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CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA [PV Charlie White]
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Jude Miller
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libre et spontané

Ven 7 Sep - 22:10
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



Un peu moins d’une semaine s’était écoulée depuis sa « dispute » avec Charlie. Depuis que son ami lui avait craché ce qu’il avait sur le coeur et ce dont il n’avait jamais voulu lui dire. Ni à lui, ni à personne d’ailleurs. Pas même à lui-même.
Cinq jours durant lesquels les deux garçons n’avaient pas une seule fois reparlé de cet incident que, pourtant, tout deux gardaient sûrement dans un coin de leur tête.
Les derniers mots du tatoueur résonnaient encore dans l’esprit de Jude. « -Je suis pas triste, Jude. Je suis pas dégoûté et je suis pas vraiment en colère. Tu comprends pas ? Je suis honteux. »
Honteux… Honteux de quoi ? Le brun avait beau l’avoir parfaitement compris, il ne pouvait s’empêcher de ne pas le comprendre réellement.
En quoi cela devait-il être honteux d’être humain ?
En quoi ressentir des choses, ou même ne pas en ressentir était-elle une honte ?
Peut-être que Jude était naïf de penser ainsi, sûrement même, mais il ne pouvait s’empêcher de se dire que Charlie se posait bien trop de questions, se cachait bien trop de chose à lui-même.
Il avait honte, mais honte de quoi ? Avait-il peur que Jude le quitte à son tour s’il se montrait sous un jour moins coloré, moins assuré ?
Quetchi.
C’est pas parce que le garçon ne s’était encore jamais réellement énervé contre lui et n’avait encore jamais poussé ses vices à leurs paroxysmes devant lui que l’ouvreur ne savait pas qui il était. Qu'il n'avait jamais remarqué que son frère pourtant plus jeune n’avait de cesse de tenter de le protéger.
Il en était conscient depuis longtemps, depuis plusieurs années déjà.
Il savait qu’une partie de Charlie s’en voulait pour les choix de vie de Jude, mais il n’avait aucune raison de le faire.
Si ça n’avait été lui, Jude en aurait choisi un autre pour le pervertir, pour lui permettre de sortir et de faire n’importe quoi.
Sans doute même qu’avoir trouvé Charlie était la meilleure chose qui lui soit arrivé dans sa vie.
Car si les deux adolescents avaient fait des conneries, jamais ils n’avaient réellement dépassé les limites. Ils avaient posé un pied en dehors, mais jamais les deux en même temps.
Peut-être que s’il n’avait pas rencontré Charlie Jude aurait vécu une crise d’adolescence bien pire. Peut-être qu’il aurait fugué à 15 ans et serait aujourd’hui drogué et SDF.
Sans doute qu’il aurait tout envoyé péter avec encore plus de violence, sans aucun soutient ni aucune sécurité.
Car si le tatoué pensait être un exemple médiocre, il avait au contraire permis à l’ancien cul béni qu’était le brun de flirter avec le danger sans jamais trop s’en approcher.
Seul, il n’aurait pas eu toutes ces prises de conscience.
Sans soutien, il aurait sauté les deux pieds joints dans une vie de vice pour le simple fait de contredire ses parents, inconscient des risques qu’il encourait. Encouragé par eux, même.
Mais il avait rencontré Charlie.
Charlie qui l’avait écouté se plaindre de ses parents, qui l’avait invité chez lui et lui avait permis de découvrir ce qu’était un foyer autre que le sien.
Qui était venu chez lui et avait accepté de dîner avec ses parents d’un ennui mortel, lui avait permis de canaliser toute cette rage qui bouillait en lui à chaque fois que sa mère prononçait la moindre prière, le moindre précepte.

Ils avaient rit, tellement rit. Avec Rayan, Bonnie, et tous les autres.
Ils avaient menti, avaient jouer aux cons plus de fois qu’il ne leur était possible de le compter, mais ils avaient également été là les uns pour les autres, pour se soutenir de leurs ennuis futiles de collégiens.
Ils étaient soudés.
Pour la première fois, Jude s’était senti intégré. Il pouvait être lui-même sans peur du jugement.
Ni de celui de ses géniteurs, ni de celui de Dieu.
Alors non, Charlie n’avait pas à le protéger.
Jude était parfaitement capable de le faire seul. 
Tout comme il était capable de supporter les humeurs du plus jeune. Ce n’était pas quelques colères qui allaient le faire partir. Pas après tout ce qu’ils avaient vécu.
Cha n’avait pas à avoir honte de quoi que ce soit. Jamais.
Jude était littéralement près à l’aider à enterré ses cadavres.


Cinq jours s’étaient donc écoulé depuis cette fameuse soirée et, si les deux amis s’étaient plusieurs fois parlé par message, c’était la première fois qu’ils se revoyaient en face à face.
Jude n’était pas stressé, non.
Ils avaient passé une étape dans leur amitié, voilà tout.
Peut-être unique, sûrement même, mais une étape quand même.
Charlie restait la même personne et leur soirée resteraient les mêmes jusqu’à tant que tous deux aient décidé d’en changer.

La seule différence notable durant ces cinq jours passés sans se voir, c’était que Jude avait commencé à parler régulièrement à une jeune femme rencontrée à une soirée trois jours plus tôt.
Une fille qu’il avait pensé dragué puis baiser sans plus de cérémonie, mais qui avait piqué sa curiosité dès son premier SMS.
Moralité, il n’était même plus sûr de la baiser…
Elle était intéressante. Peut-être même un peu trop.
Et s’il répondait avec une sincérité et une facilité assez déconcertante à ses messages, il devait bien avouer crainte le jour de leur premier rendez-vous en face à face.
Elle lui plaisait, mais il n’était pas sûr d’être près pour une quelconque relation pour l’instant.
Sa rupture était encore trop fraîche, il n’était pas entièrement remis.
Et puis bon, pour être tout à fait sincère, il aurait bien aimé profiter un peu plus du célibat avant de se remettre en couple…
Mais bon ; contrairement à Charlie il avait une tendance à être un coeur d’artichaut, c’était ainsi.
Il avait d’ailleurs passé une partie du trajet jusqu’à chez Charlie à pianoter sur son téléphone pour lui écrire, chose qu’il ne faisait que très rarement...

Écrasant sa cigarette de la pointe de son pied, le brun pénétra la boutique de son meilleur ami non sans son habituel gueulement « CHAAAAAAAAAAAA ? JE SUIS LAAAAAAAAAAAAA ! »
Sans doute que cela énervait ses voisins, mais ça n’en rendait l’action que plus amusante encore. « DEVINE QUI T’AS RAMENE UN PEU DE GAZON ? »
Cria-t-il plus fort encore, secouant un petit sachet d’herbe en plein milieu de la salle vide avant de se diriger un fois de plus vers l’arrière boutique et sourire à son ami. « Comment qu’tu vas ? T’es paré à rien foutre ? Parce que j’te préviens directe que moi j’suis chaud pour glander toute la soirée ! » Sourit-il avec sincérité, posant son présent sur la table basse avant de retirer ses chaussures et les jeter plus loin, plus chez lui ici que nul part ailleurs dans le monde.

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Charlie White
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froid et détaché

Ven 7 Sep - 23:11

Killer lady


Petite matinée aux couleurs fades, la fin de l’été s'abat sur la ville , l'habille de gris , nous refroidit irrémédiablement , un peu plus chaque jours. Et je préfère le soleil , tu t'en doutes. C'est pas trop le froid qui me dérange, c'est plutôt le gris ,la pluie et puis l'ambiance un peu trop déprimante qui règne ici. On se fait chier , clairement. Et puis c'est peut-être aussi que je suis le seul connard célibataire d'entre tous mes potes. Rayan et sa copine qu'il a depuis le collège. Thomas et son affreuse copine ultra désagréable. Et puis Donnie qui à l'air aussi d'être avec quelqu'un. Parce que c'est clair qu'elle m'appelle plus autant qu'avant. J'en sais rien. Peut-être que j'suis devenu chiant aussi. Alors ils sont tous occupés à leurs petites vies bien rangées. C'est vrai que moi aussi , je pourrais commencer à faire un effort, me trouver quelqu'un et puis grandir un peu. Arrêter de vivre comme un adolescent attardé, de papillonné et puis commencer à avoir des horaires moins chaotiques. A quoi bon ? C'est encore pire quand j'essaie. Tu te souviens , y'a deux ans, quand j'avais commencer à faire des efforts pour me stabiliser. Parce que ma mère s'était mis à pleurer. J'aime pas la voir pleurer à cause de moi. Quand elle pleure , c'est que je suis aller trop loin. Parce que d'habitude, elle a plus tendance à hurler , bougonner et hurler encore , demander à mon beau-père de me dire quelque chose, demander à Jude de faire quelque chose. Et puis Ju rigole , parce que c'est ce qu'il fait. Il rigole, il prends ma mère par l'épaule et lui dit de pas s'en faire. Alors bon , j'avais décidé de faire des efforts, tu vois , d'arrêter de fumer de la weed à huit heure du matin et puis de me battre , surtout. Parce que c'est vraiment ça , qui emmerde ma famille. J'crois que même Jude , parfois s’inquiète. Je tape trop vite et surtout , il m'arrive de taper trop fort. Sans même m'énerver je tape, peut-être bien que c'est ça le vrai problème. Bref , j'avais arrêter. Tout. J'avais voulu essayer de faire plaisir à ma mère et puis j'sais pas. J'ai pas tenu. C'est trop dur , d'être une autre personne , alors très vite , j'ai lâcher l'affaire. Et puis , changer pour faire comme les autres , quelque part , ça me dérange. Alors non , j'irais pas chercher la première connasse venu pour en faire ma petite copine et non , je n'évoquerais même pas Maxine , là dedans.

Alors elle est calme , cette matinée. Pas vraiment de boulot , pas grand chose à foutre d'autre que boire des cafés et fumer des clopes. Fumer d'autres trucs aussi. J'ai pas de rendez-vous prévu avant treize heures. Et puis ensuite , ça s'enchaine normalement.  Et je suis plutôt pressé que cette journée de merde se termine alors j'me fume la gueule. J'drague la copine du type qui vient se faire tatouer sous ses yeux et je m'amuse de savoir qu'il peut rien faire d'autre que prendre ça à la rigolade parce que je suis un grand type tatoué partout qui fais de la boxe et qui en plus est en train de dessiner sur son bras. Tu sais ce qui a de plus drôle ? Sa copine est réceptive.  J'lui laisse même mon numéro en ricanant avant qu'elle parte et je fais payer bien trop cher son tatouage à ce connard. Juste parce que aujourd'hui il fait un peu frai et que je me fais chier. La vie est mal faite, parfois. Pour lui, surtout.  Et puis ça s'enchaine comme ça. Kaylin vient faire les retouche de son tatouage. Elle fait la gueule , comme la moitié des fois que je la vois.

L’aiguille défile dans un bruit presque envoûtant, répétitif sur la jeune femme qui exprime la douleurs dans de petits grognements sourd. Ça fait déjà une heure que dans le silence complet du salon , je travail sur la partie couleurs d’une pièce qui lui prends toute la cuisse, explosions de fleurs colorées , comme éclatées dans des centaines de pétales multicolores. Je suis si concentré que je ne me préoccupe pas trop d’elle qui me grogne qu’elle a mal. « - Restes tranquille ,Kaylin. » Je lui dis en passant ma main sur son genoux pour qu’elle arrête de trembler. «-J’ai bientôt fini.» j’ajoute comme pour la calmer. Elle me jette un regard assez étrange mais, trop concentré par mon travail, je l’ignore et reprends, elle tâche de se montré calme pendant l’heure qui suis. Quoi qu’étrangement , Kaylin n’est pas comme d’habitude, elle se montre silencieuse, froide et m’ignore presque à chaque fois que je lui pose des questions. Si ce n’est pas pour me répondre par Oui ou Non. Et je sais bien que mon comportement de la dernière fois ne doit pas vraiment lui donner envie de taper causette avec moi. Alors je n’insiste pas spécialement, accepte ses piques froides , comprenant sans peine qu’elle veuille en finir vite avec moi au plus vite et à vrai dire , ça ne me pause aucun soucis, bien au contraire, parce que ça m'évite d'avoir à la jeter , de moi-même. Alors je la laisse dans son délire. Me dis que ça devrait finir par lui passer.

