins.
Elle se sent mal, Mary. Elle a honte. Envie de pleurer même.
Elle se sent sale. Sale d’avoir profiter d’un homme qu’elle savait incapable de résister aux avances d’une femme. Sale d’avoir profiter d’un ami en pleine période de deuil. De mal être.
Elle se sentait sale, Mary. Et à raison.
Se reculant d’un bon, elle sentit qu’elle allait se mettre à pleurer.
Pas des larmes de tristesse, non. Encore moins des larmes de pitié.
Juste la contre coup d’un dégoût qu’elle avait d’elle même. De cette réaction égoïste qu’elle venait d’avoir.
Il avait beau dire, Charlie, qu’il ne l’a méritait pas. La vérité était que c’était elle qui ne le méritait pas.
Elle jouait, jouait, jouait encore. Et lorsqu’elle se décidait finalement à approcher la flamme de ses mains, elle attendait à ce que ce soit lui qui l’en éloigne.
Ou qui se brûle à sa place. Portant la responsabilité de ses actes.
Car il était comme ça, Cha. Elle le savait.
Il était gentil, prévenant et s’il possédait un côté cas soc non négligeable, la vérité restait qu’il était prêt à tout pour ceux qu’il aimait.
Il aurait été prêt à beaucoup pour elle.
Et elle en avait profité.
Elle était la moins bonne personne des deux.

Les lèvres serrées par des sanglots contenu, elle se recula. Elle le regarda dans les yeux, n’osant même plus le toucher de peur de fondre à son contact. De se faire rejeter de nouveau, avec toute la douceur dont Charlie pouvait faire preuve lorsqu’il respectait.
« J-J’suis désolé Charlie je… J’aurais pas du faire ça… J’suis désolé… J-j’suis vraiment, vraiment désolé »
Elle répète, la voix rauque, cassée par ses sanglots. Mais elle ne pleure pas, Mary, non. Elle ne pleure pas. « J-j’voulais pas… j-j’suis désolé Cha… Je… j’ai… J’sais pas ce qui m’a prit… Tu… j’ai… J’suis désolé »
Elle est perdu, Mary. Elle ne sait plus quoi dire. Se laissant retomber à ses côtés sur le canapé, elle prend son visage entre ses mains et gémit.
Elle a chaud, Mary. Elle sent ses joues lui brûler. Ses lèvres goûté à la saveur pécheresse du garçon.
Elle n’aurait pas du faire ça. Non. Elle n’aurait vraiment pas du faire ça.
Charlie était sa pomme. Elle le savait. Il était sa pomme, son désir le plus profond et, même si elle ne voulait pas mettre de mots sur l’origine de ce désir, elle savait qu’elle en devait pas y répondre. Elle ne devait pas croquer la pomme.
Si elle la croquait, non seulement elle se retrouverait bannie du paradis, mais aussi et surtout, cette pauvre pomme finirait par pourrir.
Ce n’était pas seulement sa vie, mais aussi celle de Charlie qui était en jeu.
« Je… J’vais y aller… Encore désolé... »
Elle se lève, le visage rougit et les oreilles bourdonnante alors qu’elle sent une première larme pendre à ses cils. Qu’elle sent son coeur se serrer dans sa poitrine et ses tripes se tordre à l’intérieur de son ventre.
Elle a mal, Mary. Elle a mal de lui avoir fait ça. Elle a mal de s’être imposer ça et elle à mal de se dire que, peut-être, il l’intéressait plus encore que ce qu’elle voulait bien croire.
Juste… elle a mal.
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Charlie White
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froid et détaché

Mer 17 Oct - 23:03

Viens, on s'en fout.



Elle est belle Mary. C'est le genre de femme beaucoup trop belle pour son propre bien. Je le sais. Je le sais lorsque parfois on déjeune ensemble, lorsque je lui rends visite sur son campus, je le sais qu'elle est beaucoup trop belle pour son bien parce que je vois le regards de l'homme. Affamé, comme je le suis. Je le sais parce que lorsque l'été , elle porte des jupe, je sens mon cœur s'arrêter de battre à chaque pas qu'elle fait. Je le sais parce que lorsque je ferme les yeux et que j'imagine la femme, physiquement parfaite, j'imagine une femme comme Mary. Je le sais que je suis condamner à l'observée, Mary. Et si dans mes plus jeune années c'eut été une torture que de ne pas tomber dans ses bras, aujourd'hui, alors que j'entre dans un âge plus adulte , j'accepte plus facilement de renoncer. Plus facilement qu'avant en tout cas. Parce que là, alors que je l'embrasse, que ses lèvres glissent sur les miennes, tièdes à cause de son thé, je comprends que j'ai aucune envie de renoncer. Tout se mélange dans ma tête. Tout se mélange parce que je ne veux blessé personne et pourtant moi j'ai des envies qui sont malsaines. Qui me poussent à chercher un tout petit peu de chaleurs. Chez n'importe qui, j'ai envie de toucher une belle femme. J'ai envie de me rappeler ce que c'est que des courbes au creux de mes doigts. J'ai envie de me rappeler ce que c'est que de mordre, de presser, de tordre, j'ai envie de sentir vriller contre moi, la jouissance d'un autre être. Je le sais, tout ça c'est qu'une question de besoin physique. Je le sais que tout ça c'est que moi, qui a besoin d'abandon. Au fond Mary se laisse faire parce qu'elle est attirée, comme moi, quelque part par le danger. Elle est attiré par l'interdit. J'ai jamais trop su, si je plaisais vraiment à Mary ou si c'était le jeu. Je ne me suis jamais imaginer vraiment plaire à une fille aussi bien. Ça n'a rien à voir avec la religion, avec sa famille ou sa façon de vivre. Je m'en fous qu'elle passe ses dimanches à l'église. Et si elle pouvait ne pas le faire, j'en serais pas moins heureux. Non, c'est pas ça qui m'attire chez Mary. C'est pas qu'elle soit attiré par le danger. C'est pas non plus que ce soit une sainte. J'ai jamais trop su, d'ailleurs. Y'a comme une alchimie entre nous. Quelque choses qu'on a jamais expliquer. Qu'on a jamais essayer d'expliquer de toute façon. Y'a comme une vibration particulière quand c'est elle qui m'embrasse. Et je sais pas vraiment ce que c'est que l'amour qui fait pas mal. Je sais pas vraiment ce que c'est de pas souffrir avec une femme. Peut-être parce que ça fait des années que je m'embourbe dans des relations compliqué avec des femmes compliquées. Peut-être aussi que j'aime ça, quelque part, souffrir. J'en sais rien. Je sais pas ce qui m'attire chez May. Je sais seulement que c'est simple avec elle. Que c'est reposant. Qu'elle m'attire. Elle m'attire beaucoup trop. Une alchimie étrange qui se fait. Qui me fait peur. Que je voudrais pouvoir rejeter. Parce que je suis faible maintenant. Parce que je veux pas qu'elle pense que cette attirance est due à mon malheurs.

C'est pas le cas. C'est pas le cas, du tout. Elle m'attire depuis des années. Et j'ai beau essayer, y'a quelque chose d'envoûtant dans les yeux de May. lorsqu'elle plonge ses pupilles dans les miennes. Comme si elle appelait à quelque chose de plus grand encore , de plus beau encore. Y'a quelque chose de terrible, dans cette attirance qu'on nous a interdit toute notre vie. Tout pourrait se brisé avec une rapidité déconcertante. Entre nous. Entre nous tous. Tout pourrait se brisé , dans une fraction de seconde. Y'a comme un vide , qui se crée, qui se remplis de nouveau et qui se vide. Y'a mon cœur qui tambourine dans ma poitrine, d'excitation , de désir , d'envie. Des envies, j'en ai des tas. Mais je sais. Je sais que si je fais ça, je vais perdre quelque chose. Quelque chose d'important. J'vais perdre le respect de Mary. Parce que quand on aura satisfait tout les deux , nos envies, quand on aura plus cette envie de découvrir, cette curiosité qu'on s'est amusé à développé l'un pour l'autre, qu'est-ce qui restera de tout ça ? J'en sais rien. J'en sais rien du tout. Je veux pas que les choses changent entre nous. Je veux pas que Mary se rende compte qu'en fait, j'suis qu'un pauvre gars tout cabossé. J'suis qu'un pauvre type à peine viril. J'suis qu'une fiotte qui se faisait frapper par sa copine parce qu'il avait pas les couilles de dire stop. Non. Je veux pas qu'elle sache. Je veux pas que son regard, celui qu'elle porte les yeux mi-clos, la bouche contre la mienne, change. Je veux pas que ce désir qui se cache au fond de ses yeux se transforme en un regard de pitié. Je veux surtout pas qu'elle pense que je suis qu'un pauvre garçon. Pauvre Charlie, s'est fait abîmé par la vie, Pauvre Charlie White, qu'à attendu longtemps une femme qui a fini par lui faire la misère. Je veux pas qu'elle me console. J'veux pas être le garçon qu'on console. Parce que j'veux pas qu'on pense que j'suis qu'une pauvre fiotte. Non je préfère qu'elle pense que j'suis qu'un connard. J'préfère encore qu'elle pense que je suis qu'un connard et qu'elle est pas assez bien pour moi. J'préfère qu'elle pense que je m'en fiche d'elle. Que je profites d'elle, plutôt qu'elle pense que je suis faible. Je suis le genre de garçon , qui a besoin de garder le contrôle. Au moins un peu.

