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Premier rendez-vous..... [Pv Soledad]
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Jude Miller
libre et spontané
✜ Date d'inscription : 20/08/2018
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libre et spontané

Jeu 4 Oct - 20:24
Premier rendez-vous.....



Tirant d’un coup sec sur le frein à main, Jude coupa le contact de la mini d’un tour de clef avec de se retourner vers sa propriétaire, sourire aux lèvres.
Sortant le premier du véhicule, il se dirigea d’un pas rapide jusqu’aux sièges arrières desquels il extirpa les béquilles posées en équilibre précaire sur ces derniers ainsi que ses cartouches de cigarette tout juste achetées.
Calant ces dernière sous son bras, il fit le tour de la voiture et se posta au niveau de la portière passager qu’il ouvrit dans une révérence improvisée. Bras tenant les béquilles plié maladroitement contre son torse et échine courbée, il souriait à Soledad d’un air idiot.
Se redressant aussi rapidement qu’il s’était incliné, il posa ces soutiens devenus gênant contre le capot le temps d’aider la jeune femme à s’extraire de l’habitacle et les lui les tendre non sans son sempiternel sourire.
Il était content, Jude.
Content, mais également un peu stressé.
Content du fait d’être avec elle, avec Soledad et excité à l’idée de se changer les idées avec cette toute nouvelle idylle.
Mais stressé… D’être allé trop vite, de foncer droit dans le mur et, à plus court terme encore, de lui présenter son immeuble minable aux antipodes du sien.
« Bon… nous y voilà » sourit-il, les lèvres légèrement crispées alors qu’ils franchissaient les derniers mètres les séparant de l’immense bâtisse aux murs tagués lui servant de chez soi.
Plus moyen de faire machine arrière, désormais.
Il ne pouvait plus faire illusion qu’il vivait dans l’un des immeubles attenant, voisin du sien et pourtant deux fois plus cher, deux fois plus salubre.
Le pire, c’est qu’il n’avait pas du tout anticipé qu’il la conduirait chez lui si tôt. Il n’avait donc ni fait le ménage, ni même ranger…
Condition de vie réelle pour une première visite moins de 24 heures après leur mise en couple.
Super…
Si elle ne fuyait pas sitôt pénétrée son appartement, c’est que c’était définitivement la bonne.
Enfin… Si ça, et si elle supportait le test Charlie. Aussi.
Mais chaque chose en son temps.
Pour l’heure, Jude la dirigeait jusqu’à la porte branlante de l’entrée vétuste de son chez lui.
Pas même un code pour pénétrer les lieux…
Juste une porte à serrure ancienne que n’importe quel pelo pouvait parfaitement ouvrir en forçant un peu.
Plus d’une fois, lorsqu’il avait la flemme de sortir ses clefs ou qu’il ne parvenait à les insérer tant il était ivre, il avait ouvert cette entrée merdique d’un coup de hanche bien placé.
Et dire qu’il vivait là-dedans depuis maintenant 5 ans.
Pas étonnant que Naomi préférait qu’ils se voient chez elle.
Pour les quelques fois ou ils se voyaient…

Le pire, c’était que Jude adorait son appartement.
Il était petit, exigu et puant le moisie, infesté de rats au sous-sol et de cafard ou de punaise de lit au moins une fois par an, mais il l’aimait.
Il était le premier endroit ou le garçon s’était senti chez lui.
Genre… Véritablement chez lui.
Pas comme dans sa famille ou celle de Charlie où il avait été bien un temps, ou on lui avait mainte fois répété qu’il était ici chez lui, mais où il avait toujours émis une certaine réserve à trop prendre ses aises.
Il se sentait bien là bas, oui. Mais il n’était pas chez lui.
Il ne payait pas de loyer, il ne gérait pas l’entretien ou l’absence d’entretien des lieux, ne choisissait pas le déroulement exacte de ses activités journalière, ou ci, ou ça.
Il y avait continuellement quelqu’un derrière lui. Bienveillant ou non. Dirigeant ou non. Il y avait quelqu’un, et Jude ne se sentait pas libre de faire ce qu’il voulait, quand il le voulait.
Ici, il pouvait passer la journée à poil à fumer des bédos s’il le voulait.
Il pouvait se branler 40 fois en 24 heures et même chier sur son lit que cela ne concernait que lui.
Lui et seulement lui.
Et il adorait ça.
Il adorait ce lieu qui lui avait permit d’être enfin indépendant, enfin un peu adulte.
Mais il ne l’assumait pas. Il en avait honte.
Il savait qu’il était sale, vétuste. Que la plupart des gens auraient horreur de vivre dans de telles conditions. Alors il évitait d’inviter des gens chez lui.
Mis à part Charlie, Miranda, Fred, Misty, Rayan, Bonnie et Naomi, personne n’y avait jamais mis les pieds.
Certainement pas les filles qu’il avait baisé, en tout cas.
Il s’arrangeait à chaque fois pour aller chez elles ou dans des toilettes publiques, leur voiture ou n’importe quel lieu autre que chez lui.

Un peu à reculons, sourire contrit aux lèvres, Jude guida la jeune femme jusqu’à l’ascenseur puant la pisse (peut-être un peu la sienne, d’ailleurs) ne fonctionnant que quinze jours par mois.
Heureusement pour eux, il semblait fonctionner ce jour là.
« Je… Fait pas d’infarctus lorsque j’ouvrirais la porte s’il te plait… J’peux pas promettre ni pour la vue… ni pour l’odeur »
S’excusa-t-il par avance, pas bien sûr d’avoir laissé la fenêtre ouverte en partant et sachant pertinemment qu’avec Gon et le reste de vaisselle croupissant au fond de son lavabo, l’odeur pouvait être insoutenable sans aération.
Finalement, l’ascenseur s’arrêta à son étage et, alors qu’il suffoquait de plus en plus à mesure qu’il s’approchait de sa porte d’entrée, il marqua un nouveau stop une fois planter devant cette dernière. « T’es sûr de vouloir rentrer ? Je peux aussi nourrir Gon pendant que tu m’attends… partout sauf ici ? »
Proposa-t-il, sourire mi-taquin mi-sérieux aux coins des lèvres alors qu’il tournait la clef à l’intérieur de sa serrure griffée de partout.

Lorsqu’il poussa la porte grinçante le séparant de son studio, sa première pensée fut que non, décidément, il n’aurait pas dû amener Soledad ici.
Comme il l’avait craint, ça puait la mort ici.
Un mélange de renfermer, de Gon et de lui-même dans ses plus mauvais jours. De nourritures faisandées et de moisissure.
Super…
Le genre d’odeur auxquelles il s’était habitué, mais qui le frappaient à chaque fois qu’il quittait trop longtemps les lieux.
Il avait honte. Vraiment honte d’imposer une telle chose à une femme aussi distinguée que Soledad.
Quant à la vue ? Elle n’était pas franchement mieux que l’odeur.
Un lit défait couvert de vêtemnts, une couette roulée en boule à ses pieds et une table basse remplie de bibelots.
Des canettes de bière et de soda à demi écrasées, des sachets de gâteaux vide ou déjà bien entamé, un ordinateur portable couvert de stickers, plusieurs paquets de clopes et un sachet d'herbe laissé bien en évidence avec, évidemment, tout le matériel nécessaire à une bonne roulée.
Deux sacs poubelle traînaient négligemment sur le sol, juste devant son évier encombré de vaisselles. Propre, pour la plupart, mais qu’il avait tout bonnement eu une flemme monumentale de ranger.
Après tout, pourquoi se fatiguer à le faire lorsqu’on finissait inlassablement par la ressortir ?
Rongé par la gêne, Jude se précipita jusqu’à sa fenêtre qu’il ouvrit en grand, faisant claquer le battant contre le mur dans un bruit sec.
Jetant sa cartouche sur la table dégueulant déjà de toutes part, il se dirigea jusqu’à l’un de ses placards mal rangé duquel il sortit un petit paquet de graines qu’il s’empressa de vider dans la gamelle de son colocataire grignotant ses barreaux d’impatience à la vue de son maître.
« On va pas traîner ici… »
Qu’il dit, ouvrant la cage de son rat pour lui administrer une petite caresse sur le dos avant que ce dernier ne se précipite jusqu’à sa nourriture bien aimée.
Retirant son T-shirt qu’il jeta sur son lit déjà couvert de vieux vêtements qu’il aurait depuis longtemps du amener au pressing, il se dirigea jusqu’à son armoire qu’il ouvrit à la recherche d’un T-shirt propre.
« Promit.. C’est pas toujours comme ça… Fin… pas à ce point là………. »

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Soledad Lopez
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Ven 5 Oct - 1:19

Oh darling



Il est petit , l'immeuble de Jude. Petit et sale. Il me rappelle ces espèce de clichés de film policiers, tu sais ? Les immeubles chelou où t'as le flic qui va aller chercher un témoins. J'serais pas étonnée que le voisin de Jude soit un putain d'accroc au crack. Ça entrerait parfaitement dans le cliché. La porte d'entrée de l'immeuble est branlante , serrure abîmée et puis les murs sont jaunît par la crasse et l’humidité. Mets-moi tout ça en noir et blanc et on se retrouve dans L.A noire.Je le vois bien , que Jude est stressé. Qu'il essaie de faire l'idiot avec sa révérence maladroite pour éviter de montrer qu'il n'est pas à l'aise. Je trouve ça adorable. Je trouve ça adorable qu'il pense que j'en ai quelque chose à faire de son immeuble. De son appartement. Parce que j'ai la putain de chance d'être gâtée par la vie. Mes parents m'ont tout offerts sur un plateau. Mon Agent m'a tout offert sur un plateau. Et j'ai jamais eut à me soucier de choisir l'endroit dans lequel j'allais bien pouvoir vivre. Je n'ai même jamais choisis. Lorsque j'étais encore sous la responsabilité de mes parents , je vivais dans cette grande maison, on avait une femme de ménage trois fois par semaines et puis des tortues. Et les tortues étaient notre seul soucis dans cette maison. Nous devions toujours courir après elles parce qu'elles allaient se balader dans le jardin des voisins. Et puis ma chambre était toujours bien propre. J'avais toujours des draps neuf et frais. Et j'avais un grand coffre où il me suffisait simplement de balancer mes jouets (et bien plus tard , tout ce qui trainait) pour ranger la pièce. Et puis quand j'ai voulu partir à l'université, mes parents m'ont payés un appartement tout propre, proche de mon campus, proche d'ailleurs de toutes commodités. Et j'avais pu choisir, sans payer de ma poche , tout les meubles que je voulais. Et si je n'avais pas eut de femme de ménage à cette époque , j'avais tout de même la chance d'être dans un endroit salubre , propre, entretenu. Et aujourd'hui , encore une fois , je vis dans un endroit que je n'ai pas choisi, dans un grand immeuble tout propre et encore une fois, j'ai une femme de ménage pour s'occuper de mes basses besognes trois ou quatre fois par semaines. Tu sais le pire ? Le pire c'est que je ne connais même pas le visage de cette femme. C'est peut-être même un homme. J'en sais rien. Je ne connais que son nom et il ou elle vient lors de mes heures de travail, pendant mes jours d'absence et je ne la croise que très rarement. La plupart du temps , je ne pense même pas à son existence.Alors qui je suis pour juger , Jude ? Je serais vraiment la dernière des putain d’insupportable gamine gâtée et ingrate que le monde ait porter si je me permettais de juger. Je ne suis pas mieux. Je suis le genre de gamine pourri gâtée jusqu'à la moelle qui n'en a rien à foutre des petits employés de maison. Je ne les méprisent même pas. Ils sont pas assez important. C'est peut-être en ça, que je suis vraiment la pire. Parce que ma façon de faire est vraiment nulle à chier. Et j'suis tellement... Tellement égocentrique que j'en oublie même qu'une fois par mois , j'file un salaire à cette personne.