J’essuie d’un revers , paré d’une compresse humide de vaseline le surplus d’encre et de sang, et puis je lui emballe la cuisse, toujours silencieux, sentant bien le regards étrange et lourd qu’elle porte sur moi. Avant que je ne retire complètement mes mains de sa cuisse, je sens la sienne m’attrapé fermement le bras. « -C’est à cause de lui que tu veux plus de moi, Charlie ? » Je hausse les épaules.  Je lève les sourcils ,surpris et elle fronce les siens.«- A cause de qui ?» Elle lâche ma main et attrape son sac et en sort quelque chose, elle sort son téléphone et compose le numéro de son copain , le mets en haut parleur, les yeux fixé dans les miens. « - Je vais lui dire maintenant que c'est fini. Lui et moi. Et comme ça , plus de problème entre nous deux. » Je me mets à rire. C'est bête mais , c'est la seule réaction possible qui me vient en tête. « -Meuf... T'es cinglée. Je veux pas de toi. Avec ou sans copain. D'ailleurs t'as beaucoup plus de chance que je veuille de toi avec ton mec que sans. Tu comprends , ça ? Kaylin ? » Je l'attrape par les épaules. « -Réveilles-toi. Je m'en bas les couilles. D'accord ? » elle s’approche de moi et m’attrape par les joues , la forçant à la regarder, elle approche ses lèvres des miennes , forçant ma nuque à se baisser vers elle. J’ai à peine le temps de réagir que sa main glisse sur ma cuisse , remonte vers ma braguette, quand je réalise qu’elle a la main sur ma bite, je la repousse d’un coup sec. «- Me touche pas, Putain. » je dis, élevant la voix grave, elle sursaute. « -J’étais là avant les autres. » elle dit , fermant les poings et me frappant. « -Tu as pas le droit de faire ça, Charlie ! Tu as dis que m'aimais bien. » Je soupire et hausse les épaules. Me détourne d’elle et vais chercher mon portable qui traine plus loin. On est en fin de journée et cette meuf commence à sérieusement m'inquiété. « - Quand est-ce que tu vas comprendre , Kaylin ? Je veux plus de toi. J'peux te sauter de temps en temps si ça te chante. Mais t'auras rien de plus. T'auras JAMAIS rien de plus. » je glisse mes iris froides vers elle , alors que d’un geste j'ouvre la caisses dans un geste machinale.« -Payes et casses-toi.» je finis par dire alors qu’elle me repousse de toutes ses forces et que je me laisse retomber sur le canapé. Elle jette une liasse de billet sur la table et j’essuie le rouge à lèvre bordeaux un air dégouter au visage. Kaylin attrape son sac et file bien vite en dehors de lu salon , disparaissant dans les rues de Fairwalk. Je soupire agacé. J'aurais préféré que cette histoire se termine sans cri et sans larmes et qu'on en reste là. Malheureusement , quand on couche avec ce genre de filles , il est parfois difficile d'évité le conflit.  Surtout qu'on va pas se mentir , j'aime beaucoup trop les femmes complètement dingue.

Et la journée se clos sur un incident mineur , j'me roule mon dixième joint de la journée , attendant que Jude arrive , parce qu'il n'allait sans doute pas trop trop tarder à pointer le bout de son nez.  Vingt minutes plus tard , c'est mon frére qui débarque. Hurlant comme un porc à abattoir comme a son habitude. Et je l'attends déjà , manette en main , défoncé comme jamais , riant aussi bêtement que possible lorsque j'entends :  « DEVINE QUI T’AS RAMENE UN PEU DE GAZON ? » « - Cool » Je dis , encore une fois , plus pour moi que pour mon ami.

Je baille avec la nonchalance qui me qualifie si bien et je me tourne vers lui , sourire aux lèvres.« Comment qu’tu vas ? T’es paré à rien foutre ? Parce que j’te préviens directe que moi j’suis chaud pour glander toute la soirée ! » Je hausse les épaules. « -J'suis en slip , j'comptais absolument pas sortir , gros.  Ce soir j'te mets ta race. » Je ricane et puis j'enchaine , comme d'habitude avec les nouvelles. «-Ouahhh. Aujourd'hui Kaylin est venue faire les retouches de son tatouages là. Tu sais celui sur sa cuisse, là...Comment elle m'a saoulé.» Et puis comme à mon habitude , j'me mets à raconter , toute l'histoire. Donnant les détails les plus sordides , rigolant à mes propres vannes et puis plissant des yeux en finissant mon discours par ma phrase préféré. « -Elle est cinglée mais j'aime bien ça. Ça et son p'tit cul. »

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Live , Hate , Die


Love, Sex , Dreams

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Jude Miller
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Dim 9 Sep - 21:12
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



Se laissant choir telle une masse informe aux côtés de son meilleur ami, Jude attrapa la manette que ce dernier lui montrait du bout de ses doigts tatoués avant de s’y affaler et glisser ses pieds aux chaussettes couvertes de taches sous la table. « -J'suis en slip , j'comptais absolument pas sortir , gros. Ce soir j'te mets ta race. » « Ouais ouais, ferme ta gueule mon gars, tu feras moins le fier quand je t'aurais explosé ! » Sourit le plus âgé, un regard provocateur illuminant son visage fatigué alors qu’il extirpait tant bien que mal une cigarette du paquet prisonnier de son étau de tissu pour la poser sur la table.
Plaçant son téléphone portable sur l’accoudoir à ses côtés, il y jeta un coup d’oeil discret à la recherche de la petite lueur censé lui indiquer l’arrivée d’un nouvel SMS avant de s’en détourner.
Pour l’heure, Soledad ne lui avait pas encore répondu, mais cela ne saurait tarder.

Écoutant d’une oreille attentive Charlie lui raconter avec moult détails son entrevue du jour avec Kayline, Jude se pencha attraper son sachet de beuh fraîchement dégoté et le rapprocher de lui sans un mot.
Ce qui était bien avec cette meuf c’est qu’au delà du fait de servir de vide couilles à Charlie, elle servait également de feuilleton radio à l’ouvreur.
Chaque fois que Jude allait rendre visite à Charlie, il avait le droit à un nouvel épisode de « Kayline la cinglé ». Et comme à chaque fois, les histoires que son frère lui contait valaient réellement le coup.
Attrapant un paquet de feuille OCB au fond de la poche arrière de son jean, Jude en sortie une qu’il déposa face à lui avant d’arracher sans aucune douceur le papier entourant sa clope et déposer équitablement le tabac de cette dernière sur la feuille.
«-Ouahhh. Aujourd'hui Kaylin est venue faire les retouches de son tatouages là. Tu sais celui sur sa cuisse, là...Comment elle m'a saoulé.» Hochant la tête en réponse à la question n’en attendant aucune, Jude se pencha attraper le grinder posé négligemment sur la table et le remplir d’une partie de son sachet avant de le refermer et le faire tourner d’un air distrait, trop occupé à ricaner aux paroles de son frère.
Cette meuf, elle avait décidément un problème. Plus ça allait et moins ça allait, justement
Il ne comprenait vraiment pas comment un être humain pouvait être aussi con, aussi bouché et aussi insistant.
Mais bon, le brun était conscient que c’était un peu pour ça que Charlie l’avait choisi elle plutôt qu’une autre.
Pour ça et pour son cul. Ce que le tatoueur ne manque pas de confirmer moins d’une minute plus tard, faisant redoubler le rire de son meilleur ami ayant terminé sa phrase en même temps que lui «  Ça et son p'tit cul. Faut vraiment que t’arrête ton obsession sur les culs gars, j’te jure ça devient malsain ! Comme cette meuf d’ailleurs. Me tarde de connaître le prochain épisode » Plaisanta-t-il, le regard pétillant d’hilarité alors qu’à ses côtés il sentait l’accoudoir vibrer discrètement.
Délaissant son œuvre, il déverrouilla son téléphone avant d’esquisser un sourire discret à la lecture du message que venait de luis envoyer Soledad.
Pianotant une réponse sur son clavier tactile, l’ouvreur observait Charlie du coin des yeux, haussant les épaules d’un air désolé. « T’as le salut de Soledad » Lâcha-t-il finalement, prenant grand soin de ne pas lui préciser ni qui était cette femme ni pourquoi il lui parlait.

Se penchant terminer ce qu’il avait commencé, le brun ouvrit la petite boite ronde bien connue et en déposa une partie du contenu sur sa cigarette improvisée qu’il enroula d’un geste expert avant de la glisser entre ses lèvres et l’allumer. Tirant une longue bouffée de cette dernière, il appuya sa tête contre le dossier du canapé avant de glisser son regard vers son meilleur ami et lâcher d’une voix égale. «Une meuf que j’ai rencontré en boite y’a quelques jours »
Ni plus, ni moins, mais pourtant tellement plus.
Jude avait envie d’en parler à Charlie, mais l’autre lui criait qu’il était encore trop tôt pour ça, que d’en parler allait juste rendre les choses encore plus compliquées qu’elles ne l’étaient déjà.
Il l’aimait bien, mais ça n’allait pas plus loin que ça pour l’instant.
Il l’a trouvait mignonne, marrante, mais ça ne voulait pas dire qu’il allait forcément ce passer quelques chose de plus avec elle qu’avec n’importe quelle autre fille mignonne et marrante qu’il lui aura été donné de croiser dans sa fille, non ?
D’un autre côté, tenter d’en parler à un tier pouvait peut-être l’aider à mettre des mots sur son trouble intérieur.
Peut-être qu’en en parlant à Charlie, il verrait plus clair sur ce qu’il ressentait pour elle.
Son intérêt était-il véritable ou né de sa frustration d’avoir été abandonné par une femme qui ne l’avait sans doute jamais aimé ?
Du moins, elle ne l’avait jamais aimé comme il l’aimait lui, ni comme elle aimait sa copine actuelle.
Soledad avait beau l’avoir percé à jour et lui avoir dit que Naomi l’avait aimé, Jude avait un mal fou à le croire.
Il avait servie d’alibi à une femme qui n’osait pas s’assumer aux yeux de sa famille homophobe. Une femme qui avait tellement peur de ce qu’elle désirait qu’elle s’était menti à elle-même. Du moins, jusqu’au jour ou elle était tombée amoureuse. Ce jour là, elle n’avait plus pu se mentir.
Tirant une nouvelle fois sur sa cigarette euphorisante, Jude indiquant à Charlie sa manette alors que lui-même attrapait la sienne, prêt à démarrer une partie. « Elle est jolie tu sais ? Elle a un très jolie visage, des lèvres pulpeuses prêtes à être embrasser et un corps… un corps mon gars… Tu kifferais ! Elle est mannequin grande taille pour lingerie ! » Ne put-il s’empêcher de rajouter avec fierté, son regard alternant entre Charlie et l’écran de télévision. « Elle est venu me voir sur la terrasse, m’a filé son numéro... On a pas encore eu le temps de se revoir, mais on a pas mal parlé... »
Il haussant les épaules, tirant une ultime fois sur son joint avant de l’écraser et se concentrer sur sa partie. « Elle a l’air cool » Conclu-t-il finalement, préférant ne pas trop s’avancer pour l’instant et se contenter du stricte minimum.
De toute façon, il se doutait que Charlie n’allait pas en rester là. Il le connaissait suffisamment pour savoir que si Jude parlait de cette fille, ce n’était pas innocent. Surtout pas une femme qu’il connaissait depuis si peu de temps et qu’il n’avait encore jamais baisé.
Il savait que l’ouvreur n’était pas homme à taper la discute aux femmes d’un soir, tout comme il ne l’était pas à observer son téléphone avec autant de régularité et d’insistance.
Se concentrant sur leur partie, Jude donna un coup de coude au tatoueur, tentant de le destabiliser lorsque ce dernier tendait un peu trop à gagner, un sourire satisfait et mauvais étirant ses traits détendu par la fumette.


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Dim 9 Sep - 23:25

L'été de mes dix-sept ans


Les rideaux d'un gris clair de ma chambre semblent  presque devenu rouge traversés par le soleil rasant de la fin d’après midi. Arrière boutique sombre , si peu coloré pourtant. Un mur sur deux peint en noir. Seulement égayer par les immense feuilles blanches encadrés , dessin immenses que j'avais pu faire sous un coup d'ébriété trop élever.  Des photos de nous tous. Brillantes et toutes neuves , une photo de ma mère et moi à mon anniversaire. Un si grand sourire. Les photos mentent bien. Elles mentent aussi bien que moi. Elles savent cacher les réalités trop fades de la vie. Pas de monotonies sur les photos. Que des émotions intenses. Surtout celles qu'on affichent. C'est toujours celles qui mentent le mieux. Toujours celles qui racontent les plus belles histoires. Même sur la grande photo prêt de mon lit. Celle où j'ai la gueule défoncée parce que je me suis battus ce soir-là. Celle où Jude à l'arcade ouverte , la gueule pleine de sang. On rigole comme des cons tout les deux. J'sais même plus pourquoi on rigole. Pourtant j'sais pas , elle dégage rien de négatif cette photo. J'aime bien ici. J'aime bien ici , surtout avec Jude. C'est vrai que c'est petit. Que ça pue constamment la weed et le renfermé. C'est vrai que les fenêtres sont petites. C'est vrai que les lumières sont étranges , un peu trop blanche , ça donne une ambiance chelou au tout. C'est vrai que je rentres à peine dans la douche tellement elle est petite. C'est vrai que si je cuisine de la viande rouge , mes draps sentent le steack pendant trois jours.  C'est vrai que même si je range , ça a toujours l'air d'être un bordel. Je sais bien que ici , les filles ont un peu l'impression d'entré dans une intimité profonde avec moi. Je les laissent pas toutes entré. Jamais trop dans l’arrière boutique. Surtout dans le salon. Là où y'a rien pour me découvrir un tant soit peu. Je sais bien ouais. J'ai tendance à me cacher. J'ai tendance à tout cacher de moi. Surtout aux gens que je pourrait aimer. Le pire dans tout ça. C'est que ce sont les filles que j'aime le moins qui ont vu mon appartement. Kaylin est jamais entrée ici.  Alba non plus.