Je sais , parce que c'est devenu une évidence qu'on en est au point de non retours. Je sais , parce que c'est devenus trop claire, à l'intérieur de ma poitrine , ça cogne contre mon torse , je grogne d'impatience , je m'accroche avec trop  de force aux moindres de nos baiser. Je le sais et Mary le sait. Et j'ai beau tout intellectualisé, penser à tout, aux moindre détails, je sais. Je vais me brûler d'en avoir trop envie. J'vais me déchirer de trop vouloir d'elle. J'vais déchirer tout le reste par la même occasion parce qu'on est pas fait pour trop de désir quand c'est si proche , quand on est tous impliqués d'une façon ou d'une autre dans une histoire qui aurait pu ne concerné que nous deux. Je sais je poids de mes paroles. Je sais que je supplie d'arrêter. Mais, est-ce que j'en ai vraiment envie ? Je le sais que je pourrais faire souffrir Mary de la désirer trop. Qu'elle ne mérite pas d'être une femme qui n'est que l'objet d'un désir trop brûlant. Je devrais pas me laisser aller à de telles bassesses. Parce qu'elle va souffrir, Mary.

Et justement la voilà qui me repousse. Qui se sépare de mon étreinte. La voilà qui contracte son visage de tristesse , comme lorsqu'elle m'avait dit que bien m'occuper de Jude quand il était parti. « J-J’suis désolé Charlie je… J’aurais pas du faire ça… J’suis désolé… J-j’suis vraiment, vraiment désolé » Elle dit. Mais c'est moi. C'est moi qui ait tout fait. C'est ma faute, cette fois. Même si j'ai reculé c'est moi qui suis allé si loin. « J-j’voulais pas… j-j’suis désolé Cha… Je… j’ai… J’sais pas ce qui m’a prit… Tu… j’ai… J’suis désolé » Je reste là, idiot. Je sais pas quoi dire, je veux pas qu'elle pleure. J'veux pas être responsable de la tristesse d'une autre personne. J'me sens perdre un peu plus ma virilitée. Depuis quand je suis autant une tapette ? Quand est-ce que j'ai arrêter d'être un homme , putain ? C'est pas moi, l'homme entre nous deux ? C'est pas moi qu'aurait du agir, faire quelque chose pour que tout se passe mieux ? J'me sens mal. J'me sens vraiment mal , d'être devenu comme ça. Aussi nul. Aussi pitoyable. Je fais pitié aux gens. Je les rends malheureux. Et je voudrais la consoler mais, j'sais pas quoi faire. Parce que j'ai peur que si je la prends dans mes bras, je continue à l'embrasser. J'ai pas envie de m'arrêter. C'est trop bon pour que je m'arrête. C'est moi, l'homme pourtant. Je devrais être apte à me maitriser. A porter mes responsabilités. Un minimum. Et pourtant, non. Je suis qu'une merde qui reste là, sans rien dire. Une putain de fiotte qui se laisse aller, qu'agit même pas un minimum. Elle a la voix qui tremble May. Et moi je sais que l'observer, un peu paniqué. « Je… J’vais y aller… Encore désolé... » Elle dit, se levant. Et elle pleure , May. Elle pleure juste un peu mais, ça suffit à ce que je me lève pour la suivre. Que je l'attrape par le poignet. « -Part pas, May . » Je dis, suppliant. Je l'attire à moi, attrape ses joues entre mes mains. « -Part pas et pleure surtout pas. » J'inspire et puis merde. Merde Jude. Merde Cal. Merde demain. Merde tout à l'heure, quand elle va découvrir que j'suis qu'une fiotte. J'veux pas qu'elle pleure. J'veux pas m'arrêter non plus. J'ai encore envie d'elle. De ses lèvres et de son corps. Tant pis. Tant pis si on regrette. Tant pis si on doit se cacher. Tant pis si elle se moque de moi, quand elle découvre le poteaux rose. Je m'en fous, là maintenant. Je m'en fous , j'ai juste envie de suivre mes envies, pour une fois. Une seule avec elle. « - On regrettera demain. » Je souffle contre ses lèvres. «- C'est moi qui suis désolé. J'devrais pas faire ça. J'ai peur que tu penses que je me console avec toi... Enfin c'est vrai. Mais... y'a pas que ça... » Je dis, alors que mes lèvres glissent contre son cou. « - Ça fait des années que j'ai envie de toi. Que j'me retiens de te toucher. Ça fait des années que tu me hantes, putain... » Je dis en soufflant, soupire désespéré quand je m’éloigne d'elle, que j'attrape sa main dans la mienne. « -Restes. On regrettera demain. Viens on s'en fout , ce soir... Viens on profites. »

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Mary Miller
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ouvert et patient

Jeu 18 Oct - 8:36
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Elle ne veut pas pleurer, Mary. Non. Surtout pas pleurer devant cet homme. Devant Charlie. Elle ne doit pas craquer. Pas tout de suite. Pas avant d'avoir retrouvé la sécurité de sa voiture. La solitude d'une nuit pesante qui, elle le savait, ne lui serait d'aucun repos. Elle ne doit pas pleurer. Elle doit tenir bon. Elle doit ravaler ses larmes et partir. Partir vite. Avant qu'il ne voit son trouble. Avant qu'il ne la prenne en pitié et ne lui demande de rester.
Car elle le sait, Mary. Elle connaît suffisamment le tatoueur pour savoir qu'il ne supporterait pas de voir une femme pleurer. Qu'il supporterait sans doute encore moins de la voir elle, prise à des sanglots incontrôlables par sa faute. Par ce qu'il penserait être sa faute, tout du moins.
Car il n'en était rien.
Ce n'était pas du fait de Charlie si elle se sentait aussi misérable. Aussi emprunte à la tristesse.
Ce n'était pas de sa faute à lui, non. C'était de la sienne. De sa faute à elle pour ne pas avoir su se contenir. Pour ne pas avoir su intérioriser, cacher un peu plus longtemps ses sentiments les plus profonds au lieu de les laisser exploser au grand jour. Transcender son corps au pire moment. L'étreindre alors que Charlie n'avait pas besoin de ça. Pas besoin de ça du tout. Pas maintenant.
Là, la seule chose dont il avait besoin, c'était d'une amie. Rien que d'une amie. Pas d'un problème supplémentaire sur les bras. Surtout pas d'un problème de plus à gérer. Elle le savait, Mary, qu'elle avait sans doute choisie l'un des pires moments pour craquer.
Pour le faire craquer lui, surtout. Lui qui était dans une position bien plus vulnérable que ne l'était la sienne. Qui avait toutes les raisons du monde de faire ce qu'il avait fait. De penser à se laisser aller dans ses bras malgré leurs interdits tacites.
Il en aurait eu le droit, Charlie. Mais il n'avait rien fait. Rien. Rien qui ne s'explique et ne s'excuse des derniers événements ayant eu court dans sa vie.
Elle était la seule fautive de leur écart, elle le savait. Non seulement car elle avait franchi la limite qu'il n'avait fait qu'effleurer, mais aussi et surtout car elle savait qu'une partie d'elle, celle qu'elle gardait caché aux tréfonds de son âme, se delectait de la souffrance du garçon. De sa vulnérabilité suivant sa rupture compliquée d'une situation l'ayant été plus encore.
Elle se sentait sale, Mary. Et sûrement qu'elle l'était.