« Bon… nous y voilà » Il lance, avec un sourire rongé d'un stress que je ne lui ait jamais vu. Il est d'habitude si calme, Ju. Il est habituellement habité par tant de flegme que moi aussi , je me mets un peu à stressé. Peut-être qu'il cache quelque chose de grave, dans son appartement ? Peut-être que Ju n'est pas si parfait. Peut-être qu'il y'a enterrer là-dedans , un truc que je devrais pas voir. Qu'il a peur que je découvre. Un truc vraiment grave genre... De la pornographie avec des animaux. Ou un cd de Justin Bieber. Et il me guide vers l’ascenseur qui pue. Je regrette d'avoir mis des chaussures ouvertes quand j’aperçois le sol collant d'urine en ferraille de l'ascenseur. Je reste calme. Je reste toujours très calme parce que je veux pas qu'il pense que c'est lui que je juge de vivre dans un endroit comme ça. Je m'en fiche. « Je… Fait pas d’infarctus lorsque j’ouvrirais la porte s’il te plait… J’peux pas promettre ni pour la vue… ni pour l’odeur » Il dit et je rigole en haussant les épaules. « -J'peux rien promettre. » Je dis , un air faussement outrée , essayant de le calmer un peu. Ça ne fonctionne pas. La boite métallique branlante , se stop. J'en sors , assez rassurée d'être en vie , parce que ce truc doit avoir trois fois mon âge. A en juger par le bruit , j'crois bien que la dernière révision date elle aussi, d'avant ma naissance. Merde. Ce truc pourrait vraiment tuer des gens. « T’es sûr de vouloir rentrer ? Je peux aussi nourrir Gon pendant que tu m’attends… partout sauf ici ? » Il a l'air de plus en plus stresser et je glisse ma main dans la sienne avec un sourire. « -Non. » Je réponds simplement à sa question qui n'attendait sans doute aucune réponse. Je fais un sourire. Ce sourire qui dit que j'ai pas peur de découvrir un peu plus de lui. J'en crève d'envie, même.

Il ouvre la porte et , comme attendu, ça pue. J'vais pas mentir, ça pue vraiment. Mais, c'est la chambre d'un garçon, qui vit tout seul avec son rat. Est-ce que je suis franchement surprise par l'odeur ? Certainement pas. Est-ce que ça aurait pu être pire ? Meh. Peut-être pas. Ça pue vraiment. Mais ça sent pas le cadavre en décomposition non plus. Je vais pas mourir parce que ça sent la sueur. J'entre un peu hésitante alors que Jude, lui, se rue vers la fenêtre pour tenter de faire disparaître l'odeur. Rien de très joli , ici. Que des vieux meubles et puis des vieux draps et puis des vieux murs. Et c'est le bordel. J'vais pas dire le contraire, c'est vraiment mal ranger. Mais encore une fois , Jude ne semble pas recevoir beaucoup de monde ici. Ce n'est pas non plus un garçon dégueulasse. Il semble juste un peu bordélique. Comme beaucoup d'autres garçons. Comme beaucoup d'autres filles, aussi. Je l'observe se dépêché de tout faire pour qu'on parte le plus vite possible et que j'en vois le moins possible. Mais, moi, curieuse, j'avance doucement dans l'univers de Ju. Une pointe de curiosité qui m'habite depuis le début de notre relation. J'inspire doucement , cherche dans mon sac à main , la pomme que j'ai découpée en morceau avant de partir. Je m'approche de la grande cage du compagnon de Jude. C'est un rat tout ce qu'il y a de plus classique. Regards éveillé et puis curieux. Je m'assoie à même le sol , glisse mes doigts entre les barreaux de la cage pour y glisser quelques morceaux de pommes. « -Aime-moi. Aime-moi, aller. » Je dis au rongeur qui m'observe avec curiosité avant d'approcher doucement pour récupérer les morceaux de pommes que j'ai donner en offrande. Vil tentative d'acheter l'amour d'un être qui ne me connait pas. Qui ne me doit rien. « On va pas traîner ici… »  Il dit , Jude et moi je grimace. J'ai même pas le temps de répondre qu'il s'enfuit pour aller retiré son t-shirt après avoir donner quelques granules à son animal. Et je soupire. Peine à me relevé. « Promis.. C’est pas toujours comme ça… Fin… pas à ce point là………. » Je hausse les épaules, encore. Et il ne semble pas me voir , concentrer qu'il est à avoir honte. Alors je me mets à rire. Parce que c'est limite ridicule. Ce ne sont qu'une vaisselle pas faite , quelques fringues sur un lit et puis la table basse dégueulasse. Rien qui ne se règle pas en deux minutes. Pas besoin de se mettre dans un état pareil. Alors ça me fait rire, moi. J'me lève pour attraper le bras de Jude , le tourner vers moi et puis lui faire un sourire amusé.  « -Oh mon dieu, Jude n'est pas parfait. Mon dieu. Je pense que... On va devoir tout arrêter. Parce que moi on m'avait promis le parfait mâle cisgenre et hétéro. Oh non mon Dieu, je meurs... aaaaah. » Je roule des yeux et puis glisse mes doigts contre sa joue , m'approche doucement , alors qu'il semble encore un peu bouder comme un gosse. « -Je m'en fiche que ce soit le bordel dans ton appartement . Si tu savais. En vrai je suis même rassurée que tu sois pas parfait. Et aussi que ton appartement soit pas plein de... De trucs chelous. Genre des compilations de porno gay allemand ou... des cadavres de petites filles. T'es juste bordélique. Je m'en remettrais. » Je dis alors que je me mets à rire plus fort encore. Et puis je me laisse retomber sur son lit tendant le doigt vers la poche verte.

Si je ne suis pas vraiment du style à fumer des substances illicites d'habitude , je dois avouée que je me sens stupide. Du moins un peu. Parce que Jude il a l'air beaucoup plus à l'aise que moi dans cette relation. Il a beau ne pas assumer la gueule de son appartement , il me semble qu'il sait mieux que moi ce qu'il fait. Ce n'est pas mon cas. Je sais rien de ces relations et de comment me faire aimer. Est-ce que je suis aimable , déjà ? Ça m'étonnerais. J'en suis même loin. Il m'accueil chez lui, déjà c'est pas mal. Adam ne l'aurait pas fait. Parce qu'au fond, il s'en foutait de m'inclure. Il avait aucune envie de me présenter à sa vie parce qu'il refusait même la possibilité que j'en fasse partie. « - Tu m'en roules un ? Je ... » Je me mordille la lèvre, un peu inquiète. J'ai pas envie de dire à Jude à quel point je me sens stupide et nulle à côté de lui. J'essaie de sourire , gênée. J'voudrais bien qu'il comprenne sans que je n'ai à le dire parce qu'au fond , la découverte de son appartement , c'est juste un pas de plus dans sa vie. Dans la vision plus globale que j'ai de lui. Et ça n'arrête pas de me plaire. Je continue juste à tomber amoureuse de plus en plus , de plus en plus vite , de plus en plus fort et moi j'ai l'impression que j'ai aucun contrôle là-dessus. J'ai l'impression que je vais juste continuer à tomber jusqu'à ce que lui , finisse par voir que je suis qu'une putain de coquille vide , pourris et inintéressante. Ni belle à l'extérieure , ni belle à l'intérieur. De la merde dans de la merde , sur de la merde. «- Je suis tellement , putain d'angoissée de cette journée... Je... J'ai jamais trop eut de rendez-vous comme ça et puis toi t'es tellement... Je sais pas comment dire. Tellement plus mature , niveau relationnel que moi et moi je me sens stupide et j'ai peur que tu te rende compte que je suis stupide et... » Et je recommence à parler trop. Et plus je parle plus ma voix devient aiguë et plus elle devient aiguë , plus je me sens stupide et plus je deviens rouge et plus ma voix part dans les aiguë. Pitié faites que je me taise. Merde. Merde. « - J'ai envie de te plaire et que tu m'aime bien. Ou que tu m'aimes , j'en sais rien. J'ai envie que ça se passe bien mais je suis sur que ton rat me déteste et ... » Et je parle et je parle , et je parle. Sans arrêt. « - Et j'ai pas envie de me foiré mais je continue de me foiré et je suis même en train de me foiré là maintenant parce que je te dis que j'ai peur de me foiré mais j'ai l'impression que si je te le dis pas maintenant , je vais être ridicule toute l'après midi et je vais encore plus me foiré. » Ma voix finit par s'étranglée et je cache mon visage avec mes mains. « - Mais putain , dans des cas comme ça , s'il te plait dis-moi de me taire. Oh putain, j'ai besoin d'un verre de vin. » Je me sens ridicule et moche , là maintenant. Je déteste ma robe et je déteste ces chaussures de merde. Et je me déteste moi. Par dessus tout.

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Ven 5 Oct - 23:43
Premier rendez-vous.....



Il est stressé, Jude. Il suffoque.
Ignorant Soledad partie appâter son colocataire à coup de morceaux de pommes consciencieusement coupés, il se dirigeait d’un pas pressé jusqu’à son armoire en bois sombre qu’il ouvrit à la volée, bien décidé à en finir le plus rapidement possible et à se tirer avant que la jeune femme n’ai eu le temps d’analyser l’entièreté de son boxon.
Un jour, il l’a ferait revenir ici. Plus longtemps. De manière plus posée. Mais pas aujourd’hui.
Pas alors qu’il n’avait rien préparer et que son intimité la plus totale s’offrait ainsi aux yeux de la belle.
Car contrairement à son appartement à elle, si épuré et si propret, celui du brun était un condensé d’un peu près tout ce qui faisait de lui ce qu’il était à l’heure actuelle.
Il était personnel, laissant transparaître tant ses bons que ses mauvais côtés.
Il était bordélique, certes. N’importe quel pélo posant les yeux sur la pièce serait à-même de le remarquer. Mais ce n’était pas là la seule caractéristique du lieu.
Son PC laissé à branché sur sa table surchargée de déchets témoignait de son petit côté geek, de même que la console de jeux branchée à la minuscule télévision écran plat à demi cachée derrière la cage de Gon.
Les boites de biscuits, de nouilles chinoises et les cadavres de canettes étalées ici et là, tel un cercle religieux autour du saint ordinateur semblaient les témoins de son alimentation catastrophique, future responsable de maladie cardiovasculaire et de diabète, sinon pire.
Les vêtements roulés en boule sur son lit, les sacs poubelle laissé à l’abandon plutôt que descendu au local et la vaisselle propre laisser traîner aux côtés de la sale criaient à qui voulait bien l’entendre l’étendu de la fainéantise du jeune homme alors que ses paquets de cigarettes, l’alcool et la la drogue témoignaient quant à eux de son manque de sérieux.
Et ce n’était là que la partie visible de cet immense Iceberg qu’était son studio.
Un condensé de lui-même et des autres. De ce qui l’avait construit une fois son départ de la maison familiale.
Ici, pas de crucifix ni aucune représentation de chrétienté quelle qu’elle soit. Jude les avait tout bonnement et purement banni. Hors de question de sentir le poids du jugement de cet être qu’on lui avait tant appris à craindre chez lui.
Dieu n’avait nullement sa place ici. Dans cet entre qui était sien. A lui et à lui seul.
Un espace hors du temps où rien ni personne n’avait le droit d’imposer sa loi. Qu’elle soit terrestre ou plus mystique.