Mais, je m'en fou. Je fais semblant que c'est pas important. Que ça a pas vraiment d'importante. Je fais genre que je sélectionne pas.  Que c'est les faits de la vie. Je sais bien que ceux qui me connaissent savent. Que je préfère niqué sur mon lieu de travail où chez les autres. Que mon lit , c'est mon lit . Que mon petit 25m2 c'est mon espace.  J'en sais rien. Je sais que j'ai passer une journée de merde. C'est peut-être pour ça que je suis aussi heureux de voir Jude. C'est vrai que la semaine à été difficile. Parce qu'il a jamais rien répondu , Jude. Parce que même si j'fais semblant de pas m'en souvenir , j'sais bien que tout ce qu'on s'est dit la dernière fois. Ou plutôt tout ce que j'ai hurler , c'est pas rester en suspens. Jude l'a assimiler. Il sait maintenant. Ça change peut-être rien pour lui mais, ça change quand même quelque chose pour moi.

Surtout que j'ai merdé. J'ai merdé pour de vrai cette fois. J'suis allé trop loin et je regrette pas assez. Elle est venue lundi matin. Elle m'a sourit , ça m'a rappeler l'été de mes dix-sept ans.  Le premiers sourire qu'elle m'a fait. Quand on s'est rencontrer dans le cinéma en plein air. Qu'elle a quitter ses amies, juste pour s'asseoir à côté de moi . Juste un sourire. J'me souviens qu'on a pas parler ce soir-là. Elle regardait le film et puis moi c'est elle que je regardais. J'sais pas , j'ai toujours eut une fascination pour cette fille.  J'sais pas. J'ai jamais trop su l'expliquer. Elle s'est assise et puis elle a attendu que je termine avec mon client. Elle a juste sourit et quand il est parti , qu'on s'est retrouver tout seul , elle a pas parler , comme le premier jours , elle a rien dit du tout. Y'avait peut-être rien à dire tu me diras. Pas d'excuses valable. Elle a juste retirer sa veste et puis elle a tendu la main. Et j'sais pas. On a coucher ensemble. J'te dirais pas que c'était aussi bien que la première fois mais, ça m'a apaiser quelque part. Elle avait disparu quand j'me suis réveiller. Au final, elle m'a rien dit. J'ai à peine entendu sa voix que dans les soupirs de l'actes. Rien de plus. Et maintenant , maintenant , j'suis retomber. Si facilement , j'suis retomber.

J'avais promis que j'parlerais pas de Maxine.


Alors j'me vide la tête. J'raconte à Jude , l'épisode de Kayline parce que c'est plus facile à dire. Parce que si je dis à Jude que je suis retomber pour elle. Que j'ai qu'elle dans la tête maintenant , j'ai peur qu'il soit déçu de moi. Qu'ils soient tous déçus de moi. De voir comme j'suis faiblard quand il s'agit d'elle. Parce que y'a cinq jours j'lui disais que je souffre. Que je m'en foutais. Y'a cinq jours j'disais à Jude c'est fini. Elle reviendra pas. Et peut-être même qu'elle est jamais revenue en fait. Ça a suffit pour que je retombe. Pour que mon téléphone soit poser sur la table. Un signe de vie que j'attends désespéramment. J'me sens comme à l'été de mes dix-sept ans. Pas de nouvelles d'elle comme d'habitude. Toujours dans l'incertitude qu'elle va revenir. Maxine disparaît toujours. Des jours , des semaines , des mois , des années. J'vais attendre encore dix ans. J'suis retombé et j'me sens mal. Je le sais. J'me sens mal , j'ai honte parce que je ressent encore. J'avais promis de plus jamais ressentir.

« -Elle avait la main sur ma teub, la meuf . En train de me supplier de je sais pas quoi. Elle voulait quitter son mec là , en face de moi. » Je rigole fort alors que dans ma tête , y'a qu'elle. J'voudrais jamais lui dire. Jamais lui dire à Jude. Lui cacher même s'il finira par savoir. Je sais pas. C'est le genre de choses qui finira par me tuer. Plus vite que la clope , plus vite que le cancer, Max m’assassine. « - J'l'ai secouer et je lui dis qu'il fallait qu'elle se réveille parce que j'vais pas arrêter de m'en battre les couilles. » et je ricane. Je continue de parler, jetant un coup d'oeil étrange sur la table basse. Le téléphone vibre pas. Il reste là. Éteint. Peut-être bien qu'il est mort avant moi. « -Elle est cinglée mais j'aime bien ça. Ça et son p'tit cul . » Je conclus mon histoire , et puis j'entends une vibration de téléphone, j'voudrais me jeter sur le mien mais c'est Jude qui prends le sien entre ses doigts. «  Ça et son p'tit cul. Faut vraiment que t’arrête ton obsession sur les culs gars, j’te jure ça devient malsain ! Comme cette meuf d’ailleurs. Me tarde de connaître le prochain épisode »  Je hausse les épaules , un sourire bête au visage , alors que je l'observe avec attention. Il sourit jamais comme ça quand il fait envoie un sms. Je penche ma tête vers le téléphone mais je vois rien de spécial. J'inspire et puis je m'allume machinalement une clope.  « T’as le salut de Soledad »  Je fais un sourire bête. « - Demandes lui si elle avale , ça m’intéresse plus que son salut. » Sans trop savoir qui c'est , je sais que c'est une fille qu'il fréquente. Il serait pas comme ça en train de sourire comme un idiot. Je l'interroge du regards alors qu'il repose à sa petite place son téléphone.

C'est le petit manège habituel de Jude , quand il est satisfait. Il fait le mec qui va rien raconter alors j'l'observe en fumant alors qu'il roule , tranquillement. «Une meuf que j’ai rencontré en boite y’a quelques jours » Il explique , de lui même et je hoche la tête , intéressé , m'attendant à avoir une histoire croustillante . Mais non. Il dit rien de spécial. Restes evasif et je lui mets un coup sur l'épaule pour qu'il continue. « Elle est jolie tu sais ? Elle a un très jolie visage, des lèvres pulpeuses prêtes à être embrasser et un corps… un corps mon gars… Tu kifferais ! Elle est mannequin grande taille pour lingerie ! »  Je hausse les épaules. « - J'demandes des preuves. » Je dis. Et puis il me montre du menton la manette qui trône sur ma cuisse et je l'attrape automatiquement un air contrit au visage. « -Une mannequin ? Elle est connue , genre ?  T'as pas peur que y'ai trop de concurrence ? Ce genre de meuf , ça devient vite relou de gérer les prétendants.» Je souffle comme si c'était évident  . « - Elle est venu me voir sur la terrasse, m’a filé son numéro... On a pas encore eu le temps de se revoir, mais on a pas mal parlé... » Il continue d'expliquer et j'inspire simplement. J'voudrais bien être aussi fort que Jude. Passer à autre chose avec les meuf comme tout le monde. Et c'est aussi moi qui m'interdit de continuer. C'est aussi moi qui maintient cette situation de merde. Alors de quoi je me plains au fond ? « Elle a l’air cool »  Il conclut et moi je dis rien. J'suis content pour lui. Peut-être parce que lui aussi , il en a chier. J'en sais rien. J'voudrais bien que mon frère soit heureux. Alors j'suis content au fond. La partie commence.  Mario kart, j'suis en tête de la course. Il me gêne avec ses coude et moi je ricane fort parce que cette fois encore c'est moi qui gagne.  Et quand la partie est terminée , j'pose la manette et j'ouvre un nouveau paquet de cigarette. « - Tu vas m'la montrer ou quoi ? C'est quoi son nom ?  J'suis sur qu'on la trouve sur Google » Sourire satisfait quand mon téléphone s'allume sur la page google que je tape Soledad mannequin lingerie et qu'on tombe sur une actrice porno. « - C'est une actrice porno ? » Je montre la photo d'une grande blonde maigrichonne et nue comme un vers. « -Pas mon style. »

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Lun 10 Sep - 17:13
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



Et Jude se prend une fois de plus à l’observer, cet homme assis à ses côtés.
Il le sait, ne le sait même que trop bien que celui-ci attend qu’il continue son histoire, espérant quelques détails croustillants sur cette inconnue que le brun avait rencontré quelque jour plus tôt.
Oui, Jude savait que si Charlie ne lui posait pas directement la question, c’était car il attendait que le plus âgé lui raconte de lui-même.
Il le connaissait bien, peut-être même trop bien.
Il savait pertinemment que lorsque Jude faisait mine de ne rien vouloir dire, un sourire débile au coin des lèvres malgré son air impassible, c’était qu’il n’allait pas tarder à craquer et à tout balancer.
Car Jude n’était pas Charlie. Lorsqu’une chose se passait dans sa vie, il ne réussissait jamais à le garder pour lui bien longtemps.
À dire vrai, il n’était même pas sûr d’en avoir envie.
Il aimait parler, raconter, chercher à lire l’approbation ou le mécontentement dans les yeux de ses amis. Tenter d’y grappiller un peu d’objectivité perdu par son ressentit personnel.
Non pas qu’il leur obéissait aveuglément lorsque ces derniers commentaient ses choix de vie, mais simplement que d’essayer de mettre des mots sur son ressentit et d’avoir des avis extérieurs au sien lui permettait de se remettre en question et de pousser plus loin sa réflexion.
Il aimait bien ça, Jude, réfléchir plus qu’il n’était nécessaire de le faire.
Sous ses airs m’en foutiste, il était peut-être l’un des plus gros calculateurs de sa génération.
Il calculait tout, mais surtout rien.
Il s’imaginait les pires scénarios pour des évènements qui ne s’étaient même pas encore déroulé, listait dans sa tête les différentes finalités possibles pour chaque action entreprise et calculait avec un infini sérieux les probabilités d’échec de chacune d’entre elles.
Le pire dans tout ça, c’est que la plupart de ses réflexions ne le menaient strictement à rien.
Si encore il prenait en compte les résultats obtenus pour entreprendre ou non une action, celles-ci auraient au moins le mérite de lui servir, mais même pas.
Il réfléchissait beaucoup trop et, lorsque son cerveau commençait à fumer, il finissait inexorablement par choisir la première solution lui passant par la tête, même si elle se trouvait dernière de sa liste.
Prendre une décision lui était tellement casse-couille qu’il abandonnait toujours et agissait au pif.
Il était sans doute le plus irréfléchi de tous les réfléchis. Ou inversement.

« - J'demandes des preuves. » Qu’il dit Charlie demandant des précisions sur la carrière de la femme alors que Jude l’ignore volontairement en tirant sur son joint, continuant son descriptif approximatif de leur rencontre.
Il le faisait exprès de rester évasif. Il voulait attiser la curiosité du tatoué et, aussi, il voulait le temps de remettre en place ses idées afin de ne pas dire n’importe quoi.
Lorsqu’il eu conclu son préambule par un sobre « Elle est cool », qu’il eu joué du coude dans le vain espoir d’empêcher son meilleur ami de lui mettre une race sur Mario Kart et qu’il eu jeter sa manette de rage sur le canapé, alors seulement il remarqua que quelque chose n’allait pas.
D’un coup d’oeil sur la table basse à la recherche de son reste d’herbe l’attendant patiemment dans le grinder, Jude constata que le téléphone portable de Charlie d’ordinaire perdu dans les méandres de son appartement était posé là, bien en évidence sur cette dernière.
D’un regard pour ce dernier, il le scruta sans un mot avant de se pencher rouler son second pétard de la soirée qu’il coinça derrière son oreille en attendant de l’allumer, préférant temporiser d’une cigarette alors qu’il écoutait son frère le questionner. « - Tu vas m'la montrer ou quoi ? C'est quoi son nom ?  J'suis sur qu'on la trouve sur Google » Pouffant à ces mots, l’ouvreur se contenta de tirer sur sa clope pour toute réponse, s’amusant à voir Charlie pianoter sur son téléphone à la recherche d’une Soledad mannequin.
Il s’en amusa d’autant plus lorsque ce dernier se retourna vers lui un air passablement dégoûté au visage et lui demanda si elle était actrice porno, lui tendant la photo d’une femme aux antipodes de ce qu’était la jeune femme. « -Pas mon style. » « T’sais, j’pense pas qu'elle soit le style de grand monde… Des gays refoulés à la limite » plaisanta-t-il d’un air mauvais avant d’attraper à son tour son téléphone et constater que la jeune femme lui avait répondu pendant qu’ils étaient en train de jouer.
Souriant de satisfaction, il parcourut rapidement son message avant d’ouvrir la première pièce jointe qu’il contenait, ne pouvant retenir un sourire empli de fierté à la vue de la jeune femme en sous-vêtements.
Elle lui avait dit qu’elle lui enverrait les clichés de la journée et elle avait tenue parole !
Pourquoi s’embêter à chercher des vieilles photos lorsqu’il pouvait en montrer des toutes fraîche au tatoué ?
Pensant lire la fin du message plus tard et n’ayant pas eu la présence d’esprit de scroller vérifier la présence d’autres photos, c’est tout naturellement que Jude passa son téléphone à son meilleur ami, fier comme un paon. « Bah tien. Elle m’a envoyé son shooting de la journée, si tu veux voir »
Glissa-t-il le plus naturellement du monde, son téléphone tendu vers Charlie alors qu’il se levait piquer une canette de soda dans le frigo.
« Elle est bonne, avoue ? » Sourit-il, ses yeux rougis et pétillant de malice.
Il savait qu’elle était le genre de son frère. Tout comme il savait que de voir une meuf qu’il ne s’était encore jamais tapé devait lui foutre le seum.
Du moins, que Jude suspectait qu’il ne s’était jamais tapé, en vue de l’innocence de la jeune femme et du manque de réaction de son meilleur ami lorsqu’il lui avait donné son nom et son métier.
S’il l’avait baisé, peu de chance qu’il ai oublié ce genre de détails.
Emporté par l’euphorie du moment, il n’attendit même pas d’entendre le verdict d’un Charlie au visage plein de seum qu’il s’écria d’une voix gaie « PREUMS »