Mais là, alors qu'elle se levait fuir ces lieux emprunt de l'odeur du tatoueur, de ses habitudes et de sa présence, elle sentait qu'elle allait craquer.
Alors elle devait partir. Partir avant qu'il ne prenne sur lui la responsabilité d'une souffrance qu'elle s'était elle-même infligée.
Ce n'était pas ce qu'elle voulait. Vraiment, mais alors vraiment pas ce qu'elle attendait de lui. Qu'il lui demande de rester par pitié, pour ne pas avoir à porter la responsabilité de ses larmes. Pour la jeune femme, c'était là le pire des scénarios. La pire issue possible à leur histoire qui n'en était pas vraiment une. Qui flottait entre rêve et réalité. Entre espérance et croyances.
Elle aurait tellement voulu lui dire combien il comptait pour elle. Combien elle rêvait de l'enlacer, de sentir son corps pressé contre le sien, la dominer entièrement. Elle souhaiterait plus que tout qu'il comprenne. Qu'il accepte et, pourquoi pas, qu'il lui confesse ressentir lui aussi ce trouble intérieur et ce besoin pressant de la sentir au creux de lui. Proche. Plus proche que n'importe qui d'autre. Elle attendait ça depuis longtemps, Mary . Peut être même depuis toujours.
Mais elle savait que ce n'étaient là que des chimères. Que des rêves éveillés et que jamais Charlie ne la verra comme elle le voyait elle. Comme elle tentait de l'endiguer, de se le cacher à elle-même pour ne pas souffrir plus qu'elle ne souffrait déjà. Plus encore en cet instant.
Charlie l'aimait, oui. À sa manière. Elle savait qu'il l'appréciait plus qu'il appréciait nombre de personne. Elle était son amie. Une amie proche. Une personne de confiance, au moins un peu. Un statut privilégié duquel elle aurait dû se satisfaire. Dont elle s'était satisfaite. Un temps. Et elle savait qu'il l'affectionnait, Cha. Un affect qu'elle partageait, mais un affect qu'elle avait peur de vivre plus fort. Peut être trop fort.
Et il l'a désirait, oui. Mais comme il désirait chaque fille passant sous ses yeux. Chaque femme correspondant à ses goûts, au moins un minimum. Il l'a désirait comme Charlie White avait toujours désiré l'interdit. Attirer par elle comme un papillon par la flamme d'une bougie. Sauf qu'ici, c'était elle le papillon et lui la bougie. Une bougie que la brise Maxine semblait avoir éteint, mais une bougie qui lui avait brûler les ailes.
Elle aussi était attirée par l'interdit. Elle ne pouvait le nier. Sinon, pourquoi sur tous les hommes peuplant son univers était ce Charlie qui l'attirait le plus ? Il était beau, oui, mais il n'était pas le seul homme dans ce cas. Il était gentil, indéniablement, quoi qu'on puisse en dire. Mais là aussi, il n'était pas non plus l'être le plus généreux qu'elle eu connu. Ni le plus intelligent. Ni même le plus hilarant. Il était.. Lui. Et Mary était bien incapable de définir ce qui l'attirait tant chez ce garçon. Ce qui faisait battre son coeur, tendre son corps à chacun de ses regards. Elle ne savait pas, mais il l'attirait. C'était indéniable. Tout son être criait à Charlie.

Et alors qu’elle se levait. Qu’elle tournait le dos au tatoueur et s’avançait d’un pas décidé vers la sortie. Tête haute dans le vain espoir d’endiguer ses larmes un peu, juste un peu plus longtemps. Alors qu’elle s’apprêtait à quitter son appartement, prestement, fuyant à la fois l’homme et la responsabilité de ses actes, elle sentit la poigne de ce dernier la retenir. Sa main attraper son poignet l’attirer à lui. Brusquement. Fermement.  « -Part pas, May . »
Suppli-t-il, son regard ancré dans celui fuyant de la jeune femme. « -Part pas et pleure surtout pas. » Répète-t-il. Ses mains encadrant le visage de la chrétienne alors que ses lèvres s’approchaient dangereusement des siennes, encore. Une fois de plus. Une fois de trop.
Et elle fuit son regard, Mary. Elle fui ses yeux qu’elle sait capable de l’envoûter sans même qu’il n’ai besoin de parler. Sans même qu’il n’ai besoin de la toucher.
Ils sont si beaux, les yeux de Charlie. Ses prunelles grise à la foi si intense et si douce. Elle ne peut pas leur résister, Mary. Alors elle les fuit.
« - On regrettera demain. » Qu’il souffle contre ses lèvres. Faisant vriller son corps de part en part. Souffle chaud et alcoolique lui faisant doucement perdre le nord.
Le contact de ses mains sur ses joues lui faisant tourner la tête.
Elle le savait, pourtant. Elle le savait bien qu’elle ne devait pas craquer devant lui. Ne pas lui montrer ses faiblesses sous peine d’éveiller en lui ce désir de protection. Ce besoin masculin de protéger la femelle.
Elle le savait, Mary, qu’il la prendrait en pitié. Elle ne voulait pas de sa pitié.
Elle voulait juste… lui.
Et a défaut, partir loin d’ici pour oublier à qu’elle point elle avait été idiote de venir ici ce soir. D’avoir jouer avec le feu jusqu’à temps de se brûler.
On ne pouvait pas toujours jouer impunément.
Elle avait tenté de jouer les femmes fortes. Les femmes fières et capable de s’imposer leurs propres limites, mais il n’en était rien.
Elle était faible. Si faible lorsque les prunelle grise de Charlie se posaient sur elle. «- C'est moi qui suis désolé. J'devrais pas faire ça. J'ai peur que tu penses que je me console avec toi... Enfin c'est vrai. Mais... y'a pas que ça... Ça fait des années que j'ai envie de toi. Que j'me retiens de te toucher. Ça fait des années que tu me hantes, putain... »
Alors elle craque, Mary, à ces mots.
Elle succombe d’entendre cet homme lui parler de la sorte. Lui avouer qu’il l’avait toujours désiré. Qu’il souffrait de ne pouvoir la toucher. De ne pouvoir disposer d’elle comme il l’entendait.
Et elle se sentit fondre, Mary, lorsqu’il lui souffla de sa voix chaude qu’elle le hantait depuis longtemps. Peut-être trop longtemps pour leur bien à tous les deux.
Tant pis si elle n’était qu’un lot de consolation.
Tant pis aussi si Jude ne supportait pas même l’idée qu’ils puissent s’être embrassé.
Qu’importe ses parents, la bienséance et toutes ces choses là.
A cet instant précis, tout ça pouvait bien disparaître.
Il ne restait plus qu’elle et Charlie. Les lèvres du garçon à son cou et ses mains dans les siennes.
Et elle se liquéfiait, Mary. Elle ne réfléchissait plus, enhardit par les caresses de cet homme qui aurait pu faire d’elle ce qu’il voulait.
Elle ne pouvait simplement pas résister à Charlie. Elle le savait.
Elle n’avait jamais pu.
 « -Restes. On regrettera demain. Viens on s'en fout , ce soir... Viens on profites. » 