Et alors qu’il fouillait dans son placard à la recherche d’une chemise propre, il sentit les doigts de Soledad entourer son poignet, le faisant se retourner d’un seul bond. Observant la jeune femme avec inquiétude, il pensa d’abord qu’elle avait découvert un quelque chose de gênant et qu’elle venait lui en faire part. Mais à son sourire, il comprit qu’il n’en était rien. « -Oh mon dieu, Jude n'est pas parfait. Mon dieu. Je pense que... On va devoir tout arrêter. Parce que moi on m'avait promis le parfait mâle cisgenre et hétéro. Oh non mon Dieu, je meurs... aaaaah. »
Il rit, relâchant doucement la pression qu’il s’était lui-même mise. Ses épaules s’affaissant à l’instant même ou sa petite amie prononça ces mots.
S’il avait su, le soir de leur rencontre, que ces mots là seraient encore utilisés un mois plus tard…
Un homme blanc, cisgenre et hétéro. Le cancer de leur monde moderne, à en croire les féministes et tout une ribambelles d’autres minorité frustrées.
Sans doute était-il privilégié sur certains points, oui. N’ayant jamais connu d’autre position que la sienne, il ne pouvait décemment le démentir ni l’affirmer, mais tout de même. Ce n’était pas pour ça qu’il n’avait pas ses propres problèmes à résoudre. Indépendamment de son statut social.
Ca le faisait bien rire, Jude, ce genre de facilités et de raccourci rassurant.
Il était un homme, il était blanc et il aimait les femmes. Du coup, forcément, tout lui était dû. Tout lui était offert sur un plateau et il n’avait qu’à claquer des doigts pour obtenir ce qu’il désirait.
La blague…
Si seulement tout ceci était aussi simple. Mais non.
Il n’était qu’un Homme parmi des milliards d’autres. Un grain de sable dans un désert plein de sa diversité.« -Je m'en fiche que ce soit le bordel dans ton appartement . Si tu savais. En vrai je suis même rassurée que tu sois pas parfait. Et aussi que ton appartement soit pas plein de... De trucs chelous. Genre des compilations de porno gay allemand ou... des cadavres de petites filles. T'es juste bordélique. Je m'en remettrais. » « Mes pornos gays allemands sont en dématérialisé… ça fait bien longtemps qu’on achète plus de DVD pornographique, tu sauras… C’est bien plus pratique et bien plus discret » Sourit-il, haussant les épaules d’un air fataliste avant de rire doucement et observer le brune se laisser choir sur son lit, une nouvelle bouffée d’angoisse le gagnant à cette vision.
C’était sale. Il n’avait pas changé les draps depuis… depuis quand au fait ?
Ca devait puer la sueur, peut-être même le sperme.
Il ne voulait pas savoir. Il ne voulait surtout pas qu’elle sache elle…
Grinçant des dents, il suivit le trajet de son doigt jusqu’à son sachet d’herbe, haussant un sourcil à sa demande des plus inattendu.
Elle voulait… fumer ?
Non pas que Jude soit spécialement choqué, non. Il savait pour lui avoir déjà posé la question que Soledad n’était pas à sa première expérimentation de ce genre de substance (c’était d’ailleurs pour cette raison que la présence de cette dernière sur sa table ne l’avait pas inquiété outre mesure), mais de là à en demander un ici et maintenant…
Encore une raison de plus pour qu’ils traînent chez lui… Super…

Et alors qu’il s’apprête à lui répondre, tournant son regard vers celui de la jeune femme, alors seulement il remarqua la détresse assombrissant ce dernier.
Elle n’eut pas même le temps d’ouvrir la bouche que déjà il devinait la suite des évènements.
Pas besoin de mots pour qu’il comprenne qu’elle aussi était stressée, même si pour d’autres raisons que lui.
Et il avait déjà très bien compris que lorsque la Mexicaine l’était, elle se mettait à parler de manière irraisonnée.
Ce qui ne manqua pas d’arriver, stoppant Jude dans ses gestes.
 «- Je suis tellement , putain d'angoissée de cette journée... Je... J'ai jamais trop eut de rendez-vous comme ça et puis toi t'es tellement... Je sais pas comment dire. Tellement plus mature , niveau relationnel que moi et moi je me sens stupide et j'ai peur que tu te rende compte que je suis stupide et... »
Et il l’écoute parler, débiter un flot de parole rapide, saccadée, à demi mâchée alors qu’elle se tortille sur elle-même, fuit son regard tout en cherchant à le capter. A se sentir soutenu.
Et il l’observe. Il ne dit rien. Il se contente de la laisser s’exprimer, de vider son sac rempli de toute cette appréhension semblant la dévorer de l’intérieur.
Pourquoi stressait-elle autant, Soledad ?
Il ne comprenait pas.
Enfin… Il avait bien remarqué que la jeune femme manquait cruellement de confiance en elle, bien sûr. Il fallait être aveugle ou diablement égoïste pour ne pas le voir. Mais il ne comprenait pas comment une femme aussi belle et aussi… intéressante que pouvait l’être la brune pouvait être à ce point en désaccord avec elle-même.
Ça lui paraissait presque… risible ?
Si ce n’était si dramatique…
Il ne comprenait pas, non. Mais il savait qu’il ne connaissait Soledad que depuis peu et, quand bien même avaient-ils décidé de sortir ensemble rapidement, il savait qu’il aurait encore une tonne de chose à découvrir sur elle, son passé et on futur.
Alors pour l’heure, s’il ne comprenait pas, au moins savait-il qu’il lui incombait chercher à la comprendre. « - Mais putain , dans des cas comme ça , s'il te plait dis-moi de me taire. Oh putain, j'ai besoin d'un verre de vin. »
Ayant abandonné tout idée de se changer et quitter l’appartement dans les minutes qui suivraient, Jude abdiqua.
Se laissant retomber torse nu sur son lit, il colla son épaule à celle de sa petite amie avant de se pencher attraper son gringer et tout le matériel nécessaire à la conception d’un calmant maison improvisé.
Elle avait raison Sol. Il lui fallait quelque chose pour les nerfs avant qu’elle ne meurt d’un infarctus lié au stress avant même que lui-même n’ai vécu le sien lié à la malbouffe.
Deux modes de vie différents, mais pourtant tout aussi nocif l’un que l’autre.
Finissant de rouler son cône, il le porta à ses lèvres et l’alluma d’un geste machinal avant d’en tirer une longue taf qu’il recracha dans un pouffement détendu. Se laissant retomber tête la première sur les cuisses de la belle, il lui tendit son dû alors qu’il l’observait avec tendresse, genoux orientés vers le plafond. « Alors déjà, Sache que Gon ne te déteste pas. Déjà car il est comme son maître et est facilement manipulé par la bouffe -et évite de te servir de cette info pour me manipuler plus que tu ne le fais déjà, merci-, mais aussi et surtout car si moi je t’aime,y’a aucune raison pour que lui ne t’aime pas » Lâcha-t-il ne plus naturellement du monde, son regard toujours fixé sur elle. « Ensuite… Arrête de penser à ce qui se passerait si quelque chose se passait mal… Ca sert à rien. Ca va juste te mettre dans des états pas possible et ça empêchera jamais ce qui doit arriver d’arriver… Juste… Soi toi même. C’est avec toi que je suis. C’est toi que je veux apprendre à connaître. C’est pas grave si tout n’est pas parfait. Comme tu l’as si bien remarqué, je suis loin de l’être aussi. C’est comme ça… Juste… profite. Si ça doit mal se passer, ça se passera mal. C’est pas la mort. Ca arrive. Alors arrête de trop réfléchir et essaie de juste profiter de l’instant présent. Du bon comme du mauvais »
Il sourit, Jude. Il sourit alors qu’il tend sa main caresser la joue de la jeune femme, entourant finalement sa taille de ses bras avant de venir enfuir son visage au creux de son ventre. « Puis tu sais… T’es bien la première personne qui me dit que je suis mature en quelque chose » pouffe-t-il, caressant son échine du bout de ses doigts, embrassant son corps par dessus ses vêtements du bout de ses lèvres.
Il ferme les yeux, Jude. Il inspire son odeur rassurante et se laisse doucement aller à sa chaleur.
Depuis quand était-il à ce point à la recherche de contact ?
Il n’en savait trop rien.
Ce qu’il savait en revanche, c’était qu’il avait besoin de sentir Soledad contre lui et, à plus forte raison encore, de lui montrer qu’il était là pour elle.
Même s’il n’était rien. Même s’ils ne se connaissaient que si peu. Même s’ils étaient rapide, trop rapide, et que leur relation les mènerait peut-être à leur perte.

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Sam 6 Oct - 19:47

Taste



Tourbillon d'angoisses à l'intérieur. Elles se mélangent entre elles , se contractent en une immense boule à l'intérieur de mon ventre et parfois , ça devient si gros , si lourd, que j'ai du mal à avancer , même. J'en tremble et ça vibre à l'intérieur comme si ça menaçait d'exploser. Et ça explose. Ça explose tout le temps, ça finit toujours par exploser dans une gerbe de paroles informes qui parfois ne fait aucun sens. Je voudrais me retenir mais j'y arrive jamais. C'est comme expirer, ça pousse au bord de mes lèvres, je manque d'étouffer lorsque j'essaie de garder en moi toutes ses paroles sans aucuns sens. Je sais que j'ai l'air ridicule. Mais , je crois que j'ai trop peur, aujourd'hui. J'ai peur qu'il se rende compte que je suis nulle. Que je suis stupide et creuse. Y'a rien d'intéressant à propos de moi. J'crois que la chose la plus reluisante, mon plus gros accomplissement ; qui n'est d'ailleurs même pas de mon fait , c'est que je suis mannequin. Et tout part d'une blague. J'ai pas l'impression de mérité d'être heureuse. Je crois que c'est surtout ça, le plus flagrant à mon propos. J'ai envie d'être heureuse et puis d'être aimée. C'est une envie qu'on a tous. On est tous à vouloir qu'on nous aime. On est tous à vouloir être heureux et équilibré. J'suis ni heureuse, ni équilibrée et c'est peut-être ça , le vrai problème avec moi. Comment je pourrais être pleinement heureuse quand je sais au fond , que chaque belle chose qui m'arrive, n'est pas mérité ? Pourquoi est-ce que j'aurais le droit d'avoir un petit copain aussi adorable et aussi gentil et aussi attentionné alors qu'il pourrait avoir mieux que moi. Il pourrait avoir tellement mieux , Jude. Il pourrait avoir une fille belle et intelligente , une qui est drôle et mince et qui serait tout ce que je suis pas. Une fille cool. Qui a pas besoin de se maquillée pour être belle. Qui a besoin de rien du tout. Pas besoin de faire des régimes et du sport parce qu'elle serait déjà parfaite. Je sais que Jude dit que je suis magnifique parce qu'il veut me faire plaisir. Je sais qu'au fond je suis vilaine et pas spécialement intéressante. Je le sais , je le sais très très bien. Je sais très bien qu'il dit qu'il veut me voir telle que je suis mais qu'il aimerait pas ce que je suis. Il aimerait pas savoir que je suis qu'une pauvre fille qui a un besoin d'attention désespéré, qui se cache derrière une fausse perfection alors que ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu'elle est fébrile. Et puis j'ai peur de manger aujourd'hui. J'ai peur d'avoir à manger quelque chose, qu'il remarque à quel point c'est une épreuve pour moi, maintenant. De seulement avaler quelques bouchées d'un plat même le plus légers. J'arrive pas à manger. J'arrive plus à manger. Et a chaque fois qu'il faut que je mange, parce qu'il faut bien que je le fasse au moins de temps en temps , je le fais seule. Sans personne pour me regarder. Aussi étrange que ça puisse être, il m'est devenu pratiquement impossible de manger quoi que ce soit devant qui que ce soit. Je ne peux pas. Je ne peux surtout pas faire ça. Mais ça , ça je le force à rester à l'intérieur. Même quand je déballe tout , ça je le garde parce que s'il l'apprends , Jude pourrait se dire que je ne vaut pas le coup de tant d'embêtement.
Je veux pas que Jude me voit telle que moi je me vois. Je veux que Jude me voit telle que je voudrais être. Et c'est peut-être impossible , c'est peut-être une attente ridicule. Après tout, la personne que je voudrais être n'existe pas. Pas chez moi , en tout cas. Alors ouais , je mens. C'est devenu une habitude. Et quand je stresse trop , je finis par tout lâcher. Et on se rends compte , très vite qu'en fait j'ai aucune confiance en moi. Et j'ose plus regarder Jude dans les yeux après ce genre de crises.