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froid et détaché

Lun 10 Sep - 19:30

I feel like summer


4 ans dans le passé , 17H37

Casque sur les oreilles , les roues du skate board grincent sur le lino glissant des couloirs, mon pieds s'envole dans les airs pour me donner une accélération nouvelle et j'entends à travers la musique , M. Nelson qui m'hurle de m'arrêter alors que mon rire résonne dans les couloirs , la main enfoncé dans la poche de mon sweat-shirt , serré sur mon téléphone , je file vers l'entrée , d'un geste de pied , le skate se retrouve dans ma main et je dévale les escaliers de la sortie du lycée , cours jusqu'au parking , la mine heureuse. C'est une vieille voiture pourrave qui m'attends là-bas , des putains de tâches de rouilles et des sièges abîmés , elle a les mains serré contre le volant de la voiture et elle me klaxonne pour que je me dépêche. Je lui fait un signe de main, grand sourire aux lèvres.  J'rentre d'un geste vif dans la voiture et me penche pour l'embrasser, elle se détourne , mes lèvres atterrissent sur sa joue , elle fait une tête étrange , une moue que je comprends pas très bien. Parce que ça fait un moment qu'on est ensemble et ça se passe bien. Pour la première fois je m’intéresse à quelqu'un , pour la première fois, j'accepte , sans retenu qu'une fille s'approche de prêt , de trop trop prêt de ma vie. Je comprends pas bien parce qu'il est de l'autre côté du globe et que quand il est là-bas , bien loin , elle est à moi. A moi un peu pour de vrai. J'sais que c'est pas bien d'voler. J'sais qu'selon la religion , j'devrais pas volé la femme d'un autre. J'me dis déjà depuis un moment que le seigneur à autre chose à faire que me juger pour ça. Qu'il jugera pas l'amour. Surtout si elle m'aime en retours. Au moins un peu.

Et pourtant je sais. Je sais très bien qu'on est voué à l'échec tout les deux. Ça fait huit mois qu'on est ensemble , ça fait 4 ans qu'elle est avec lui. Et je savais très bien ce qui allait se passer si je continuais. Et ils arrêtaient pas de me le répéter qu'elle était pas bien pour moi.  Tous. Jude et puis les autres. Ils arrêtent pas de me dire que c'est qu'une meuf à problème. Que son mec va finir par venir me voir pour me casser la gueule et que c'est bien tout ce que je vais gagner dans cette histoire. Ils ont peut-être raison. J'en sais rien J'veux rien entendre , j'voulais juste la voir , encore une seule fois et puis ça recommençais encore et encore.  Et j'ai fini par m'habituer au fait que j'étais juste le passe-temps chelou de cette meuf , nettement plus vieille que moi , à l'université pas très loin, et puis son mec est dans sa fac , il est intelligent et c'est un type bien.  Je sais que je suis qu'un passe temps mais moi j'suis fasciner. J'suis juste là, à attendre. Quand elle s'enfuit pendant des jours.

Elle m'a envoyer un sms plus tôt dans la matinée. Elle me dit qu'elle vient me chercher , qu'il faut qu'on  se voit , vite. Et puis je sais ce que ça veut dire , je suis pas si stupide. Mais , j'accepte , parce que je sais pas quoi faire d'autre. Ju me dit de la laisser partir, parce que Donnie voudrait bien se mettre avec moi. Et puis que c'est plus facile. Et puis j'ai le cœur qui se tord dans ma poitrine qu'elle me regarde pas. J'ai le cœur qui se déchire en deux. Mais , je garde mon sourire , comme d'habitude. Mon sourire de petit con désabusé, celui qui s'en fou de tout. Et j'me fais remarquer plus que d'habitude à l'école. J'ricane trop fort en cours quand Mme Smith me mets trois heures de colles. J'rigoles fort quand elle me dit de sortir de cours , j'sors en faisant une révérence, je m'enfuis , skate sous les pieds et je claque la main de Rayan en chemin , sourire aux lèvres. « - A demain , gros. » Je hurle alors qu'il se dirige vers je ne sais qu'elle activité extra-scolaire que j'ai eut le bon goût d'éviter.

« - Je peux pas continuer, C. »  Elle dit , alors que ses yeux se détournent encore plus de moi. J'ai la main serrer sur mon portable. La claque me fait mal parce que je sais très bien que j'ai pas le pouvoir de la retenir. « - D'accord. » Je réponds , une voix calme. Une voix vraiment super calme vu mon état. J'me dis que si j'me la joue adulte , elle comprendra que j'suis plus un gamin. Elle reviendra peut-être sur sa décision , alors j'reste digne , ça marche mieux que quand je la supplie. « - Je vais me marié , Charlie. Si je pouv... »Ma main vient chercher son visage , et je lui sort mon sourire le plus sincère , la force à me regarder dans les yeux.  « - Max , c'est d'accord. »  Je souffle , la main de plus en plus serré contre mon téléphone dans mon sweat-shirt. Et puis je la lâche et je sors de la voiture , sans dire au revoir parce que j'en suis pas capable.  J'regarde la voiture partir ,  j'pleure pas mais, y'a un truc qui s'est cassé. Je sais pas ce que c'est , j'arrive pas à le définir , mais je suis pas sûr , à ce moment-là , d'être apte à le réparé un jour.  Pourquoi les adultes s'aiment , déjà ?  C'est seulement que la troisième fois que ça me fait ça. La troisième fois qu'elle me fait ça. Mais, là c'est pas pareil, pas vrai ? Parce qu'ils se marient. Donc c'est forcément pas pareil.

De nos jours, Tattoo center, rue highland , Fairwalk, Connecticut

Ça vibre de nouveau, dans le p'tit salon. Vibration régulière qui me serre le cœur , j'baisse les yeux vers le boitier inerte que j'ai reposer sur la table basse. Toujours mort , pas d'espoir que ça vibre. Elle est pas revenu , pas vrai, Jude ? Elle reviendra jamais. C'est clair et net , quand on y pense. J'suis ni médecin , ni avocat. J'suis encore qu'un gamin de vingt-deux ans qui vit dans l’arrière boutique d'un salon de tatouage , qui fume de la weed toute la sainte journée , irresponsable et concupiscent , rien qu'un gamin sans avenir qui pourrait bien rester éternellement comme ça. Qu'est-ce que ça changerais , hein ? Rien du tout parce que j'suis là, et j'pourrais faire ça toute ma vie. J'm'ennuierais jamais d'être moyen. J'crois qu'au fond ça me plait. Et Jude aura des enfants et il aura décider d'arrêter de faire le minimum requis et moi j'serais toujours là. J'conduirais la même voiture depuis vingt ans , une épave que j'aurais acquis pour dix dollars aux pécores de la petite ville d'à côté. La fille de Max sera grande. Kayline se sera mariée. Alba sera avec un mec super riche et moi j'serais toujours là, sur mon canapé qui pue la weed et le steak froid. J'baiserais plus parce que je serais trop vieux. J'serais juste seul pour toujours. C'est peut-être ça , l'avenir qui m'attends. Peut-être bien que Jude voudra plus que je le fréquente parce que j'ai une mauvaise influence sur ses enfants. J'voudrais que ça vibre sur moi. Que max m'envoie un sms. Qu'elle me dise qu'elle a quitter Elliott. Que c'est finit. Qu'en fait , elle est bien avec moi. Qu'elle se rends compte maintenant de combien elle est bien. J'voudrais qu'elle me dise : « - Viens Charlie. Viens on construit un truc , toi et moi. » Et moi j'dirais peut-être oui. Moi peut-être bien qu'avec Maxine j'construirais un truc. Mais , Maxine elle a autre chose à foutre que construire des trucs avec moi. Maxine elle a une petite fille , un mari qui gagne un blé monstre et y'a plus que moi qui reste. J'suis qu'une distraction parce que je suis facile. C'est vrai.

Alors je regardes Jude. J'suis content pour lui , je fais un sourire. J'suis content qu'il soit content. J'suis content qu'il ose pas trop me parler de cette fille. J'suis content qu'il fasse le mec qui s'en fout , sourire discret aux lèvres. J'suis content qu'il soit fière parce qu'elle est super belle. J'suis content qu'il soit en train de s’intéresser vraiment à quelqu'un. Ça se voit dans ses yeux. Qu'il en a envie. J'suis content de ouf. Et puis j'suis jaloux aussi. À en crevé.  J'voudrais bien être à sa place. J'voudrais bien recevoir un sms qui fait sourire comme un con. J'voudrais bien avoir quelqu'un qui s’intéresse à moi pour moi aussi. J'voudrais bien ne plus être un passe temps pour filles cinglées.  « Bah tien. Elle m’a envoyé son shooting de la journée, si tu veux voir » Il se gausse et moi je rigole attrapant son portable.  Et je lis , avec une sorte de curiosité malsaine , le sms qu'elle vient de lui envoyer.
« Non , ils sont grave cruels , ces agents.;-; Même pas un super beau masseur pour mes pauvres épaules et jambes endolories.  Robertooo rejoiiins-moiii. ( … )  j'ai envie de savoir ce qu'il t'a dis en réponse à mes salutations... Racontes-moi tout. Tu peux "y aller."    Ah bah justement ma copine vient de m'envoyer les photo des trois derniers shooting. »  Et je me prends à sourire au sms comme s'il m'était adressé.

Et mon sourire , s'élargit. Comme une évidence il s'élargit bien fort. Quand je constate que Jude ne mens pas , qu'elle est vraiment , vraiment jolie. « Elle est bonne, avoue ? » Je hausse les épaules , quand il dit ça. Je ris bêtement parce que je suis sûr qu'il n'a pas tout vu. Parce que je suis certain qu'il ne m'aurais jamais montrer cette photo-là. Parce que je sais qu'au fond, même avec toute sa bonne foi et toute sa confiance , Jude a peur que j'lui pique une de ses copines un jours. À tort ou à raison, j'ai jamais trop su. J'ai jamais voulu le blesser , c'est sûr. Donc j'ai jamais ne serait-ce que penser à une fille qui l’intéresse comme ça. Fallait dire aussi que son ex , je la trouvais moche. Et bête.  « -Preums » Qu'il dit.  Je ris bêtement parce que y'a une photo d'elle toute nue à la fin du message avec comme annotation « Un petit cadeau en supplément » avec un putain d'emoji qui fait un clin d'oeil. Et je hurle de rire quand je lui rends son téléphone. « - Elle sait faire des beaux cadeaux , ta copine. » Sourire satisfait quand il comprends pas tout de suite et que je fais un sourire satisfait.  J'ai l'impression que c'est même mieux que de gagner à mario kart. « - Tu pourras dire à ta copine qu'elle est chaloupé comme un avion de chasse. J'lui ferais des choses qu'elle imagine même pas, elle va parler latin. » J'accompagne mes paroles vulgaires d'un mouvement de bassin significatif , avant d'hurler de rire à la tête de Jude. « - Elle s'appelle comment déjà ? Soledad ? Ça veut dire soleil en espagnol , un truc comme ça ? J'vais tellement la poncer , qu'c'est sûr qu'elle aura l'air d'un soleil. »



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Lun 10 Sep - 22:20
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