Gémissant son impuissance face à ces mots, la jeune femme envoya chier toutes ses barrières alors que, d’un bon, elle avait lâché les mains de Charlie pour se jeter dans ses bras.
Encerclant sa taille ses siens, elle se pressait entièrement contre cet homme, contre ce corps immense et musclé. Contre ce garçon la dépassant d’une bonne tête Peut-être deux.
Et elle le serre fort, Mary. Elle enfuit son visage contre son torse. S’y cache. S’y noie entièrement.
Elle inspire son odeur, s’enivre de lui. De ce mélange d’alcool, de cigarette, d’herbe et de transpiration à peine voilé par une bonne couche de parfum.
Elle renifle, Mary, tentant de ravaler les larmes obstruant sa gorge.
Et elle le serre plus fort encore, sa joue contre son torse d’homme, contre son Sweat-shirt lui laissant tout juste deviner la forme de ses muscles. « Touche moi »
Elle murmure, le visage niché contre son corps. « J’suis a toi… Pour ce soir… j’suis à toi »
Elle gémit, reculant son visage de Charlie pour le regarder dans les yeux, ancrée ses prunelles humides dans les siennes alors que, usant de toute la force de son désir, elle le forçait à se reculer jusqu’au canapé. A s’y asseoir.
Et elle se positionna sur lui, Mary. A califourchon sur ses cuisses avant de prendre son visage entre ses mains et l’embrasser. Presser ses lèvres contre les siennes. Les caresser de sa langue, quémandant l’accès à la sienne.
Elle l’embrassait avec toute sa fougue, toute la frustration accumulée au fil des années. Toute sa honte aussi. De celle qui ne tarderait pas à la prendre à la gorge sitôt ses hormones calmés.
Mais pour l’heure, elle l’embrasse. Elle cherche sa langue de la sienne, glisse ses mains jusqu’à sa chemise ouverte qu’elle tente de lui retirer, ne lui laissant que son seul hoodies.
« J’suis à toi... » Elle répète, la voix rauque, alors qu’elle embrassait sa joue, son nez, son front, descendant jusqu’à sa mâchoire, sa gorge, son cou.
Elle voulait le goûter, Mary. Tout goûter de lui. Mais elle voyait aux regards du garçon qu’il n’était pas prêt à tout lui offrir ce soir, alors elle se contenta de l’embrasser, son bassin pressé contre le sien et ses doigts glissant timidement sous ses vêtements. Doucement, tout doucement. Prête à s’en extraire au moindre signe de rejet.
Elle ne voulait pas le brusquer, non.
Quoi que cet homme ai à cacher, elle ne le forcerait pas à le révéler.
Elle voulait juste… le sentir plus proche. Encore un peu. Toujours un peu plus proche.
Elle n’espérait rien de lui et surtout pas des sentiments. Pas non plus une confiance entière et totale. Elle savait que ça en était trop lui demander. Surtout ce soir.
Alors pour l’heure, elle taquinait son cou de ses lèvres, doucement, tout doucement. Et elle effleurait la peau de ses hanches du bout de ses doigts. « J’ai envie de toi... »
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Sam 20 Oct - 21:18
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Pourquoi ? Comment ?
Comment après toutes ces années passées à ignorer, oublier, nier en étaient-ils arrivé à ce retrouver dans pareil situation, Mary nue sur un canapé qu’elle ne connaissait que trop bien, en compagnie d’un homme qui n’aurait jamais au grand jamais dû la voir dans pareil état. Le corps humide de transpiration et d’un plaisir non feint. Un plaisir inondant les lieux. Au sens propre comment au figuré.
Pourquoi, alors qu’ils étaient parvenu à un consensus entre leurs morales et leurs envies, avait-il fallu qu’il gâche tout le temps d’une seule soirée ? Une seule putain de soirée sur toutes celles qu’ils avaient déjà passées ensemble. Seuls chez le tatoueur.
Pourquoi ce soir ? Pourquoi avoir attendu que Charlie sorte tout juste d’une histoire déjà bien assez compliquée pour ne pas avoir besoin d’en rajouter pour craquer ? Pourquoi avait-il fallu que Mary choisisse ce soir là, justement, pour sombrer dans le péché ?
Pourquoi  pas avant, durant les mois et les années passées ? Pourquoi pas après, d’ici quelques mois et années, lorsqu’elle serait plus âgée, que Jude serait marié et que Charlie, éternel célibataire en mal d’amour, aurait fini par baiser toutes les meufs de cette foutue terre à part elle. Qu’il n’aurait plus qu’elle à se mettre sous la dent et que, conne comme elle est, elle aurait fini par accepter.
Parce qu’elle est débile, Mary. Elle le sait qu’elle est débile. Vile. Manipulatrice même.
Une créature de Dieu impie. Fervente enfant aux désirs impropres.
Putain ce qu’elle avait désiré Charlie. Putain ce qu’elle le désirait encore, là, nue sur son canapé, son corps secouer par la puissance de sa jouissance.
Elle le désir, Mary. Plus que ça, même. Elle avait désiré ses exs, s’était offerte à eux sans aucune pudeur, sans aucune autre attente que celle d’un plaisir lancinant qu’elle ne demandait qu’à connaître. Encore, et encore, et encore.
Mais lorsque c’était Cha. Lorsque le regard métallique de l’homme se posait sur elle, elle se sentait comme électrisé.
Ce n’était pas du désir, non. C’était bien plus que ça. C’était un besoin viscéral de possession. Une nécessité de lui qu’elle avait passé des années à tenter d’endiguer. A faire taire de crainte d’être blessée.
Et même là, alors qu’elle restait coite, incapable de réagir face à cet imprévu redondant, elle ne ressentait pas moins ce besoin pressant d’un peu plus de Charlie dans sa vie. Contre son corps. Enveloppé de ses bras.
Peut-être même qu’il se faisait plus insistant encore, ce besoin, maintenant qu’elle s’était offerte à lui.
« C'est pas grave. » Qu’elle dit, tentant de rassurer ce garçon qu’elle avait passé tant d’années à attendre. A désirer et à chercher pour qu’au final, lorsqu’ils se décident à sauter le pas, Charlie ne se rende compte qu’il ne la désirait pas autant qu’il le pensait.
Ce n’était pas grave. Non.
Mary se doutait bien qu’elle n’était pas assez intéressante pour un garçon comme Charlie.
Aussi beau. Aussi expérimenté et aussi complexe qu’il l’était.
Elle lui avait fait pitié, sans doute. Il avait pris à partie ces sentiments qu’elle tentait de se cacher à elle-même et avait fait au mieux pour y répondre, mais il ne le pouvait pas.
Ce n’était rien.
Rien du tout.
Il n’avait pas à se forcer.

Elle avait honte, Mary. Honte de s’être offerte ainsi à un homme qui ne la désirait pas autant qu’elle le désirait elle. Honte d’avoir attendu de lui plus qu’il n’était capable de lui offrir. De lui avoir demander plus que ce qu’elle n’aurait jamais du recevoir.
Elle avait honte. Elle était effarée par sa propre bêtise. Par ses espoirs anéantis par une réalité qu’elle avait tenté de fuir dans ses bras. Les bras de Charlie. Leur chaleur. Petite chose fragile entre ces bras d’homme, musclé et tatoué.
Une réalité crue. Brutale.
Celle qui lui criait que Charlie n’était pas un homme pour elle. Qu’elle n’était pas une femme pour lui. Qu’ils étaient incompatibles et que Dieu le leur avait prouvé en la rendant moins désirable aux yeux du garçon.
Elle était mortifiée de se dire qu’elle s’était ainsi offerte au péché. Qu’elle s’était offerte à Charlie bien au-delà de son simple corps. De cette simple enveloppe charnelle incapable de le faire bander correctement.
Elle avait envie de pleurer à se dire qu’elle avait pris à parti cet homme déjà suffisamment amoché par la vie. Par une relation compliquée ne lui ayant laissé nulle liberté.
Car elle savait, Mary. Elle savait très bien pourquoi Charlie ne voulait pas qu’elle le déshabille.
Elle l’avait compris à l’instant même ou elle avait pénétré les lieux. Ou elle l’avait vu vêtu de toutes ces couches de vêtements.
Elle imaginait très bien quelles souffrances il avait pu endurer et, pourtant, elle avait égoïstement voulu abuser de lui au pire moment. Abuser de sa faiblesse. De ses désirs qu’elle pensait pouvoir maîtriser, mais qui l’avaient dépassés. Qui avaient fini par fondre comme neige au soleil.
Elle s’était laissé dévorée par lui, emportée dans un océan de plaisir encore inconnu, mais elle ne lui avait rien laissé. Rien. Sinon des regrets et une colère honteuse inondant son regard argenté.
Il avait honte, Charlie. Elle le voyait bien, qu’il se sentait minable et en colère. Qu’il était enclin à un conflit intérieur sûrement plus violent encore que ce qu’elle décelait dans ses yeux.
Ses beaux yeux…
Putain ce qu’elle aimait ses yeux. Elle pourrait passer des heures à juste les contempler. S’y plonger corps et âme jusqu’à s’y noyer entièrement. Se noyer de lui.
« -Désolé Mary. J'suis vraiment désolé. Je.... J'ai du trop boire. Ou j'sais pas. » Il dit, et Mary lui répond par un sourire compatissant sensé cachée cette honte lui nouant la gorge. Lui tordant les entrailles.
Elle sait qu’il ment. Elle le sait pertinemment que ce n’est pas là la raison de son incapacité à la combler de sa présence.
Si Charlie White était stoppé par l’alcool, jamais il n’aurait atteint un tel palmarès.
Mais elle se contenta de hocher la tête, avalant ses mots pour ne pas laisser paraître son trouble. Ce malaise enflant dans ses veines à mesure que son excitation retombait, inhibant ses pensées redevenu siennes.
Elle avait merdé. Putain ce qu’ils avaient merdé.
« -J'vais ...Je... Tu devrais aller te coucher. J'dormirais sur le canapé. Vraiment désolé, Maymay.» 