Mais Jude ne dit rien. Il ne me dit pas de me taire comme je le lui demande. Il ne me dit pas non plus que je suis folle qu'il faudrait que j'aille me faire soigné. Ce qui serait sans doute légitime vu les scènes que je lui fais. Je sais que j'ai dis qu'il n'est pas parfait, une seconde plus tôt. Mais je crois qu'en fait c'est un mensonge. Jude est toujours aussi parfait. Aussi bordélique et feignant qu'il puisse être. C'est un garçon sensible , qui se préoccupe vraiment de moi. Qui réfléchit vraiment à comment me rendre heureuse. Et quand il me prends dans ses bras , j'ai vraiment l'impression d’être belle. C'est peut-être pas vrai , mais ça me fait me sentir spéciale. Il se mets à roulé comme je le lui ai demander. Il ne critique pas ma façon soudaine , toujours plus soudaine de craquer. Il reste calme. Tout le temps. Jamais énervé , toujours doux et puis conciliant. Est-ce que j'ai le droit d’espéré un garçon aussi bien ? Il allume le cône et puis il me le tends. Ju glisse sur mes genoux et automatiquement , ma main glisse contre son crâne. C'est devenu si vite une habitude. Pour lui et pour moi que je ne me pose déjà plus la question. J'adore le dorloté et je crois qu'au fond , lui aussi adore ça. J'ai promis à Jude que je lui donnerais assez d'amour pour rattraper les 23 ans passés sans en avoir. « Alors déjà, Sache que Gon ne te déteste pas. Déjà car il est comme son maître et est facilement manipulé par la bouffe -et évite de te servir de cette info pour me manipuler plus que tu ne le fais déjà, merci-, mais aussi et surtout car si moi je t’aime ,y’a aucune raison pour que lui ne t’aime pas »  Je me mord la lèvre inférieure. Il dit qu'il m'aime aussi facilement que ça et j'me sens prête à pleurer. Parce que je sais que ce n'est pas de ce genre d'amour qu'il parle. Evidemment. Il dit juste qu'il aime être avec moi. Je sais très bien. Je ne suis pas stupide. Je n'ai plus quinze ans non plus. Mais alors pourquoi ça me fait autant plaisir ? Pourquoi je me sens aussi bien quand il me dit des choses pareilles. Quand il glisse ses doigts contre mon visage , quand il fait des sourires aussi adorables ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce que moi je suis déjà si amoureuse de lui ? Pourquoi. J'inspire sur le cône extrêmement bien réalisé et recrache en toussant un peu , peu habituée à fumer des trucs aussi fort. Il dit que je devrais pas m'en faire si je me foire. Que même si c'est le cas , ça changera rien. C'est pas si grave. Mais ça l'est. C'est grave pour moi. Il dit qu'il veut que je sois moi-même , pour la seconde fois. Et je hausse les épaules.

Le soucis dans tout ça. C'est que je suis déjà moi-même. Je ne cache rien de plus que moi même. Un monstre qui porte des robe plus chère que le loyer de l'appartement dans lequel on se trouve pour cacher qu'elle est moche et grosse. Je suis insécurisée pour tout. Je suis tout le temps en train de doutée de moi-même et j'ai toujours peur de faire des bourdes parce que je me sens comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. J'casses tout ce que je touche. J'ai peur de casser notre relation. « -Tu dis ça, mais si tu me voyais comme moi je me vois , tu ne m'aimerais plus du tout. » Je dis , la voix brisée par l'émotion , je fume plus fort encore , espérant par la même occasion ne pas avoir cette sensation à l'intérieur. Il se serre contre moi , ses lèvres contre mon ventre que je rentre presque automatiquement parce que je veux pas qu'il soit écoeuré par toute cette horrible graisse qui déborde de ma robe. Il dit qu'il n'est pas si mature, que je suis la première personne à dire ça de lui mais , en vérité , c'est vrai qu'il est plus mature. Il me calme toujours quand je suis angoissée, il fait toujours attention à moi et puis il a tellement l'air de savoir ce qu'il fait. Il ne se laisse pas comme moi , submergé par toute ses émotions. Et puis je me serre contre lui , j'veux pas qu'il voit mon visage contrit par le doute, mes yeux à demi clos par la weed, qui m'est trop facilement montée à la tête. « - Je suis désolée. Je t'assure que j'essaie d'avoir plus confiance en moi et tout. Mais, parfois ça me paraît juste... Insurmontable. Je me sens tellement jamais assez belle et tellement jamais assez intelligente et jamais assez drôle et j'ai toujours peur d'en faire trop... » Je souffle même si je suis plus calme , je fume , je continue de fumer. « -j'ai envie que ça marche. »

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Dim 7 Oct - 9:33
Premier rendez-vous.....



IIl ronronne, Jude, fermant instantanément les yeux au contact de la main de Soledad dans son cuir chevelu.
Il est bien, là. Il se sent détendu lorsque la belle lui administre de telles caresses. Une habitudes prise rapidement, peut-être trop rapidement même, surtout aux yeux d’un homme qui ne l’assumerait nul part ailleurs qu’entre ces murs, seul avec cette femme qui le faisait fondre plus rapidement qu’aucune autres.
Alors il se laisse aller à ses papouilles, tentant de la rassurer de ses mots, de ses baisers à son vendre doux qu’il adore embrasser. En caressant son échine, glissant ses doigts le long de sa colonne, agrippant ses hanches larges. Des hanches de femme. Des hanches qu’il adorait à empoigner, à caresser de la plante de ses doigts.
Elle était belle, Soledad.
Il le pensait à chaque fois que son regard se portait sur elle.
Elle avait un jolie visage, un jolie corps…
Certes, il était plus rondelet que celui de la plupart des standard actuels, et alors ?
Jude n’avait jamais trop aimé les conventions.
Être mince, pourquoi pas. Naomi l’était plutôt, quoi que ressemblant plus à une bouteille d’orangina d’un mètre cinquante six qu’à une baguette chinoise sur pattes, mais tout de même.
Être maigre, c’était autre chose…
Mieux valait faire envie que pitié, disaient certains, et Jude était parfaitement d’accord avec eux.
D’autant que, au-delà de son poids, la Mexicaine était et resterait sans doute toujours une belle femme. Avec vingts kilos en plus ou en moins, elle le resterait. C’était comme ça.
Et alors qu’il pensait ainsi, entourant le corps de la belle de ses bras, il se prit à penser que, la première fois qu’il l’avait enlacé de la sorte, elle lui avait sembler un peu plus épaisse.
Était-ce son imagination qui lui jouait des tour ? Sans doute. Ou peut-être tout simplement que la jeune femme avait perdu un ou deux kilos nécessaire à l’un ou l’autre de ses shooting photo.
Jude n’y comprenait rien, à toutes ses obligations de mannequin. Il n’y comprenait rien et, ne voulant pas être le petit ami invasif et chiant que tous exécrait, il préférait pour l’heure ne pas trop se mêler de cette partie de la vie de sa petite amie.
Après tout, si elle mangeait aussi peu, c’était qu’il devait bien y avoir une raison. Comme ces sportifs contraint à la fonte et à la refonte musculaire avant et après d’important concours.
Ca devait être à peu près le même genre d’obligations, non ?
De toute manière, tant qu’elle s’alimentait suffisamment pour ne pas tomber malade, Jude estimait qu’il n’avait pas son mot à dire.
Elle avait survécu avant leur rencontre, il n’y avait pas de raison pour qu’il tape une parano sitôt après s’être mis en couple avec simplement car son mode de vie ne correspondait pas à ses standards à lui, non ?
Embrassant le corps voluptueux de la jeune femme, il se serra encore un peu plus contre elle, profitant du silence suivant ses paroles pour inspirer une fois de plus ses effluves rassurante. Mélange de son odeur à elle et de parfum luxueux.
 « -Tu dis ça, mais si tu me voyais comme moi je me vois , tu ne m'aimerais plus du tout. » Qu’elle avait répondu d’une voix basse alors qu’il lui avait demandé de simplement être elle-même et d’arrêter de se stresser toute seule pour rien. Il l’avait entendu, mais il n’avait rien dit, continuant sa tirade d’une voix douce et conciliante. Car il le savait, Jude. Il savait que Sol avait une estime d’elle qui n’était pas bien haute, sans vraiment qu’il ne sache pourquoi.
Et alors qu’il se niche au creux du corps de la belle, sentant son torse se surélever à chaque fois qu’elle tirait son déstressant maison, il l’écouta reprendre avec plus de calme cette fois. « - Je suis désolée. Je t'assure que j'essaie d'avoir plus confiance en moi et tout. Mais, parfois ça me paraît juste... Insurmontable. Je me sens tellement jamais assez belle et tellement jamais assez intelligente et jamais assez drôle et j'ai toujours peur d'en faire trop...j'ai envie que ça marche. » A ces mots, le garçon se détacha d’elle et se redressa sur le lit. Attrapant son tube, il le porta une fois de plus à ses lèvres et en aspira une longue taf avant de le lui rendre, s’approchant de ses lèvres qu’il caressa de sa fumée avant de l’embrasser à pleine bouche, leur baiser noyé dans une voûte de brume blanchâtre.
Se reculant, il lui sourit avec tendresse avant de grimper sur son lit, jetant ses chaussures au sol de coups de pieds vigoureux avant d’en faire le tour et se poster à genoux derrière elle.
Entourant ses épaules de ses bras, il la força à se reculer quelque peu avant de se coller dos au mur, la jeune femme enlacée contre lui, entre es cuisses entrouvertes.
« Et si au lieux de flipper qu’un jour je puisse te voir comme tu te vois toi, tu n’essayais pas plutôt de te voir comme je te vois moi ? A savoir une belle femme, marrante, intelligente, du moins loin d’être idiote, généreuse et beaucoup trop stressée pour son propre bien »
Susurra-t-il tout contre son oreille, aspirant son lobe entre ses lèvres, le mordillant du bout de ses dents. « J’vais pas te mentir Sol. Tu seras sans doute jamais la plus belle, ni la plus intelligente, ni même la plus marrante que ce monde ai un jour porté. Mais tu sais quoi ? Moi non plus. C’est comme ça. On y peut rien » Sourit-il, déposant plusieurs baiser papillons à son cou, sa nuque, la naissance de son épaule. « Je m’attend pas à ce que tu sois parfaite tu sais ? Ca me ferait même flipper si tu l’étais. J’trouverais ça louche de ouf » Qu’il pouffe, ses bras serrant plus fort la jeune femme contre lui, caressant son ventre, remontant jusqu’à la naissance de sa poitrine sans jamais dépasser la limite. « Tu me plait Sol… Vraiment… Et j’voudrais vraiment que tu sois assez à l’aise avec moi pour ne pas penser que la moindre de tes actions pourrait me laisser à penser que tu vaux pas le coup… Parce que si j’peux pas te faire des promesses pour l’avenir, j’peux au moins t’assurer que j’suis sérieux quand je dis que j’veux nous donnez une chance. Que tu sois spécial pour moi... »

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Soledad Lopez
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Dim 7 Oct - 22:08

Eat





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Lun 8 Oct - 20:46
Premier rendez-vous.....