La fierté suintant par chaque pore de sa peau, Jude tendit son téléphone portable à son meilleur ami, l’observant scroller la page et lire le SMS de Soledad avec méfiance, ayant naïvement espéré qu’il se contenterait de la photo et n’irait pas chercher plus loin.
Mais Charlie cherchait toujours plus loin, se servant sans même demander son avis au garçon alors que son regard avide parcourait les mots de la belle avant de retourner à sa photo. Ou plutôt à ses photos, même si Jude ignorait pour l’heure encore l’existence des suivantes.
Mais Jude ne dit rien, n’ayant de toute manière rien à cacher dans ses conversations avec la jeune femme. Ce que l’homme n’avait pas lu, il aurait de toute manière fini par le lui raconter d’une manière ou d’une autre. Ce n’était qu’une question de temps.
Scrutant l’expression de son frère lorsque ce dernier cliqua sur le MMS, le brun écrasa le reste de sa cigarette dans le cendrier avant de sourire à son vis-à-vis, impatient d’avoir son avis sur la jeune femme.
Il savait qu’elle lui plairait. Il connaissait suffisamment les goûts de Cha pour savoir qu’une femme aussi voluptueuse ne le laisserait pas de marbre, aussi le voir feindre en premier lieu l’indifférence le fit-il sourire jusqu’aux oreilles. Un sourire qui ne tarda pas à s’éteindre lorsqu’il entendit le rire gras de Charlie emplir la pièce alors qu’il lui rendait son téléphone des étoiles dans les yeux. « - Elle sait faire des beaux cadeaux , ta copine. » Le questionnant du regard, l’ouvreur pensa en premier lieu qu’il parlait de la photo qu’il venait de lui montrer, ne comprenant pas pourquoi cela le mettait dans un tel état d’hilarité avant de finalement attraper son bien et le porter à sa vue.
Lisant la fin du message, il découvrit le fameux cadeau de Soledad qu’il n’avait pas pris la peine de découvrir plus tôt et sentit le rouge lui monter aux joues sur le coup de l’émotion.
Il n’était pas spécialement gêné de la voir à poil, non, il l’était du fait que Charlie l’ai vu avant lui.
Bougon, il fusilla son frère du regard alors que ce dernier se foutait ouvertement et outrageusement de sa gueule, semblant avoir laissé tomber le moindre filtre.
« - Tu pourras dire à ta copine qu'elle est chaloupé comme un avion de chasse. J'lui ferais des choses qu'elle imagine même pas, elle va parler latin. » Lâcha-t-il, joignant le geste à la parole dans un mouvement de bassin outrancier. « Va y ferme ta gueule » Claqua Jude, plus vexé que véritablement en colère contre le tatoueur.
Il avait les nerfs de ne pas avoir été le premier à avoir vu ce cliché. Et il avait les boules de se dire que peut-être Soledad allait lui en vouloir pour cela si jamais il le lui disait.
Ce qui n’était en rien une obligation, mais l’ancien cul béni était bien trop respectueux de l’intimité d’une personne pour se permettre de ne pas en parler.« - Elle s'appelle comment déjà ? Soledad ? Ça veut dire soleil en espagnol , un truc comme ça ? J'vais tellement la poncer , qu'c'est sûr qu'elle aura l'air d'un soleil. » « Non mais sérieux Cha, t’es lourd ! Va baiser un coup tu commences à m’casser les couilles là » Répondit-il plus sèchement encore, doucement excédé par le comportement de son meilleur ami.
Ce n’était pas si rare que Charlie soit vulgaire, là n’était pas le problème.
Lorsqu’il racontait ses nuits de débauche, il omettait rarement de conter les détails les plus graveleux.
Cela dit, Jude ne l’avait encore jamais entendu manquer à ce point de respect à une fille dont il lui parlait lui. À quelqu’un qui, et Jude savait que Cha s’en doutait, lui plaisait ne serait-ce qu’un petit peu.
Alors pourquoi ce soir ?
Parce que Jude lui avait montré ces clichés ?
Peut-être, oui… mais ça ne justifiait pas tout. Charlie n’était plus un enfant, quand bien même aimait-il à le jouer. Il avait suffisamment vu de femmes nues dans sa vie pour savoir se contenir face à un simple cliché.
Alors pourquoi ? Pourquoi cherchait-il Jude à ce point ?
Cherchait-il à se venger du fait que ce dernier l’avait forcé à parler de lui la dernière fois ? Peu probable, même si pas tout à fait impossible.
Non, c’était autre chose…
Et soudain, Jude se prit à observer une fois de plus le téléphone du tatoué reposant à sa place inhabituelle sur la table avant de faire le lien.
Lorsque Charlie parlait trop, trop fort et de manière trop crue, c’était souvent signe de changement incontrôlable dans sa vie.
Et ces changements étaient pour beaucoup dus à cette femme lui ayant pourri la vie de trop nombreuses années durant.
Cette vieille peau sûrement déjà maman à l’heure actuelle, dans sa maison cosy avec son mari au travail stable ramenant un salaire plus que correct et se moquant bien de ce jeune garçon qu’elle avait usé jusqu’à la moelle, de Charlie.
Eliott était au courant..
Jude n’avait pas oublié cette partie des confidences de Charlie.
Il était au courant pour eux et n’avait jamais rien fait. Pourquoi ?
Ce n’était pas logique. Même si Charlie n’était qu’un jouet, il restait un être humain doté d’un coeur, de sentiments et d’envies. Il n’était pas un vulgaire sextoy, elle l’avait trompé.
Alors pourquoi n’avait-il rien dit ? Pourquoi n’avait-il pas frappé Charlie ?
Ça n’avait tout bonnement aucun sens.
À la place de cet homme, Jude aurait frappé Charlie. Il l’aurait frappé si fort qu’il se serait pété les jointures et qu’il aurait dû finir sa nuit à l’hôpital.
Il aurait explosé son nez et se serait délecter du sang de ce salaud coulant le long de ses avant bras. Il aurait jubilé du craquement de ses os et de son cri de fillette lorsque la douleur l’aurait fait flanché, l’aurait mis à terre tout près à recevoir la pluie de coups qu’il méritait.
Oui, il avait beau ne pas prôner la violence, Jude n’aurait pu supporter l’idée qu’un homme se tape sa femme sur une si longue période.
Mais il savait que Charlie n’y pouvait rien.
Charlie l’aimait, c’était cette femme le problème.
Casser la gueule à Charlie n’aurait rien résolu du tout, il n’était pas le coupable, mais bien la victime. Si tenté que victime il y avait.
Jude exécrait Maxine. C’était une femme vile et manipulatrice.
Plusieurs fois, il aurait rêvé de lui exploser son visage satisfait et de la mettre à terre, mais il n’avait jamais pu s’y résoudre.
Déjà car elle était une femme et que toute salope qu’elle était, elle restait physiquement inférieure à lui. Ce n’était pas loyal.
Ensuite car il savait pertinemment qu’une telle action entraînerait irrémédiablement la fin de son amitié avec Charlie.
Alors il dû se contenter de l’observer le détruire, aux premières loges étant donné qu’à cette époque là, il vivait chez lui.
Pourtant ils l’avaient mis en garde contre elle. Lui, mais aussi tous les autres. Tous ceux au courant de cette histoire l’avaient prévenu que cette fille n’était pas net, qu’elle puait les embrouilles à plein nez, mais il ne les avait jamais écouté. Il avait été aveuglé par sa lumière à elle. Cette lumière qui ne l’avait jamais entièrement quitté. Cette lumière qu’il pouvait entrapercevoir dans le regard pervers de son frère, qui suintait par chaque pore de sa peau.
Il l’avait revu.
Oh oui, il l’avait revu.
En témoigne cette beauferie exacerbé et cette volubilité perverse.
« Tu l’as revu » Lâcha-t-il d’une voix calme. Ce n’était pas une question, ça n’attendait aucune réponse.
Répondant au SMS de Soledad pour éviter les mensonges que son meilleur ami ne tarderait pas à proférer pour protéger son secret, Jude reposa son téléphone sur l’accoudoir et alluma son joint qu’il porta à ses lèvres tout en observant Charlie avec sérénité. « Retombe pas dans ses filets s’il te plait gros. Pas encore... »

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Lun 10 Sep - 23:18

Max m'assassine


« Tu l’as revu » Il s'éteint mon rire. Il s'éteint super vite. J'pourrais même pas cacher ça. Il s'éteint automatiquement. Peut-être que j'en ai trop fait. Je sais pas. Mes yeux s'en vont se poser directement sur mon téléphone.  Il dit rien, Jude. Il a juste dit ce qu'il fallait dire. Comme s'il y' avait rien d'autre de plus à ajouter. Comme si c'était évident. Et il me connait trop bien ou je sais plus mentir. Ou les deux. J'en sais trop rien. Mais il m'a juste percé à jours et mon rire s'est éteint. J'voulais pas lui dire parce que je voulais pas voir dans ces yeux , ce regard-là. Exactement celui-là. Mélange de haine , de déception , d'inquiétude. Cocktail détonnant, une mine déconfite que je connais trop bien. Parce que Jude me la servait à chaque fois que je rentrais de chez Maxine , l'été de mes dix-sept ans. À chaque fois que je disais , d'un air que je voulais le plus détendu possible « -Je vais chez Max. » A chaque fois que je revenais et qu'on voyait , dans mon regard , cet air désemparer de gosse qui sait plus trop quoi faire. Trop embourber dans ses problèmes. À chaque fois qu'elle disparaissait et que je sombrais , je voyais Rayan et puis Thomas et puis Jude et surtout Jude me servirent ce regard-là. Ce regard qui dit que j'ai merdé. Que j'ai vraiment merdé. Que si je continue avec elle , j'vais en crevé. Ils le savent , autant que je le sais. Max m’assassine et pourtant j'peux rien faire d'autre. J'suis retombé et mon rire s'est éteint. J'ai juste jeté un coup d'oeil à mon téléphone, ce traitre. Celui qui annonce que j'ai merdé. Il comprends , Jude , il comprends sans même que j'ai besoin de le dire et ça me fait grimacer. Je hausse les épaules , quand mon rire s'est éteint. « - Pas du tout. » Je dis. Comme un ultime mensonge , éhonté parce que mon rire s'est éteint et que si j'avoue que j'ai revu Maxine. Il va me servir ce regards là toutes les fois où il me verra. Je le sais.

Je sais que je suis retomber. Je sais que j'ai pas d'excuse. Que j'ai pas été fort , cette fois. Il me regarde , il attends plus d'explication. Il me pose même pas la question. Il sait. Il me dit juste « -Tu l'as revu . » Et je m'arrête de rire. Parce que j'voudrais lui dire que non. Qu'il s'est rien passer. J'voudrais inventer un mensonge mais , j'crois qu'il me connait trop, que je sais pas mentir ou peut-être même les deux. Il allume son joint et moi le mien. J'nie tout en bloc comme si c'était naturel. J'voudrais qu'il m'aie pas vu regarder mon téléphone autant de fois. J'voudrais qu'il croit en mon mensonge. « -Pas du tout. » Je répète. Conscient que la répétition confirme presque toujours le mensonge. Je sais bien qu'il sait. Que ça se voit. Ça se voit toujours quand elle m'abandonne , quand j'attends , patient. Parce que c'est vrai que c'est bien un truc que j'ai développer avec elle. La patience.  C'est vrai que j'avais tendance à savoir attendre. J'avais appris pendant les semaines en silences radio. J'avais appris lorsqu'il revenait , Eliott et que je n'entendait plus parler d'elle pendant parfois des mois entier. Et moi je disais rien. J'attendais qu'il daigne enfin partir. « Retombe pas dans ses filets s’il te plait gros. Pas encore... » Pas pour la vingtième fois. Pas pour la millième fois , s'il te plait. Il induit. A raison. J'vais pas dire que c'est faux . Que j'suis pas dans un putain de cercle vicieux avec Maxine , parce que ce serait grandement mentir que de l'affirmer. Oui j'retombe. Encore. Oui je souffre , encore. Oui, j'attends , encore. Et je sais qu'elle est sans doute pas revenu. Je veux pas mentir à Jude. Mais, je veux pas non plus qu'il me serve ce regard-là.

« - Si t'arrêtes de me regarder comme si j'avais attraper le sida, peut-être qu'on pourra discuter. » Je dis, avec calme. Juste le reste de calme qu'il me reste. Et Jude essaie lui aussi de se calmer. Je sais qu'il essaie vraiment quand je lui demande. Parce que pour la première fois de ma vie je suis sérieux. Je suis prêt à dire les choses. Mais s'il se calme. S'il arrête de me regarder comme ça. S'il arrête d'avoir peur que je souffre plus que je ne souffre déjà quand elle est pas là. J'suis bien que quand je suis avec elle. Que quand on est en train de baiser , elle et moi. Quand y'a rien du tout. Pas de paroles , pas de demain. Pas de disparition. Rien du tout.  Juste nous deux.  Max et moi. Quand elle m'assassine pas. À petit feu , je m'intoxique , je le sens. « -Elle est pas revenue. Je te l'ai dis. Elle reviendra jamais. » Je dis. Pour mettre les choses aux claires. Parce que j'ai beau attendre un signe de vie , je sais bien qu'elle est jamais revenue. « - On a juste... Enfin elle est... » Je sais pas comment continuer ma phrase. Je laisse glisser une main dans mes cheveux pour les amenés en arrière, j'voudrais qu'il comprenne. Mais je sais pas comment lui expliquer. « -On a pas parler. » Je me racle la gorge. « - J'ai pas eut le courage de lui demander des explications. On a fait que coucher ensemble. J'crois pas qu'elle va revenir. » Je dis, baissant la tête comme un gosse qui a fait une grosse connerie. « -J'aurais voulu l'envoyer chier mais... » Je me tourne vers Jude , j'voudrais détourner les yeux mais j'peux pas. « -J'l'ai dans la peau. » Et même ça , c'est un mensonge. Parce que j'ai même pas essayer de la repousser. Ça m'est même pas venu à l'esprit. J'ai même pas penser une seconde à ces quatre ans passés à essayer de passer à autre chose.

Juste comme ça , mon rire s'est éteint et puis j'ai parler sincèrement. La première fois en douze ans. Et j'voudrais dire que ça m'a fait du bien mais j'me suis juste senti honteux.