L’observant s’en aller s’enfermer dans sa salle de bain sans un mot, Mary prit son visage brûlant entre ses mains, ravalant ses larmes de déception mêlées à sa frustration.
Ils avaient déconnés. Putain. Ils avaient vraiment déconnés.
Plus jamais elle ne pourrait retourner en arrière. Plus jamais elle ne pourrait regarder Charlie dans les yeux. Lui sourire et faire comme si de rien n’était. Car il était. Putain il était.
Elle ne pourrait plus faire semblant, elle le savait.
Elle serait incapable de feindre l’indifférence maintenant qu’ils avaient fait sauter leurs limites. Qu’elle se retrouvait là, pantoise sur ce canapé trempé de son péché.
Un sanglot lui noua la gorge alors que, s’en extirpant se rhabiller les membres tremblant, elle se laissait allé à toute la puissance de sa détresse.
Pourquoi avait-il fallu qu’ils craquent ?
Pourquoi ne s’était-elle pas stoppé après le baiser, voyant que l’homme ne voulait pas se montrer ?
Pourquoi, alors qu’il l’a déshabillait, ne l’en avait-elle pas empêcher ?
Elle avait honte. Plus honte qu’elle ne l’avait jamais eu.
Elle se sentait… sale. Souillée.
Pas par Charlie, non, mais par sa propre luxure. Par ces envies qu’elle lui avait presque imposé. Par son plaisir coupable remplissant la pièce d’une odeur âcre. S’imposant à sa vision alors même qu’elle aurait plus que tout souhaité l’oublier.
Mais son péché collait à sa peau. Coulait le long de ses cuisses jusqu’à ses pieds nus.
Elle ne valait guère mieux que toutes ces salopes finissant par brûler en enfer.
Elle était devenue l’une d’entre elle. Peut-être même pire.
Elle se dégoûtait.
Si elle pensait combler ce manque que lui inspirait Charlie en couchant avec lui, elle réalisait alors seulement s’être trompé. S’être trompée du tout au tout.
Certes, elle admirait Charlie. Son corps, Ses yeux et ses sourires. Elle s’était délecté de son torse, de ses fesses et même de son sexe caché par ses vêtements plus de fois qu’elle n’oserait jamais l’avouer. Elle rêvait de sentir son membre chaud fendre son corps. Sa langue la découvrir à la manière de cette nuit et la sienne parcourir la hampe de chaire frémissante de l’homme avec appétit.
Elle souhaitait sincèrement tout ça. Elle se l’imaginait à chaque insomnie, pour s’aider à s’endormir.
Ses envies pécheresses étaient réelles, mais il n’y avait pas que ça.
Son désir était accompagné d’autre chose.
D’une chose bien plus honteuse encore que ses envies grivoise.
De quelque chose qu’elle n’assumerait sans doute jamais devant quiconque. Surtout pas Charlie.
Elle était amoureuse de lui.
Putain.
Elle était purement et simplement amoureuse de cet homme qui n’avait jamais aimé qu’une seule personne dans toute sa vie. Une femme qui l’avait tant fait souffrir et qui aujourd'hui encore hantait sans doute ses esprits à l’heure ou Mary enfilait son haut.
Pourquoi ne l’avait-elle jamais réalisé jusqu’à maintenant ?
Pourquoi avait-il fallu qu’elle saute pieds joints dans l’interdit pour s’en rendre compte ?
Un interdit qu’ils avaient bravés, mais qu’elle n’avait même pas eu l’occasion de consommer entièrement.
Pourquoi ?
C’était trop tard, maintenant. Trop tard pour continuer de se le cacher. Trop tard aussi pour ne serait-ce que penser lui dire.
Elle ne valait plus rien, Mary. Guère mieux que toutes ces femmes partageant son lit avant de lui susurrer des mots d’amour que Charlie n’était pas en capacité d’entendre.
Elle était l’une de ses femmes.
Et c’était peut-être cette vérité qui lui faisait le plus mal.

Elle n’eut pas même le temps de remonter son jean sur ses jambes souillées qu’un bruit sourd la fit sursauter, manquant de peu de la faire tomber à la renverse, ses jambes entravées par son vêtement.
Un coup porté contre un mur.
Charlie.
Se mordant la lèvre, elle tenta de calmer les battements erratiques de son coeur. Muscle affolé par un son bien trop brutal. Par une soirée bien trop riche en émotion pour qu’il ne puisse se contenir.
Alors elle finit de boutonner son jean, Mary. S’approchant à pas de loup de la salle de bain du garçon semblant parler au téléphone. Ou bien à lui-même. Elle n’en savait trop rien à dire vrai. « Chachou ? » Tenta-telle, incertaine. Le visage collé contre le mur mal insonorisé la séparant de lui. Elle tremblait, Mary. Tremblait de tout son être. Elle avait peur. Elle était morte de peur.
Pas de Charlie. Pas même de sa colère s’explosant dans un bruit sourd contre le mur, non.
Elle avait peur d’elle. De ses sentiments nouant sa gorge. Tordant ses entrailles et lui coupant la respiration.
Elle avait peur de le regarder dans les yeux. Elle ne supporterait pas son regard.
« Je…  vais partir je pense… J-J’suis désolé de t’avoir mis mal à l’aise… Je vais… J’vais te laisser tout seul, je… Désolé » Répète-t-elle, les mains tremblante, se tortillant alors qu’elle sentait les larmes lui monter aux yeux et qu’elle se précipitait jusqu’au canapé récupérer ses chaussures qu’elle enfila avec empressement.
Tant pis si elle devait passer la nuit dans sa voiture. Dans le froid, sans même une couverture ou de quoi aller pisser. Elle ne pouvait… juste pas rester ici. Avec cet homme.
Pas après ce qui venait de se passer.
Pas alors que le moindre de ses regards pouvait la faire se liquéfier sur place.
Elle avait besoin… De prendre du recule.
De se laver, aussi. Le corps et l’esprit.
Elle devait chasser Charlie de son esprit.
Pour de vrai. Pour de bon.
Elle ne voulait pas perdre son ami pour une expérience gâché. Pour des putain de sentiments qu’elle ne comprenait même pas.
Pourquoi lui ? Pourquoi sur tous les putain de garçon peuplant cette foutue planète, il avait fallu qu’elle tombe amoureuse de lui ?
Quelle conne. Mais quelle putain de conne.
Elle se serait frappée, si elle n’était pas tant pressée de s’en aller.
Mais elle n’avait pas le temps pour ça.
Ignorant les larmes coulant le long de ses joues, elle termina d’enfiler ses chaussures ouvertes avec toute la difficulté de son état.
Vribo humain. Littéralement.
Reniflant, elle se redressa d’un bon, prête à fuir ce lieu et ce garçon qui la faisait souffrir de par sa simple présence. Mais elle n’eut pas le temps de faire trois pas que ce dernier sortait de  sa salle de bain. La bloquant de toute sa hauteur. « Laisse moi passer, Cha… S’il te plait.. »
Elle gémit. Tremblant de part en part. Sale. Si sale.
Et elle pleurait, Mary. Larmes discrètes coulant le long de ses joues pâles. De son visage voulu fier malgré toute la détresse présente dans ses yeux. « C’est pas toi… » Tente-t-elle de se justifier, sanglot dans la voix alors qu’elle lui servait un sourire sincère. Un sourire censé cacher l’intensité de son trouble. « C’est pas toi... »
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froid et détaché