Il l’a sent, Sol, frissonner sous ses doigts et ses baiser suaves à son cou et ses épaules.
Il l’a sent, fébrile sous son corps d’homme, sa respiration s’accélérant à mesure qu’il l’a serre au plus près de lui.
Elle est mignonne, Sol, à se montrer si réactive à chacune de ses caresses. Il aime ça, Jude. Il l’aime elle, même s’il n’est pas encore près à l’assumer entièrement.
Elle est belle, Sol. Et puis elle est gentille. Rigolote. Intelligente.
Elle est stressé, aussi. Trop stressée Et elle parle beaucoup.
Elle a peur de tout. De rien surtout. Mais ça le gêne pas, Jude, cette façon qu’a Soledad a de trop parler, de révéler ce qu’elle pense de manière décousues, brutale.
Peut-être même qu’il aime ça, la franchise avec laquelle elle lui fait part de ses craintes pour la plupart infondées.
S’il est vrai qu’il préférerait qu’elle se sente à l’aise en sa présence, qu’elle n’ait pas à se mettre dans un tel état d’anxiété à chaque doute, il ne peut nier s’être sentit touché lorsqu’elle lui avait avoué désirer être une femme digne de lui quand, clairement, elle valait sans doute mille fois plus que lui.
Mais qu’importait, au final.
En amour, aucun des deux amants n’avait plus de valeur qu’un autre. Ce n’était pas comme ça que ça fonctionnait. Et c’était cela que Jude voulait enseigner à Sol. Lui qui, comme elle l’avait si bien dit, était plus mature qu’elle à ce niveau là.
Croisant ses mains sous la poitrine imposante de la belle, il inspirait son odeur sucrée aux effluves de Marie Jeanne avec délice.
Elle sentait bon, Sol. Elle sentait la luxure, la douceur et l’amour.
Parfum coûtant sans doute le prix de son loyer.
Il le savait, Jude, que chacun des vêtements de sa compagne équivalait à son salaire.
Mais il s’en foutait. Il en avait réellement rien à foutre de tout ça.
Elle était la belle et lui la bête. C’était ainsi.
Deux être si différents, mais à l’histoire d’amour peut-être la plus appréciée de tout les temps.
Alors qu’importait, au final, qu’ils ne viennent pas du même monde, tant qu’eux se complaisaient dans le leur. Dans cette brèche hors du temps qu’ils s’étaient créé loin de cette réalité lourde et parfois opressante.
« -Je crois que je suis doucement en train de tomber follement amoureuse de toi. Je comprends pas pourquoi. Je comprends pas ce qui fais que je développe des sentiments si forts pour toi, Jude. Et c'est peut-être ça qui me fait parler... » Qu’elle dit, Sol, caressant les clavicules de garçon du bout de ses doigts.
Et il frissonne, Jude, alors que la déclaration résonne à ses oreilles.
Il ne s’y attendait pas.
Vraiment pas.
Et il ne savait pas trop comment y réagir.
Avait-il peur ? Non. Pas vraiment. Peut-être un peu, mais pas tant que ça au final.
Ressentait-il la même chose ? Il n’en savait trop rien, à dire vrai.
Si Soledad lui demandait s’il l’aimait, il répondrait sans hésité que oui. Car c’était le cas. Il l’aimait. Mais il n’était et n’avait jamais été le genre d’homme capable de telles déclarations, encore plus lorsqu’on le prenait de court.
Il se sentait acculé, forcé à dire des mots qu’il ne sentait pas près à prononcer. Pas comme ça. Pas si tôt. Pas alors qu’il avait besoin de plus de temps pour se faire à l’idée d’une relation naissante.
Il aimait Soledad, oui. Il ne pouvait le démentir plus longtemps.
Il l’aimait et, entre ses bras, il se sentait plus à sa place qu’il ne s’était jamais sentit.
C’était dur pour lui de se l’avouer, mais la tendresse que lui offrait la femme était tout ce qu’il avait toujours désiré, tout ce qui lui avait toujours manqué.
Et s’il avait encore honte d’éprouver un tel désir d’amour et de tendresse, il ne pouvait se mentir à lui-même lorsqu’il sentait son coeur et son corps fondre à chaque caresse de la jeune femme à son cuir chevelu.

Fuck son père, fuck les normes clamant que ce genre d’action étaient réservé aux fiottes, aux pédés et au femmes. Fuck l’univers, même, s’il le fallait.
Lorsque Soledad le prenait dans ses bras, il se foutait pas mal du reste du monde. Il était là, ici et maintenant, et il ne voudrait être nul part ailleurs qu’ici même
La femme lui avait fait découvrir un désir qu’il s’ignorait posséder, qu’il n’aurait sans doute jamais accepté si elle n’avait prit les devants sur lui.
Elle ne lui avait rien demandé, Sol. Elle s’était contenter d’être elle-même. Tendre et remplie d’un amour débordant qu’elle ne demandait qu’à offrir.
Et Jude ne l’en aimait que d’avantage.
Il l’aimait. Oui.
Il allait bien devoir se l’avouer un jour ou l’autre. Le lui avouer à elle. Mais pas maintenant. Il n’était pas près.
Elle avait beau dire qu’il était le premier à lui faire un tel effet, Jude en doutait sincèrement.
Il en doutait car, dans le cas contraire, elle ne serait pas rester avec son ex aussi longtemps. Pas compte tenu du fait de comment il l’a traitait.
Il était beau, Adam. Jude n’était pas aveugle. Pas besoin d’aimer les hommes pour reconnaître le potentiel séduction de l’un d’entre eux. Connaître ses rivaux, c’était là l’essentiel.
Et s’il n’avait rien dit, Jude, ça le faisait vraiment chier de savoir que Sol lui parlait encore, maintenant qu’ils étaient officiellement ensemble.
Ca l’emmerdait de savoir qu’il lui tournait autour et qu’elle le laissait faire. Qu’il serait toujours une ombre dans sa vie.
Mais il ne se sentait pas de lui dire de l’envoyer chier pour de bon après seulement 24h de relation.
Il n’en avait pas le droit.

« -J'ai envie de toi. »
Des mots doux, suaves. Une main remontant le long de sa cuisse et une paire d’iris clairs planté dans les siennes, charbonneuse.
Il sourit, Jude. Il sourit et il observe la femme lui faisant face se redresser et retirer sa robe avec une assurance presque surprenante, sans doute induite par la weed.
Il l’observe et se mord la lèvre lorsqu’elle lui demande le plus sérieusement du monde lui faire l’amour. là. Ici. Dans cette garçonnière sale et puante.
Il hésite, Jude.
Il n’a aucune envie de faire l’amour ici, dans cet entre encore vierge de tout péché de chair.
S’il c’est branler un nombre incalculable de fois en ces lieux, si même Charlie l’avait plus d’une fois souillé de ses fantasmes, Jude ne se souvenait pas y avoir une seule fois baisé.
Naomi, peut-être, au tout début de leur relation. Mais même là, il n’en mettrait pas sa main à couper.
Il avait à chaque fois éviter d’inviter ses plans culs chez lui, préférant faire son affaire chez elles, dans leurs voitures ou à peu près n’importe ou sauf ici.
Il ne voulait pas les amener jusqu’à ces lieux, cet appartement puant la pisse et le moisi.
Elles n’auraient pas eu le temps d’atteindre son studio que déjà l’insalubrité du hall aurait eu tôt fait de les faire fuir.
Non. Hors de question.
Jamais il n’aurait ramener l’un de ses coups ici.
Alors là, à voir Soledad en sous vêtement de dentelle debout devant lui, il hésite. Il ne sait pas quoi faire. Écouter son corps ou sa conscience ? Son coeur et son raison ?
Il hésite. Il pèse le pour et le contre avant de finalement abdiquer.
Comment résister à pareille proposition ?
S’asseyant au bord de son lit, il attrapa la jeune femme par les hanches et la força à s’asseoir à califourchon sur lui alors qu’il ravissait ses lèvres avec fièvres, ses mains retrouvant seules le chemin jusqu’à ses seins tant adulés.
« Tu m’rends fou Sol. Tu le sais ça ? Tu m’rends totalement fou »
Qu’il dit entre deux baisers langoureux, frissonnant au contact des doigts de la belle contre son torse nu.
La surélevant doucement, il déboutonna son jean d’un geste assuré, le descendant à ses genoux avant de rasseoir la belle sur ses cuisses, la protégeant de son corps des impuretés de son matelas.
Embrassant son cou, il glissant l’une des ses mains entre les cuisses de la belle, effleurant son intimité du bout de ses doigts, la préparant à son arrivée des plus imminente.