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Mar 11 Sep - 15:27
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



Il l’avait revu, c’était certain.
Jude le savait, il le sentait au plus profond de ses entrailles. Ce n’était pas une question, mais bien une certitude.
Charlie avait revu Maxine et quoi qu’il puisse en dire, l’ouvreur savait que c’était vrai.
Il pouvait nier autant de fois qu’il le désirait, le brun n’était pas dupe au point de ne pas remarquer tous ces changements même les plus infimes chez son meilleur ami.
Alors il insista, son regard ne laissant nul place à l’incertitude. Charlie savait qu’il savait et qu’il ne servait à rien de mentir. Il savait qu’il ne faisait que s’embourber dans sa propre hypocrisie, ne faisait que retarder l’inévitable.
Car Jude savait et ce qu’il savait, jamais il ne l’oubliait.
« - Si t'arrêtes de me regarder comme si j'avais attraper le sida, peut-être qu'on pourra discuter. »
Finit par lâcher le tatoueur d’une voix calme. Si étonnamment calme que Jude cru un instant que quelqu’un venait de remplacer son frère par un autre. Un sosie au caractère défectueux.
Mais non, c’était bien Charlie face à lui, le même Charlie tentant de nier les faits quelques secondes encore auparavant. Ce même Charlie qui l’observait désormais avec calme et lassitude.
Se mordant la lèvre inférieure, Jude baissa piteusement la tête, pris sur le fait.
Oui, il jugeait son meilleur ami du regard.
Oui, il ressentait un mélange de peine, de colère et de résignation face à ce qu’il devinait être la suite de cette histoire. De leur histoire. De cette boucle, cet éternel recommencement. Les années avaient beau passer, ni Cha ni Maxine ne semblait enclin à y mettre un point final.
Plaisir et souffrance, souffrance et plaisir… Deux sentiments se mêlant avec une telle perfection dans la vie du tatoué.
Il souffrait de l’absence de celle lui procurant les plus grands des plaisirs. De celle qui était sa principale source de mensonge, de non-dits et de honte.
Et Jude le jugeait, il les jugeait tous les deux pour leurs choix, pour leur absence de réflexion et pour tous les mensonges nés de cette relation défectueuse.
Il les jugeait oui, il ne pouvait le nier.
Malgré ça, il se sentit honteux d’entendre son frère le lui reprocher de la sorte, avec calme et résignation.
Alors Jude ne dit rien, se contentant de tirer sans un mot sur son joint alors qu’il écoutait l’autre homme lui parler, chercher ses mots pour résumer au mieux un vécu qu’il peinait à s’expliquer à lui-même.

 « - On a juste... Enfin elle est… On a pas parler. » 
Et il l’écouta lui raconter avec ses mots, ses mots maladroits et hasardeux en révélant parfois plus que ne l’aurait fait une phrase plus complète.
Ils avaient baisés.
Ou plutôt non. Ils avaient couchés ensemble, comme l’avait si bien dit Charlie.
La différence était là, dans ce simple terme utilisé pour décrire une action qui pourtant restait la même pour nombre de gens.
Ils avaient couché ensemble. Ils avaient partagés une couche, quelques instants fugaces d’un plaisir éphémère avant que la jeune femme ne disparaisse une fois de plus dans un monde auquel son frère n’avait pas accès.
Son monde à elle, celui qu’elle partageait avec sa famille, ses amis et le restes des personnages secondaire constituant sa vie en dehors de Charlie.
Elle l’avait laissé, encore.
Et alors que son téléphone portable vibrait tout près de son coude, Jude l’ignora.
Seul Charlie comptait à cet instant précis.
Seul lui avait toujours compté d’ailleurs.
Il était son frère, sa famille la plus proche.
Il était celui qu’il ne voulait perdre sous aucun prétexte, qu’importe ce que le futur pouvait bien leur réserver.« -J'aurais voulu l'envoyer chier mais... » Qu’il dit, et Jude n’en croit rien. Il sait qu’il n’avait jamais rien voulu de tel. Jamais. Il était tout bonnement incapable de résister aux avances de cette femme, de cette succube ayant capturé son coeur adolescent et l’ayant emprisonné dans une cage de cristal. Elle s’était joué de lui, l’avait charmé et s’en était allé avant qu’il n’ai eu le temps de consumer tout son amour pour elle. Sans doute que s’ils étaient sortis ensemble, sortie ensemble pour de vrai, Charlie se serait lassé et ne penserait aujourd’hui plus à elle. Mais elle l’avait utilisé par intermittence, juste assez pour attiser cette flamme dévorante animant le garçon.
Elle avait visé juste. Elle l’avait parfaitement cerné.
Et plus les années passaient, plus Charlie semblait la mystifier. « -J'l'ai dans la peau. » « Je sais » Lâcha le plus âgé dans un souffle, son regard cerné de rouge observant son frère avec tendresse. Car il savait.  
Inspirant une nouvelle taf de fumée toxique, il soupira imperceptiblement avant de lâcher d’une voix douce et fatiguée. « T’as jamais eu le droit de faire ton deuil. Jamais eu l’occasion de découvrir le possible ennuie de votre relation. Tu t’accroches à des souvenirs heureux Cha. Et même si j’aimerais beaucoup, la vérité c’est que je peux même pas t’en blâmer. j’te juge seulement parce que j’m’inquiète pour toi ! J’sais qu’t’es fort, j’sais que tu veux pas que j’m’inquiète pour toi parc’que tu juge que ça sert à rien, que ça vaut pas l’coup de s’inquiéter, mais j’peux pas m’en empêcher. Tout comme toi tu t’es toujours inquiété pour moi à ta façon » Sèchement, il le coupa avant même qu’il n’ai le temps de rajouter quoi que ce soit, bien décidé à vider une partie de son sac une bonne fois pour toute. A parler à coeur ouvert lui aussi. « Tu sais, c’est pas parce que tu te retiens avec moi que je sais pas qui tu es au fond, que je connais pas cette colère que tu tentes de canaliser lorsqu’on est ensemble. Et c’est pas parce que tu vas t’emporter quelques fois que j’vais me casser à mon tour. J’vais pas me casser Cha. J’veux pas me casser. J’veux juste te voir un jour venir vers moi et me dire « Ju, j’ai trouvé une meuf qui me donne envie d’avancer dans ma vie, qui me donne envie de m’ouvrir un peu à elle ». J’te dis pas de changer, j’veux pas que tu changes. J’veux que tu avances. J’veux te voir heureux. Encore plus que maintenant. Heureux et libre d'aimer sans peur et surtout sans honte. Parce que sérieux, rien de ce que tu pourras faire ou dire ne sera jamais honteux à mes yeux. Jamais. »

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Mer 12 Sep - 1:39

Le Plus Grand



4 ans dans le passé, 00h17

« -J'veux pas que tu partes. » J'souffle contre elle , quand elle m’accueille dans ses bras, que je me blottit , comme le gamin que je suis à cette époque, plus tout à fait un gamin tout de même quand je glisse mes doigts contre sa colonne nue, qu'ils se font curieux à la frontière de sa chute de reins , qu'ils se font impatients lorsqu'ils glisse contre ses fesses. Plus tout à fais un gosse, quand je glisse mes lèvres dans son cou. Et pourtant comme un p'tit môme, un putain de gamin ,quand je supplie. « -J'veux jamais que tu partes. » Et elle sourit , Maxine. Elle fait toujours que sourire. Surtout quand elle s'en va. Surtout quand elle me dit que c'est fini. J'voudrais pas qu'elle parte mais je sais quelque part. J'ai bien conscience, qu'elle m'appartient pas.  J'ai une attirance que je ne peux pas vraiment expliquer. Un truc à propos d'elle qui est ni physique , ni mental , je pense que c'est chimique , instinctif et mon cerveau agit pour moi.  C'est un sentiment qui me ronge , qui m'effraie , qui me rends ivre, plus ivre que je le suis déjà.  Et je me serre contre elle parce qu'elle pourrait changer d'avis.  Et elle se cramponne à moi , elle aussi. Cet attirance que je ne saurais pas définir est partager. Du moins j'aime à le penser. J'essaie de me convaincre qu'elle m'aime. Qu'il y a une partie d'elle aussi , qui voudrait s'échapper avec moi. Sinon , pourquoi est-ce qu'elle revient toujours ? J'voudrais qu'elle n'ait plus jamais besoin de partir. J'voudrais qu'elle voit que je pourrais l'aimer. Sans condition , Max. Mais elle essaie même pas. Elle a pas besoin d'un gamin dans sa vie. Elle a encore moins besoin d'un gamin sans avenir. J'voudrais lui dire que j'peux changer. Que je peux devenir un adulte si c'est juste ça qui l'empêche. « -J'pourrais faire de bonnes études pour toi, Max. » Je dis , ma toute petite voix basse qui s'éteint contre son épaule que je mordille. « -J'pourrais faire de grandes choses pour toi , Max. » J'inspire son odeur et elle sourit un peu plus fort. « -Non, C. Je te l'ai dis la dernière fois. C'est fini. On peut pas continuer comme ça pour toujours. Toi aussi , faut que tu fasse un truc pour toi. Que tu trouves quelqu'un pour toi .» Et je l'écoutes pas. Je l'entends pas. Parce qu'elle parle comme les autres. Comme Jude et ma mère. Qui me disent tous que je suis en train de perdre mon temps avec une personne qui a déjà tout prévu dans sa vie. Je sais que je suis en trop. Je sais qu'elle pourrait se contenter de faire autre chose de ses après-midi. J'suis qu'un gamin et elle c'est... La femme parfaite. Alors j'ai aucune chance. J'la laisse se lasser de moi aussi facilement parce que j'ai pas d'espoirs. « - Je veux pas de quelqu'un pour moi. Je te veux toi , Max. »

Maintenant.

Ouais , j'sais bien que je suis qu'un gamin. Même maintenant qu'j'ai l'air d'un homme ,  je suis rien qu'un gosse qui a trop de responsabilités. Même maintenant , j'vends pas du rêve. J'ai beau avoir grandi , avoir essayer d'être plus un homme ,j'ai jamais rien eut de tout ça. Humour adolescent , à fleurs de peau comme un gamin , j'ai toujours l'impression que je vais chialer quand elle disparaît. La différence aujourd'hui, c'est que je pleure plus.J'me suis retenu de la supplier, aussi. J'ai pas parler moi non plus. Ça a pas changer les faits. Elle disparaît dès que le jours se lève.  Qu'on pleure , qu'on supplie , ou qu'on reste digne.  J'dis plus rien , j'crois que la seule supplication que je pourrais avoir pour elle c'est lui demander de me laisser partir. Lui demander d'arrêter de me faire ça. De m'faire souffrir comme ça. J'veux pas vivre ça.  « - J'l'ai dans la peau. » C'est bien tout ce que j'arrive à tirer comme conclusion de cette situation. « -Je sais. » C'est bien tout ce qu'il peut répondre, parce qu'il n'y a que ça a dire.  Que ça a dire d'important en tout cas. Ça m'donne envie de chialer , rien que d'y penser , j'ai comme une boule coincer dans la gorge qui passe même pas avec la fumette.
Et puis Jude se mets à parler aussi. Il dit pleins de trucs que je suis pas sûr de comprendre. Il parles de deuil ou je sais pas quoi. Il dit que j'aurais du déjà m'ennuyer d'elle mais , j'crois qu'il comprends pas trop. J'crois qu'il sait pas trop comme je l'aime. Il sait pas trop comme je l'ai dans la peau. Il sait pas trop que je peux pas m'ennuyer de Maxine. Jamais. Il dit qu'il aimerait bien me blâmer pour ça mais qu'il peut pas. Qu'il comprends, au fond. Il dit qu'il sait que je veux pas qu'il s’inquiète mais , la vérité est tout autre . J'ai juste pas les couilles d'assumé pleinement que j'suis qu'un pauvre trouillard qui a peur de reconstruire autre chose. Qui attends comme un con , l’éternité s'il faut.

« - Tu sais, c’est pas parce que tu te retiens avec moi que je sais pas qui tu es au fond, que je connais pas cette colère que tu tentes de canaliser lorsqu’on est ensemble. Et c’est pas parce que tu vas t’emporter quelques fois que j’vais me casser à mon tour. J’vais pas me casser Cha. J’veux pas me casser. J’veux juste te voir un jour venir vers moi et me dire « Ju, j’ai trouvé une meuf qui me donne envie d’avancer dans ma vie, qui me donne envie de m’ouvrir un peu à elle ». J’te dis pas de changer, j’veux pas que tu changes. J’veux que tu avances. J’veux te voir heureux. Encore plus que maintenant. Heureux et libre d'aimer sans peur et surtout sans honte. Parce que sérieux, rien de ce que tu pourras faire ou dire ne sera jamais honteux à mes yeux. Jamais. »
Fais pas des promesses que tu peux pas tenir , Jude. Dis pas des trucs qui sont peut-être pas vrai. Peut-être bien qu'un jours t'en aura marre de moi. Tu seras lasser d'me ramasser à la petite cuillère à chaque fois que je tombe. Tu seras lasser des filles comme Kaylin , du manques de stabilité. Tu seras lasser de devoir me trimballer comme un boulet enchainé à la cheville. Dis pas des trucs qui arriveront jamais. J'viendrais jamais dire que j'ai rencontrer une fille.