Dim 21 Oct - 22:45

Fuck it


J'suis là, perdu devant mon miroir. La manche trempée d'un émoi qu'est pas le mien. J'suis là perdu devant mon miroir, à retiré mes vêtements, doucement, tout doucement. J'observe , la marque sur mon épaule. Vilaine blessure violacée gonflée dans une grosse bosse, ouverte sur tout le long de mon omoplate, d'une griffure significative d'un coup porté trop violemment. J'observe, les bleus sur les côtes, sur mon ventre, j'observe, sur ma joue la blessure à peine refermée, douloureuse que je n'ai même pas pensé à soigner. J'observe mon corps, bizarrement amaigris parce que j'dors plus depuis plusieurs semaines. Que je deviens presque fou, emprunt à de violentes angoisses. J'regarde mon corps et j'me trouve laid. J'me suis jamais trouver laid, avant. Jamais trouver spécialement beau non plus mais s'il avait fallu que je me définisse j'aurais toujours avouer être satisfait par mon physique. Je me sais très bien être avantagé à côté de beaucoup d'autre. Je savais que j'avais un charme qui me permettais d’accéder aux jolies femmes. Grand musclé et tatoué, ça plait, forcément. Je prenais soin de moi. Je faisais attention à être à mon avantage, sans non plus y passer des heures. Evidemment. Evidemment. Avant tout paraissait plus facile. Mais là, les brûlures de cigarettes ont abîmé les tatouages, les trous au milieu des dessins, fresques pourtant que j'avais aimer à dessiner , à crée spécialement pour moi. Pleins de petits éléments de ma vie, décoratif et significatifs. Grosses brûlures circulaires et purulentes tout le long de mes bras, ajoutant un nouveau motif par dessus l'ancien. Traces sur mon corps, en dessous de mes clavicules, des coups et des coups et des coups. Je me trouve laid, abîmer comme je le suis. Pourtant habitué à l'être. Je n'ai jamais eut peur des coups. Jamais eut peur des bagarres générales et du chaos. La douleurs n'est pas physique. La douleurs n'est pas du aux bleus plus ou moins gros. Elle n'est pas du à la fourchette, qu'elle m'a planter dans le bras, parce que j'ai promis un truc à Cara que je n'aurais pas du promettre. Une poupée ou un truc comme ça. Un jouet qu'elle voulait et que j'ai promis de lui offrir sans le consentement de Maxine. Jalouse à en crevé, même de sa propre fille. Jusqu'à m'en planter une fourchette, en plein repas, dans le bras. Non c'est pas ça qui me fait mal. Ce n'est pas parce que j'ai mal que je ne veux pas montrer les traces qui me parcours. C'est parce que j'ai honte, maintenant. Parce que j'ai peur. De voir la déception dans les yeux des uns , la colère dans ceux des autres, la peur dans les yeux dans les yeux de ma mère. C'est pas parce que j'ai mal que je ne dors pas. C'est parce que j'ai peur que l'ont regarde dans mon sommeil, ce qui se cache sous mes vêtements. L'amaigrissement et les cicatrices. C'est parce que j'ai honte , qu'on voit comme je suis faiblard. Comme je suis stupide et incompétent.

Parce que je veux pas voir dans les yeux de Jude à quel point je suis une merde. À quel point je suis faible. Je veux pas qu'il voit, que au final, je valait peut-être pas trop la peine. Je veux pas qu'il sache combien je suis un demi homme. Je veux pas que les gens voient , que j'ai abandonner une gamine juste pour quelques coups. J'veux pas que Jude pense que j'assume rien. Je veux pas voir dans les yeux de Mary la pitié et la tristesse. Je veux pas qu'elle se dise que j'suis merdique, que j'suis cassé. J'veux pas qu'elle pense qu'elle me doit quelque chose parce qu'elle est au courant. Elle sait , déjà Mary. Et c'est peut-être parce qu'elle sait que j'arrive même pas à bander devant elle. Comment j'pourrais être un homme alors qu'elle sait que j'me fais boxer par une fille plus petite et bien plus faible que moi  ? Comment j'pourrais ne serait-ce que même prétendre à une fille aussi bien que Mary  ? Je mérite pas. J'pourrais pas mériter quelqu'un d'aussi bien. D'aussi saine d'esprit, d'aussi intelligent et propre. Moi j'suis sale, j'suis cassé. C'est comme offrir un jouet cassé à une princesse. Qu'est-ce que tu veux qu'elle en foute  ? Ça reste un coin de sa chambre parce qu'elle est trop polie pour le jeter. J'aurais peut-être du la laisser partir. Mais non. J'ai voulu être égoïste. J'ai voulu prétendre être un garçon assez bien pour elle. Mais pour qui je me prends  ? J'suis bien pour personne. Pour aucune fille. Certainement pas Mary. Certainement pas une fille aussi bien. Certainement pas la soeur de mon meilleurs ami. Et lui aussi le pense. Sinon, ce serait même pas interdit. Sinon, il aurait pas eut tout ses ressentiments lorsqu’il s’agit de penser que je pourrais ne serait-ce que m’intéressé à elle. Si j’avais été assez bien pour sa soeur, Jude aurait été content de savoir qu’on se plait. Si j’avais été assez bien pour quelqu’un, je serais pas là, prostré dans ma salle de bain, le visage et le corps abimé, incapable de sortir parce que j’ai peur du regard déçu de Mary.

Elle ferait mieux de passer à autre chose. Elle ferait mieux de pas se préoccuper de moi. Elle ferait mieux de laisser tomber cette histoire. Je ferais mieux de laisser cette histoire. Rester seul pour le reste de mes jours parce que j’mérite personne d’autre que moi-même. Un pourriture à peine virile, un être de péché, détruisant tout ce qui l’entoure rien que par sa simple présence. Parce que je suis comme mon père. Un putain de bon à rien pommé, qui fait chier tout son entourage obliger de le soutenir alors que lui est incapable de soutenir une femme qu’il aime. Incapable ensuite de satisfaire des femmes qu’il a toujours voulu possédé. Mais de quel droit ? De quel droit je prétends a une chose pareille ? Putain. Mais pourquoi je prétendrais à quelque chose d'aussi bien ? Pourquoi je prétendrais à une histoire bien quand je suis aussi pourris ? Je devrais même pas être déçu.Je devrais être plutôt content qu'elle m'ait seulement laisser poser un doigt sur elle. Et plus encore. Je mériterais même pas qu'elle m'autorise une chose pareille. Alors merde. Tant pis. J'attrape un sweater qui traine là , surement pas tout à fait, propre, tant pis. Un qui est pas souillé par la cyprine de Mary. « -Chachou ? » j'entends avant de me figé. J'oses pas répondre. J'ai peur qu'elle entende le trouble dans ma voix. J'voudrais qu'elle aille se coucher. J'pourrais fumer et boire jusqu'à tomber d'épuisement dans mon canapé, comme les derniers jours. J'pourrais même me réveiller avant elle, quitter le salon. La laisser repartir, et puis revenir plus tard. Et je l'éviterais quelques jours jusqu'à ce qu'elle oublie à quel point je suis inefficace, à quel point je suis un putain de connard qui parle bien trop vis à vis de ce qu'il a a offrir. « Je…  vais partir je pense… J-J’suis désolé de t’avoir mis mal à l’aise… Je vais… J’vais te laisser tout seul, je… Désolé » Elle continue et je craque. J'ouvre la porte pour lui bloquer la route. Parce que je veux pas qu'elle parte. Je veux pas qu'elle parte en pleurant qu'elle porte ce visage là à cause de moi. Si quelqu'un devrait pleurer ici, c'est moi. Si quelqu'un devrait se sentir merdique, c'est bel et bien moi. Alors même si je comprends pas, j'm'oppose à ce qu'elle parte. Je laisse de côté mes sentiments , ma déception , ma culpabilité. Tout. Tout. Tout. Parce que là tout de suite il y' a qu'elle, elle , elle.