Essoufflé, le coeur martelant contre la poitrine se soulevant au rythme effréné de sa respiration, Jude se laissa basculer en arrière sur son lit, écrasé par le poids de la femme qu’il entraînait dans sa chute
Riant d’un air las, satisfait, il enveloppait Soledad de ses bras d’homme, la gardant au plus près de lui avant qu’il tentait d’aspirer l’air par grandes bouffées, désireux de remplir ses poumons d’oxygène.
« Tu sais… Que je crois que c’est la première fois que j’le fais ici ? Autrement qu’avec moi-même, s’entends » Sourit-il, embrassant son amante du bout des lèvres, ses doigts parcourant sa taille nue, remontant le long de son échine « Tu veux faire quoi, maintenant ? » Demanda-t-il d’une voix douce, bientôt coupé par le cris de son voisin du dessous, Alcoolique au dernier degré, criant une fois de plus après son ex, la caissière ou la gente féminine dans sa globalité.
Grimaçant en réponse au vocifération du quarantenaire, Jude se mordit la lèvre d’un air désolé avant de se redresser et déposer un dernier baiser contre l’épaule de la belle. « Désolé… Le fond sonore n’est pas de très haute qualité... »

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Soledad Lopez
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Mar 9 Oct - 21:54

Love song



Jude est un prénom étrange à mes oreilles . Presque de ceux qui n’existe que dans les films, d’un pays lointain millénaire et merveilleux, c’est doux. Si étranger, pourtant , à force de l’avoir mémoriser par coeur, de me l’être répéter, comme une ode à tout ce qui est beau, il a finit par représenter quelque chose. Toute une relation basé sur mon regard à moi, son sourire à lui. Rien d’autre autours, tout serait de trop.Il  ne semble être déranger par personne. Sourire accrocher aux lèvres, le temps , la vie, rien ne semble l’atteindre et son sourire immuable fait rêver. Je voudrais le comprendre, sans parvenir à demander, sans essayer pourtant je n’essaie pas de demander, n’essaie pas de m’introduire dans sa vie, parce que ce n’est pas ma place. Ma place à moi , c’est de regarder. C’est d’admirer, c’est de voyager à travers Jude, de me sentir aussi bien fasciner qu’attiré en sachant tout de même que je n’ai aucun droit sur lui. Je n’ai pas plus de droit que les autres, je suis peut-être sa petite amie mais, n’ai aucun mérite, aucun pouvoir sur Ju. Seulement des envies. Des désirs quoi que j'en dise. Même si je ne m’y plonge pas, je sais qu’au fond, évidemment, je suis attiré par cet homme. Qui ne le serait pas ? Parce qu’il brille, plus facilement que les autres. Il est solaire, lunaire peut-être , sa beauté brille d’une froideur étrange. Je ne la comprends pas tout à fait mais me sais charmée, me sais fascinée. N’est-ce pas là , le plus important ?  Et ce n'est pas grave s'il ne réagit pas aux mots que je prononce. C'est pas grave s'il ne sait pas quoi me répondre lorsque je lui avoue, avec la sincérité inhérente à l’absorption des drogues que je l'aime. C'est vrai que je l'aime. Je ne mens pas quand il me regarde , Jude. Je n'attends pas de réponse. Je veux juste me laisser aller aux bas instincts, ceux qu'on comble par du contacte. Ceux qui réchauffent un peu plus , juste un petit peu plus leurs cœur et puis l'âme. C'est tout ce que je veux quand il est là. C'est tout ce que je veux quand il se glisse contre moi , qu'il me prends sur ses genoux , qu'il m'embrasse avec la fièvre , quand il me serre contre lui et moi je m'accroche. Je me serre contre lui. Je ne veux pas toléré le moindre espace entre nous. Je veux juste, avoir Jude prêt de moi. Qu'il me dise encore tout les beaux mensonges , qu'il inspire encore mon odeur en fermant ses yeux. Je veux juste que Jude me garde. « Tu m’rends fou Sol. Tu le sais ça ? Tu m’rends totalement fou » Comme une réponse à mes prières et son sourire me donne envie.  Je me mord la lèvre inférieure , glisse mes doigts contre son visage alors que sans attendre trop , il se glisse en moi, avec une assurance non feinte. J'inspire dans un gémissement, les doigts qui me parcourent. « -Dis-le encore , Jude. » Je supplie contre son oreille. Comme un appel à la luxure, supplication gutturale.

Il me fait l'amour, Jude. Il me fait l'amour aussi fort qu'hier soir. Il me dit des belles choses à l'oreilles et puis moi , je ronronnes sous chacune de ses caresses. Il me fait l'amour comme toujours , facilement , avec une passion qu'il est le seul à avoir. Il connait les coins et puis les recoins , il les usent contre moi , il m'uses moi , jusqu'à ce que je sois fatiguée , jusqu'à ce que ma voix s'éteigne contre son épaule , jusqu'à ce que ruisselante de sueur , je me laisses tomber , las contre lui. Jusqu'aux dernières barrières de mon pauvre être décharné qui s'agite contre lui. Après sa besogne , il se laisse tomber sans ménagement sur le  dos et je perds l'équilibre ,tombe contre lui sourire aux lèvres. Sourire de circonstance, béat d'un moment de grâce. Il rit , lui aussi. Ses mains contre mon corps encore brûlant et moite , contre ma taille et puis mes hanches, je me blotti contre lui. « Tu veux faire quoi, maintenant ? »

Piètre amoureuse que je suis , je connais pas vraiment les codes d'une relation normal et normée. Je connais pas les codes qu'on emprunte aux autres , ceux qui font que notre vie est comme celles des autres. On organise un rendez-vous classique , d'un restaurant , d'un cinéma , d'une balade en amoureux , ne sachant pas grand chose l'un de l'autre , on tombe amoureux quand-même. Je souffle d'un stress que je comprends pas. J'ai pas faim. J'ai pas faim , allons dîner.  Parce qu'une minute , une seconde de plus avec Jude, c'est une minute , une seconde à être moins seule , à m'appartenir un peu moins. J'ai la tête qui tourne de lui, d'un peu plus de son odeur sur sa peau nue. Un parfum qui me rends , un tout petit peu nostalgique de quelque chose, sans trop savoir quoi , et comme aimantée , j'ai envie d'aller retrouver ses lèvres . Il me parle et j'ai du mal à répondre , à suivre la conversation d'une organisation qui m’intéresse peu. Je pourrais résumer mes réponses en une seule et même phrase. « On pourrait aller au fin fond de l'enfer , si je suis avec toi, je vais bien ». Je vais bien quant tu souris de ton visage parfait , quand tu me parles d'une voix , si douce. Quand tu me complimentes et que comme une idiote je n'ose , rien dire. Je n'ose rien répondre , m'accroche à ton regard, m'y noie.  Et je suis fasciner. Je suis putain de fasciner par tes yeux , par ton sourire , par ce que tu dégages. Et même quand tu te fâches , tu as l'air d'un homme bien. Peut-être bien que tu t'en fiche que je sois qu'une grosse qui se cache dans des beaux vêtements. Que je roule en mini  parce que je me cache les yeux , me bouche les oreilles quand je repense à  moi-même. Celle qui m'appelle parfois. Je préférerais peut-être retourner du côté de ceux qui aspirent à mieux , la seule chose qui me manquais , c'est lui. C'est lui , lui encore lui. Il est mieux que ce que j'avais imaginer. Et pourtant , je découvre encore les codes d'une relation que j'ai jamais eut.  Pourtant j'ai aimer. Jamais assez pour combler le creux de mon estomac. La solitude laisser par Adam. Avant c'était moi , moi et encore moi.  Je ne pouvais compter que sur moi. Je ne pouvais m'en sortir qu'avec la force de mes pauvres bras.  Si petit être , si fragile esprit , j'me suis perdue , un million de fois encore , même après le sucés. Aucun points d'encrage ,si je disparais , qui s'en soucis ?  C'est pire depuis le succès même.  Et j'ai du faire face à cette solitude , aussi longtemps que Jude n'était pas dans ma vie. « -Je veux juste rester ici , deux minutes. Restes contre moi. » je souffle contre son oreille , enfouit ma tête dans sa nuque.

Ses yeux rencontrent les miens et je m'y perds encore , il est beau. Il est tellement beau , putain. Et y'a son odeur partout sur moi , pour la première fois je me sens appartenir à quelqu'un sans avoir à me donner vraiment. Je me sens bizarrement appartenir à cet endroit, très peu étrangère dans un lieu qui est pourtant si nouveau , j'ai l'impression de respirer , ici.  Je me sens importante quand il me regarde et c'est bizarre parce qu'on a passer seulement quelques heures ensemble pourtant , être avec lui me rappelle à de plus grandes choses. J'ai envie de devenir une meilleurs personne pour ce garçon. J'ai envie de le voir tous les jours et parler d'amour avec un inconnu est peut-être stupide mais je sens pourtant une chose qui ne m'avait jamais traverser. Un sentiment nouveau que celui de ne plus jamais avoir à me débrouiller seule , de ne plus jamais être apte à vivre sans quelqu'un encore. Et puis ils ont tous disparu les gens que j'aimais. D'un autre temps , d'une autre vie , je ne les voit plus que dans mes rêves , dans des souvenirs étrangement horrifiques , de l'amour qui n'en est pas vraiment. Qui n'en a jamais vraiment été. Pourquoi est-ce que sans qu'il ait besoin de mettre des mots sur ses sentiments , j'ai l'impression d'être aimée par Jude plus que je ne l'ait jamais été. Je reste là , allongée , presque nue contre lui. Le body débraillé , la dentelle mise à mal par ses mains d'hommes et puis je reprends tout doucement pied dans la réalité. « -Je m'en fiche de ce qu'on peut faire. Je suis bien avec toi . Juste avec toi. » Je souffle , cherchant ses lèvres souriantes , glissant mon index contre la lèvre sèche du jeune homme. « - On peut aller où tu veux. On peut rester ici. On peut sortir , aller dans le parc que tu voulais me montrer. Je m'en fiche. »


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Jude Miller
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Mer 10 Oct - 21:48
Premier rendez-vous.....



Silencieux, Jude observe Soledad se lover contre lui sur le matelas. Paupière closes et sourire aux lèvres.
Elle est belle, Soledad. Il l’a pensé la première fois que son regard l’avait croisé, ivre, au beau milieu de cette boite de nuit. Sa peau hâlée illuminé par les spots colorés fendant la pièce. Tourbillon multicolore déformant sa vision.
Elle est belle et l’est d’autant plus alors que son visage il y a quelques secondes encore contracté par le plaisir semblait maintenant apaisé et détendu. Il aimait cet air hors du temps illuminant son visage, semblant irradier de tout son être chaud et transpirant.
Alors il profite de cet instant pour l’observer encore un peu plus. Tracer les traits doux de sa mâchoire de ses yeux. Redessiner ses lèvres pulpeuses, sa nuque couverte d’une masse de cheveux bouclés, humide de leurs ébats.
Il l’observe, sourire satisfait aux lèvres alors qu’il lui demande ce qu’elle veut faire pour occuper la suite de leur journée.
Si ça ne tenait qu’à lui, il pourrait passer l’après-midi ici à lui faire l’amour sous toutes ses formes, dans toutes les positions existantes. Qu’elles soient ou non répertoriée dans le kamasutra.
Il pourrait rester là, lover contre elle, à profiter de la chaleur de son corps, de ses gestes doux, de ses caresses à ses cheveux et de ses baisers sucrés.
Il pourrait passer le restant de ses jours ici, à dire vrai. Si seulement vivre d’amour et d’eau fraîche était réalisable.
« -Je veux juste rester ici , deux minutes. Restes contre moi. »
Il sourit, Jude. Sourit à ces mots alors qu’il se laisse retomber contre le matelas, Soledad serrer aux creux de ses bras. Envelopper de son corps d’homme. Plaquée contre son torse moite.
Il soupire de bien être alors qu’il sent son souffle chaud sur sa nuque, le faisant délicieusement frissonner.
Il parcourt son échine de ses doigts, jouant le long de sa colonne, se délectant de la douceur de sa peau contre la sienne.
Et lorsqu’il se recule, ancrant son regard dans celui de la belle, il ne peut s’empêcher de lui sourire.
Pourquoi après seulement deux rendez-vous se sentait-il déjà à ce point proche d’elle ?
Pourquoi, alors qu’ils n’étaient ensemble que depuis quelques heures, il ressentait à ce point le besoin de rester à ses côtés ?
Avec Naomi, il lui avait fallu plusieurs longues semaines avant de s’accommoder à sa présence dans sa vie.
Avec son ex, il lui avait fallu attendre plusieurs mois avant de ne serait-ce que proposer qu’ils se voient de manière plus intime que comme de simples amis.
Pourquoi est ce que tout ça lui semblait si simple lorsqu’il s’agissait de la Mexicaine ? Il ne comprenait pas, Jude. Il ne comprenait pas du tout.
Ca lui faisait peur, même.
Il était effrayé à l’idée de se sentir aussi dépendant d’une femme qu’il connaissait si peu. D’être à ce point dans l’attente de ses attentions. De sa tendresse et de ses baisers. Du contact de sa peau sous ses doigts. De son corps tendre pressé contre le sien. Avide d’amour et de luxure.
S’il se sentait déjà comment ça seulement un mois après leur rencontre, qu’en serait-il d’ici deux mois ? Six ? Un an ? Dix ans ?
Il avait peur, Jude. Peur des sentiments qu’il éprouvait pour la jeune femme et de l’évolution probable de ces derniers.
Il avait peur, mais, d’un autre côté, il se sentait inexorablement attiré par ces derniers. Curieux de connaître leur évolution. De voir si c’était elle, celle qu’il avait toujours attendu.
Celle qui le rendrait heureux. Qui le ferait se sentir vivant. Se sentir homme. Se sentir aimer pour le meilleur et pour le pire.
Ne serait-ce que pour un instant.
Il n’avait pas la prétention d’attendre qu’on l’aime tout une vie, quand bien même l’esperait-il. Mais il nourrissait au moins le désir qu’on puisse l’aime ne serait-ce qu’un instant.
L’aimer sincèrement. Pour ce qu’il était. Avec ses qualités et ses défauts.
Et il voulait aimer aussi. Aimer plus qu’il n’avait jamais aimé. Aimer plus qu’il n’aimerait peut-être jamais. Au delà de toute raison. Au delà de toute logique.
Il voulait juste ressentir ce sentiment plus intensément encore. Qu’il fasse vriller tout son corps.
Il savait qu’il était niais, Jude. Qu’il était plus fleur bleu que beaucoup d’homme. Mais il s’en fichait pas mal, à dire vrai.
Il n’y avait aucun mal à espérer. Aucun mal à rêver un futur qui n’arriverait peut-être jamais.
Aucun mal à aimer. Tout simplement.
Ni aucun mal à aimer la simple idée d’un jour savoir aimer sans plus se soucier du reste.