« -J'veux pas d'une autre fille. Si c'est pas elle , ce sera personne. » décision de gamin , et pourtant c'est vrai que j'ai aucune envie d'autre chose. Elles semblent toutes fades. « - Elles sont toutes fades. Elles ont pas d'goût. Y'a que Maxine. » J'avoue. Simplement. Même en ayant jamais dit clairement, une phrase si simple pourtant. Je détourne tout le temps pour pas avoir à le dire. Pour jamais avoir à le dire. À elle non plus , je l'ai jamais dis. J'ai jamais dis à Max que je l'aime. Les mots simples et court. Vérité crue qu'elle aurait peut-être du entendre. Que j'aurais peut-être du dire. Mais , j'dis pas ces trucs là. Je dis jamais directement parce que j'ai peur quelque part. Si je l'avoue , ce sera encore plus vrai. Elles sont toutes fades , les autres filles. Même celles que j'aime bien. Même celles que je voudrais aimer. Si un jours j'voudrais aimer. Elles sont fades. Laissent un arrière goût de mensonge et de trahison. Comme du charbon entre mes lèvres , rien n'est plus juteux que ce fruit-là. Rien n'est plus sucré que l'odeur de Maxine dans mes narines. Aucune peau n'est plus douce. Aucun mot n'est plus fort. M.A.X.I.N.E prénom en six lettres dérivé du latin Maximus , « le plus grand. » et elle est grande Max. Elle est trop grande pour moi. Gros poisson dans ma toute petite marre. « -J'veux pas d'une autre, même si j'en trouvais une qui a du goût. J'ai pas le courage de revivre ce que je vis. Si je m'arrête , je m'arrête. » Je souffle , bêtement. Déclaration vide de sens , d'un gamin qui a un peu trop fumé.

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Mer 12 Sep - 3:08
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



« -J'veux pas d'une autre fille. Si c'est pas elle , ce sera personne. Elles sont toutes fades. Elles ont pas d'goût. Y'a que Maxine. » Et voilà, on y était !
Charlie mettait enfin des mots sur la seule de ses pensées que Jude avait compris il y a bien longtemps, depuis presque leur première séparation. Depuis qu’il était allé voir Maxine pour lui dire d’arrêter de jouer avec son ami, de lui rendre sa liberté et que la jeune femme l’avait purement et simplement ignoré, ne prêtant aucune attention à un gamin de 18 ans.
À l’époque déjà, Jude savait que cette histoire puait la merde.
Avant même que la femme ne le laisse tomber pour la toute première fois, il avait flairé l’arnaque.
Lui, mais aussi sa mère, ainsi que les autres amis proches du tatoueur.
Ils l’avaient tous senti. Tous sauf le concerné. Ou peut-être était-ce justement cette odeur de merde qui l’attirait tant chez cette femme ?
Là était la question qui brûlait les lèvres du brun. Charlie était-il attiré par Maxine car elle puait les problèmes à plein nez ou était-il attiré par les filles à problèmes car elles lui rappelaient Maxine ?
Vous avez 3h.

Soupirant pour toute réponse à ces mots, il tira une fois de plus sur sa cigarette euphorisante ne fonctionnant pas si bien que ça en l’état actuel des choses avant de l’écraser et observer son frère sans un mot.
Sans doute que ce dernier était en train de le prendre pour un con, pour un optimiste ne comprenant rien à son trouble intérieur.
Et c’était en partie vrai d’ailleurs.
Jude était con, éternel optimiste et s’il comprenait en partie cette obsession qu’avait le tatoué pour cette femme, il ne comprenait pas comment celle-ci pouvait durer aussi longtemps.
Lui aussi avait déjà pensé qu’une femme était la bonne, qu’elle serait la seule et l’unique à le faire sourire, à lui procurer du plaisir.
Il l’avait pensé du plus profond de son corps et de son coeur, jusqu’à sa rencontre avec la suivante, puis celle d’après.
La vie n’était qu’un éternel recommencement. L’amour une incertitude constante et une boucle faite de rencontres, de découverte et de déceptions.
On aimait aussi intensément qu’on le pouvait jusqu’à se consumer.
Parfois la combustion de l’un se faisait plus rapide que celle de l’autre, voilà tout.
Jude avait entendu une fois que dans un couple, il y en avait toujours un qui était plus amoureux que l’autre, que c’était dans l’ordre des choses.
Peut-être bien que c’était vrai. Peut-être bien que ce qu’ils appelaient « La bonne » était en réalité la seule personne capable de t’aimer aussi intensément que tu ne l’aimais elle. Qu’importe si cet amoureux paraissait plus terne, moins passionnel que celui que tu éprouvais pour une autre. Au moins était-il partagé, équitable.
Peut-être que c’était ça l’amour au final.
Jude n’en savait trop rien. Il avait toujours été celui aimant le plus intensément des deux.
Mais il avait toujours su se relever, car contrairement à son frère, il avait espoir en l’amour.
Il savait que peu importait le temps qu’il lui faudra, il finirait pas trouver celle qui lui convenait le mieux.
Il était persuadé que si une histoire n’avait pas fonctionné, aussi sûrement qu’il avait pu aimer la personne, celle-ci n’était pas celle qui le rendrait heureux.
Pas sûr le long terme en tout cas. Car s’il était heureux le temps que l’histoire aurait durée, il préférait de loin déchanter maintenant qu’après dix ans de mariage et quatre enfants.

Oui, se rendre compte que l’amour qu’on portait à un tiers n’était pas réciproque ça faisait mal.
Oui, tenter de remplacer une personne qu’on avait tant aimé c’était dur, parfois même impossible. Car chaque personne était unique, irremplaçable. Et il ne fallait pas chercher à la remplacer, pas chercher de sosie pour combler le vide qu’elle avait laissé. Non. C’était peut-être là la pire idée qui soit. Il fallait au contraire aller de l’avant, chercher une personne aux antipodes de celle qui nous avait brisé.
Il fallait faire un pied de nez au destin en lui criant « t’as vu connard, j’ai trouvé mieux que ce que tu avais envoyé me briser le coeur »
Oui, il était impossible d’oublier une personne qui avait tant compté pour nous, et cela était valable en amour comme en amitié.
Mais personne ne demandait d’oublier. Personne ne demandait d’effacer de sa mémoire toute trace de cette personne. Non.Tout ce qu’il fallait, c’était apprendre à vivre avec ces souvenirs. Et pour ça, il fallait être capable de reléguer ces actions au rang de souvenirs, justement. Et ça, Cha n’en était pas capable.
Pour lui, Maxine était son passé, son présent et son futur, au lieu de rester simplement ce qu’elle était, un passé un peu trop persistant tendant à nuire son présent.
Certainement pas un futur.
Au pire des cas, elle serait un présent ponctuel ne promettant aucun futur, mais continuant ses apparitions dans une vie qu’elle ne partagerait jamais entièrement.
Oui, c’était à la fois dure et effrayant de recommencer une nouvelle relation de zéro. Ca faisait peur à tout le monde d’avoir à rencontrer une personne pour la toute première fois, devoir apprendre à l’appréhender, à connaître ses manies, ses gestes, les mimiques de son visage. C’était même angoissant d’avoir à se mettre à nu pour la première fois devant quelqu’un qui vous jugeait, que cela soit au sens propre ou au figuré.
C’était compliqué de devoir apprendre le fonctionnement d’une inconnue lorsque la facilité nous tendait les bras. Lorsqu’on pouvait retomber dans ceux de celle qu’on connaissait déjà par coeur. Dont on connaissait les manies, les gestes, les rires, les envies et les rêves. Celle dont on connaissait sur le bout des doigts le tracé de son corps, ses zones les plus intimes, ses désirs les plus inavouables.
C’était dur oui, pour tout le monde.
Jude comprenait que ça pouvait être effrayant pour Charlie. Lui aussi en avait été effrayé, et pourtant…
Pourtant, trois mois seulement après sa dernière rupture, il avait pris la peine de rencontrer quelqu’un. Il avait pris la peine d’essayer de la connaître, de s’ouvrir à elle sans trop savoir ou tout cela pouvait bien le mener.
Peut-être à rien. Sûrement même. Mais ça valait le coup de le tenter non ?
Car c’était ça la vie, au final. Tenter le coup, quitte à se foirer, quitte à avoir des remords. Car comme le disait si bien la citation bien connue : Mieux valait avoir des remords que des regrets.
Des remords, Jude en avait quelques uns. Des regrets, il n’en avait aucun. Aucun dépendant de sa volonté en tout cas.  

« -J'veux pas d'une autre, même si j'en trouvais une qui a du goût. J'ai pas le courage de revivre ce que je vis. Si je m'arrête , je m'arrête. » Une phrase de gamin immature, d’adolescent énamouré et aveugle à ses possibilités futures. Une phrase digne d’un Charlie buté comme personne et en colère.
Jude voulait qu’il parle et il avait parlé. Plus que jamais. Pour dire des choses sommes toutes évidentes, mais qui firent doucement soupirer le brun qui lui savait. Savait que Charlie finirait un jour par regretter ces mots, pas les retirer.
Car son frère avait beau être ce qu’il était, aussi têtu qu’un âne et obstiné, il finira incontestablement par tomber sur une fille qui lui fera tourner la tête.
Peut-être pas aussi belle ou aussi intelligente que l’était Maxine à ses yeux, mais suffisamment intéressante pour lui faire entrevoir la possibilité d’un après. Jude en était certain.
Passant son bras derrière l’épaule du tatoueur dans un geste paternaliste, il posa une fois de plus sa tête sur son épaule avant de murmurer d’une voix calme, presque sage. « Un jour tu repensera à ce que tu viens de dire et tu en riras de bon coeur. Ce jour là, j’espère que je serais à tes côtés » Il aurait pu s’énerver, il l’aurait d’ailleur sans doute fait dans d’autres circonstances, mais que ce soit un pique de maturité soudaine ou la fumette qui lui montait au cerveau, le garçon était dans un état de sérénité rarement égalé. Il avait l’impression d’être plus sage, plus réfléchit. « J’t’aiderais à enterrer tes cadavres Cha, tu le sais ça ? Je prendrais la pelle et je creuserais le trou, je jetterais la chaux sur le corps inerte et le recouvrirais d’humus. Limite j’irais replanter de pâquerette dessus pour cacher la terre moelle. Et je le ferais. Je te jure que je le ferais. Parce que t’es mon frère, mon meilleur ami et que quelques soient tes décisions, et même si je les trouve débiles et irraisonnées, je te soutiendrais. Je te soutiendrais et je serais encore là dans un an, dix ans, cinquante ans. Je serais là jusqu’à ce que tu me dise de partir, parce que t’es la seule personne au monde pour qui je serais capable du pire comme du meilleur. La seule »

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Charlie White
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Mer 12 Sep - 19:06

Jude , Myself and I



Regardez-nous , ça fait douze ans que c'est le même manège. Qu'on s'attire des ennuis , l'un et l'autre , qu'on se sauve , tout le temps , l'un et l'autre. Ça fait douze ans et c'est beaucoup plus que les 6 plus longues relation que j'ai jamais eut avec une fille.  Ça veut dire que si on mets : Alex ,Kaylin, Max ,Donnie,Sam et Alma , j'aurais quand même passer plus de temps avec Jude. On avait jamais voulu le définir, ça. On avait jamais voulu quantifié, peut-être parce que ça fait beaucoup, quand on y pense. Plus que six autres relation. Plus qu'avec Max, c'est pas n'importe qui, Maxine. Pas n'importe quoi , quand on y repense , c'est quelqu'un d'important, qui compte pour de vrai.C'est une personne que j'aime, même. Même si j'veux pas trop l'avouer. On avait jamais voulu se dire : c'est important , ça compte. Pour moi et pour lui. C'était le postulat de base. On définit rien. On voulait rester des gosses , s'amuser et puis sortir. Boire de la bière et prendre des pilules multicolores. On voulait continuer à hurler dans la nuit , à faire n'importe quoi. On voulait continuer à jouer à la console toute la vie. J'voulais continuer à gagner à Mario kart , à perdre à street fighter. J'voulais continuer à dire « -Cette fois j'te mets ta race. » J'voulais continuer à voir les yeux rougit de Jude , quand il est trop défoncé et qu'il rigole pour rien. Moi aussi, j'ai les yeux rouges quand j'suis défoncé et moi aussi , j'rigole pour rien.  On pourrait continuer à faire ça pendant dix ans. Moi ça me dérangerais pas. Il me sauve, Jude, quand j'suis malheureux. Il me sauve surtout quand j'suis en colère. A plusieurs reprises quand j'ai faillit mettre le coup de trop, qu'il me disait « -C'est bon, Cha. Arrêtes. » Toutes les fois où j'allais trop loin. Parce que y'en a eut des fois. Des dizaines peut-être. Beaucoup plus , surement. J'compte pas les fois où il est là. Même quand il se la ferme , qu'il éprouve pas le besoin de parler , qu'il sait mais, qu'il dit rien. Une qualité qu'il tends à perdre ses dernières semaines , d'ailleurs. Et si j'essayais de le définir , j'y arriverais sans doute pas , y'a pas assez de mots dans mon vocabulaire et puis j'ai jamais essayer en vrai. J'ai jamais pauser la question.Ce serait bizarre. Les gens ne se définissent pas vraiment comme ça, pas vrai ? Ils demandent pas , ils font , ils sont. Alors j'ai voulu laisser ça comme ça. Parce que c'était simple. Parce que c'est plus qu'un frère, plus qu'un ami. C'est peut-être quelque chose qui ressemble à de l'amour. Pas d'attirance pourtant. Mais si tu me demandes si j'aime Jude, je te répondrais oui sans aucune putain d'hésitation.