Elle essaie de garder la tête haute, alors que je la retiens, ses larmes qui dévalent ses joues en disent long pourtant. Et moi j'sais pas quoi dire. Je sais pas quoi faire pour qu'elle arrête de pleurer. Et j'imagine la tête que ferait Jude en apprenant que j'ai fais pleurer sa sœur. Et je panique un peu. Je sais plus quoi dire. Je sais plus quoi faire. Alors je reste là, con devant elle. « Laisse moi passer, Cha… S’il te plait.. » Mais je fais non de la tête. Je veux pas qu'elle parte. Je veux pas. Même si je suis une merde , j'veux pas qu'elle parte. Et pour aller où en plus ?  « C’est pas toi… »  Elle dit. Mais je sais bien que si. Elle pleure pas à cause du saint esprit. Elle pleure parce que j'suis pas capable de la satisfaire, parce que je suis merdique et qu'elle s'en rends compte. Parce que le jeu n'en valait clairement pas la chandelle. Elle pleure parce qu'elle regrette, parce qu'elle regrette de m'avoir laisser la toucher. Parce qu'elle se rends compte que j'suis pas à sa hauteur et que j'ai souillé sa putain d'intégrité pour ne même pas être un minimum capable de le lui faire oublier en la baisant correctement. Alors merde. Evidemment que c'est moi. C'est moi et ce sera toujours moi. Quand y'a la déception , je suis jamais très loin de toute façon. « -Arrêtes. Arrêtes de dire que c'est pas moi, putain may. Juste arrêtes. » Je dis, je m'agace, même. Et puis je m’éloigne d'elle, je la laisse respirer. J'ai aucun droit de la toucher alors je m'éloigne. « - C'est pas une heure pour être dehors pour toi, Maymay. Si tu veux pas rester en ma présence, c'est moi qui vais partir. Toi tu restes ici. » Je dis. Très sérieux. Parce qu'elle peut pas rentrer chez elle à une heure du matin , couverte de cyprine et d'une odeur âcre d'herbe. Cal la tuerait et je peux pas le toléré. Alors je me fais autoritaire. « -Je sais très bien que je me suis foiré. Je sais très bien que c'est ma faute. J'suis... j'suis juste épuisé May. » Je dis, les dents serré. « -J'suis épuisé et effrayé et ivre ,très sincèrement. Je sais que j'aurais pu faire mieux mais... J'suis pas prêt. » Je souffle. Et le seul fait de le mentionner me mets en colère. Vraiment en colère. J'voudrais encore taper dans quelque chose. J'voudrais arrêter de me sentir si mal. Tout le temps. « - J'Y ARRIVE PAS , PUTAIN. J'suis fatigué. Pourquoi tu m'obliges à dire des trucs pareils ? Pourquoi tu comprends pas que je suis juste fatigué ?  » Je me mets à crier toute la frustration qui se cache à l'intérieur et puis merde. J'regrette déjà de m'enervé. Je regrette déjà d'être autant un connard alors qu'elle pleure en face de moi, mais je me sens démuni. Je sais pas quoi dire pour changer ça. Alors je l'attrape par la main et puis je l'attire dans la chambre. « -Tu dors. Et t'arrêtes tes conneries maintenant. Tu sais très bien que je peux pas te laisser partir. Alors m'obliges pas à me sentir aussi merdique, je t'en supplie.» J'attrape dans mon placard des fringues propres, et je m'enfuis jusque dans le salon pour me changer.


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Mary Miller
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ouvert et patient

Lun 22 Oct - 7:32
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Il est là, Cha. Lui faisant face de toute sa hauteur. Semblant bien décidé à ne pas vouloir bouger. A ne pas vouloir lui libérer l’accès à la sortie.
Sortie salvatrice d’une atmosphère devenu bien trop pesante pour Mary. Bien trop lourd à ses épaules si frêles.
Elle voulait partir, Mary. Elle voulait fuir. Loin, très loin d’ici.
Elle ne voulait plus avoir à regarder Charlie dans les yeux. A supporter son regard. Ses yeux qui la faisaient tant craqués. Regard d’acier capable de lui faire perdre la tête. 
Mais sa tête, elle l‘avait déjà perdu.
Alors, la tête fière malgré les larmes déferlant en flot continue sur ses joues pâles, elle suppliait l’homme de la laisser passer. De lui laisser l’occasion de s’échapper ne serait-ce qu’une seule seconde de cette honte lui nouant la gorge.
De cette vérité crue qu’elle n’était pas en capacité d’accepter.
De ce flot de sentiments déferlant dans ses veines comme autant d’arsénique. Traversant son être de par en par. Empoisonnant chacun de ses organes. Noircissant son cœur et brûlant sa peau.
Marques indélébiles des doigts de l’homme caressant son épiderme. Le goût de ses lèvres. La sensation de sa langue découvrant son corps.
Elle souhaitait plus que tout les oublier.
Elle ne voulait plus y penser. Jamais.
Et pourtant, elle avait l’impression de sentir les mains de Charlie sur son être décharné. La pulpe de ses doigts s’enfoncer dans la chaire de ses hanches, de ses cuisses galbés alors que la moiteur de ces dernières la rappelait à cette unique vérité : elle avait fauté.
Elle ne voulait pas rester là. Seule avec lui.
Elle ne le supporterait pas.
Elle voulait fuir. Fuir juste un peu plus longtemps cette réalité qu’elle se refusait à accepter. Cette vérité bien trop douloureuse. Bien trop brutale.
Cette erreur monumentale qu’ils avaient commise. Ces sentiments venant de lui sauter à la gorge tel un animal tapis dans l’ombre n’attendant que son heure pour lui arracher la carotide à grands coups de crocs acérer.
Putain d’animal sauvage qu'était l'homme lui faisant face.
Un putain de loup qu'elle était bien incapable d'apprivoiser. Jamais. Elle n’était pas assez naïve pour croire ne serait-ce qu’un instant qu’un prédateur tel que Charlie White se satisferait d’une telle proie. Se satisferait d’elle pour qui il n’avait même pas été capable de maintenir son émoi...
Alors autant fuir avant de se faire bouffer toute crue.
Encore.
Au sens propre comme au figuré....

« -Arrêtes. Arrêtes de dire que c'est pas moi, putain may. Juste arrêtes. » Il dit, la voix tintée par la colère alors que ses prunelles orageuses lançaient des éclairs. Et elle se tasse, Mary. Doucement, mais sûrement, elle se tasse.
Elle n'a pas peur de Charlie. Non. Elle lui fait confiance. Elle n’a pas même l’ombre d’un doute le concernant et sait pertinemment que même au pire de sa colère, jamais il ne lèverait la main sur elle.
Elle avait peur pour lui. De le voir ainsi, dans un tel état. Le corps vrillant sous un flot de ressentiments qu'elle ne pouvait calmer. Dont elle était la cause.
Elle aurait tant souhaité connaître les pensées les plus profondes de Charlie. Savoir les troubles noircissaient son âme. Comprendre l’intensité des marque gravés au fer rouge dans son esprit blessé alors que, son regard posé sur son torse couvert d’un nouveau vêtement, la chrétienne se prit à penser une fois de plus que celles laissées sur son corps qu’elle devinait meurtri ne devaient vraiment pas être belles à voir.
Ces putains de marques faites par cette femme. Par ce démon descendu sur terre pour semer le cahot dans sa vie.
Sûrement que son père aurait vu ça autrement. Sans doute même qu'il aurait relégué Max au rend de messagère itinérante de Dieu venue sur terre pour occire ce démon lui ayant volé son fils et ayant tenté de détourner sa fille chérie.
Oui. Nul doute que Callum aurait jugé Max comme un angelot de la justice terrestre.
Mais non. Juste... non.
Max était une femme qui, de toute évidence, avait perdu la lumière. Une femme malade, à l'heure ou les exorcismes n'étaient plus à la mode. Remplacé par la médecine.
Et lorsque Charlie lui ordonna de rester, prêt à lui-même quitter les lieux si sa présence l'indisposait à l’en faire pleurer, Mary baissa piteusement les yeux. « Non... » Fut le seul mot parvenant à traverser la barrière de ses lèvres alors que, le regard suppliant, elle intimait à Charlie de rester. Elle n'avait aucun droit de le virer de chez lui. Aucun. Et quand bien même elle l'aurait eu, elle se refusait à le faire. Elle l'avait déjà suffisamment déranger de par sa simple présence pour en rajouter encore une couche.
Mais le tatouer ne sembla pas l’entendre de cette oreille.
Le regard ombrageux, il n’avait plus rien de doux. Il semblait perdu. Lessivé.
« -J'suis épuisé et effrayé et ivre ,très sincèrement. Je sais que j'aurais pu faire mieux mais... J'suis pas prêt. » Il dit. Et Mary se contente de hocher la tête. Là. Debout face à lui. Impuissance.
Elle voudrait le croire. Elle voudrait sincèrement le croire, mais elle n’est pas en état de le faire.
Elle n’est pas état de le fair car elle sait pertinemment que si Charlie dit vrai, si ce n’était pas sa faute, alors naîtra un espoir quant à ses sentiments qu’elle préférait autant étouffer dans l’oeuf. Avant qu’il ne l’étouffe elle. La fasse suffoquer et espérer à une morte certaines.
Si Charlie ne la désirait pas, au moins pourrait-elle tuer cette espoir avant qu’il n’ai eu le temps de la dévorer.
Il lui restait peut-être une chance de survivre..
Car jamais o grand jamais elle n’attendrait de Charlie qu’il réponde à ses sentiments.
Jamais.
Il n’en était… juste pas capable.
Pas en l’état actuel des choses.
Il… Ne concevait pas l’amour sans souffrance.
Et Mary ne voulait pas souffrir. Non. Alors elle préférait fuir pendant qu’il en était encore temps.