Soledad serait-elle celle femme lui faisant perdre la raison ? Peut-être. Peut-être pas. Il était encore trop tôt pour le dire. Mais il savait néanmoins que les sentiments naissant qu’il éprouvait pour elle allaient bien au-delà de ce qu’il aurait imaginé le jour où il lui avait envoyé le tout premier SMS. Celui là même marquant le début de leur histoire.« -Je m'en fiche de ce qu'on peut faire. Je suis bien avec toi . Juste avec toi. On peut aller où tu veux. On peut rester ici. On peut sortir , aller dans le parc que tu voulais me montrer. Je m'en fiche. » 
Souriant pour toute réponse, Jude se redressa chercher les lèvres de la belle, les effleurant des siennes avant de se relever d’un bond en l’abandonnant sur son lit défait, puant la sueur et la cigarette.
Il aurait voulu prendre une douche, mais il n’en avait plus la force. Pire. Il n’avait aucune envie qu’elle rentre dans sa douche jaunit aux marques de savons imprégnant chaque mur.
Alors, se dirigeant jusqu’à son armoire à la recherche d’une chemise propre, il se tourna vers elle et lui sourit, l’observant se rhabiller.
« Hors de question qu’on reste ici Sol. T’en a déjà assez vu pour l’instant. Tu découvriras le reste… Lorsqu’on sera mariés et que je serais le père de trois enfants » plaisanta-t-il, un demi sourire en coin alors qu’il finissait de boutonner sa chemise. « On peut retourner chez toi, si t’es trop fatiguer pour sortir… Sinon, on peut se poser au parc, oui. Ou aller voir un film au cinéma. Manger un bout. Se poser à la plage tremper les pieds.. Enfin… Ton atèle, en l’occurrence » Rit-il, son regard virant vers la blessure de sa petite amie, un sourire tendre aux lèvres. « Je t’aurais bien proposé d’aller voir Charlie, mais il m’a prévenu qu’il n’était pas libre aujourd’hui… Et Misty est occupée elle aussi… Pis bon… Te présenter mes potes pour un premier rencard, c’est quand même moyen moyen »
Soupire-t-il, haussant les épaules d’un air fataliste avant d’attraper son paquet de cigarette nouvellement acheter et s’en allumer une d’une geste automatique.
« On peut aussi simplement se poser boire un café à une terrasse et se raconter nos vies… Raconter de vive voix nos anecdotes les plus gênantes. Photo à l’appuie »
Il sourit, s’approchant de Soledad avant de brandir son téléphone portable, fouillant quelques secondes seulement avant d’afficher l’une des nombreuses photos le remplissant sous ses yeux.
Spoiler:
 
« J’ai de quoi tenir toute l’après-midi comme ça, si ça peut te rassurer »
Sourire complice accompagné d’un clin d’oeil entendu. Il se penche l’embrasser, Jude. Tabac aux lèvres avant de reporter son baton de cancer à ces dernières et en inspirer un grand coup.

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Soledad Lopez
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Jeu 11 Oct - 23:34

Sol & The cool kids


Au fond de mon lit , chambre adolescente et photo de mes amies. Bobby à son douzième anniversaire avec son sourire d'enfer , plein de bague le trop plein de maquillage qu'elle avait voulu mettre. Moi , bouboule comme depuis toujours , cacher derrière mes longs cheveux lisse, masse informe et épaisse , sans coupe. Je suis sous ma couette , l'ours en peluche gris serré au fond de mes bras, j'écoute d'un air distrait le téléphone. Bobby essaie de me rassuré. Elle me dit d'arrêter de pleurer , elle me dit que Adam c'est qu'un con, qu'il ne comprends pas. Que personne ne comprends à quel point je suis une fille super. Et je pleure d'autant plus parce que si personne ne comprends , à quoi bon être génial ? J'avais basé toute ma vie sur ma personnalités, depuis petite j'étais la grosse. Et j'avais toujours voulu ne plus être la grosse. J'voulais qu'on dise de moi que je suis la rigolote , la gentille , la sensible , l'adorable. Mais non. J'étais toujours la grosse. J'avais beau avoir la plus belle chambre, aimer toujours les choses mignonnes , être bonne à l'école , être cultivée , participer à tout un tas de club , j'avais beau faire du sport et puis participer à toutes les activités scolaire , j'avais beau essayer , essayer encore. Je me poussais à être toujours la plus parfaite possible. Et a vrai dire , mise à part quelques réflexions désagréable , j'étais toujours assez appréciée. On ne pouvait pas dire que je ne trainait pas avec les gens « cool ». Après tout , j'étais la meilleure amie grosse de Adam. Bobby était pompom girl. Autant dire que au lycée je faisais pas partie des gens les moins chanceux. Mais , comme si ça comptais pas , on me voyait toujours pareil. Les garçons me trouvaient tous répugnantes. Personne ne m'avait jamais demander de sortir. Et alors que j'avais commencer à sortir avec Adam en début d'année , j'avais penser que ça changerais. Je pensais que enfin quelqu'un me voyait différemment. Je pensais qu'enfin je serais belle aux yeux d'un garçon , pas n'importe quel garçon en plus.
Adam.

Adam c'est... Comment te dire ? Je le connais depuis la fin du collège. Il est venu vivre à Fairwalk deux ans avant notre entrée au lycée. Et Adam c'est tout de suite devenu une coqueluche. Il  est gentil, il a la tête du garçon beaucoup trop gentil pour son propre bien. Et il est gentil , Adam. Il s'est engagé auprès du lycée pour le droit des élèves et pour stopper le harcèlement scolaire. Il est intelligent et puis engagé. Il est beau , tellement beau. Il est tellement gentil. Il parle à tout le monde alors que c'est l'un des mec les plus populaires. Il est sportif aussi. Et quand il retire son t-shirt , je suis pas la seule à avoir chaud. De loin. Toutes les pompoms sont fan de lui. Toutes , sans exception. Même Bobby , avant qu'elle apprenne qu'on sort ensemble, était totalement absorbée par Adam dés qu'il débarquait. La fièvre Adam s'est jamais vraiment arrêter, au contraire. Tout lui réussi. Représentant des élèves de première ère années, avec Tammy. Et moi ? Moi dans tout ça , j'suis juste une fille qu'il s'est tapé en camp de vacances , qu'il ose pas vraiment quitté. Parce que s'il rompt avec la grosse pour aller avec Tammy ou Ashley , ces deux grosses putes sur maquillées , pour quoi il va passer, le gentil Adam ? Alors il trouve des excuses. Il me dit que personne ne comprendrais. Il me dit qu'on s'en fout que les autres soient au courant. Que c'est un peu excitant aussi , d'avoir un si gros secret. Il m'appelle Mrs Smith et il me fait rire. Mais aujourd'hui , alors que pour la première fois de ma vie , un garçon m'a demander de sortir avec lui, Josh qui a un an de plus, qui fait partie du club de soccer, pour la première fois , devant tout le monde , quelqu'un m'a donner un autre intérêt que de l’intérêt amicale , Adam s'est mit a être … Tellement méchant. Il m'a envoyer un sms dans la journée pour me dire que Josh se foutait de ma gueule parce que je suis laide et grosse. Il m'a dit « -Tu crois vraiment que quelqu'un s'intéresserait à toi , Lopez ? Tu t'es vue ? » Et c'est vrai. Pourquoi quelqu'un s'intéresserait à la grosse ? Bobby avait beau me dire que Adam faisait simplement une crise de jalousie à sa façon , je ne peux pas m'empêcher de penser , qu'il avait raison ,pour qui je me prends , franchement ?

Le regard que me porte Jude , je l'ai jamais eut avant. Il a un regard doux , il sourit et moi j'me sens tellement bien dans ses bras. J'voudrais qu'il continue à me regarder , j'voudrais qu'il continue à me regarder pour toujours. Ses yeux dans les miens , je m'y noie sans conditions , je m'y noie sans même prendre la peine d'y réfléchir. Ses yeux dans les miens et j'voudrais que ça dure encore. Que le temps s'arrête. J'voudrais qu'il me serre fort contre lui , lui percer les oreilles de gémissement , j'voudrais qu'il me serre fort , fort, fort. Drôle et étrange sensation , lorsque c'est lui qui me touche. Drôle et étrange sensation lorsque Jude glisse ses mains contre moi. Drôle et étrange sensation, quand même ici, dans cette garçonnière bordélique, dans ce chaos désorganisé qu'était l'appartement du jeune homme , je me sens tout à fait à ma place. J'appartiens à ce lieu , comme si j'y avais toujours vécu. Plus tellement seule dans mon enfer quand il est là. Plus tellement coincée toute seule dans le fond du trou, il l'inonde d'un puis de lumière dés qu'il est là. Et maintenant, j'ai peur. A quoi vont ressembler les nuits , quand il est pas là ? A quoi vont ressembler les jours ? Est-ce que le noir des abysses dans lesquels je m'enfonce petit a petit ces temps-si m'aveuglera plus encore dés qu'il ne sera pas avec moi ? Et je sais que je ne suis pas sa petite amie depuis longtemps. Je sais que je n'ai rien fais pour lui. Que je ne suis sans doute qu'une gêne pour Jude. Après tout , qui pourrait bien s’intéresser à moi ? J'inspire fort son odeur , laisse mes yeux se perdre dans le plafond. Les traces de moisissures et puis le bruit des voisins qui hurlent. Ça compte pas , tout ça. Ça compte pas du tout. Ça compte plus. Parce que Jude change tout. Jude chamboule tout à l'intérieur. Parce que ce que j'ai envie de faire , là tout de suite , ce n'est pas une banale discussion , c'est pas des promesses qu'on tiendra peut-être pas. J'ai envie de m'abandonner encore un tout petit peu plus aux courroux qu'il me réserve , ne laisser aucune distance entre nous et puis recommencer demain. Et après demain. Et encore ensuite , jusqu'à ce qu'on s'épuise l'un et l'autre , ou bien qu'on meurt. Surement la deuxième option , parce que dans l'état actuel des choses , l'idée que je puisse un jours me lasser de cet homme , qu'il puisse m’ennuyer ou que mes sentiments puissent disparaitre me paraît irréalisable , me paraît impossible. 