C'est devenu de plus en plus compliquer avec le temps , je crois. Parce qu'on s'est trop rapprocher peut-être. Peut-être parce qu'à force d'être ensemble , on est devenu possessif , l'un et l'autre. Et puis, maintenant, les soirées sont devenues de moins en moins marrantes. Peut-être que c'est ma faute. Peut-être que je déprime. Ou peut-être que c'est parce qu'il est de plus en plus heureux et moi de moins en moins épanouit. J'sais pas. Peut-être que c'est bel et bien Maxine qui me fait cet effet. Qui rends tout mon monde tout gris. J'sais pas. Je sais juste que y'a la main de Jude qui vient se pauser sur mon épaule , étreinte étrange, comme si j'étais un gamin. J'voudrais lui dire d'arrêter de me prendre pour un gosse mais il a un sourire fier , alors je ravale mes mots.« Un jour tu repensera à ce que tu viens de dire et tu en riras de bon coeur. Ce jour là, j’espère que je serais à tes côtés »  Je baisse les yeux. J'pense à comme ce serait bien, si c'était possible. Si c'était si facile de passer à autre chose , pourquoi j'y arrive pas ? Pourquoi ça me paraît être toute une montagne ? Pourquoi j'ai l'air aussi paumé si c'est si peu compliquer. . « J’t’aiderais à enterrer tes cadavres Cha, tu le sais ça ? Je prendrais la pelle et je creuserais le trou, je jetterais la chaux sur le corps inerte et le recouvrirais d’humus. Limite j’irais replanter de pâquerette dessus pour cacher la terre moelle. Et je le ferais. Je te jure que je le ferais. Parce que t’es mon frère, mon meilleur ami et que quelques soient tes décisions, et même si je les trouve débiles et irraisonnées, je te soutiendrais. Je te soutiendrais et je serais encore là dans un an, dix ans, cinquante ans. Je serais là jusqu’à ce que tu me dise de partir, parce que t’es la seule personne au monde pour qui je serais capable du pire comme du meilleur. La seule » Et ça me fait rire. Comme un con.  J'hausse les épaules et le repousse du coude. J'suis touché par ses paroles, donc je fais l'idiot. J'suis ému mais j'montre rien , je le repousse plus fort encore de la main et m'allume une clope , un air amuser au visage.« -Arrêtes de me coller , j't'ai déjà dis que j'aime que les femmes, en plus t'es pas mon style.  »  Je ricane bêtement pour cacher la gêne et attrape la manette entre mes doigts.

Faudrait qu'on pense à se rappeler des moments comme ça quand on sera vieux. Faudrait qu'on pense à surtout pas oublier nos soirées où on fait les cons. Faudrait qu'on pense à jamais oublier qu'on s'aime. Même si on est pas gays.  Faudrait qu'on pense à jamais vieillir aussi. Parce que j'ai pas envie que ça s'arrête , ces soirées. Parce que j'ai pas envie qu'on grandisse et qu'on devienne des vrais adultes. De ceux qui s’intéressent plus qu'à eux-même parce qu'ils ont plus le temps pour les autres. « -Tu sais, t'as peut-être raison. J'voudrais bien des enfants à moi, moi aussi. Quand on sera plus vieux. J'voudrais bien que nos gamins grandissent ensemble. Comme nous. Mais j'ai l'impression qu'elle m'en empêche. » J'avoue , simplement. C'est vrai que je voudrais bien passer à autre chose. Mais, j'y arrive pas. Parce que c'est toujours vers elle que je reviens. « - J'ai plus envie de parler d'elle pour ce soir. » Je pose ma manette et attrape mon téléphone pour aller le fourré dans le tiroir du meuble TV. C'est stupide , parce que je fais genre que c'est bon , qu'une conversation m'a soigné de Maxine. Mais , j'dépose le téléphone dans le seul tiroir vide. Parce que comme ça, si ça vibre , je pourrais l'entendre. Je fais semblant de l'éteindre aussi. Tout ça pour avoir l'air crédible et puis quand j'me rassoit j'pique de la weed à Jude pour me rouler le plus gros joint que j'me suis jamais roulé.  Beaucoup de weed. Pas beaucoup de tabac. Et j'fais un sourire bête quand je détourne la conversation. « - Et cette fille , alors. Elle te plait vraiment, hein ? Vous vous voyez quand ? Si tu te fait friendzoner , j'ai mes chances ? »  J'explose de rire , et m'allume le joint , fronçant des sourcil , malicieux.


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Mer 12 Sep - 20:21
CHAAAAAAAA, J'SUIS LAAAAAAA



Et Jude reste là, à demi enlacé contre Charlie, sans un mot, ayant déjà tout dis. En ayant peut-être trop dit même.
Lui d’ordinaire si silencieux, lui désireux de laisser son frère choisir de quoi et de quand il voulait parler.
Lui qui se contentait le plus souvent de l’observer en silence, de lire en lui malgré les difficultés que tous avaient à traduire cette langue étrangère qu’était le tatoueur. Cette langue quasi intraduisible, même pour lui, même pour sa mère, même pour Charlie lui-même.
Et il attendait, attendait un moment qui ne viendrait sans doute jamais, mais que Jude attendait toujours. Un moment qu’il avait fini par déclencher, après des années de patience silencieuses.
Le moment ou le plus jeune se déciderait enfin à lui dire ce qui lui passait par la tête. Tout ce qui lui passait par la tête. Le jour ou Charlie lui présenterait la femme qui partagera sa vie, ne serait-ce qu’un temps, une femme qu’il aimera sincèrement, plus encore qu’il avait aimé Maxine. Une femme qui le ferait sourire, à qui Jude serait heureux de confier son frère. Une femme qui ne lui briserait pas le coeur en mille morceaux si un jour leur relation prenait fin.
Oui, il voulait ce genre de femme pour le tatoué. Il voulait quelqu’un capable de prendre soin de lui, de l’accepter tout entier, avec ses bons et ses mauvais côtés. Une personne capable de passer outre la première impression qu’il laissait pour connaître l’homme qu’il était réellement. Caché au fond, parfois tout au fond de ses travers et de sa manière d’être m’enfoutiste.
Le jour où Charlie lui présenterait une telle femme, Jude serait le plus heureux des hommes.
Il serait le premier à l’en féliciter et serait même capable de ne plus passer à l’improviste pour leur laisser le plus d’intimité possible.
Car Jude aimait Charlie, il l’aimait peut-être plus qu’il n’avait jamais aimé quiconque. C’était con à dire, peut-être même tendancieux pour certains, mais ça restait l’unique vérité de sa vie.
Lui-même ne savait pas vraiment pourquoi il tenait à ce point à cet homme compliqué, à cet éternel enfant, à son camarade de jeux dans cette immense cour de récréation qu’était la vie.
Il n’en savait rien, mais qu’importait au final, seuls comptaient les faits.
Et l’ouvreur aimait son frère. Il ne voulait que son bonheur, quitte à ce que cela se fasse au détriment du sien.
Malgré ça, il ne ressentait nulle attirance physique pour lui, ni nul besoin de contact plus poussé que celui qu’il venait d’instaurer. Il pouvait le prendre dans ses bras, l’enlacer, mais il n’en ressentait rien de plus qu’une infinie tendresse et ce sentiment d’appartenance qu’il ne ressentait réellement qu’avec lui. Appartenance à une famille, quoi que sans lien de sang. Aussi le brun ne put-il retenir le rire franc le prenant à l’entente de la remarque de son meilleur ami le repoussant avec force et détermination. .« -Arrêtes de me coller , j't'ai déjà dis que j'aime que les femmes, en plus t'es pas mon style.  » « Et moi je t’ai déjà dit mille fois que quitte à me taper un mec, j’aimais autant me faire Robert Downey Jr. Ou DiCaprio plus jeune… il avait des airs de fille celui-là » S’esclaffa-il, sortant la dernière cigarette de son paquet de clopes, une grimace mécontente étirant ses traits tirés.

Et il se l’allume d’un geste robotique, le regard fixé sur l’écran de télévision resté figer sur la victoire de Charlie. Et il fume, silencieux, jusqu’à ce que le silence soit brisée par la voix de son frère, étonnamment calme et sincère.  « -Tu sais, t'as peut-être raison. J'voudrais bien des enfants à moi, moi aussi. Quand on sera plus vieux. J'voudrais bien que nos gamins grandissent ensemble. Comme nous. Mais j'ai l'impression qu'elle m'en empêche. » Et il hoche la tête, un demi-sourire en coin. « Ce serait le pied ! T'imagine les monstres ? On serait convoqué à l'école toutes les semaines putain » Et il observe Cha se lever et ranger son téléphone portable dans un tiroir à quelques mètres d’eux. A la fois si loin et si proche de lui.
Et il sourit, Jude. Oui, il sourit. Il sourit car il sait que malgré ce qu’il venait de dire, Charlie n’allait pas laisser tomber aussi facilement. Mais il ne lui demanderait pas de le faire. Jamais.
Charlie avait déjà fait un pas énorme. Un pas que, peut-être, ce dernier jugeait inutile, mais un pas qui rassurait d’une manière incommensurable le plus âgé des deux.
Il avait parlé.
Mieux. Il avait mis des mots sur ce qu’il taisait depuis bien trop longtemps déjà.
Peut-être que cette avancée en était une uniquement dans l’esprit du brun. Peut-être que seule la satiabilité de sa curiosité avait été comblé, que Charlie avait souffert de s’ouvrir pour au final reculer.
Peut-être, mais Jude en doutait fortement.
Pas qu’il croyait forcément au pouvoir de la parole, mais simplement qu’il savait qu’il y a encore quelques semaines, il aurait pu pousser la même gueulante que jamais son ami ne lui aurait parlé de la sorte.
Ce n’était pas Jude qui avait changé, c’était Charlie.
Lui n’avait fait qu’appuyer sur ce changement, risquer le tout pour le tout en le poussant dans ses derniers retranchements.
Ils étaient deux enfants immatures, l’un comme l’autre.
Ils grandissaient à leur rythme, selon le chemin qu’ils s’étaient tout deux tracé, loin des sentier fleuries que leurs parents et professeurs voulaient qu’ils suivent.
Et si Cha avait parfois l’impression de faire du surplace, Jude lui voyait qu’il avançait à sa façon entre les arbres épais du chemin qu’il avait choisi plus jeune.
Et lui-même était en train d’avancer. Doucement, mais sûrement.
Et ça lui faisait peur. Un peu.
Ca lui faisait peur de voir que malgré ses désirs, il ne pourrait rester un enfant toute sa vie.
Ca lui faisait peur car il croyait en l’amour, y croyait sincèrement. Et si Naomi avait accepté une partie de ses enfantillages, il savait que plus ça irait, moins les femmes qu’il aimerait les supporteraient.
Il lui fallait grandir s’il voulait aimer et être aimé. Au moins un peu.
Et il avait peur. Il ne voulait pas plus de responsabilités qu’il n’était capable d’en accepter. Il n’était pas prêt. Il voulait s’amuser encore un peu plus longtemps.
Mais il voulait aimer. Il voulait être aimé, entièrement, une fois encore. D’une femme qui ne le quitterait plus, qui l’accepterait tel qu’il était, avec ses défauts.
Mais il savait que c’était impossible en l’était actuelle des choses.
Il ne devait pas changer, il devait évoluer. Sortir de cette éternelle adolescence dans laquelle il se sentait à l’aise, rassuré, immortel. Cette tranche de vie partagée avec son frère.
Syndrome de Peter Pan.
« - Et cette fille , alors. Elle te plait vraiment, hein ? Vous vous voyez quand ? Si tu te fait friendzoner , j'ai mes chances ? » Comme tirer de ses pensées par la voix grave de Cha, Jude se contenta d’un haussement d’épaules avant de prendre son tel en main et esquisser un nouveau sourire à la vue du message de Soledad, le parcourant rapidement des yeux avant de pianoter une réponse et lancé le plus naturellement du monde « Je mange chez elle demain soir » Puis, dans un sourire mauvais « Si j’me fais friendzoner, c’est toi que j’baise. Même si t’es pas plantureuse et que t’es pas Robert Downey Jr. » Taquina-t-il, tirant sur sa clope tout en zieutant sur le joint XXL du tatoué, près à lui taxer sitôt allumé. Pour le bien de son frère, bien sûr.
Riant à cette pensée, il attrapa sa manette et indiqua la sienne au tatoueur « Ras l’cul des kart et d’Yochi. Met moi Street Fighter que j’te calme en te mettant une raclée. J’trouve tu commences à un peu trop prendre la confiance connard »

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