« - J'Y ARRIVE PAS , PUTAIN. J'suis fatigué. Pourquoi tu m'obliges à dire des trucs pareils ? Pourquoi tu comprends pas que je suis juste fatigué ?  »
La voix claque. Grave. Puissante. A en faire trembler les murs. Et elle sursaute, Mary. Bondissant tel un lapin apeuré, surpris par les phares d’une voiture.
Et elle porte la main à son coeur. Suffocante. Le sentant pulser à un rythme effréné contre sa cage thoracique. Serré à l’en faire crever de peur. Littéralement. C’était la première fois qu’elle entendant l’homme crier. Crier pour de vrai. Colère palpable émanant de tout son être. De la haine à l’état pure. Contre quoi ou contre qui ? Mary n’en savait trop rien.
Sans doute un peu contre elle. Un peu contre lui aussi. Contre ce monde qui ne leur laissait que peu de liberté.
Alors elle tremble, Mary. Elle tremble de tout son corps, sentant les larmes lui monter aux yeux. Son corps secoué par une nausée naissante alors qu’elle serrait son vêtement de ses doigts tremblotants sous l’émotion. Impuissante.
Elle aurait voulu le calmer, lui dire que tout allait bien, mais elle ne pouvait plus rien dire.
Elle était là, figée par la terreur. Statut de sel au milieu du salon.
Pour la première fois de sa vie, elle avait eu peur de Charlie. Vraiment peur.
Et elle avait beau se raisonner. Se répéter encore et encore que jamais le garçon ne lui ferait le moindre mal. Elle avait beau y croire. Le savoir. Ne pas en douter ne serait-ce qu’une seconde. C’était de la glace qui coulait dans ses veines à l’instant ou l’homme lui attrapa le poignet pour la pousser jusqu’à la chambre.
De l’azote liquide. Poisseux, gelant l’intégralité de son être changé en stalagmite.
« -Tu dors. Et t'arrêtes tes conneries maintenant. Tu sais très bien que je peux pas te laisser partir. Alors m'obliges pas à me sentir aussi merdique, je t'en supplie.»
Elle est glacée, Mary. Ne bougeant pas alors que l’homme ouvre son armoire à la volée et récupéré plusieurs vêtements propres qu’il serre entre ses bras avant de courir se réfugier dans le salon.
Elle a froid, Mary. Elle gèle.
L’atmosphère de l’appartement semble comme avoir chuté de plusieurs degrés. Avoir atteint un négatif encore jamais égalé.
Il lui fallu plusieurs longues secondes pour se remettre. Pour que les mots du tatoueurs ne parviennent jusqu’à son esprit frigorifier par tout ces evenements. Par ce cri qu’elle n’aurait pensé ne jamais entendre.
Charlie toujours si calme. La voix si basse.
Charlie qui se maîtrisait. Qui n’élevait jamais la voix plus que de nécessaire. Souvent même moins.
Là, au milieu de cette chambre vide et imprégnée par l’odeur du garçon, elle retrouvait peu à peu ses esprits.
Elle ne pouvait pas le laisser partir.
Putain. Non.
Elle ne pouvait pas le laisser partir.
Ravalant sa terreur, elle serra son corps frigorifié entre ses bras comme pour se donner le courage qui lui manquait et, d’un pas voulu sûr, rejoindre le garçon dans le salon.



« Putain de merde ! »
Elle jure, le regard écarquillé alors que, face à elle, un Charlie torse-nu tentait d’enfiler prestement un nouveau t-shirt. « Putain de bordel de merde Cha ! »
Elle cri, portant une main à ses lèvres pour retenir la nausée la gagnant. Bile brûlant son œsophage. Noyant le fond de sa gorge alors qu’elle devait se faire violence pour ne pas vomir là, aux portes du salon du tatoueur.
Elle ne jure pas, Mary. Jamais. Ou si peu.
Le nombre de fois ou elle avait juré à voix haute dans sa vie se comptait sur les doigts de la main.
En général, elle parvenait toujours à se contenir. A trouver un détour. Une phrase capable de remplacer les insultes. Politesse maitrisée d’une femme trop bien élevée.
Mais là, là. Elle était tout bonnement incapable de les retenirs.
Là, ses yeux fixés sur l’immense balafre fendant le dos du garçon. Ouverture recouverte d'une myriade de couleurs passant du noir au jaune et au bleu. Elle ne pouvait pas se contenir.
Pas plus que lorsqu’il se retourna lui faire face, surpris par son cri et qu’elle eu le temps de voir en une fraction de seconde l’état de son torse. De ses bras avant qu’il ne se rhabille. Qu’il ne les cache à sa vue.
Des bleus. Partout. A peine visible par dessus les tatouages. Des coupeurs aussi. Mais surtout, surtout. Des plaies purulentes tout au long de ses bras. Plaie circulaire espacées de manière presque symétrique. Brûlure suintante, mal soignée. Des putains de cloques déformant sa peau, coulant, dénaturant cette œuvre d’art vivante qu’était Charlie.
A cette vision, Mary se sentit défaillir.
Elle le savait, pourtant. Elle savait que cette femme avait fait du mal à Charlie.
Et pourtant, pourtant, elle n’aurait jamais imaginé que cela ai pu prendre une telle ampleur. Ai pu défiguré cet homme qu’elle avait passé tant d’années à admirer.
Elle en aurait pleurée, Mary, si elle n’avait pas été aussi choquée.
Jamais elle n’aurait pensé que les violences étaient allées aussi loin.
Jamais elle n’aurait pensée que Charlie puisse en supporter autant.
En supporter trop. Beaucoup trop pour un garçon tel que lui.
Elle n’avait presque rien vu pourtant. A peine quelques secondes. Guère plus. Pas de quoi avoir le temps d’analyser l’entièreté de se blessures. Peut-être pas même le quart.
Elle n’avait qu’entraperçue ces dernières. Marques infectés maculant son corps.
Morceau de tissu blanc à son poignet ayant attiré son regard le temps d’une milliseconde avant d’être détourné par ces plaies. Marque de cigarette si reconnaissable. Même pour elle.
Comment avait-il pu ignorer une telle ignominie ? Comment avait-il pu ne serait-ce que penser pouvoir apporter le moindre réconfort à cet homme ? Elle n'était pas de taille. Elle n'était clairement pas de taille.
Il méritait mieux qu'elle. Tellement mieux qu'elle.
Une femme capable de le comprendre. D'attendre. Pas une petite cul béni profitant de la moindre faiblesse pour lui sauter dessus. Non. Elle n'était pas digne d'un homme ayant autant souffert.
Elle ne pouvait pas comprendre. A peine imaginer.
Elle avait la gorge nouée, Mary, alors qu’elle voyait le regard de l’homme porté sur elle. Froid. Colérique. Mais surtout apeuré. Teintée d’une peur et d’une honte qu’elle ne lui avait encore jamais connu.
Et elle là. Bras ballants. Incapable de bouger alors qu’il lui intimait de n’en parler à personne. Qu’il finissait de s’habiller pour fuir d’un pas pressé jusqu’à la sortie.
« Pars pas... » Murmure-t-elle, la voix enraillée par sa nausée. « Pars pas ! » Répète-t-elle, comment semblant reprendre possession de son corps. S’avançant d’un pas vers l’homme déjà au pas de la porte. « PARS PAAAAAAAAAAAAS »
Elle cri.
Mais il est déjà parti.
Il était déjà parti et ne restait plus qu'elle, là. Au milieu du salon. Un flot de larmes intarissable coulant le long de ses joues alors que, se laissant retomber à même le sol, elle se rongeait les sangs.
Pourquoi Charlie ne pouvait-il pas être heureux?
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