« Hors de question qu’on reste ici Sol. T’en a déjà assez vu pour l’instant. Tu découvriras le reste… Lorsqu’on sera mariés et que je serais le père de trois enfants » 
Il dit en se relevant et puis je me mets à rire , doucement , l'observant se rhabiller , assise sur son lit. Je me relève doucement pour attraper ma robe , jetée négligemment sur le tas de vêtement déjà au sol. « - Si on est marié et qu'on a trois enfant , je préfère quand même qu'on les élèvent à deux. Dans le même appartement. Du coup tu auras sans doute quitter ton studio. » Je lui fais un clin d'oeil et puis me recoiffe du bout des doigts. « On peut retourner chez toi, si t’es trop fatiguer pour sortir… Sinon, on peut se poser au parc, oui. Ou aller voir un film au cinéma. Manger un bout. Se poser à la plage tremper les pieds.. Enfin… Ton atèle, en l’occurrence » Je hoche la tête peu convaincue et puis calcule presque instinctivement toutes les possibilités qui s'offrent à moi, celles qui me promettent de manger le moins possible. De ne pas manger , idéalement. « Je t’aurais bien proposé d’aller voir Charlie, mais il m’a prévenu qu’il n’était pas libre aujourd’hui… Et Misty est occupée elle aussi… Pis bon… Te présenter mes potes pour un premier rencard, c’est quand même moyen moyen » Je hausse les épaules. « -De toute façon on avait dit pas avant nos trois ans de mariages, et puis je risque de tombée follement amoureuse de lui et tout. Du coup on va éviter , nan ? » Je dis , grand sourire taquin aux lèvres. « On peut aussi simplement se poser boire un café à une terrasse et se raconter nos vies… Raconter de vive voix nos anecdotes les plus gênantes. Photo à l’appuie »Prenant le temps d'analysée la situation. S'il ont va au cinéma, il risque de vouloir prendre des pop corn, mais comme il sera concentrer dans le films , je pourrais faire semblant de manger. S'il ont va à la plage , on risque de trop tarder et il voudra que l'ont dîne quelque part. Trop risqué. S'il ont retourne chez moi , il voudra dîner aussi. Au final , le parc est la solution la plus probable. Et alors que je réfléchis , je vois une photo se glisser sous mes yeux , me prenant par surprise , je ne peux pas m'empêcher d'exploser d'un grand rire cristallin. « - Wouaah. Je suis charmée. Et pas vraiment rassurée , à vrai dire. » Je ris plus fort encore , attrapant sa main dans la mienne pour m'aider à me relevé et puis je fais un sourire. « -Tu sais quoi ? Un café ce serait parfait. J'adorerais écouter l'histoire de cette photo, parce que vraiment , Ju. T'es trop beau. Tu me l'envoie ? » Je dis , avec un sourire taquin , dégainant mon téléphone à moi. « - Et si on faisait notre première photo à nous deux. J'ai besoin de preuve que je t'ai pas inventé. » Je dis , en riant.


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Sam 13 Oct - 23:15
Premier rendez-vous.....


Il sourit, Jude. Sourit en réponse aux mots de sa petite amie répondant à sa boutade concernant les années de mariage nécessaire à la découverte du reste de son intimité.
Il sourit et son sourire se mû en rire franc lorsqu’elle lâche le plus naturellement du monde lorsqu’il parle d’aller voir Charlie. « -De toute façon on avait dit pas avant nos trois ans de mariages, et puis je risque de tombée follement amoureuse de lui et tout. Du coup on va éviter , nan ? »
Il rit, Jude. Rit à gorge déployée, manquant au passage de s’étouffer avec la fumée de sa cigarette risquant à tout instant de tomber d’entre ses lèvres grandes ouvertes sous son hilarité soudaine. « Diantre ! J’avoir complètement oublier cette éventualité probable que tu ne succombes à ses charmes les plus distingués. Ô Dieu, ô miséricorde, mais qu’elle folie m’a piqué de te faire telle proposition... »
Surjoue-t-il dans de grands gestes théâtraux faisant mine de tomber à la renverse avant de se redresser d’un seul bond, sourire éclatant illuminant son visage hilare alors qu’il tentait de reprendre son sérieux. De reprendre l’énoncé de leurs possibilités d’occupation pour le reste de la journée alors qu’il fouillait dans son téléphone portable une photo dossier de lui à offrir à Soledad.
Car de toute façon, le jour où elle irait chez Charlie (et il était sûr et certain que ce jour arriverait), elle serait bien forcée de s’y confronter, à ces photos.
Autant qu’elle soit déjà préparée aux instants les plus gênants de la vie de celui avec lequel elle partagerait la sienne.
« - Wouaah. Je suis charmée. Et pas vraiment rassurée , à vrai dire. » Elle rit, et il l'a suit dans son hilarité alors qu’elle lui propose d’aller discuter de son adolescence compliquée autour d’un café. Ce qu’il accepte d’un hochement de tête convaincu, un demi sourire en coin tandis qu’elle lui lâchait le plus naturellement du monde qu’elle le trouvait beau. S’il se savait être loin d’être laid, être ainsi complimenté pour une photo le montrant torché était assez amusant. 100 dollars que l’amour l’aveuglait plus que la raison.
Il était affreux.
Cela dit, il n’avait rien contre un bon café, en l’état actuelle des choses. Ni contre une bonne bière d’ailleurs.
Alors, souriant à sa chérie, il se pencha embrasser sa joue avant de hausser un sourcil à sa demande des plus inattendue.  « - Et si on faisait notre première photo à nous deux. J'ai besoin de preuve que je t'ai pas inventé. »  
Une photo de couple… Cliché suprême de tous les tourtereaux cherchant à se montrer sous leur meilleur jour. A faire pâlir de jalousie tout leurs amis célibataire. Ou mieux encore. Tout leurs amis en couple, mais bien moins beaux qu’eux.
Instant immortalisé d’un bonheur que beaucoup savait éphémère.
Les photos, Jude en possédait plein. De lui, de Cha, de Misty, Rayan, Bonnie et une panoplie d’inconnus rencontrés au détour de beuveries. Des tonnes et des tonnes de photos qui, pour les plus anciennes, semblaient si flou que c’était à se demander comment ils avaient fait pour les trouver réussies à l’époque.
Évolution technologique les dépassant complètement. Photo sombre et pixelisée d’un vieux téléphone à clapet et clichés développés d’appareils photo jetables achetable en grande surface que Jude adorait à utiliser fut un temps.
Il leur trouvait un certain charme, à ces appareils là. Cadeau typique d’un parent pour son enfant partie en colonie de vacance sans lui, avant l’apparition des portables.

Haussant les épaules d’un air nonchalant en réponse à la proposition de sa petite amie, Jude fini par abdiquer dans un sourire attendri face au regard pétillant de Soledad. Comment résister à un tel regard ? Impossible. Il en était tout bonnement incapable.
Levant les yeux au plafond, il activa l’appareil photo de son téléphone dernière génération au capteur photo 20MP avant de passer un bras derrière les épaules de la jeune femme, toute sourire, alors que son visage à lui se déformait en une grimace étrange, mi joyeux mi débile profond.
Il n’avait rien contre le photos, Jude. Rien du tout même.
Il n’avait jamais été homme à se cacher lorsqu’on brandissait un appareil devant lui. Jamais de ceux à faire deux pas de côté pour éviter d’apparaître sur un cliché. Non.
Cela dit, pour une quelconque raison, il avait un mal fou à assumer les photos les plus sérieuses de sa collection.
Celles ou il se montrait tout sourire face à l’objectif. Celles ou il prenait une pose lascive censée éveiller les hormones de ces dames.
Non.
Pour être tout à fait franc, il assumait bien mieux celles ou il était ivre mort en train de gerber à tout va que celles ou il jouait au « beau gosse ».
Il en avait quelques unes, bien sûr. De celles adolescentes que tout garçon à peu près présentable se devait d’avoir expérimenter. Mais il ne les assumait pas, mais alors pas du tout.
Aussi, lorsqu’il cliqua sur le déclencheur et qu’il entendit le bruit caractéristique d’une photos réussi, il observa d’un air satisfait le résultat s’étendant sous ses yeux.
Elle était mignonne, Soledad. Et lui avait l’air heureux malgré ses airs de débile profond, profondément stupide.
Ils avaient l’air joyeux et insouciant et sans doute qu’ils l’étaient.
Jude enregistra la photo qu’il envoya en MMS à Soledad avant de lui sourire et se pencher lui ravir un nouveau baiser suave du bout des lèvres.

« Pour la petite histoire, je venais d’avoir 18 ans et on était sorti à j’sais même plus quel rassemblement avec Cha et ses parents, vu que c’était à l’époque ou j’vivais encore chez eux… Et vu que j’me faisais masse chier et que j’suis d’un débilisme profond, j’me suis mis misère devant eux… Et cet enculé de Charlie n’a rien trouvé de mieux à faire que d’immortalisé cet instant de génie si typique de moi… Le pire, c’est que c’était une soirée un peu chic genre rassemblement de quartier ou j’sais pas quoi et moi j’me suis retrouver à déambuler tel un zombie entre les convives… Mais j’ai pas gerber ! Ce qui me vaut quand même un point de sagesse ! »
Sourit-il, véritablement fier de lui alors qu’il fouillait une fois de plus dans ses archives à la recherche d’une photo bien précise. La plus récente. Celle d’un Charlie au menton ouvert dégueulant sur ses pompes lors de leur dernière soirée. Celle là même dont Soledad venait de penser les blessures la veille au soir.
« Tien, et histoire que tu n’idéalise pas trop cet homme pour lequel je suis sûr que tu vas me quitter, je t’offre cette photo dossier fraiche de trois jour qui, j’en suis sûr, éveillera tes plus bas instincts »
Rangeant son arme de destruction massive appeler téléphone portable dans sa poche, Jude renfiler ses chaussures abandonnées négligemment aux pieds de son lit avant d’inviter la jeune femme à sortir et, après un dernier baiser énamouré dans l’encadrure de sa porte d’entrée, refermer derrière eux pour fuir le plus rapidement possible les lieux jusqu’à la voiture de la belle.

Garé en ville, il l’aida une fois de plus à sortir avant de marcher à son pas jusqu’aux parc, cherchant des yeux une place dans le café à moitié rempli de promeneur profitant des dernière chaleurs de l’été s’envolant lentement.
Tirant sa chaise à Soledad, il s’installa face à elle alors qu’il attrapait la carte entre ses mains, faisant mine d’observer les boissons proposé alors que son regard n’ayait d’yeux que pour sa petite amie. « T’es vraiment belle. Tu le sais hein ? » Qu’il lâche, observant les soleil se refléter dans les cheveux de cette dernière. Le visage rayonnant d’amour et de désir.
S’il n’avait pas encore prononcer ces mots de vive voix, son regard lui ne mentait pas.
Codage par Libella sur Graphiorum


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